Led Zeppelin

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Nom du groupe Led Zeppelin
Nom de l'album Led Zeppelin
Type Album
Date de parution 12 Janvier 1969
Produit par Johns Glyn
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album675

Tracklist

1. Good Times Bad Times 02:46
2. Babe I'm Gonna Leave You 06:41
3. You Shook Me 06:28
4. Dazed and Confused 06:26
5. Your Time Is Gonna Come 04:34
6. Black Mountain Side 02:12
7. Communication Breakdown 02:29
8. I Can't Quit You Baby 04:42
9. How Many More Times 08:28
Total playing time 44:46

Chronique @ Julien

19 Mars 2008
Pour essayer de planter le décor de façon très matérialiste, il faut savoir que Led Zeppelin a vendu autant de son premier opus que Megadeth dans toute sa carrière. Il n’y a pas de secret, si la bande Page/Plant/ Bonham/Jones est devenue une légende de la musique ce n’est pas en claquant des doigts c’est bel et bien en nous proposant un concept unique pour l’époque, le Hard Rock. Même si le style s’affinera par la suite, les bases sont là et les influences de ce disque se ressentent encore 40 ans après. J’ai l’impression de parler d’un disque de l’âge de pierre mais (le remaster aidant il faut être honnête) ce disque n’a pas pris une ride et il en impose à n’importe quel groupe d’hier et d’aujourd’hui. Petit cours d’histoire de la musique.

Il faut donc se replonger dans les années 60 et reprendre l’histoire là où elle a commencé au sein des Yardbirds. Ce groupe un peu l’Alcatrazz des années 60. En effet on y retrouvera derrière la six cordes Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page, rien que ça. Courant 68, Page se retrouva tout seul à bord du navire Yardbirds et devant achevé une série de concert il recruta une bande jeunes loups : Robert Plant, John Bonham et John Paul Jones. Dans le coup n’aillant plus grand-chose à voir avec les Yarbirds d'antan un changement de nom s’imposa, Led Zeppelin est né.
L’envie de rentrer en studio démange et il ne faudra pas beaucoup de temps avant que Led Zeppelin premier du nom ne voit le jour. Avec cet album le groupe posa définitivement les bases de ce qui allait devenir le Hard Rock. En effet les évolutions techniques sont considérables, ce qui permet à Page de jouer fort, très fort. C’est le deal et pendant longtemps Led Zep a été le groupe qui jouait le plus fort. Du blues joué avec un son agressif et une énergie débordante, voilà ce qu’est le vrai Hard Rock. Mais Page n’est pas le seul à en avoir sous la semelle. Car si sa guitare est omniprésente, c’est sa complémentarité avec la voix incomparable de Plant qui fera la différence. Aussi bien pour son coté maniéré que par ses cris limite orgasmiques, son chant restera à jamais gravé dans la mémoire collective. Mais au-delà de ce duo il y a aussi un batteur de génie qui démontre une rare violence dans sa frappe. Sa frappe qui même si elle assommerait un bœuf, était remplie d’un groove et d’un feeling rarement égalé. Faire de l’extrême avec des plans bluesy il fallait oser et Led Zep l’a fait. Dernier larron de la bande, John Paul Jones est un modèle pour tous les bassistes. Son sens inégalable de la rythmique et sa vista dans ses parties lead sont tellement indescriptibles qui faut l’entendre pour le croire.
Ce disque est donc bel et bien un mythe et en plus il se veut aussi varié que possible. On y retrouve ainsi le magistral «Dazed And Confused» où la puissance se mêle aisément avec le planant. Preuve si l’en est que l’héritage des Yardbirds n’est pas mort, Page usant d’artifices expérimentaux comme l’archet. Imaginez vous en 69 avec un titre comme «Communication Breakdown», mais quelle claque. La puissance à l’état brut, le tout avec un touché phénoménal. Ce n’est pas pour autant que le groupe perd sa sensibilité et «Babe, I'm Gonna Leave You» est là pour nous le rappeler. Rempli d’émotion, ce titre au relent folk met parfaitement en avant toutes les sensations que peut faire passer Plant avec sa voix. Magnifique.

Plutôt que d’être une année érotique, 69 est la date de naissance d’un véritable mythe qui court depuis maintenant quatre décennies et qui ne finira jamais de nous surprendre de part sa modernité et sa perfection d’écriture. Led Zep est né et restera à jamais dans l’inconscient collectif comme le groupe qui révolutionnera le monde de la musique, rien que ça.


