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| CD paru en1996 - Avantgarde Music |
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1. Ars Manifestia
2. Forbannet Vaere Jorden Jeg Gar Pa
3. Stupet
4. Svartedal
5. Min Lekam er Meg Blott en Byrde
6. Vettenetter
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| Chronique |
 18 / 20 |
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En tout point, Kvist est bizarre. Tout d’abord, cette « formation » née en 1995 n’a sorti qu’une démo et un album ; nous ne savons rien du groupe ; le son et les compositions sont très particulières, mélangeant plusieurs styles sans jamais tomber dans la facilité du recopiage.
Beaucoup de personnes rapprochent la musique de Kvist des premiers Satyricon… je ne suis pas d’accord. Kvist est unique et rien de connu ne lui ressemble.
Je pense qu’il est bon de commencer par signaler que la musique est beaucoup plus mélancolique que violente. S’il est vrai que la batterie est assez rapide, le son utilisé en fait un instrument un petit peu en retrait par rapport aux guitares et aux claviers. Certains passages blastés sont toutefois très violents mais ne durent pas trop longtemps. Par exemple, sur « Forbannet Vaere Jorden Jeg Gar Pa », un passage bien violent fait son apparition avant la fin du morceau, dure quelques secondes et les claviers viennent apaiser le tout.
Les guitares ne laissent aucun doute sur la provenance du groupe : c’est bien du norvégien ! Assez proche du style Burzum, elles laissent parfois dégager des airs d’une tristesse inimitable qui prend aux tripes comme un couteau bien aiguisé…
Les claviers, très présents ont tantôt une connotation Satyricon par leur côté médiéval, tantôt une connotation Emperor, qui rend l’album assez cosmique (voir – ou plutôt écoutez – le troisième morceau, « Stupet » qui une noirceur incroyable, pas haineuse, plutôt désespérée et très cosmique grâce aux passages atmosphériques).
Tout en Norvégien, le chant ne prédomine pas. On pourrait très bien s’en passer, mais il est là et ne dérange pas.
Alors tout ceci ressemble bien à ce que l’on appelle du Viking Metal, dont les plus connus et les plus fiers représentants sont Enslaved. Kvist, dont le nom semblerait signifier « rameaux » ou approchant semble plus rejoindre une idéologie païenne que sataniste.
La pochette de l’album me laisse à croire que je n’ai pas tort : la petite église que l’on aperçoit en haut de la colline sous le coucher de soleil est-elle celle qui brûle à l’arrière du CD ? Les grosses pierres au premier plan rappellent très nettement les vestiges de sites pré chrétiens qui peuvent exister dans les pays scandinaves, d’où un symbole profond que Varg Vikernes a exploité tant qu’il le pouvait en liberté puis au fond de sa cellule : le paganisme n’est pas mort… ravivez sa flamme et réveillez l’Odin qui sommeille en vous.
Bon, je ne fais l’apologie d’aucune religion quelle qu’elle soit, mais je tentais par là de faire un rapprochement entre Burzum et Kvist, des idéologies que je crois être leur, afin d’en ressentir toute la substance en écoutant l’album.
Si à la première écoute je n’ai pas aimé Kvist, j’affirme qu’aujourd’hui c’est un des disques que j’écoute le plus souvent.
Unique sous plusieurs acceptions (le seul de la formation et le seul dans son genre), ce disque mérite une place d’honneur dans la collection de tout fan de black norvégien.
Nattskog
2 commentaires |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Kvist est un groupe que l'on pourait qualifier de fantome... Apparu entre 1995 et 1996, ils sortent un album puis disparaissent sans laisser de trace médiatiques apparentes ! Mais ce n'est pas pour autant que cet album laisse indifférent ! On assiste à une excellente démonstration de Black Ambiant avec pas mal d'influences symphoniques sans faire de plagia ! Comme le titre de l'album, les paroles sont en Norvégien,ce qui pour moi est un point très fort pour un album de Black Metal !
Dès le premier morceau, Ars Manifestia, c'est un black au guitares assez true et des mélodies sombres et malsaines auxquelles viennent s'ajouter les paroles guturales du chanteur !
Pour Forbannet Vaere Iorden Ieg Gar Pa ce sont des riffs plus épiques qui dérivent parfois dans une sorte de carnage guerrier et dépressif. Cette fois ci se sont essentiellement ces riffs qui donnent la dimension au morceau, les claviers étant très peu présents... Et la batterie se trouve souvent à la limite du blast sans en être du pur et dur à la Darkthrone.
