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| Chronique |
 12 / 20 |
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"Mouais", c'est ce que l'on serait tenté de dire après avoir écouté ce troisième album du biscuit mou. Un "mouais" avec un grand " M " comme "moyen", car c'est bien un album moyen que vient nous livrer Fred Durst et sa bande. Bien que l'artwork du CD soit assez original pour un groupe de métal (c'est déjà ça...).
Sorti dans la foulée, peu de temps après Significant Other, CD ô combien fade et faiblard, ce Chocolate starfish est dans la lignée directe de son prédécesceur, à savoir un album marketing et formaté, à des lieues de " Three dollar bill ", que l'on a tendance à trop oublier à mon goût quand on parle de Limp bizkit. Cependant, il présente malgré tout quelques qualités en plus par rapport à Significant Other, entre autres, plus de chansons sympas...
On commence par une intro, inutile comme toute intro du biscuit qui se respecte. Une fois passée, on se retrouve face à "Hot-dog", bonne chanson, bien punchy et efficace, avec un nombre de "fuck" prononcés assez impressionnant. Le reste de l'album est d'ailleurs de la même trempe, excepté peut-être quelques titres. On a droit à un enchainement de songs forgés dans le neo-métal le plus pur, très efficace et terriblement basiques, avec un son lourd et massif et des paroles la plupart du temps débiles. Cependant, si certains titres comme "My generation" ou "Full nelson" s'avèrent être jumpantes, entrainantes et comblent toutes les attentes que peut attendre le fan de neo moyen, d'autres comme "Rollin'" ou "The one" sont faiblardes et fadasses au possible.
Comme le disait si bien le précédent chroniqueur, ce CD est coupé en deux parties, une première partie très rap-métal sans autre ambition que de nous faire secouer la tête en rythme avec la musique (du moins, faut-il le prendre ainsi et ne pas chercher compliqué là où c'est ultra simple...), la deuxième partie est un peu plus élaborée. On assiste ainsi à une ballade plutôt sympatoche intitulée "it'll be ok", la célèbre reprise du thème de mission impossible appellée ici "Take a look around", où John Otto livre une de ses meilleures parties de batterie... Enfin, LA surprise de l'album, j'ai nommé "Boiler", un titre qui n'a rien à envier d'une song de Three dollar. Le biscuit mou nous livre ici la seule chanson véritablement construite du CD, très ambiante et intimiste, où tous les membres du groupe (sans exception) se lâchent, y compris Fred Durst qui retrouve la gueulante pour le plus grand plaisir de nos oreilles (à voir aussi son excellent clip). Mais dans l'ensemble, cet album ne fait pas de merveilles.
Au final, c'est un album qui se laisse écouter. Un peu mieux dans l'ensemble que son prédécesseur, mais un peu plus formaté cependant. Inutile donc de s'attendre à quelque chose de transcendant, juste à un CD de neo-métal de plus, avec un peu plus de classe et d'aura... et l'excellent Wes Borland comme guitariste. A écouter mais pas forcément à posséder.
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