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Fusion Living Colour The Chair In The Doorway
CD, date de parution : Septembre 2009 - XIII Bis Records / Megaforce Records
Living Colour : The Chair In The Doorway, chronique, tracklist, mp3, paroles

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NOTE : 15/20
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Tracklist
1. Burned Bridges
2. The Chair
3. DecaDance
4. Young Man
5. Method
6. Behind The Sun
7. Bless Those
8. Hard Times
9. Taught Me
10. Out Of Mind
11. Not Tomorrow

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Chronique
12 / 20
    Julien, le Mardi 17 Novembre 2009 parlez-en à vos amis  
Pour ceux qui ne connaitraient pas Living Colour, un petit retour en arrière s’impose. Fondé dans les années 80 le groupe connait un succès fulgurant grâce a son étrange mélange entre tous les genres. Le funk, le métal, le hip hop etc…. tous ces éléments sont savamment dosés pour donner naissance a Living Colour. Le groupe reçoit même en 1989 un Grammy pour le méga tube « Cult of Personality ». Bref tout se passe bien pour eux, les différents membres sont très actifs sur la scène musicale et la gloire est là. Peut être trop car en 1995 le groupe se sépare du fait d’un manque évidement de temps et de motivation. Il faut dire que le carnet de commande des trois instrumentistes est bien rempli (des albums des Rolling Stones , des tournées prestigieuses etc…). Mine de rien 6 années passent et l’envie de faire revivre le groupe émerge de nouveau. 2001 le groupe fait son « come back », sort Collideøscope en 2003, refait des tournées, enregistre un live a Paris et nous offre en cette fin 2009 son nouvelle opus The Chair In The Dorway. Voila pour le décor….


Une fois n’est pas coutume (mais c’est le fait marquant de ce disque), nous allons commencer par le son brut de décoffrage de cet opus. Ce n’est pas une surprise Vernon Reid adore les sonorités étranges, expérimenter comme on dit dans le jargon. Ici Le point de non retour est probablement atteint car même son géniteur avoue que le résultat dépasse sa pensé. Pour que le grand Vernon le confesse, c’est vraiment que le son est vraiment très âpre. La batterie est hyper (mais hyper) sèche, les guitares vraiment brouillonnent, la basse vraiment brouillonne aussi et le chant est noyé dans cette masse relativement informe. A croire que ce disque n’est qu’un enregistrement de répète, une démo de qualité moyenne. Et pourtant le groupe a fait les choses bien mais ils ont du oublier une retenu dans leur calcul. Ce sentiment de démo fait un peu l’arrache est soutenu par la qualité médiocre du retraitement et des samples. Bref ca commence mal pour ce disque annoncé comme le plus homogène par son créateur.

Sur le papier je l’aurais cru mais après une longue période d’écoute le constat est là. C’est un mensonge éhonté. Jamais disque de Living Colour n’aura été aussi inégal. Le coté très sombre venant se superposer à l’ensemble, la cote de popularité de l’album risque d’être au plus bas. Il n’y a qu’a écouter l’opener pour ce rendre compte des changements. « Burned Bridges » marquent le tournant et se révèlera à mesure des écoutes mais reste austère. La monté crescendo est appréciable mais reste anecdotique car ce ne sera pas uns constante. Certains titres nous renvoient directement au coté démo de part une structure plus que fébrile. Prenez « Young Men » par exemple, titre au demeurant plein de promesse et qui fini d’une façon tellement rude que c’est à se demander si le groupe à véritablement le finir ainsi. La guitare dit « oui » mais la batterie dit « non ». L’album tourne clairement en rond sur cette première partie et il faut attendre le salvateur « Method » pour reprendre goût à la musique de Living Colour. La mélodie y est bien ficelée, la groove est retrouvé bref nous avons droit à un vrai titre « made in Reid ». En revanche ne cherché par d’éclairci, ce disque est sombre et le restera (le son y fait beaucoup mais pas seulement). Même si ces dernières phrases se veulent optimistes, je ne le suis pas trop. « Behind the Sun » est un titre porté par Doug Wimbish et marque le seul rayon de soleil de la galette, mais globalement des que le coté métal est trop présent le disque perd toute sa vigueur. Le son, l’inspiration, les deux peut être…..
Finalement le salut passe vraiment par Le bassiste aux Dreads. Son implication dans « Bless Those » donne a ce titre une impulsion clairvoyante qui fait souvent défaut. « Not Tomorrow » vient clore les débats avec une touche de regret. Pourquoi le disque n’a-t-il pas été comme ça depuis le début. Finalement les éclairs de génies auront été trop peu nombreux pour s’enthousiasmer.

