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| Juillet 1983 - Metal Blade Records / Universal Music Group / Geffen |

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1. Warlord 4.15
2. Secret of Steel 5.50
3. Gloves of Metal 5.25
4. Gates of Valhalla 7.13
5. Hatred 7.42
6. Revelation (Death's Angel) 6.32
7. March for Revenge (by the Soldiers of Death) 8.30
Total playing time : 45.27 |
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| Chronique |
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Manowar!!! J'en vois qui ricanent déjà. Hé oui, Manowar, les "Kings" autoproclamés du Heavy Metal, le seul, le vrai, le pur et le vertueux.
Il est vrai qu'au moins ce groupe ne laisse pas indifférent. Sois on déteste carrément, surtout les jeunes générations à mon sens, sois on idolatre, et il faut bien dire que Manowar possède les fans les plus dévoués du monde. Mais on est rarement dans la modération. Dans mon cas, j'idolatre.
Qui d'autre que Manowar manie avec aussi peu de scrupules tout les clichés inhérents au Metal? Accoutrements, Poses, Excès en tout genres, Harleys-D, Bière, Fraternité, Auto Glorification... tout y est. Au point que certains se demandent meme si ce groupe ne serait pas du "second degré" consciemment. J'ai toujours pensé que ces mecs ont juste décidé un jour de vivre tout leurs reves de jeunes Metalheads... vivre leurs reves... et d'etre en plus une sorte de "garde-fou", loin de toutes ces expérimentations et évoltions en tout genres soi-disant nécessaires...
Si Manowar s'arretait à ca, ils ne seraient aujourd'hui que groupe estampillé Eighties de plus... mais le talent est là. Et quel talent. Un Eric Adams, surement un des meilleurs vocalistes du monde rock, à la voix surpuissante, aux aigus fulgurants, une voix couvrant plusieurs octaves, le tout avec une finesse sans pareille. Un Joey DeMaio, bassiste au jeu tout simplement unique, reconnaissable entre mille, qui -hormis Steve Harris- a presque à lui seul donné ses lettres de noblesse à cet instrument relégué à une certaine époque en quasi accessoire. Un Scott Colombus tapant sur ses toms comme si il était en train de casser du bois, un jeu simple, fluide mais terriblement accrocheur. Enfin un Ross The Boss impérial, aux riffs si typiques, aux solis en tapping si épiques, précurseurs de toute une génération d'amateurs de gros riffs lourds ou speed, il a tout simplement crée des références...
Et l'inspiration, à cet époque ou tout était encore à faire...
Penchons nous justement sur cet époque pour Manowar...
Aprés avoir signé un "Battle Hymns" de légende, d'ailleurs assez difficile à trouver aujourd'hui, les Kings of Metal sortent début 1983 ce "Into Glory Ride". La ou "Battle Hymns" était entrainant, encore assez rock et catchy, ce nouvel album sera lourd, lent, épique, ce qui se démarque déja assez de la scène Heavy de l'époque, ou tout était pour la rapidité. Pas de headbangs frénétiques pour cet album, au grand damn peut etre des Metalheads. Sauf pour le premier morceau... Voyons tout cela, ca en vaut la peine...
"Warlord": après une intro hilarante ou on reconnait aisément un jeune biker surpris par le mari d'une jeune femme qu'il "honorait", le morceau démarre en trombe, un gros riff lourd typiquement rock, une batterie fort appuyée, un chant assez soutenu. Une structure "couplet/refrain" assez classique, un solo de très bonne facture, et toujours ces paroles typiques de Manowar, très machistes, à leur propre gloire... Un délice. "Ride ride ride i'm a Warlord on the road..." un refrain qui colle à la tete. C'est ici qu'il fallait remuer la tete, après c'est trop tard...
"Secrets Of Steel": Changement total de rythme, on est dans le posé. Ce morceau est pour moi un des plus épiques jamais fait, tout groupes confondus, meme toute cette vague folk/viking/pagan actuelle... La basse de Joey se montre, descentes de manches inimitables, appuyée en cela par le son si caractéristique de son instrument... Eric nous conte une douce mélopée, ou il est question de rivière d'acier, de sceptres de fer, de boucliers d'or, le tout près de monts enneigés. Paroles caricaturales, mais collant parfaitement à l'ambiance... Ce refrain et ce magnifique choeur rappelant la magnifique B.O. de Conan. On est en plein dedans, héroic fantasy, la tete de Thulsa Doom va tomber. Une piece d'orfevre pour ma part.
