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| 28 Mars 1973 - Atlantic Records |

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1. The Song Remains the Same
2. The Rain Song
3. Over the Hills and Far Away
4. The Crunge
5. Dancing Days
6. D'yer Mak'er
7. No Quarter
8. The Ocean |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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1973 pointe le bout de son nez et toujours pas de nouvel album de Led Zeppelin. Mais que se passe-t-il, une panne d’inspiration, une querelle ? Non c’est simplement que le groupe a pris son temps pour nous concocter une suite au cultissime Led Zep IV. On dira : difficile de faire mieux que mieux mais le groupe garde toujours la même philosophie : se faire plaisir et envoyer de la musique qui leur correspond. C’est éminemment le cas avec ce House Of The Holy qui marque un tournant définitif, Led Zeppelin a coupé le cordon ombilical du Blues afin de s’adonner à une musique différente et tout aussi magique.
Il faut dire que la pochette annonce la couleur. Très controversée à l’époque, elle nous plonge directement dans l’univers que le groupe souhait exploré. Une ambiance planante et complètement barrée plane sur le dirigeable. L’entrée en matière avec « The Song Remains the Same » nous donne une bonne paire de claques avec une mélodie puissante couplée à une rythmique syncopée. Robert Plant est toujours aussi prenant avec un chant assez tordu alliant la puissance et les expérimentations (toutes maîtrisées et excellentes). Mais le meilleur reste à venir avec « The Rain Song ». Véritable monté en puissance tel un crachin qui se transforme en une tempête pour redevenir ciel bleu. Chaque instrument apporte sa pierre à l’édifice magistral qu’est cette chanson. Que ce soit John Paul Jones ou bien Jimmy Page, tout est magique. Le chant est là encore une merveille s’alliant avec volupté à la mélodie de Page. Il y a une véritable impression de pluie si l’on se met à écouter ce titre les yeux fermés. Retour à un titre plus classique pour Led Zep mais pas pour autant dénué d’intérêt « Over the Hills and Far Away ». Intro calme, puis un gros coup d’accélérateur pour nous offrir une bonne chanson très hard rock. Classique mais toujours efficace.
Mais là où les choses se corsent un peu c’est lorsque nous arrivons à « The Crunge ». En effet, le groupe nous offre un titre funk. Bien entendu le funk à la sauce Led Zep ça vaut forcément le détour. Les arrangements de Jones sont bien amenés et le chant de Plant colle aux baskets des trois autres lascars. On notera au passage que Page sait vraiment tout faire avec une six cordes dans les mains et il n’a pas fini de nous surprendre. Car après le funk, c’est le reggae qui pointe le bout de son nez. Oui, oui le reggae et ce n’est un problème pour personne, le groupe assure et nous offre sa vision. Vive l’ouverture musicale.
Avant d’en finir le groupe nous offre ce qui restera comme l’un des meilleurs des titres de ce disque « No Quarter ». Sortez l’éther (je déconne), le décollage est prévu dans dix secondes. Totalement barré ce titre nous offre un voyage au pays des rêves. Fermez les yeux, ouvrez grand les oreilles et laissez-vous aller, la musique parle d’elle-même. Encore une fois le quartet nous offre une vision unique de ce que peut être un autre monde, raffiné, planant, exquis.
Avec cet album le groupe c’est ouvert un nombre incalculable des portes et par la même, conforte sa place de numéro un des groupes de rock. Certes moins rock’n roll que les précédents, ce disque vaut surtout par son univers musical unique et sa vision très particulière du monde. Plus varié mais également plus difficile d’accès.
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