Stupet est une piste plus ambiante et glaciale, à l'image du pays dont est issu le groupe (la Norvège)... Les claviers donnent une dimension quasi spirituelle qui vous transportent ailleurs, sur des mélodies froides et sombres avec des passages si intense que l'on écoute plus la musique mais on la ressent !!! Un morceau très court par rapport aux autres pistes mais qui sort l'auditeur de toute donnée temporelle ou humaine.
Svartedal est quant à lui un morceau extrèment sombre et épique avec des riffs imprévisibles et guerroyants sur une batterie sollenelle... Le tout est appuyé de martialité produite tant par les claviers que les grattes...
MM Lekam Er Meg Blott en Byrde (prononciation) est le morceau le plus long de l'album avec ces 10 minutes. Piste également la plus malsaine avec des riffs inquiétants et une batterie répétitive à vous en faire perdre la raison !
On termine sur Vettenetter aux sonorités extrèment true et à la batterie à fond dans le blast... Passages sombres, malsains, et épiques se succèdent avec des claviers dépressifs et une voix haineuse en tout points !
Inquiétant !!!
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Les norvégiens de Kvist font partie de ces quelques groupes ayant sortie un seul album avant de plier les gaules peu de temps après et à l’écoute de For Kunsten Ma Vi Evig Vike (1996) on ne peut que regretter la courte existence du combo. Enregistré au Endless Sound Studio à Oslo leur unique album est commercialisé par le label italien Avant-Garde Music qui porte bien son nom et tient sous sa coupe des formations originales tel Monumentum.
Alors que depuis Emperor et son fantastique In The Nighside Eclipse de nombreuses formations se lance avec une réussite artistique parfois discutable dans ce nouveau style qu’est le Black Metal symphonique, Kvist reste dans un Black Metal plus personnel et n’utilisent pas de clavier grandiloquent afin de booster artificiellement leurs compositions, on en distingue simplement quelques nappes lointaines et discrètes. Cependant les norvégiens ne jouent pas non plus dans la cour du Black haineux à la Darkthrone. Les mélodies et rythmiques de Kvist évoquent plutôt un hymne douloureux et mélancolique à la nature et à l’homme, un état d’esprit de rapprochant du paganisme en somme.
Ars Manifestia nous entraîne tout d’abord dans un Black assez rapide où les linéaires accompagnent une double pédale très présente, on perçoit un petit côté Emperor dans la construction mais avec un synthé restant beaucoup plus discret que chez la bande à Samoth.
On trouve quelques similitudes dans la musique de Kvist avec celle de Satyricon, entre autre dans le phrasé du chanteur Tom, ceci est particulièrement vrai sur Forbannet Vaere Jorden Jeg Gar Pa, le combo a aussi tendance comme ses compatriotes à faire durer ses riffs afin d’en imprimer la marque dans la tête de l’auditeur et joue également sur le registre folklorique par endroit. On remarquera avec un amusement certain que le premier riff de Stupet ressemble comme deux gouttes deux à celui qui ouvre When Satan Rules His World de Deicide. La comparaison d’arrêtera là car Stupet est une longue piste atmosphérique bien loin des préoccupations musicales du combo américain, morceau sur lequel plane d’ailleurs toujours l’ombre d’Emperor avec des claviers se faisant plus présents et captivants.
Sur Svartedal, émanent des ambiances toujours aussi noires et sombres avec un synthé se faisant violon et nous transportant dans un requiem à la tristesse, tandis que Min Lekam Er Meg Blott En Byrde est dans une veine plus agressive, jusqu’à cette partie centrale narrée qui fait presque BO de film bien avant que Dimmu Borgir ne tente des choses de ce genre. Le morceau enchaîne ensuite sur des riffs épiques suivie d’une fin trépidante, oppressante et furieuse : un pilier de l’album avec ses 10 minutes.
Les norvégiens ne sont pas en reste et ont gardé pour la fin ce qui est certainement l’un des meilleurs titres : Vettenetter sur lequel l’intensité déployé et la porté des mélodies n’a d’égale que l’intensité des atmosphères dégagées. Il faut rajouter à cela un break centrale captivant et un final des plus mélancolique parachevant l’album magnifiquement.
La force de Kvist est ici de créer des atmosphères envoûtantes sans forcément utiliser de clavier à outrance. L’aventure s’arrêta malheureusement rapidement, les musiciens se séparant peu après l’enregistrement de cette unique album. On signalera que le guitariste Trondr Nefas officiera par la suite chez leurs compatriotes de Urgehal.
Pour un premier essai Kvist a accouché d’entrée de jeu d’un chef d’œuvre, dommage que ce soit aussi le dernier.
BG
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