"Gloves Of Metal": l'hymne du Metal... le riff de ce titre devrait figurer dans les annales de cet art. Accessoirement le titre, certainement, ou le mot "Metal" est le plus prononcé. Il s'agit ici de camaraderie, de culte du rock. Un riff monumental, appuyée par une ligne de basse indescriptible, c'est "Le" Heavy. Ce morceau réserve en plus une structure de toute beauté, ou s'enchevetrent pont, breaks, un magnifique solo avec un fin en tapping. Un refrain qui donne envie de lever le poing, et de maudire "all those who play false Metal". Ici est le culte, le domaine des Metal Kings... incomparable.
Leather! Metal! Spikes! and Chains!
"Gates Of Valhalla": encore un trésor que recèle ce disque. Cela commence par une intro assez mélancolique, toute douce, un pur frisson. Eric invoque Odin avec délicatesse, ajoutant des pointes d'aigus qui retournent par tant de beauté. D'ailleurs les paroles de ce morceau sont originales pour l'époque, je pense meme que Manowar est le premier groupe à avoir évoquer les mythes scandinaves. On y est. Riff pesant, évoquant parfaitement l'aspect funeste du guerrier rejoignant l"armée éternelle du ciel". Eric se balade sur tout le morceau, faisant ressortir avec émotion toute la large palette de ses capacités, c'est à pleurer. Un solo vengeur assez long mais en tout point parfait. Une composition de titre encore assez inédite, dérogeant avec tout les codes du genre. Cette magnificience finit par un "I Scream The Final Battle Cry" suivi par des cris chantés à casser des verres, d'une pureté absolue. Quel bonheur!
"Hatred": pour ce titre je ferais plus court, il s'agit tout simplement d'un "masterpiece" de ce qu'on appelle le Doom Metal, selon moi. Une ambiance d'un lourdeur totale, titre assez linéaire, entrecoupée de passages acoustiques et assez atmosphériques. Mais jamais un titre n'aura aussi bien porté son nom. Tout ici n'est que haine, parole évoquant une simple vengeance, avec toutes les tortures inhérentes a celle ci. Encore une fois Eric mène la danse (macabre). Son chant est hargneux à un degré jamais imaginé, et ces cris... Qu'il est bon parfois de se plonger dans ces sentiments primaires, exprimés d'une facon simple. Les cris de la folie. Un must, loin de la tendance épique du reste du disque.
"Revelation (Death's Angel)": on repart vers un rythme bien plus enlevé, un rythme d'ailleurs assez similaire à celui caractéristique des dieux Iron Maiden. Hasard? Ici il est question d'Armageddon, et l'ambiance s'y prete tout a fait. Un Armageddon exprimé sur un mode plutot tragique. Eric (encore) fait des prouesses. Jamis entendu un chant si chargé en sentiments. Le refrain est remarquable, avec ce petit lead si touchant, le solo mérite tout bonnement le panthéon de cet exercice. Une structure assez simple, et toujours ces aigus à la fin qui rélèvent encore d'un cran le talent déjà hyper présent du warrior of steel Adams. Cependant je dirais qu'il s'agit du titre le plus "faible" de l'album. Mais quel "faiblesse"...
"March For Revenge (By The Soldiers Of Death)": un album de cette trempe n'est jamais rien sans ce morceau final qui surpasse encore le tout, un morceau long qui nous anéantit par sa grandeur. On croyais avoir atteint l'apogée épique et heroic fantasy avec "Gates Of Valhalla" et "Secrets Of Steel". Ce titre-ci est une explosion de technique, de maitrise, de lyrisme, de sentiments puissants... Un morceau à tiroirs, ou chaque changement de séquence est un pur bonheur. Le couplet déborde d'une sorte de joie victorieuse, contrastant avec ce break acoustique et doux de milieu de morceau qui évoque le regret, suivi par ce pattern de batterie et ce solo qui est comme une résurrection. Ce break, chaque Manowar-Fan qui a eu la chance de voir les 4 Metal Kings en live sait qu'il est dangereux pour le coeur. "For When We March, Your Sword Rides With Me..." entonné par 10000 ames, l'extase... Tout Manowar est dans ce morceau. Reprise du refrain, et puis ce choeur de fin, connu certainement de tous, entré dans l'inconscient collectif. On ne sait pas trop d'ou il vient, surement de quelque compositeur classique, mais qui représente à la perfection LA MORT!!!