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Krokodebil - 28 Juillet 2008: Je survole la chronique, je connais presque tout ce qu'il y a à savoir sur ce groupe, ca frise l'obsession chez moi ... Le meilleur groupe, leur meilleur album, leur meilleure chanson.
Que dire de plus ? Je retrouve même une démarche et des intonations doom dans Dazed and Confused.
Cet album transcende, il te prend, t'assomme avec un hard rock brut et violent, un folk rageur et désespéré, puis t'emmènes sur un blues traditionnel cru (reprendre 3 Dixon sur un seul album faut le faire) avant d'inventer le heavy metal en faisant du "progressive blues" .Un petit pop bien cynique intro à l'orgue magistrale et décadente, On repart sur une note acoustico-orientale délicieuse pour apaiser les esprits, et c'est reparti pour une couche de fureur en barre. Un dernier blues traditionnel avec un solo à pleurer, et un trip érotico jazzy groovy hard rock pour terminer.
Sortez les archets, et écoutez sur vinyle absolument, cela donne une profondeur inouïe à un album qui n'en manquait pas ...
ArchEvil - 07 Septembre 2008: Le meilleur de Led Zep, encore un penchant blues bien marqué, notamment sur le terrible Good Times Bad Times et ses soli toujours aussi transcendant malgré toutes ces années. Le riff de Communication Breakdown s'inscrit comme un classique du Hard et même du Heavy dont certains groupes s'en rapprocheront énormément. Il y a aussi du psyché ( Dazed and Confused ) qui fait remonter loin les vibrations de l'estomac jusqu'à la gorge. Ses couplets plaintifs sont un vrai régal. Sans oublier le cultissime Babe I'm Gonna Leave You. Un titre à faire cramer une bonne centaine de Hindenburg.

Bonne chronique.
 
ebelectricite - 02 Octobre 2009: Bonne chronique sur cet album et ce groupe précurseur, même les métalleux les plus extrèmes respectent Led Zep ainsi qu'une nouvelle génération qui sait toute l'importance et la portée de leurs albums.
Lamikawet - 19 Mars 2011: Un album excellent, comme les trois suivants... et Physical Graffiti (bon j'avoue, c'est mon préféré).
J'ai l'impression qu'on ne retrouvera pas un groupe comme ceux de cette époque (Purple, Sabbath, BOC, Thin Lizzy) avant longtemps
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Chronique @ megalex1986

23 Décembre 2011

D’une lourdeur égale à ce géant du ciel…

L’Hindenburg, nommé en l’honneur de Paul Von Hindenburg, fut le plus grand zeppelin jamais construit, symbole de la puissance du IIIe Reich, utilisé à des fins de propagande lors des JO de 1936 sans pourtant occulter son rôle premier d’aéronef de transport commercial. Mais son immense célébrité n’a pourtant rien à voir avec l’époque de construction de l’engin, ni de son utilisation quelques fois controversées, mais bien de son crash : L’accident de Lakehurst. Partis réaliser une traversée transatlantique de l’Allemagne vers cette petite ville de New Jersey, le zeppelin prendra feu pendant une tentative d’atterrissage, la chute durera 34 secondes, on comptera 37 morts… C’est par cet accident devenu célèbre que le jeune groupe londonien va illustrer sa première œuvre, d’une lourdeur égale à la chute de ce géant du ciel…

1968, la nouvelle tombe : la séparation des Yardbirds est officiel. Groupe culte des 60’s en Angleterre ayant vu passé dans ses rangs les majestueux Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page à la basse puis à la guitare. Ce dernier ne voulant pas en rester là, il forme alors avec John Paul Jones, Robert Plant et John Bonham les New Yardbirds. Il sera renommé Led Zeppelin le 9 novembre 1968 suite à la réplique de Keith Moon (batteur des Who pour les incultes) lancée à Page en 1966 devenue culte en parlant du projet de celui-ci de réaliser un supergroupe dont il devait faire partie. Ne voulant pas quitter les Who, le batteur lui affirma que son projet s’écrasera au sol comme un zeppelin de plomb.

Enregistré en 36 heures en octobre 1968 aux studios Olympic situés dans la capitale anglaise et produit par le leader/guitariste Jimmy Page, cet album est le déclencheur du Hard Rock au même titre que Paranoid et In Rock sont ceux du Heavy Metal. Pur concentré de Blues, de Rock, de passages psychédéliques et de Folk, cet opus fera grimper Led Zep en un instant parmi les Dieux de la musique rock…

Et comme chaque album d’anthologie de ce monde, celui-ci commence par une chanson de tout ce qu’il y a de plus culte : Good Times Bad Times, premier single de l‘album. Débutant par un riff lourd, le morceau, plutôt court (2:46), est mené par cette symbiose incroyable réalisée par Robert Plant grâce à sa voix bluesly incroyable et saisissante pouvant aussi bien proposer un registre énervé que purement sensuel en passant par cette détresse que seul lui est capable de réaliser. Et Jimmy Page, véritable maître de la guitare proposant des solos d’une incroyable vélocité pour l’époque.

