Ah, Lacrimosa... Tout un univers, ce "presk-one-man-band", rares sont les artistes qui créent aussi bien cette sorte de nouveau monde où est transporté l'auditeur. La première écoute d'un premier CD de Lacrimosa, c'est tout de même particulier, je pense, après l'effet de surprise du à l'Allemand, la voix unique de Tilo, et surtout cet amour pour la musique classique, dont l'importance a grandi à chaque album, je crois que l'on est oubien charmé, la clé de ce pays où délicatesse et élégance sont les maîtres-mots est alors en notre possession, oubien l'on peut se demander comment cet homme à l'allure bien étrange arrive à composer une musique aussi insensée. Bien que, les derniers albums sont d'une beauté que nul ne pourrait nier. Il est aussi vrai que les premiers sont un peu... "particuliers" disons, on aime ou on aime pas, mais la majestuosité de Lacrimosa a bien évolué jusqu'à cette dernière perle rare qu'est Lichtgestalt.
Justement, venons en à cette "créature de Lumière", 8 titres qui possèdent chacun leur personnalité, différents tout en étant pareils, dans le sens où l'on pourrait écouter chacun d'eux et reconnaître parfaitement les marques de Tilo.
Au plaisir de certains, retrouvant le "Lacrimosa d'avant" qu'ils croyaient peut-être avoir perdu, ou à l'étonnement de ceux qui ne connaissent qu' "Echos", on retrouve les grosses guitares dans presque chaque morceau. Mais il ne faut pas s'attendre à écouter des titres de 3minutes formés d'un refrain, un couplet, un refrain, un couplet et un solo, non non, cela reste du Lacrimosa, et moi je persiste à dire que des cds comme celui-ci auraient plus leur place dans le rayon classique ( la musique de Lacrimosa étant quand meme un peu plus "puissante" que celle d'autres compositeurs hum) que dans celui du metal.
Le thème, sans surprise, est l'amour, l'amour qui fait rêver et l'amour qui fait pleurer, notre Tilo ne semble pas encore avoir fait le tour du sujet (Ein Leben ohne Liebe ist keine Leben, 2è chanson, ses propres paroles, cela explique tout).
On retrouve également la "chanson d'Anne Nurmi", en anglais, où cette fois contrairement à Echos, Tilo l'accompagne. "My last Goodbye" ou le plaisir de se laisser bercer par la voix chaude et tendre d'Anne...
Quelques instruments viennent s'ajouter à la musique de l'ochestre symphonique, et deux ou trois passages de guitares accoustiques marquent la douce tristesse entre les refrains prenant, toutes guitares branchées.
Dans l'ensemble, l'album peut représenter une certaine joie, due à la puissante présence de l'orchestre, comme pour la seconde chanson, "Kelch Der Liebe", ou une mélancolie, nostalgie profonde, grâce ou à cause, selon les goûts, de l'accompagnement au piano, ou encore des passages où les violons sont maîtres, un bon exemple, "The Party Is Over".
Bref, une oeuvre sublime que nous a offert Lacrimosa en cette année 2005.
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