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Chronique
 | note : 18/20 | Alors que la scène métal se remet du séisme floridien initié par Death, Morbid Angel, Obituary, Atheist & Deicide, c’est au tour de Malevolent Creation de mettre le feu aux poudres. Formé en 1987, le quinquet fait rapidement parler de lui, intéressant dès lors Monte Conner, boss de Roadrunner US, qui décide de l'ajouter à son catalogue, et d’inclure le titre Decadence Within, issu de la dernière démo, dans la compilation death thrash culte At Death Door vol.1, parue fin 1990.
The Ten Commandments sort au printemps 1991, et est immédiatement apprécié par la communauté death métallique. Lors d’un classement à la fin de cette même année, Hard Rock Magazine n’hésite d’ailleurs pas à le classer quatrième dans le top 20 des meilleurs albums de death metal de tous les temps. Tous les ingrédients sont effectivement réunis pour son plébiscite, depuis sa provenance de Floride, jusqu’à sa superbe illustration de Dan SeaGrave, en passant par sa production puissante made by Scott Burns, au sein d’une scène où les mots « stéréotype » et « saturation » sont encore quasi inexistants.
Musicalement, The Ten Commandments s’enchaîne à la perfection. L’album débute sur une intro particulièrement heavy, suivie de titres rapides et agrémentés de breaks accrocheurs, à l’image des superbes Multiple Stab Wound et Impaled Existence, pour se clore sur le morceau éponyme Malevolent Creation, qui trouve magnifiquement sa place en dernière position. Tout est fluide, particulièrement bien ficelé, et composé de main de maître, tout ceci pour une première réalisation. Enfin, la voix death thrash inimitable de Brett Hoffman et le jeu caractéristique de Phil Fasciana contribuent à la forte identité du groupe.
Malgré ses atouts certains, Malevolent Creation reste toutefois en léger retrait des sommités death métalliques de l'époque. The Ten Commandments arrive en effet un poil en retard, perdant le terrible impact rencontré par les Left Hand Path ou Deicide (Entombed, Deicide) une petite année plus tôt, en été 1990 exactement. Enfin de nos jours, il s’inscrit indiscutablement parmi les albums cultes du death métal du début des nineties.
Fabien.
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Vendredi 30 Mars 2007 |
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Chronique
 | note : 16/20 | Voila une des raisons pour laquelle je persévère dans le Metal. Pour ce petit plaisir de toujours découvrir des groupes qui vous fascine, ce petit frisson de nouveauté, même quand il s'agit de vieux albums. Je dois dire que j'ai affreusement délaissé Malevolent Creation. Malgré toute mes années de Death Metal passées, je n'ai pour ainsi dire jamais posé une oreille sur ce groupe. D'autres priorités, le Metal est tellement riche... J'en entendais souvent parler, leur réputation n'étant plus à faire, en me disant qu'un jour j'écouterais.
C'est arrivé il y a quelques mois. Et quel plaisir. J'ai eu l'impression de revenir à mes belles années, à l'époque de toute cette scène Floridienne frémissante. Ce son, signé Scott Burns (une légende) des mythiques Morrisound, tellement caractéristique, ce style, mélangeant sans honte Thrash et Death, un genre que l'on entend plus guère. Cet époque des Sepultura, des Death, mais aussi, chauvinisme oblige, des Loudblast et Agressor. Une petite réminiscence de l'excellent "Sensorial Treatment" de la bande à Buriez m'est d'ailleurs venu à l'écoute de ce disque.
Tout y est, l'excellence de la composition, un Death Thrash abrasif et varié, avec de bons breaks mid tempo, des compos travaillés mais gardant une certaine simplicité, en tout cas une spontanéité. Un chant très convaincant, oscillant entre chant Death typique et voix plus Thrash, quelques effets de filtres un peu kitsch mais plaisants. Une guitare peu puissante, production de l'époque oblige, mais bien inspiré, quelques solis plutôt rares mais pertinents. Comment ai je pu passer si longtemps a côté de ce monsieur Fasciana, au jeu si typé? Bref n'en jetez plus, tout y est.
Oh certes cela n'a rien de transcendant au regard de certaines productions actuelles, je pense en terme de brutalité, de violence. Ca ne rivalisera pas avec les Nile et consorts c'est certain. Mais c'est un beau témoignage de ce que fût les débuts héroiques de ce style qui brisa tout les codes de composition, de mélodie, de puissance... un style effrayant pour l'époque: le Death Metal. Découvrir encore des albums pareils, c'est que du bonheur. Et j'en redemande.
Oui, ce "Ten Commandments" mérite largement sa place au panthéon du Death Metal. Oui certains "Leprosy" ou "Altars Of Madness" lui feront certainement toujours de l'ombre, antériorité oblige, mais ce n'est qu'une histoire de dates, comme dit Fabien. Il s'agit bien d'un chef d'oeuvre...
16/20
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Samedi 28 Avril 2007 |

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