Une jouissance finale pour cet opus de perfection.
Que de qualificatifs dans cette chronique! Mais comment décrire un joyau pareil? Ce disque est un incontournable, il représente juste tout ce qu'il y a de magnifique dans le Metal. Et quand on pense au bijou de vélocité et de puissance qui suivra, on se dit que Manowar a tout les talents...
Simplement pour moi le meilleur groupe de tout les temps avec Maiden et Priest. Une note? Tout cela est bien plus haut qu'un quelconque concept de notation.
"The Other Bands Play, Manowar Kill!!!!"
Rhaaaa....
3 commentaires |
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| Chronique |
 13 / 20 |
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Pour ce deuxième album, Manowar qui voit le remplacement de Donnie Hanzik par le vrai batteur de Manowar, Scott Colombus, ouvre le bal avec un bon heavy rock entraînant, « Warlord » mais il ne faut pas s’y tromper, car le reste de l’album ne suit pas du tout le même rythme. En effet, dans Into Glory Ride, Manowar rallonge fortement les chansons en passant de titres de 4min30 en moyenne à des titres de 6min30 et en donnant un côté beaucoup plus lourd à leur musique, s’éloignant ainsi largement de l’esprit résolument plus péchu du premier album. On passera rapidement sur le côté kitsch de la couverture qui a lui seul a peut être décidé Donnie à s’enfuir.
Si l’on exclue le titre « Hatred » sur lequel à mon sens la sauce ne prend pas avec des vrais longueurs et des cris aigues qui jaillissent ici et là sans apporter l’intensité ni même l’intérêt habituel, Manowar utilise habilement ces durées plus longues pour permettre de longues montées en puissance très progressive comme dans « March for Revenge » ou « Gates of Valhalla » ou pour créer des ambiances plus lourdes et épiques comme dans « Secret of steel » et « Gloves of Metal ». Dans « Gates of Valhalla », les progressions d’Eric Adams entre son chant mélodique, son chant heavy et ses poussées aigues accompagnent de façons excellentes chaque palier de la chanson et s’allient aux changements de riff entre guitare acoustique mélodique, long solo et riff plus guerrier pour lui donner une réelle intensité, rendant ainsi la chanson vraiment prenante.
Avec des chansons comme « Secret of steel » et « Gloves of Metal », Manowar nous offre un Heavy Metal très posé, très au fond des temps avec un côté lancinant et plutôt majestueux sans réelle montée en puissance. Ces chansons sont plus proches de marche à la gloire du metal, avançant inlassablement qui nous donne plus envie de dresser le poing en entonnant l’hymne que d’headbanger furieusement. Les fans du Manowar plus entraînant devront se contenter de « Warlord » et dans une certaine mesure de « Revelation » pour accélérer un peu le mouvement.
Ce deuxième album de Manowar reste mitigé du point de vue de l'efficacité et est réservé à ceux qui apprécient l’intensité et la puissance d’un riff bien lourd qui gagne en force au fur et à mesure. Pour ceux là, Into Glory Ride recèle de fort bon passage avec des riffs qui nous prennent aux tripes. Par contre, méfiance pour les fans de Heavy Metal plus remuant.
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| Mini-Chronique |
 19 / 20 |
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Manowar ne fait pas partie de mes groupes préférés, contrairement à Iron Maiden ou Judas Priest... mais cet album est pour moi le plus prenant qui m'ait été donné d'écouter.
Sur ce disque, il se dégage une magie, une beauté, un lyrisme et une ambiance majestueuse qu'aucun autre album de heavy n'a été capable de proposer. Et puis, il ya Eric Adams, dont le chant surplombe tous les vocalistes du genre sur ce disque.
Cet album me fait voyager dans une autre dimension (ou une autre époque) ! Écoutez-le (ou réécoutez-le) et vous verrez !
Un oeuvre inspirée par les dieux !
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