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| LP paru le 12 Janvier 1969 - Atlantic Records |

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1. Good Times Bad Times
2. Babe I'm Gonna Leave you
3. You Shook me
4. Dazed and Confused
5. Your Time Is Gonna Come
6. Black Mountain Side
7. Communication Breakdown
8. I Can't Quit you Baby
9. How Many More Times |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Pour essayer de planter le décor de façon très matérialiste, il faut savoir que Led Zeppelin a vendu autant de son premier opus que Megadeth dans toute sa carrière. Il n’y a pas de secret, si la bande Page/Plant/ Bonham/Jones est devenu une légende de la musique ce n’est pas claquant des doigt c’est bel et bien en nous proposant un concept unique pour l’époque, le Hard rock. Même si le style s’affinera par la suite, les bases sont là et les influences de ce disque se ressentent encore 40 ans après. J’ai l’impression de parler d’un disque de l’âge de pierre mais (le remaster aidant il faut être honnête) ce disque n’a pas pris une ride et il en impose a n’importe quels groupes d’hier et d’aujourd’hui. Petit cours d’histoire de la musique.
Il faut donc se replonger dans les années 60 et reprendre l’histoire là ou elle a commencé au sein des Yardbirds. Ce groupe un peu l’Alcatrazz des années 60. En effet on y retrouvera derrière la six cordes Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page, rien que ça. Courant 68, Page se retrouva tout seul à bord navire Yardbirds et devant achevé une série de concert il recruta une bande jeune loup : Robert Plant, John Bonham et John Paul Jones. Dans le coup n’aillant plus grand-chose a voire avec les Yarbirds d’antant un changement de nom s’imposa, Led Zeppelin est né.
L’envie de rentrer en studio démange et il ne faudra pas beaucoup de temps avant que Led Zeppelin premier du nom ne voit le jour. Avec cet album le groupe posa définitivement les bases de ce qui allait devenir le Hard Rock. En effet les évolutions techniques sont considérables se qui permet à Page de jouer fort, très fort. C’est le deal et pendant longtemps Led Zep a été le groupe qui jouait le plus fort. Du blues jouer avec un son agressif et une énergie débordante, voilà ce qu’est le vrai Hard Rock. Mais Page n’est pas le seul a en avoir sous la semelle. Car si sa guitare est omniprésente, c’est sa complémentarité avec la voix incomparable de Plant qui fera la différence. Aussi bien pour son coté maniéré que par ses cris limite orgasmiques, son chant restera a jamais gravé dans la mémoire collective. Mais au-delà de se duo il y a aussi un batteur de génie qui démontre une rare violence dans sa frappe. Sa frappe qui même si elle assommerait un bœuf, était rempli d’un groove et d’un feeling rarement égalé. Faire de l’extrême avec des plans bluesy il fallait oser et Led Zep l’a fait. Dernier larron de la bande, John Paul Jones est un modèle pour tous les bassistes. Son sens inégalable de la rythmique et sa vista dans ses parties lead sont tellement indescriptibles qui faut l’entendre pour le croire.
Ce disque est donc bel et bien un mythe et en plus il se veut aussi varier que possible. On y retrouve ainsi le magistral « Dazed And Confused » ou la puissance se mêle aisément avec le planant. Preuve si l’en ai que l’héritage des Yardbirds n’est pas mort, Page usant d’artifices expérimentaux comme l’archet. Imaginez vous en 69 avec un titre comme « Communication Breakdown », mais quelle claque. La puissance à l’état brut, le tout avec un touché phénoménal. Ce n’est pas pour autant que le groupe perd sa sensibilité et « Babe, I'm Gonna Leave You » est là pour nous le rappelé. Rempli d’émotion, ce titre au relent folk met parfaitement en avant toutes les sensations que peut faire passer Plant avec sa voix. Magnifique.
Plutôt que d’être une année érotique, 69 est la date de naissance d’un véritable mythe qui court depuis maintenant quatre décennies et qui ne finira jamais de nous surprendre de part sa modernité et sa perfection d’écriture. Led Zep est né et restera a jamais dans l’inconscient collectif comme le groupe qui révolutionnera le monde de la musique, rien que ça.
4 commentaires |
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| Chronique |
 20 / 20 |
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Il y a 40 ans jour pour jour, le 12 janvier 1969, une page du Rock se tournait.
