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MZ.412 In Nomine Dei Nostri Satanas Luciferi Excelsi
CD, date de parution : 1995 - Cold Meat Industry
Style: Dark Ambient
1 2

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NOTE SOM : 15/20
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Tracklist
Re-Issue in 2010 by Cold Springs.
1. In Nomine Dei 09:04
2. Salvo Honoris Morte 11:27
3. Necrotic Birth 06:22
4. Black Earth 06:53
5. Daemon Raging 06:30
6. God of Fifty Names 06:00
7. Regie Satanas 04:47
8. Paedophilia Cum Sadismus 05:17
9. Hail the Lord of Goats 02:24
Total playing time 59:04

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3 avis 1 18/20
Chronique
15 / 20
    Vinterdrom, Mercredi 04 Avril 2012 parlez-en à vos amis  
Une aura démoniaque dont ils resteront marqués à vie

A l'image des démons répandant la bonne parole de Satan, l'Enfer peut revêtir de multiples visages. Que l'on parle de croyances occultes ou de musique (parfois étroitement liées), le caractère protéiforme se vérifie.
Le metal extrême, et en particulier le black metal qui reste sa manifestation musicale privilégiée, n'en est néanmoins pas l'unique, puisqu'un bon nombre de formations dark ambient en retranscrivant une noirceur, une âpreté et un nihilisme comparables peuvent être recensées. Lustmord et son terrifiant "Heresy" (1990), Deutsch Nepal et son implacable "Deflagration of Hell" (1991) sont parmi les œuvres majeures de dark ambient sachant habilement jouer avec le feu des Enfers.

Les suédois de MZ.412, quant à eux, entrent de plain-pied dans cette catégorie avec leur troisième méfait perpétré en 1995 chez Cold Meat Industry et pas du tout sobrement intitulé "In Nomine Dei Nostri Sathanas Luciferi Excelsi". Plus que d'entrer de plain-pied, ils ont même poussé le concept satanique dans ses derniers retranchements en effectuant un ravalement de façade radical, adoptant une imagerie empruntée à l'étalage du black metal.
Ce qui souligne une fois de plus, et en trait de sang de bouc, l'impact qu'a pu avoir sur les esprits ce mouvement qui s'est répandu en Scandinavie au début des années 90, accompagné de sa cohorte de faits divers sordides qu'il traînera longtemps comme un lot de casseroles. Au point de violemment retourner les cerveaux de cette formation underground qui œuvrait jusque là et depuis 1987 sous son patronyme intégral (Maschinenzimmer 412) dans un indus brut de décoffrage à coups de percussions aliénantes, de samples corrosifs et de relents de rouille. Déjà animé de pulsions malsaines et virulentes, MZ.412 n'a eu besoin que d'un déclic pour se parer d'une aura démoniaque.
Sans muter en black ambient à proprement parler (puisqu'aucun élément purement musical n'intervient stricto sensu), les préposés aux machines infernales (Kremator, Drakhon et Ulvtharm, accompagnés du percussionniste Shaitan et de l'inamovible gourou Siegfried Meinerzt aux manettes) en ont néanmoins capté une large part d'esprit subversif et de fibre occulte, troquant le bleu de chauffe contre les apparats de messe noire, abandonnant la suie, les vapeurs acides et les coulées de métal fondu au profit des corpsepaints, des vapeurs de soufre et des éruptions de lave extraites des entrailles de la Terre.

Et les maléfices opèrent, MZ.412 alternant séquences ambiantes hautement angoissantes et déchaînements jouissifs d'instruments de torture, comme son compatriote Megaptera sait si bien le faire, la présence de Satan en plus. Chaque phase représente un palier dans la descente vers les tréfonds de l'horreur et des abominables sévices qui s'y cachent, vers le précipice où les damnés brûlent pour l'éternité, toujours plus bas, vers et pour Lui (pour reprendre un slogan devenu célèbre par chez nous ; comprenne qui pourra).
"In Nomine Dei" provoque d'incontrôlables suées par ses bruitages furtifs de créatures griffues rôdant dans les anfractuosités de l'abîme, tandis qu'un "Salvo Honorus Morte" au hachoir impose son emprise par sa cadence rythmique digne d'un empalement à la chaîne, où les carcasses sont martyrisées jusqu'à perdre toute forme humaine. Les pleurs de nouveau-nés doublés des râles des non-morts calcinés hantant "Necrotic Birth" font particulièrement froid dans le dos, sans compter les cascades de battements ritualistes qui prennent sauvagement aux tripes.
La tension ne retombe qu'au travers de quelques longueurs, notamment la dispensable succession "God of Fifty Names" / "Regie Satanas" loin du niveau du reste, l'un souffrant d'un flagrant manque d'atmosphère sulfureuses (la mutation n'est pas encore totale), l'autre se trouvant handicapé par une montée en puissance trop tardive.
Passé ce malheureux ventre mou, le groupe retrouve fort heureusement du nerf pour asséner un vicieux "Paedophilia Cum Sadismus" gavé de boucles assassines et de triturations d'écorché vif. Une boucherie en règle, sans la moindre concession, qui met à l'honneur le genre de thématique graveleuse qu'on retrouve aussi chez l'infâme Brighter Death Now (autre incontournable du dark ambient / indus putride et insalubre, dont la tête pensante n'est autre que le boss de … Cold Meat Industry).

En se réappropriant bon nombre de poncifs en vogue, MZ. 412 avait toutes les chances de se faire taxer de ridicule opportuniste et de n'accoucher que d'une vaste plaisanterie. C'est tout l'inverse qui s'est produit. Au travers d'atmosphères étouffantes, d'un son à l'aspect sale et rêche réduisant tout semblant d'artifice en poussière, et par-dessus-tout d'une dévotion aux forces du Mal dont on ne doute point, ces suédois méritent le plus blasphématoire des respects. Même leurs poses plus evil tu crèves ne prêtent pas du tout à sourire, c'est dire.
Sans renier leur passé, ces adorateurs du Malin ont réussi leur évolution, se voyant apposer une empreinte dont ils resteront marqués à vie.

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