Et pourtant, cette chanson n’est nullement la plus énervée de l‘album, cette place revient au titanesque Dazed And Confused, écrit par Jack Holmes et réarrangée par Page. Pur mélange de Hard Rock et de Blues débutant par cette lourde basse mélancolique suivi par cette guitare caractéristique multipliant les effets et cette voix incroyable de Plant, si douce pour ensuite se révéler désespéré en parlant de cet amour perdu. Mais le plus terrible restera cette sublime interlude psychédélique au milieu de la chanson où l’on se demande encore et toujours comment Page arrive à faire pleuvoir ces terribles sons de son instrument, et puis vient ce solo brisant cette atmosphère planante pour arriver dans une thématique purement Hard Rock et se mélanger sur la fin avec le psyché et le blues du début.

Et c’est avec Communication Breakdown que le groupe joue sur la carte de la rapidité avec cette rythmique utilisant énormément le Mi grave qui sera caractéristique du Thrash Metal, et évidemment toujours ce terrible solo avec cette impression de brouillon. Et c’est ce son brut, réalisé par Jimmy Page qui donne toute cette authenticité, comme si tout l’album était joué en live devant un public muet comme une carpe.

Mais le groupe londonien ne se limite pas à ce cocktail explosif comme nous le prouve le majestueux Babe I’m Gonna Leave You écrite par Anne Bredon et réarrangée par Plant et Page. Commençant avec cette douce mélodie à la guitare où vient se poser la voix de Plant avec désespoir et tristesse et ainsi laisser échapper toute sa détresse et sa colère sur le refrain. Et puis le bouquet final avec le dernier morceau How Many More Times avec son riff entrainant et ses multiples solos invraisemblables grâce aux multiples effets du guitariste pour ensuite retomber dans une interlude envoûtante où le psychédélique mène une nouvelle fois la danse pour repartir à la fin sur ce riff de guitare et cette batterie implacable.

Au final, c’est avec un album titanesque que commence Led Zeppelin, multipliant les influences psychédéliques, bluesy, rock et folk, donnant de suite cette identité parfaitement unique au groupe. Alors oui, Led Zeppelin est jeune, sortant cet album seulement 4 mois après leur premier Concert, mais réussit un coup de maitre sur ce premier opus, ainsi qu’il le fera sur ses successeurs…

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samolice - 24 Décembre 2011: J'avais bien compris. indirectement, c'est Moon qui a donné l'idée à Page d'appeler son groupe Led Zep et ce même Moon qui pensait qu'un projet avec Page ne rencontrerait guère le succès.
Bref, si j'ai rien compris c'est pas grave, je me suis quand même régalé avec la chro.
megalex1986 - 24 Décembre 2011: Non tu as parfaitement compris, c'est moi qui ai mal saisi ta phrase. ;-)
ZEPP99 - 26 Décembre 2011: Bravo pour ta chro, faut oser s'attaquer à LedZep. Groupe mythique de mon adolescence, j'ai découvert le groupe quand il amorçait déjà sa descente malheureusement, mais que de bonheur avec les premiers albums, et cette passion ne m'a jamais quittée.
Quoi, y'a des gens qui n'ont encore jamais écouté LedZep...Arghhhh !!! (lol)
Bon travail Megalex
Antifashion - 29 Août 2012: Pour moi, leur meilleur album, le plus rentre dedans. Led Zep avait déjà  tout dit avec cette galette, après le reste (jusqu'à  Presence) reste très bon aussi.
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Chronique @ ShowNoMercy

21 Septembre 2009
Led Zeppelin

Batterie: John Bonham
Chant et Harmonica: Robert Plant
Guitares: Jimmy Page
Basse et Claviers: John Paul Jones

You Shook Me: Chanson originale de Muddy Waters
I Cant Quit You Baby: Chanson originale de Otis Rush
_________________________________________________________________


Avant l'avènement de l'ère internet, il était difficile d'obtenir facilement des informations musicales si vous n'étiez pas abonné à tel ou tel type de presse spécialisée.
Ainsi donc, pendant des années, et pour un certain nombre de groupe dont Led Zep, et ce jusqu'au début des années 2000 ou j'eus enfin ma connexion internet, j'étais totalement ignorant sur les origines de ce groupe...

