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Liste des groupes Hard Rock Krokus Dirty Dynamite
Album, date de parution : 22 Fevrier 2013 - Sony Music
Style: Hard Rock

NOTE SOM : 15/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Hallelujah Rock 'n' Roll
2. Go Baby Go
3. Rattlesnake Rumble
4. Dirty Dynamite
5. Let the Good Times Roll
6. Help! (The Beatles Cover)
7. Better Than Sex
8. Dög Song
9. Yellow Mary
10. Bailout Blues
11. Live My Life
12. Hardrocking Man

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24 avis 2 16/20
Chronique
15 / 20
    Hellsheimer, Mardi 22 Janvier 2013 parlez-en à vos amis  
Dirty Dynamite n'est pas loin de rejoindre les meilleurs albums du groupe

Krokus...
Ah, la Suisse, ses tennismen, ses placements bancaires sans risques, son Lac Leman et ses feux d’artifices géants...toute une époque...

14 millions d’albums vendus plus tard, des tournées mondiales dans les moindres recoins et des disques d’Or et de Platine plein les poches (ou presque), Krokus revient après deux ans de travail acharné et un enregistrement aux célébrissimes Abbey Road Studios. Et avec un line up on ne peut plus classique : Marc Storace (chant), Chris Von Rohr (basse), Fernando Von Arb (guitare), Mark Kohler (guitare) et surtout Mandy Meyer (guitare) qui fait son grand retour dans le groupe, 30 ans après avoir remplacé Tommy Kiefer pour les tournées Metal Rendez-Vous (1980) et Hardware (1981). Krokus se prendrait il pour un groupe de Rock Sudiste avec une telle armada de guitariste? A voir...
Le groupe n’ayant pas de batteur attitré, c’est Kosta Zafiriou (Pink Cream 69, D.C. Cooper, Unisonic) qui se charge des fûts.
Et C’est Chris Von Rohr qui prend en main la production, on n’est jamais si bien servi que par soit même..

Au niveau de l’artwork, on les a connu plus inspirés. Ce Dirty Dynamite et son chien fumeur risquant même de déclencher les foudres des censeurs pour ce qui est de la cigarette dans la bouche de l’animal...
L’introduction de l’album est d’ailleurs assurée par un de ces charmant aboyeurs poilus avant que le groupe ne nous entame en choeur un «Hallelujah Rock 'n' Roll». Titre emprunt de vérité puisqu’on ne va parler que de Rock N Roll dans les lignes qui suivent.

Alors, faut pas rêver. Quand on s’est cantonné dans un style pendant près de 40 ans, et bien on y reste. Si vous n’aimiez pas le groupe, ça ne changera pas. Si vous en étiez fan, ça ne changera pas non plus, puisque la recette est toujours la même musicalement. On les a souvent comparés à AC/DC et ça va continuer avec ce Dirty Dynamite. Que ce soit au niveau de la construction des morceaux, de la sonorité des instruments. Il n’y a qu’a se coller dans les ouies Hallelujah Rock 'n' Roll, Go Baby Go ou Let the Good Times Roll.
Il y a quand même quelques variantes car on retrouve aussi un coté Status Quo sur la partie solo de Go Bay Go, les titre Yellow Mary et Dirty Dynamite ou du ZZ TOP sur Rattlesnake Rumble. Mais dans l’ensemble, pas de prise de risque inconsidéré, on reste, pour ce 18éme album, dans la continuité d’une carrière déjà bien remplie d’objets de ce genre.

Un poil de piano vient ornementer l’intro de Dirty Dynamite, le titre éponyme. Le morceau en lui même relativement lent, casse un peu la dynamique de l’ensemble de l’album et sa fin en fade out laisse planer un doute...Le groupe savait il vraiment comment terminer ce morceau?
Il y a aussi quelques autres trucs pas vraiment indispensables mais qui se laissent écouter quand on est pris dans l’ambiance (Let the Good Times Roll, Dög Song). On est quand même tenté de bouger un peu les cervicales et de taper du pied à cause de ce sens du rythme que le groupe maitrise parfaitement (normal depuis le temps).
Et le slow...Eh oui, c’est un passage obligé ou plutôt ça l’a été dans les années 70/80 et Krokus n’a pas perdu cette habitude et nous propose donc Help, relecture particulière du titre des Beatles. Rien d’exceptionnel là non plus mais les choeurs sont plutôt les bienvenus pour agrémenter un titre qu’on aurait presque pu retrouver sur un opus de Lynyrd Skynyrd au vu de la version proposée (voix mise à part). Les guitares sont de sortie et ça s’entend. Les soli sont d’ailleurs différents des autres titres de l’album, plus techniques par instant et moins Blues dans l’âme. Une partie d’orgue style Hammond vient soutenir le tout sans que cela ne paraisse incongru. Sympathique.