Un dernier mot enfin sur cette pochette qui en dit long sur l’ambiance générale du disque. Je l’interprète comme un type mort devant son poste de télévision oubliant de payer le câble et se retrouvant avec la mire comme seul ami. Triste fin, triste album.


Six ans d’attente, un disque austère, des regrets plein la tête voilà l’éloge de ce disque. Après le taulé commercial de Collideøscope, il y a fort à parier que le groupe ne va gagner beaucoup de nouveaux adeptes. Cela n’a jamais été le but du groupe mais quand même un peu plus d’implication aurait été appréciable. Au final je dirais que malgré un album moyen (voir pas terrible), Living Colour reste un groupe live et qu’il absolument aller les voir sur scène !!!!!


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Chronique
17 / 20
    krashno, le Jeudi 03 Decembre 2009 parlez-en à vos amis  
Oyez, oyez, braves métalleux, Living Colour est de retour avec un spectacle tout en fusion. Et il était temps! Cela faisait six longues années que l'on attendait le nouvel opus des américains. Six ans qu'ils n'avaient pas ensoleillé nos oreilles, depuis leur retour réussi avec l'inégal mais très recommandable Collideoscope. Voilà enfin du son neuf ! Ça s’appelle The Chair In The Doorway et c’est l’album le plus intéressant depuis l’excellent Stain.

Tout comme son illustre prédécesseur, The Chair Behind The Doorway est très homogène sur l’ensemble du cd, il est même un cran au dessus de Collideoscope. Pour preuve, ce single entêtant qui manquait dans l'album précédent, le sympathique Behind The Sun avec son riff en taping du plus bel effet. Même constat rassurant pour le dansant Young Man ou les titres plus rock : Asshole, Taught Me et sa mélodie vocale impeccable (avec une curieuse ressemblance à celle du Countdown To Extinction de Megadeth à 1 minute 16 du morceau !).
Comme par le passé, le groupe varie les ambiances, du sombre Method au groove inquiétant- la chanson la plus réussie de cet album- au blues de 11 Not Tomorrow et Bless Those; tous les deux agréables bien que trop prévisibles... blues oblige !

Le heavy n'est pas en reste, même si malheureusement, la production étrangement étouffée ne permet pas aux titres estampillés "metal" d'atteindre la toute puissance d’un Auslander ou Go Away qui faisaient les beaux jours de Stain! C'est le cas du titre éponyme, mais également d' Out Of Mind qui auraient mérité un son plus agressif! Idem pour l'accrocheur Burning Bridges joué en sourdine ou le rampant Decadence. Ce constat est d'autant plus regrettable que les riffs et rythmiques sortent des sentiers battus.

Living Colour rate donc le coche du "parfait" à cause d'une production sans relief - problème rédhibitoire depuis Collideoscope- qui l’empêche d’être aussi définitif que Stain (sorti en 1993 et dont le son est largement meilleur!). D'autres remarques -moins gênantes, sont aussi à signaler : on commence avec Behind The Sun qui tourne un peu en rond à la fin, chose d’autant plus décevante qu’en live, le groupe réussi à relancer le morceau -lorsque Vernon lâche le taping pour un refrain final joué en accord. (confère la vidéo).
En parlant de Vernon, justement, certains de ces soli toujours aussi originaux (brouillons ?) fatiguent à la longue, ils donnent même le sentiment de gâcher le plaisir d’écoute (Burning Bridges). Autre fausse note : le chant final hyper aigu sur Out Of Mind, on aurait pu se passer ce cliché trop présent dans le metal! Sinon l'ami Corey chante toujours merveilleusement bien, aucune crainte de ce côté là.

Vous l'aurez compris, même si le son "rock" ne met pas en valeur les titres métalliques, The Chair In The Doorway reste un très bon album, pour peu que l'on privilégie la qualité d’écriture à la production (c'est mon cas). Au final, ne boudons pas notre plaisir car depuis leur reforamtion inattendu, le quatuor a indéniablement retrouvé des couleurs dans la composition, dommage que le rendu manque autant d'éclat. En attendant (et en espérant) un retour aux affaires de Faith No More, Living Colour mérite votre considération, forcément distinguée, vous êtes des metalleux.


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