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Metal Atmosphérique Les Discrets Ariettes Oubliées...
CD, date de parution : 10 Fevrier 2012 - Prophecy Productions

NOTE SOM : 17/20
Toutes les notes : 18/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Linceul d'Hiver
2. La Traversée
3. Le Mouvement Perpétuel
4. Ariettes Oubliées I: Je Devine à Travers un Murmure...
5. La Nuit Muette
6. Au Creux de l'Hiver
7. Après l'Ombre
8. Les Regrets
Bonustracks (Disc Artbook Edition)
9. Le Souffle Froid
10. Ariettes Oubliées II: Il Pleure dans Mon Coeur...
11. L'Echappée

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20 avis 1 18/20
Chronique
17 / 20
    Mr4444, Dimanche 01 Avril 2012 parlez-en à vos amis  
Entre douceur et puissance

Le Post-Rock, véritable bouffée de tristesse et tourbillon émotionnel. Un genre aussi grand et vaste qui contient des groupes divers et variés, allant d'Agora Fidelio jusqu'à certains côtés d'Alcest ou encore en passant par Godspeed You Black Emperor, difficile vraiment de cerner quel style il englobe réellement. Toujours est-il qu'un Post-Rock juste est une musique suffisante pour nous faire réfléchir sur nous-mêmes, capable de nous secouer psychologiquement et physiquement.

Fursy Teissier, Winterhalter et Audrey Hadorn forment à eux trois le trio atypique répondant au doux nom de Les Discrets. C'est en 2010, après plusieurs splits (notamment avec Alcest) que le groupe sort son premier véritable opus : « Septembre et Ses Dernières Pensées ». Un disque qui a bouleversé le genre dès sa sortie, accueillant critiques élogieuses ou très négatives, c'est un album qui de toute évidence n'a pas laissé insensible, cet habile mélange de guitares lancinantes, puissantes, mais terriblement planantes et surtout le timbre de voix délicat et mélodique de Fursy ont réussi habilement à faire parler d'eux. Deux ans après, « Ariettes Oubliées... » tentera de faire mieux.

Fursy s'est toujours ouvertement inspiré de la poésie (surtout Verlaine) pour écrire ses textes. Les Ariettes ne changent pas la donne et proviennent du poème du poète Messin du même nom, « Ariettes Oubliées ». Les Ariettes peuvent être soit de petits airs, soit des petites musiques que l'on chantonne de père en fils. Mais Ariettes est également un très vieux prénom. Alors qu'a choisi Fursy ? De faire ressortir une certaine musique ou bien le cœur d'une femme ?

Musicalement parlant, Les Discrets conservent leur touche mélancolique et dramatique déjà présente sur « Septembre et Ses Dernières Pensées » tout en renforçant le côté acoustique des six cordes. En effet, celle-ci prends une très grande place, notamment dans la conclusion du morceau-phare « Ariettes Oubliées I: Je Devine à Travers un Murmure... », celle de « La Nuit Muette » (bien que ça soit moins évident), l’espace de l’introduction de « Au Creux de l’Hiver » qui place également en dualité électrique et acoustique pour un tourbillon d’émotion d’une rare puissance, ou encore tout le long de « Après l’Ombre ». Celle-ci permet de faire ressortir le chant encore trop en retrait de Fursy en calmant la musique, en la rendant malgré tout moins triste, comme une faible lueur d’espoir.

Lorsque l'électrique prend le pas sur l'acoustique, la guitare en devient assourdissante, enfermant l'auditeur dans un mur d'une rare violence émotionnelle. « Le Mouvement Perpétuel » est une chanson au format classique pour Les Discrets, à savoir, une introduction très lente mais véritablement annonciatrice de l'explosion émotionnelle qui vous poursuivra pendant plus de six minutes. Les différentes cassures entre breaks plus ambiants et riff écrasant rajoutent une grande touche d'intensité dans la musique du trio. « La Nuit Muette » (dont Neb Xort, ancien claviériste d'Anorexia Nervosa a participé) donne une sacrée touche aventureuse et aérienne, sans doute la plus épique des Discrets entre passage rapide et écrasant. L'introduction lente « Linceul d'Hiver » n'est pas sans rappeler « L'Envol des Corbeaux » du disque précédent, bien qu'étant autrement plus progressive de façon à laisser la place à « La Traversée », qui surprend son monde lors de la première écoute. Au départ, la musique peut sembler assez déplacée par rapport au style habituel des Discrets, mais force est de reconnaitre tout le travail effectué pour donner une atmosphère clair-obscur judicieusement travaillés. « Ariettes Oubliées I: Je Devine à Travers un Murmure... » est la chanson parfaite pour promouvoir l'album : scindée en trois parties, elle explore toutes les facettes du groupe à savoir intro douce et acoustique, bien accompagnée d'un chant délicat de Fursy, cassure sous forme de mur écrasant et de double pédale avec un chant plus haut perché et plus intense encore et final en apothéose avec un mélange d'instruments des plus planants. « Les Regrets » qui conclue l'album débute de la même manière que l'introduction avant de laisser place à un tourbillon de puissance écrasante d'émotion pour un titre uniquement instrumental.

Concernant les deux autres membres, il y a certaines choses à en dire. Pour Winterhalter, il fait son job, la batterie est variée, tout y passe, double pédale, coups fort, rapide, lent, délicat ... Chacune de ses interventions est travaillée et soigneusement mise en place. Audrey Hadorn compose toujours des textes d'une incroyable beauté et d'une tristesse prenante et si belle... Elle occupe toujours les chœurs mais malheureusement, comme sur « Septembre et Ses Dernières Pensées », son chant est encore trop en retrait, alors que le mélange de voix entre elle et Fursy et d'une sincérité et d'une émotion troublante ... Les paroles d'ailleurs ! Si belle et touchante mais malheureusement, le chant trop en retrait de Fursy empêchera une écoute directe des textes pourtant en français...

L'album contient également trois pistes bonus qui, si elles ne sont en soi pas indispensables, distillent un certain intérêt. « Le Souffle Froid », courte, lente, délicate et répétitive. « L'Echappée » (titre tiré de l'album précédent) se voit refaites entièrement en acoustique, plus lente, plus douce et surtout avec des textes beaucoup plus mis en avant. Une façon originale de faire replonger dans le premier album. Mais les pistes bonus encadrent surtout « Ariettes Oubliées II: Il Pleure dans Mon Cœur... », véritable ode à la poésie et chanté en très grande partie par un grand ami du groupe, l'italien Gianluca Divirgilio (Arctic Plateau) qui chante de magnifiques couplets dans la langue de Molière. Son accent italien et les chœurs apportés par Fursy donnent un caractère totalement atmosphérique à l'ensemble, un vrai régal.

« Ariettes Oubliées… » n’est ni meilleur, ni moins bien que « Septembre et Ses Dernières Pensées », il est tout simplement différent. Tout amateur de musique atmosphérique, tout amateur de douceur mélancolique, tout amateur de tristesse… Tous devraient poser une oreille à ce disque tout simplement magnifique, entre douceur et puissance.




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