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Pleasures Pave Sewers

Lock Up discographie



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LOCK UP - PLEASURES PAVE SEWERS (CD)

Album suivant
1999 - Nuclear Blast
Lock Up : Pleasures Pave Sewers, chronique, tracklist, mp3, paroles
Tracklist

1. After Life In Purgatory 02:08
2. Submission 02:46
3. Triple Six Suck Angels 02:58
4. Delirium 01:56
5. Pretenders Of The Throne 01:45
6. Slow Bleed Gorgon / Pleasures Pave Sewers 03:36
7. Ego Pawn 01:53
8. The Dreams Are Sacrificed 02:06
9. Tragic Faith 02:30
10. Darkness Of Ignorance 02:23
11. Salvation Thru' Destruction 02:24
12. Leech Eclipse 00:56
13. Fever Landscapes 01:47
Durée totale : 29:08

les paroles
Note
15/20
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Mp3


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Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
Fabien, le Lundi 12 Mai 2008
note : 13/20
Tandis que Napalm Death perd progressivement sa fougue death grind, livrant un Words From The Exit Wound poussif et guère convaincant, Shane Embury & Jesse Pintado, visiblement en manque d’inspiration au sein de la bande de Birmingham, s’associent en 1998 avec le redoutable batteur Nick Barker. Le trio forme ainsi le projet parallèle Lock Up, dans l’intention manifeste de balancer un cocktail old school sans fioriture, à base de death, de grind et de crust, dans l’esprit de Repulsion, Brujeria & Disfear.

Les deux compères composent facilement 13 morceaux, puis rentrent dès l’année suivante aux Backstage Studios, sous la coupe de l’impitoyable Andy Sneap, enregistrant les pistes en deux petites journées, afin de conserver un côté cru et spontané. Peter Tägtgren, leader d’Hypocrisy, se charge quant à lui des growls gutturaux et de leur mise en boite, expédiés eux aussi en une seule journée. Remis dans les mains de la puissante écurie Nuclear Blast, Pleasures Pave Sewers répand ainsi son death grind en cette année 1999.

Débutant sur le bon After Life In Purgatory, l’album fixe d’entrée la couleur, sur le couple basse batterie infaillible de Nick & Shane, supportant les riffs nerveux de Jesse et les vocaux hargneux de Peter. Privilégiant une violence rythmique à toute forme de concession, Lock up déboite à coups de blast beats précis (Pretenters Of The Throne), de salves de riffs teigneux (Tripple Six) et de middle tempi écrasants (Slow Bleed Gorgon). Pleasures Pave Sewers ne contient toutefois pas de morceau véritablement marquant, n’échappant pas à une certaine linéarité, malgré ses 29 petites minutes.

Avec deux compositeurs issus de Napalm Death, Lock Up dégage en outre des relents Napalmiens trop marqués, multipliant plans & riffs similaires au groupe anglais, perdant ainsi beaucoup de personnalité. Par ailleurs, la spontanéité recherchée lors de l’écriture de Pleasures Pave Sewers s’efface au profit d’une production certes puissante, manquant en revanche de rugosité, mais aussi devant le côté clean & purement marketing de Nuclear Blast, en décalage avec la désinvolture affichée.

Album parfaitement emboité, mais sans titre particulièrement meurtrier, Pleasures Pave Sewers reste également un brin trop propre & trop calculé, ne dégageant pas l’essence grind réellement recherchée. Version turbo d’un Napalm Death fatigué en cette fin des années 90, proche de Nasum dans l’esprit, Lock Up dévaste ainsi sans problème, même si la technique de son homonyme suédois, bombardant avec une puissance grindcore impressionnante, demeure résolument plus efficace.

Fabien.

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Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
Arawn, le Mercredi 18 Mai 2005
note : 18/20
Avec des membres illustres tels que Barker de Cradle, Embury et Pintado de Napalm Death et Tägtgren dont il serait trop long d'énoncer tous les groupes, c'est peu dire que d'affirmer que ce premier album de Lock UP était très attendu. Enregistré en 3 jours seulement, Pleasures Pave Sewers se base sur un death black brutal rappelant celui d'Angelcorpse, à la différence notable qu'il n'y a pas ici de soli de guitare et que la voix de Tägtgren ne se contente pas d'un chant black agressif mais le répartie également avec un gros chant death, largement soupoudré toutefois d'un côté punk à la Impaled Nazarene, autant dire que l'adjectif rentre dedans est un doux euphémisme pour cet album.

En effet, que ce soit dès le départ comme dans "After Life in Purgatory" ou au bout de 30 secondes comme dans "Delirium", les 13 titres de Pleasures Pave Sewers font la part belle aux grinds apocalyptiques de Nick Barker qui se lâche comme jamais et donne à l'album la douceur d'un char d'assaut. Et quand Nick n'est pas en grind, il n'en reste pas moins 75% du temps à fond avec une batterie speed punk comme celle débutant "Delirium" ce qui permet de garder la majorité du temps le côté hyper speed et entrainant de l'album sans devenir trop abrutissant pour autant. Toutefois, même s'ils sont minoritaires, Pleasures Pave Sewers, possède également des passages relativement plus calme notamment comme l'intro de "Slow bleed Gorgon / Pleasures Pave Sewers", seul vrai mi-tempo de l'album, et les passages plus death old school comme en fin de "Submission" ou aux débuts de "Triple six suck Angels" et "Darkness of Ignorance" qui sont autant de variations bienvenues.

Côté guitares, l'absence d'une deuxième guitare se traduit par une absence de solo et la basse se fond plutôt dans la guitare sauf en de rares occasions comme son départ solo de "Salvation thru' Destruction". Les riffs de Jesse Pintado sont majoritairement assez rythmique, plutôt saccadés sur les parties speeds et en balayage sur les grinds, nous offrant une volée de notes enchaînées à 300 à l'heure dans un cas comme dans l'autre. Pintado joue également le jeu du death black par l'usage de riff plus aigu et mélodique que les autres comme au départ de "After life in Purgatory" ou de "Pretenders of the Throne" avec des riffs d'une efficacité redoutable et qui se fixent direct dans le crâne. On notera également le riff plus death mélodique de "Fever Landscapes" tout aussi efficace.

Entre le côté hyper brutal comme dans "Leech Eclipse", le côté relativement mélodique de "Fever Landscapes" dans son ensemble et par passage sur "After Life in Purgatory", l'aspect speed punk omniprésent et les quelques ralentis plus death traditionnels, Pleasures Pave Sewers réussit à échapper à la linéarité sans jamais vraiment ralentir et à se révéler aussi brut et direct qu'efficace. Un album à conseiller à tout fan de brutalité racé.

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