Pour tout vous dire, ma première surprise fut d'apprendre que ce groupe n'était pas américain. Pour moi, tout était très simple dans les années 80/90: les USA dominent la scène rock, ils ont inventé les meilleurs riffs, les meilleurs sons de la planète. Tout ce qui est cool, tout ce qui déchire, tout ce qui arrache, tout ce qui vous retourne la cervelle, vient forcément des USA!!!
Donc Led Zeppelin, ce sont forcément des américains!

CQFD

Et bien non, manqué. Quelle ne fut pas alors ma surprise d'apprendre que Led Zep, mais également que certaines pointures (Deep Purple, Black Sabbath, Motorhead...) ne sont pas des américains, mais des anglais!
Vous rendez-vous compte?
Des Rosbifs!
Des Perfides Alibionais!
Des Ennemis Héréditaires!
Des disqualifieurss de coupe du monde de Rugby en demi finale alors qu'on est meilleurs qu'eux!

Bref: les pères du Hard Rock sont des Anglais!

Quand on regarde l'histoire sous cette optique, on se dit presque qu'on a eu tord de les bouter hors de France durant la guerre de Cent Ans...

Et oui, il faut se rendre à l'évidence: bien que forgé par des siècles de rivalité franco-anglaise, sans parler d'une rivalité rugbystique qui ne fait place à aucun sentiment ni aucune pitié, force est de constater que les anglais sont des génies (ou du moins l'ont été). Ils ont inventé pratiquement tous les sports et des jeux pratiqués sur la planète, ont inventé les hobbies, la machine à vapeur, l'humour anglais, le Seigneur des Anneaux, le thé en sachet, et Led Zeppelin!

Et oui. Il y a des pays qui ont Led Zep, et des pays qui ont Johnny...
Triste injustice à laquelle il faut se résigner...

Mais passons à l'album en lui même.

Tout a été plus ou moins dit auparavant, donc je n'entrerais pas dans les détails.
On a bel et bien là un groupe tout juste formé par un Jimmy Page qui manifestement avait envie de donner bien plus que ce que les Yardbirds avaient à donner, decide alors de regrouper une équipe de choc:
En gros c'est L'Agence tout Risque du rock, avec 3 trois fois plus de muscles, trois fois plus de cascades automobiles, trois fois plus de pains dans la gueules et trois fois plus de tirs de balles qui ne touchent jamais personne!
LA grande équipe invincible quoi!

Et ils vont lancer une Legende Eternelle qui va à jamais changer la face du Rock...

Certes, on a le virtuose Jimmy Page à la guitare qui marque d'emblée l'orientation du groupe, notamment via un coté expérimental assez original pour l'epoque (archet, reglages du son...), le superbe chanteur Robert Plant et sa voix bluesy qui a ce petit quelque chose qui donne le résultat final que l'on connait, le bassiste John Paul Jones qui balance ces plans comme un maestro, mais celui qui donne vraiment le caractère inédit de l'album, reste pour moi John Bonham.
Jamais on avait jusqu'alors joué de la batterie comme lui l'a fait sur cet album.
Il y avait déjà eu des tentatives d'orientation Hard Rock avant Led Zep, de 1966 à 1968, qui repoussaient le blues dans ces retranchements avec des riffs portés à saturation et une distorsion de plus en plus manifeste.
Mais jamais la batterie n'avait poussé et imposé un rythme à ce point là à un groupe: Si Led Zeppelin est le père spirituel du Hard Rock, c'est avant tout grâce a John Bonham.

Et dire que Page a reussit a le recupérer alors que Joe Cocker était sur le point de l'engager dans son groupe!

Pour le reste, que dire? L'album est très bon, les titres imposent le respect, même les deux reprises des chansons composées par Willie Dixon voient les originaux pulverisés.
Trois titres majestueux s'imposent dans cet album, qui vous laisseront sur le derrière:

-How Many More Times
-Communication Breakedown
-Dazed and Confused (LE titre du premier album!)

Enfin un dernier mot sur la pochette, avec l'image du Hindenburg en flamme qui s'écrase au sol, le tout en noir et blanc, marque un coté sombre et pessimiste qui restera inhérent au monde du rock et du metal.

Led Zeppelin est donc le premier album d'un groupe devenu depuis mythique. Il commence fort, avec de superbes chansons, dont 3 légendaires. Le groupe marque ainsi des ces débuts son incroyable capacité d'innovation et de composition.
Quels que soient vos gouts ou orientations, c'est un album à écouter absolument, comme l'essentiel de ce qu'a fait le groupe.

Et pourtant, le meilleur est encore a venir...