Le premier album éponyme de Led Zeppelin sortait en Angleterre.
Une pochette sobre, en Noir et Blanc saturé, reprenant la photo du crash du Hinderburg, le ton était donné.
1er morceau, Good Times, Bad Times, une guitare aguicheuse et agressive, une batterie au métronome fantastique. Un rock énergique et candide, avec toute la verve d'un chanteur pourtant si jeune, et un solo fulgurant, électrique au possible.
S'ensuit le terrible Babe, I'm Gonna Leave You, plus de 6 minutes d'un folk acide et dépressif au possible, reprise d'un grand classique du folk traditionnel, popularisé par Joan Baez dans les années 60. Un chef d'oeuvre d'émotion pure et de violence déchaînée après des instants de retenue.
Puis viens le terrible blues de Dixon, You Shook Me, là encore plus de 6 minutes de bonheur. Un morceau effarant de démesure, 3 solis, d'abord un solo de clavier suraîgu et démentiel, puis ce frénétique solo d'harmonica, laissant place aux foudres du génie des studios anglais, le tout s'achevant dans un concert du hurlements suraigus de jouissance à peine déguisée.
Et là, c'est le drame. Dazed and Confused s'entame, sur un riff de basse à tuer n'importe qui. Une douceur inquiétante monte, s'élève. Stridences de guitare. Hurlement du chanteur qui entame ses stances démesurées et grandiloquentes. Puis vient ce break, ce terrible break aux frontière du psychédélisme et du rock progressif. Mais quel est ce genre ? Le Blues ? Le Rock ? Non, c'est du Progressive Blues, du Hard Rock, du Heavy Metal même ! Et voilà que Jimmy sort l'archet, un son transcendant, extra-terrestre qui violente les oreilles et malmène les crins ... Il repose l'archet et part dans une folie furieuse de virtuosité guitaristique, et entame ainsi un des plus grands soli de guitare de tous les temps, sur quoi le riff pachydermique reprend le pas, sur le râle apesanti du Robert Plant, qui achève le morceau dans un ronflement de guitare mêlé de murmures étouffés et orgasmiques, un tonnerre d'outrance et de tumulte sulfureux.
La suite se calme, une intro d'orgue éblouissante presque cathédrale prend le pas, avant de nous envoyer le son d'un morceau pop au texte vindicatif sur une femme amorale dirons nous. L'embrouillamini de la fin s'enchaîne en fondu sur une piste instrumentale orientalisante, sur fond de percussions indiennes. Puis arrive le soufre, la frénésie à nouveau, et le riff endiablé de Communication Breakdown, son solo, son chanteur hurlant, sa fulgurance.
Et là, quoi ? Encore une reprise de Dixon ?
Hé Bah ouais, c'est Led Zep et ils vous font la nique, le blues, ils se le rapproprient, et font de ce morceau une légende du blues mineur, avec un solo des plus incomparable de virtuosité. L'album s'achève ensuite sur un brin de démesure, 8 minutes de folie pure teintée de Jazz et de Swing, How Many More Times, les femmes,les hommes, le sexe, la drogue, la drague... La vie quoi ! Stridences oniriques, de la voix ou des instruments, texte tonitruant au possible, provocateur et irrévérencieux, un morceau plein d'excès, à l'image de ses créateurs.
Une légende.
2 commentaires |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Led Zeppelin
Batterie: John Bonham
Chant et Harmonica: Robert Plant
Guitares: Jimmy Page
Basse et Claviers: John Paul Jones
You Shook Me: Chanson originale de Muddy Waters
I Cant Quit You Baby: Chanson originale de Otis Rush
Avant l'avènement de l'ère internet, il était difficile d'obtenir facilement des informations musicales si vous n'étiez pas abonné à tel ou tel type de presse spécialisée.
Ainsi donc, pendant des années, et pour un certain nombre de groupe dont Led Zep, et ce jusqu'au début des années 2000 ou j'eus enfin ma connexion internet, j'étais totalement ignorant sur les origines de ce groupe...
Pour tout vous dire, ma première surprise fut d'apprendre que ce groupe n'était pas américain. Pour moi, tout était très simple dans les années 80/90: les USA dominent la scène rock, ils ont inventé les meilleurs riffs, les meilleurs sons de la planète. Tout ce qui est cool, tout ce qui déchire, tout ce qui arrache, tout ce qui vous retourne la cervelle, vient forcément des USA!!!
