Josh Homme est un marrant. Comment peut il qualifier
Wretch de brouillon de jeunesse alors qu’a a peine 16 ans lui et ses potes avaient déjà réalisé un album qui tenait largement la route. La réponse vient d’elle-même en écoutant
Blues for the Red Sun. Quelle claque !!!!!!! Peu importe que vous soyez rock, metal ou ce que vous voulez ce disque a tellement marqué par son originalité, tellement marqué par son homogénéité, tellement marqué par son génie que l’on ne peut que s’incliner devant cette musique toute droit sortie du désert aride. Comme l’atteste de livret on branche l’ampli, on se désaccorde bien comme il faut et on se laisse porter par la musique jusqu'à l’extase. Un vrai moment musical.
A posteriori, en regardant le pédigré de chacun des membres de
Kyuss il y a de quoi se faire peur. A eux quatre ils ont joué dans quasiment tous les plus gros groupes de Stoner (ou au moins influencé) Mais en cette année 1993, il n’y a que
Kyuss et le trip peut commencer. Ce disque c’est la passerelle entre le monde enfumé du rock 70 et les années 90. Un savant mélange alliant le kitsch à une technique imparable dans pour autant perdre une once de crédibilité. On pourra se dire que certains effets en « stéréo » sont démodés mais qu’a cela ne tienne,
Kyuss assume et nous nous en prenons plein les oreilles. Il faut dire que John Garcia est un putain de chanteur comme on aimerait tous en avoir. Prenant et d’une rare intensité il pèchera surtout par son absence sur certain passage. Mais bon la musique est belle et bien là donc nous n’allons pas nous plaindre.
Et la musique, mais quelle musique.
Kyuss ne se pose pas la question de savoir si ca le fait ou pas. Il faut que envoie et que l’on décolle des les premières notes. « Thumb » est la parfaite rampe de lancement a un
Blues for the Red Sun devenu culte. La rythmique plombée, les changements de tempo, le chant envoûtant tout y est et ce n’est que le premier morceau. Outre des passages ultra lourd, nous retrouvons surtout des passages totalement deconnectés de la réalité comme le final de « 50
Million Year ». Jamais depuis les années 70 nous n’avions autant plané par le simple biais de la musique. Même si Garcia manque cruellement lorsqu’il n’est pas là, la qualité de certains interludes fait mouche. Ils se reconnaîtront mais le trip avait été bien bon lorsque nous avions bu un max de bière dans un canapé avec
Kyuss en fond musical. Voila comment apprécier ce disque, avec des potes, des bières et un canapé (et une stéréo ça va de soit). C’est vrai bien que l’on se laisse porté par les titres, les interludes comme « Writhe » finissent de nous assommer alors que nous n’avons rien demander a personne. Ma préférence va pour « Apotecaries Weight » dont le coté totalement pysché est aussi beau qu’effrayant. Mais qu’avait il pris au moment d’écrire ce morceau (peut être était il a jeun justement et le manque les a fait délirer). Mention spéciale a "Yeah", sommet de l'humour!!!!!!!
Mais Kyus ce n’est pas que des titres qui déchirent c’est également un son unique. Son qui vient d’un accordage de folie et d’une recherche sonore unique qui voit le son de guitare se confondre avec le son de la basse. Résultat un rouleau compresseur qui le fera pas de cartier. On vénère ou l’on n’aime pas du tout mais en tout cas il n’y a pas de compromis.
A consommer sans modération,
Blues for the Red Sun a marqué son temps et l’histoire de la musique. Imaginez il fallu inventer une nouvelle catégorie de musique pour les « cataloguer ». Laissez vous portez par la puissance la musique et ne chercher pas a comprendre : boire des bières et écouter
Kyuss est une religion qui me plait bien !!!!!!!