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Chronique
 | note : 18/20 | La différence entre le commun des mortels et les génies c’est la faculté de créer sans cesse quelque chose qui mettra tout le monde d’accord. Dans le cas de Led Zepplin, c’est un cours de génie en accéléré. Leur premier opus étant a peine digéré que les revoilà déjà avec le très sobrement appelé Led Zeppelin II. Le succès ayant été au rendez-vous du premier, les concerts étant déjà « sold out », les attentes sur ce second album sont énormes. La finalité tout le monde la connaît, Led Zep plus grand groupe de rock du monde, rien que ça.
Mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est que de crée un style c’est bien, mais de le révolutionner sans cesse c’est mieux. C’est ce qu’apporte Led Zeppelin II. Plus hard rock a proprement parlé, on note un détachement plus prononcé par rapport aux racines blues qui teintaient le premier. Il n’y a qu’à se plonger dans une écoute approfondie de « Whole Lotta Love ». Riff magistral, rythmique plombé qui faire peur à la ménagère de moins de 50 ans de l’époque et le chant inégalable de Robert Plant. On sent clairement que le bon Jimmy Page peut enfin se lâcher (et il se lâchera encore plus sur Led Zeppelin III). Son solo est d’école et la baffe est assurée. Précurseur c’est bien là le terme qu’il faut employer lorsque l’on parle de ce guitariste génial. Deuxième titre, deuxième baffe. « What Is And What Should Never Be » ou le concept de on se calle tranquille sans son fauteuil, on se laisse bercer par la voix planante de Plant et vlan le taquet qui fait mal. De faire l’apologie de chaque serait facile tant les musiciens sont déjà au somment de leur art. Il n’y a qu’à voir Jimmy Page passant d’un état voluptueux à un état de braise en un clin d’œil. L’enchaînement « Heartbreaker »/ « Living Loving Maid (She's Just a Woman) » est dantesque. Mais il n’est pas le seul dans la barque car si je parle beaucoup de lui ses trois autres acolytes ne sont pas en reste. A commencer par Robert Plant qui sait galvaniser chaque instant par un feeling et une sincérité qui marque. John Paul Jones, maintient parfaitement la section rythmique mais si son rôle un peu amoindri par rapport aux trois autres. Mais tout reste relatif car le bougre nous gratifie de quelques passages assez magiques. Il ne reste plus que le frappeur fou John Bonham qui aura l’immense joie de nous faire un solo de batterie sur « Moby Dick ». Sensationnel serait le mot adéquate je pense pour ce qui est montrer dans toutes les écoles pour batteur. La vista et la puissance dans un seul et même être.
Encore un fois en avance sur son temps, ce Led Zeppelin II sera lui aussi une grande réussite qui en bluffera plus d’un. Plus personnel, il marque la progression du groupe vers ce Page attendait depuis longtemps. Expérimenté, expérimenté, expérimenté et se faire plaisir avec sa bande de potes.
Un incontournable du rock’n roll
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Jeudi 20 Mars 2008 |
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