Donc Led Zeppelin, ce sont forcément des américains!
CQFD
Et bien non, manqué. Quelle ne fut pas alors ma surprise d'apprendre que Led Zep, mais également que certaines pointures (Deep Purple, Black Sabbath, Motorhead...) ne sont pas des américains, mais des anglais!
Vous rendez-vous compte?
Des Rosbifs!
Des Perfides Alibionais!
Des Ennemis Héréditaires!
Des disqualifieurss de coupe du monde de Rugby en demi finale alors qu'on est meilleurs qu'eux!
Bref: les pères du Hard Rock sont des Anglais!
Quand on regarde l'histoire sous cette optique, on se dit presque qu'on a eu tord de les bouter hors de France durant la guerre de Cent Ans...
Et oui, il faut se rendre à l'évidence: bien que forgé par des siècles de rivalité franco-anglaise, sans parler d'une rivalité rugbystique qui ne fait place à aucun sentiment ni aucune pitié, force est de constater que les anglais sont des génies (ou du moins l'ont été). Ils ont inventé pratiquement tous les sports et des jeux pratiqués sur la planète, ont inventé les hobbies, la machine à vapeur, l'humour anglais, le Seigneur des Anneaux, le thé en sachet, et Led Zeppelin!
Et oui. Il y a des pays qui ont Led Zep, et des pays qui ont Johnny...
Triste injustice à laquelle il faut se résigner...
Mais passons à l'album en lui même.
Tout a été plus ou moins dit auparavant, donc je n'entrerais pas dans les détails.
On a bel et bien là un groupe tout juste formé par un Jimmy Page qui manifestement avait envie de donner bien plus que ce que les Yardbirds avaient à donner, decide alors de regrouper une équipe de choc:
En gros c'est L'Agence tout Risque du rock, avec 3 trois fois plus de muscles, trois fois plus de cascades automobiles, trois fois plus de pains dans la gueules et trois fois plus de tirs de balles qui ne touchent jamais personne!
LA grande équipe invincible quoi!
Et ils vont lancer une Legende Eternelle qui va à jamais changer la face du Rock...
Certes, on a le virtuose Jimmy Page à la guitare qui marque d'emblée l'orientation du groupe, notamment via un coté expérimental assez original pour l'epoque (archet, reglages du son...), le superbe chanteur Robert Plant et sa voix bluesy qui a ce petit quelque chose qui donne le résultat final que l'on connait, le bassiste John Paul Jones qui balance ces plans comme un maestro, mais celui qui donne vraiment le caractère inédit de l'album, reste pour moi John Bonham.
Jamais on avait jusqu'alors joué de la batterie comme lui l'a fait sur cet album.
Il y avait déjà eu des tentatives d'orientation Hard Rock avant Led Zep, de 1966 à 1968, qui repoussaient le blues dans ces retranchements avec des riffs portés à saturation et une distorsion de plus en plus manifeste.
Mais jamais la batterie n'avait poussé et imposé un rythme à ce point là à un groupe: Si Led Zeppelin est le père spirituel du Hard Rock, c'est avant tout grâce a John Bonham.
Et dire que Page a reussit a le recupérer alors que Joe Cocker était sur le point de l'engager dans son groupe!
Pour le reste, que dire? L'album est très bon, les titres imposent le respect, même les deux reprises des chansons composées par Willie Dixon voient les originaux pulverisés.
Trois titres majestueux s'imposent dans cet album, qui vous laisseront sur le derrière:
-How Many More Times
-Communication Breakedown
-Dazed and Confused (LE titre du premier album!)
Enfin un dernier mot sur la pochette, avec l'image du Hindenburg en flamme qui s'écrase au sol, le tout en noir et blanc, marque un coté sombre et pessimiste qui restera inhérent au monde du rock et du metal.
Led Zeppelin est donc le premier album d'un groupe devenu depuis mythique. Il commence fort, avec de superbes chansons, dont 3 légendaires. Le groupe marque ainsi des ces débuts son incroyable capacité d'innovation et de composition.
Quels que soient vos gouts ou orientations, c'est un album à écouter absolument, comme l'essentiel de ce qu'a fait le groupe.
Et pourtant, le meilleur est encore a venir...
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