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The Ten Commandments sort au printemps 1991, et est immédiatement apprécié par la communauté death métallique. Lors d’un classement à la fin de cette même année, Hard Rock Magazine n’hésite d’ailleurs pas à le classer quatrième dans le top 20 des meilleurs albums de death metal de tous les temps. Tous les ingrédients sont effectivement réunis pour son plébiscite, depuis sa provenance de Floride, jusqu’à sa superbe illustration de Dan SeaGrave, en passant par sa production puissante made by Scott Burns, au sein d’une scène où les mots « stéréotype » et « saturation » sont encore quasi inexistants. Musicalement, The Ten Commandments s’enchaîne à la perfection. L’album débute sur une intro particulièrement heavy, suivie de titres rapides et agrémentés de breaks accrocheurs, à l’image des superbes Multiple Stab Wound et Impaled Existence, pour se clore sur le morceau éponyme Malevolent Creation, qui trouve magnifiquement sa place en dernière position. Tout est fluide, particulièrement bien ficelé, et composé de main de maître, tout ceci pour une première réalisation. Enfin, la voix death thrash inimitable de Brett Hoffman et le jeu caractéristique de Phil Fasciana contribuent à la forte identité du groupe. Malgré ses atouts certains, Malevolent Creation reste toutefois en léger retrait des sommités death métalliques de l'époque. The Ten Commandments arrive en effet un poil en retard, perdant le terrible impact rencontré par les Left Hand Path ou Deicide (Entombed, Deicide) une petite année plus tôt, en été 1990 exactement. Enfin de nos jours, il s’inscrit indiscutablement parmi les albums cultes du death métal du début des nineties. Fabien.
C'est arrivé il y a quelques mois. Et quel plaisir. J'ai eu l'impression de revenir à mes belles années, à l'époque de toute cette scène Floridienne frémissante. Ce son, signé Scott Burns (une légende) des mythiques Morrisound, tellement caractéristique, ce style, mélangeant sans honte Thrash et Death, un genre que l'on entend plus guère. Cet époque des Sepultura, des Death, mais aussi, chauvinisme oblige, des Loudblast et Agressor. Une petite réminiscence de l'excellent "Sensorial Treatment" de la bande à Buriez m'est d'ailleurs venu à l'écoute de ce disque. Tout y est, l'excellence de la composition, un Death Thrash abrasif et varié, avec de bons breaks mid tempo, des compos travaillés mais gardant une certaine simplicité, en tout cas une spontanéité. Un chant très convaincant, oscillant entre chant Death typique et voix plus Thrash, quelques effets de filtres un peu kitsch mais plaisants. Une guitare peu puissante, production de l'époque oblige, mais bien inspiré, quelques solis plutôt rares mais pertinents. Comment ai je pu passer si longtemps a côté de ce monsieur Fasciana, au jeu si typé? Bref n'en jetez plus, tout y est. Oh certes cela n'a rien de transcendant au regard de certaines productions actuelles, je pense en terme de brutalité, de violence. Ca ne rivalisera pas avec les Nile et consorts c'est certain. Mais c'est un beau témoignage de ce que fût les débuts héroiques de ce style qui brisa tout les codes de composition, de mélodie, de puissance... un style effrayant pour l'époque: le Death Metal. Découvrir encore des albums pareils, c'est que du bonheur. Et j'en redemande. Oui, ce "Ten Commandments" mérite largement sa place au panthéon du Death Metal. Oui certains "Leprosy" ou "Altars Of Madness" lui feront certainement toujours de l'ombre, antériorité oblige, mais ce n'est qu'une histoire de dates, comme dit Fabien. Il s'agit bien d'un chef d'oeuvre... 16/20
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