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Chronique
 | note : 18/20 | Avec deux albums déjà cultes, le groupe revient en 1970 avec ce qui sera un album a part. En effet Led Zep a fait des émules et d’autres groupes anglais pointent le bout de leurs nez. J’entends par là Black Sabbath, Deep Purple et beaucoup d’autres. Mais contrairement à notre zeppelin de plomb, il prodigue un hard rock très agressif, ce qui deviendra plus tard le Heavy métal. Mais revenons a nos moutons et à ce Led Zeppelin troisième du nom. C’est vrai à peine 1 ans sépare le deux du troisième opus et pourtant le génial Jimmy Page a réussi a nous concocter une nouvelle mouture qui deviendra une grosse, une très grosse référence.
L’album s’ouvre un titre qui résonnera à travers les ages « Immigrant Song ». On dira que c’est le titre le plus typique de Led Zep. Puissant grâce à sa section rythmique en béton emmené par Bonham et Jones, ce titre prévaut également par la qualité du chant de Plant dont les vocalises typiques font mouche. Bien entendu Page reste le leader du son avec comme toujours un touché remarquable. Mais passé ce titre très Hard Rock, la surprise est plus que de taille car le groupe nous propose une tout autre mouture de Led Zep.
« Friends » est l’illustration parfaite de ce que voulait faire le duo de compositeur. L’explication doit probablement venir de leur retraite dans Bron-Y-Aur. Au calme et ne pleine quiétude, les compères nous proposent donc quelque chose de plus posé, de plus folk. Jimmy Page voulait faire un disque expérimental, Led Zep III en est le parfait représentant. Quelle magnifique idée que de faire un mixe entre une musique folk et des accents orientaux, le tout avec un grain de voix unique. Le groupe reviendra sur un titre plus énergique avant de faire de nouveau transpirer leurs influences Blues. « Since I’ve Been Loving You » est une énorme réussite et son caractère limite rétro est bluffant de sensibilité. La guitare y est féline et le chant toujours aussi prenant. Vos tripes n’ont qu’à bien se tenir.
Afin de poursuivre dans sa voie expérimentale, Page et consorts nous offrent un pléiade d’instruments sur « Gallows Pole » qui vient gonflé les possibilités. On retrouve donc du Banjo, de la mandoline et une interprétation a fleur de peau. La joie plane sur ce Led Zep III, preuve en est « Bron-Y-Aur Stomp » dont la bonheur est palpable sur chaque note. Dernier titre comme une sorte d’hommage à l’une des idoles de Page, Roy Harper. Emotions et frissons garantis.
Un disque à part qui a lui aussi été un gros succès. En l’écoutant on comprend mieux ce qui motivé Page lors de la formation du groupe. Il voulait être en perpétuelle évolution et la pari est réussi. Original, sincère, superbement arrangé et écrit, Led Zeppelin III fait date mais le groupe n’en est qu’à ses débuts et beaucoup de choses restent à découvrir.
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Jeudi 20 Mars 2008 |
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