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| 1992 - Slash Records |

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1. Wargasm
2. Scrap
3. Pretend We're Dead
4. Diet Pill
5. Everglade
6. Slide
7. One More Thing
8. Mr. Integrity
9. Monster
10. Shitlist
11. This Ain't Pleasure |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Il fût un temps où les groupes féminins, rivalisant d'audace et d'énergie, se targuaient de marcher sur les platebandes de leurs homologues masculins. De ce temps béni et hélas révolu (sans pour autant qu'une nouvelle scène féminine n'ai été en mesure de prendre le relai) s'élève indubitablement L7. Peut-être pas les premières, mais au moins parmi les pionnières de cette vague grunge/riot grrrl qui a déferlé sur les 90's. Pourtant aujourd'hui, si elles ne sont pas tout à fait oubliées, elles sont un peu tombées en désuétude. Retour en 1992.
A la première écoute, l'expression qui me vient en tête est un très mauvais jeu de mot avec le titre, que je me permets de vous épargner... Bref, cet album est un mélange de puissance, de son "dirty" (dans la pure tradition grunge), de quelques riffs heavy bien sentis qui rendent chaque morceau incroyablement efficace et entrainant.
L'album s'ouvre sur le meilleur morceau selon moi : Wargasm. La voix de Donita Sparks, posée, grave et vigoureuse, presque envoutante, nous transperce d'emblée et introduit de manière directe le reste de ce "Bricks Are Heavy" : on s'attend à de l'excellent.
Avec des titres comme le heavy "Pretend we're dead" ou le presque punk "Slide", on ne sera pas déçu : les quatre filles savent mener leur barque et font exploser leur énergie dans des compos tantôt agressives et hargneuses, tantôt (et étonnamment) des compos plus mélodiques, comme ce "One more thing", qui tient presque de la ballade.
Evoquons "Shitlist" (que l'on peut entendre dans la BO de Tueurs Nés, pour la petite histoire) : indubitablement le titre le plus "sale" de l'album. "Monster", morceau assez plat, dans lequel la chanteuse et les choeurs s'évertuent à poser une ambiance décalée pour le sauver de la platitude, mais en vain, ou encore "Everglade" qui donne envie de se jeter à corps perdu dans des pogos sauvages.
Cet album est donc, globalement, une réussite qui devrait plaire à tous les amateurs du genre. Les quatre bad girls que l'on connaît plus pour leur tempérament de feu (aaah l'incident du tampon...) que leurs qualités musicales évidentes délivrent une bonne dose de hargne. On en redemande !
3 commentaires |
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