La basse claque bien et le groupe étant fan de toutes ses rythmiques ou elle ressort entre deux riffs de guitares, elle assure un max comme sur Rattlesnake Rumble ou Better Than Sex, qui commence comme du Slade et qui finit comme souvent dans un style très... AC/DC (une structure à la Let There Be Rock).
La batterie, dans un style très épuré mais digne d’un métronome réglé sur l’horloge atomique (voir Phil Rudd pour la définition), s’intégre parfaitement à l’ensemble. C’est propre, c’est carré, c’est Australien.
La voix reprend des allures de Bon Scott comme à son habitude sur certains titres comme Better Than Sex, Gog Baby Go ou Live Ma Life. Mais Marc Storace a un peu perdu des ses capacités qui en faisaient le clone parfait il y a encore quelques années de cela. Cela n’enlève rien à son talent, l’organe reste puissant, mais il manque ce petit plus qui faisait qu’on pouvait intégrer leurs compos sans problème dans un album d’AC/DC sans qu’on soit choqué.

Krokus a sorti des albums cultes dans sa jeunesse (et donc dans la notre aussi). Il suffit de se rappeler les sorties de Metal Rendez-Vous (1980), Hardware (1981), One Vice at a Time (1982) ou Headhunter (1983) pour se remmémorer que ce groupe était un des leaders du style. Ce Dirty Dynamite ne les rejoindra pas au firmament des albums indispensables du groupe mais il ne manque pas grand chose. Il n’en reste pas moins une excellente introduction pour tous ceux qui ne connaissent pas Krokus et qui voudraient s’y intéresser.




22 Commentaires
Chronique
14 / 20
    dark_omens, Lundi 27 Juin 2016 parlez-en à vos amis  
Un bon album auquel, selon moi, il manquera un petit quelque chose...

Pour débuter ce texte, oublions donc ce jeu des ressemblances musicales qui, invariablement, nous mènerait à conclure que l'expression artistique des Suisses de Krokus est, peu ou prou, celle d'un AC/DC du temps où le regretté Bon Scott distillait de ces talents au sein du plus illustre groupe originaire de Sydney. Inutile, en effet, de tergiverser démesurément sur une évidence certes fondée mais qui néanmoins ne saurait suffire à décrire les quelques nuances ténues susceptibles de démarquer ce disque de ceux des frères Young. Passons outre ce débat aussi parce que, de surcroît, durant les presque quatre décennies où les Helvètes sévirent, tous les arguments, ou presque, auront été largement débattus pour finalement aboutir sur le consensus habituel où détracteurs et adeptes se retrouvent dos à dos crispés sur leurs positions respectives.

Dès lors, contentons nous donc de dire, en un bel euphémisme prompt à éviter les épineuses analogies, que sur ce Dirty Dynamite, Krokus continue de pratiquer ce Heavy Boogie Blues aux forts accents australiens qui fit sa renommée depuis 1980. Limitons nous à dire que des morceaux tels que Hallelujah Rock n' Roll, Go Baby Go, Rattlesnake Rumble aux effluves texanes si chères à Billy Gibbons, Dirty Dynamite, Let the Good Time Rock, Better Than Sex, Bailout Blues ou encore, par exemple, Live Ma Life sont bons. L'ensemble de cet opus nous donne donc satisfaction. Il lui manquera néanmoins un peu de folie, quelques envolées et quelques titres aux rythmes un peu plus endiablés pour totalement nous emporter. Dommage.

Au chapitre des éléments importants à souligner, n'oublions pas d'évoquer la présence de Mandy Meyer. Le guitariste est, en effet, un des artisans de ce nouveau méfait. Un retour qui intervient après près de trente ans d'absence.

Concernant le propos de ce disque, d'aucuns pourraient aussi argumenter, fort d'une certaine pertinence, sur la démarche de Mark Storace et de ses acolytes qui est aussi condamnable que celle des frères O'Keefe qui se contentent, quant à eux, de spolier, avec un certain talent, un héritage passé. Votre humble serviteur n'étant d'ailleurs pas le dernier à fustiger Airbourne. Aussi inique et paradoxal que cela puisse paraître, il y a pourtant une différence de taille concernant les enjeux, qui ne sont évidemment pas les mêmes pour un groupe en devenir dont la tâche est de renouveler un genre et pour un vétéran dont la carrière est déjà faite. Et puis, aussi minces soient elles, les disparités qui distinguent les deux sont bien réelles. Nettement plus Bluesy que les travaux des jeunes australes, ce Dirty Dynamite comporte, en effet, un feeling et un groove qu'aucun opus d'Airbourne n'aura démontré jusqu'à présent.

Dirty Dybamite est donc un bon album qui manquera cependant de quelques atouts supplémentaires pour pleinement nous séduire.




1 Commentaire
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