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Hemoglobine - 27 Janvier 2011: Superbe chronique !!!
rockyouaxel - 27 Juin 2011: Un peu sévère...
calli - 25 Janvier 2012: you shook me est de willie dixon et j.b.lenoir .earl hooker a ete le premier a l enregistrer en tant qu instrumental.muddy waters a seulement pose sa voix en 1962 sur la version de hooker.
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Commentaire @ Krokodebil

16 Janvier 2009
Il y a 40 ans jour pour jour, le 12 janvier 1969, une page du Rock se tournait.
Le premier album éponyme de Led Zeppelin sortait en Angleterre.

Une pochette sobre, en Noir et Blanc saturé, reprenant la photo du crash du Hinderburg, le ton était donné.

1er morceau, Good Times, Bad Times, une guitare aguicheuse et agressive, une batterie au métronome fantastique. Un rock énergique et candide, avec toute la verve d'un chanteur pourtant si jeune, et un solo fulgurant, électrique au possible.
S'ensuit le terrible Babe, I'm Gonna Leave You, plus de 6 minutes d'un folk acide et dépressif au possible, reprise d'un grand classique du folk traditionnel, popularisé par Joan Baez dans les années 60. Un chef d'oeuvre d'émotion pure et de violence déchaînée après des instants de retenue.
Puis viens le terrible blues de Dixon, You Shook Me, là encore plus de 6 minutes de bonheur. Un morceau effarant de démesure, 3 solis, d'abord un solo de clavier suraîgu et démentiel, puis ce frénétique solo d'harmonica, laissant place aux foudres du génie des studios anglais, le tout s'achevant dans un concert du hurlements suraigus de jouissance à peine déguisée.

Et là, c'est le drame. Dazed and Confused s'entame, sur un riff de basse à tuer n'importe qui. Une douceur inquiétante monte, s'élève. Stridences de guitare. Hurlement du chanteur qui entame ses stances démesurées et grandiloquentes. Puis vient ce break, ce terrible break aux frontière du psychédélisme et du rock progressif. Mais quel est ce genre ? Le Blues ? Le Rock ? Non, c'est du Progressive Blues, du Hard Rock, du Heavy Metal même ! Et voilà que Jimmy sort l'archet, un son transcendant, extra-terrestre qui violente les oreilles et malmène les crins ... Il repose l'archet et part dans une folie furieuse de virtuosité guitaristique, et entame ainsi un des plus grands soli de guitare de tous les temps, sur quoi le riff pachydermique reprend le pas, sur le râle apesanti du Robert Plant, qui achève le morceau dans un ronflement de guitare mêlé de murmures étouffés et orgasmiques, un tonnerre d'outrance et de tumulte sulfureux.

La suite se calme, une intro d'orgue éblouissante presque cathédrale prend le pas, avant de nous envoyer le son d'un morceau pop au texte vindicatif sur une femme amorale dirons nous. L'embrouillamini de la fin s'enchaîne en fondu sur une piste instrumentale orientalisante, sur fond de percussions indiennes. Puis arrive le soufre, la frénésie à nouveau, et le riff endiablé de Communication Breakdown, son solo, son chanteur hurlant, sa fulgurance.

Et là, quoi ? Encore une reprise de Dixon ?
Hé Bah ouais, c'est Led Zep et ils vous font la nique, le blues, ils se le rapproprient, et font de ce morceau une légende du blues mineur, avec un solo des plus incomparable de virtuosité. L'album s'achève ensuite sur un brin de démesure, 8 minutes de folie pure teintée de Jazz et de Swing, How Many More Times, les femmes,les hommes, le sexe, la drogue, la drague... La vie quoi ! Stridences oniriques, de la voix ou des instruments, texte tonitruant au possible, provocateur et irrévérencieux, un morceau plein d'excès, à l'image de ses créateurs.

Une légende.

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ArchEvil - 06 Mars 2009: Babe, baby, baby, I'm gonna leave you
I said, baby, you know I'm gonna leave you
I'm leave you when the summertime
Leave you when the summer comes a-rollin'
Leave you when the summer comes along ...

Une merveille du monde. Un album éternel et inégalable. Probablement, l'une des seules pièces pour laquelle je laisserais modestement un bon 20/20.
Merci pour ta belle chronique.
Krokodebil - 06 Mars 2009: Merci ! :)
ZEPP99 - 26 Décembre 2011: Super chro, je viens de la découvrir en lisant celle de Megalex. En fait les deux chro pourraient être rassemblées au vu des éléments qu'on peut y puiser...
Epoque inoubliable, groupe qui a formé mon adolescence avec scorpions et slade... nostalgie quand tu nous tiens...
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