1. Cauterized
2. Culture of Blood
3. Deliver My Enemy
4. Archaic
5. Buried in a Nameless Grave
6. Dawn of Defeat
7. Prelude to Doomsday
8. Upon Their Cross
9. Strength in Numbers
10. Hollowed
11. Unleash Hell
12. Bio-Terror
Rejoignant désormais le club de Napalm Death, Cannibal Corpse et Hypocrisy, Malevolent Creation dépasse lui aussi le cap des dix albums avec ce Doomsday X bien trempé. Quittant Nuclear Blast pour Massacre Records, le groupe frappe effectivement fort, alignant le line up culte de ses débuts (Fasciana-Rubin-Blachowicz,Hoffman), à l’exception de son fabuleux batteur Dave Culross, qui n’avait rejoint le groupe qu'en 1995. Ultra motivés, les floridiens emmenés par l’inaltérable Phil Fasciana, déboulent ainsi avec l’une des galettes les plus rapides et heavy de leur carrière.
Dans un style 38 tonnes très rentre dedans, rappelant les terrifiants Retribution et Envenomed, Doomsday X débute sur les chapeaux de roue, avec des Cauterized et Culture Of Doubts brutaux et entraînants, suivi d'un Deliver My Enemy ou d'un Buried In The Nameless Grave aux alternances de blasts mortels et de riffs heavy particulièrement acérés. La production de l’opus est également de bonne qualité, avec une rythmique au son percutant et profond, mais possèdant par ailleurs une touche old school indéniable, qui la rend certes un brin datée, mais lui confère un côté rugueux très appréciable.
Enfin, Malevolent Creation sans Brett Hoffman, c’est un peu comme MorbidAngel sans David Vincent, donc autant dire que le retour du chanteur charismatique est une aubaine. Ce dernier apporte ce regain d’agressivité et cette personnalité incontestable, avec sa voix death thrash déchirante, contrastant avec le guttural plus conventionnel de Kyle Simmons sur les deux précédentes réalisations.
Avec l’unique objectif de dévisser un maximum de têtes, les gars de Malevolent reviennent donc en forme avec un redoutable Doomsday X écrasant, plaisant inévitablement aux fans du groupe, déçu par un Warkult un peu trop fade. Par contre, le death US linéaire et retro du quinquet floridien risque d’ennuyer rapidement l’auditeur avide de deathmetal aux accents plus modernes et recherchés.