The Great Execution

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Nom du groupe Krisiun
Nom de l'album The Great Execution
Type Album
Date de parution 31 Octobre 2011
Labels Century Media
Produit par Classen Andy
Enregistré à Stage One Studio
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album143

Tracklist

1. The Will to Potency 06:23
2. Blood of Lions 05:06
3. The Great Execution 05:18
4. Descending Abomination 05:45
5. The Extremist 05:57
6. The Sword of Orion 07:59
7. Violentia Gladiatore 05:37
8. Rise and Confront 05:13
9. Extincao em Massa 06:01
10. Shadows of Betrayal 08:38
Bonustrack (Digipack Edition)
11. Black Force Domain (Re-Recorded) 05:03
Total playing time 1:07:00

Chronique @ BEERGRINDER

03 Novembre 2011

la folie des vieilles réalisations n'est plus de mise, mais Krisiun sait toujours composer du bon Death Metal

Infatigables ambassadeurs (et même instigateurs) du brutal Death depuis plus de vingt ans, la longévité et la constance de Krisiun est remarquable. Ne laissant jamais s’écouler plus de trois ans entre chaque full lenght, leurs sorties sont systématiquement suivies de longues tournées renforçant leur réputation de rouleau compresseur scénique.
Une fois encore, les trois frères (je ne parle pas de Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus) sont à l’heure au rendez-vous avec ce huitième album The Great Execution (2011), témoignant de leur passion éternelle pour le Death Metal et d’une virulence intacte dans les paroles.

Fidèle à l’imagerie conquérante et destructrice des brésiliens, la pochette de Toshihiro Agawa représente un invincible guerrier en armure sur son destrier, surmontant un champ de bataille rouge du feu et du sang de ses ennemis. Une scène rappelant le célèbre méchant d’un manga culte de la fin des 80’s dans laquelle les gens se découpaient et se faisaient exploser les organes à mains nues : c’était le bon temps.

Avec la reconversion très réussie de Assassination, Krisiun avait ralenti la cadence pour se montrer encore plus incisif lors des moments opportuns, modèle repris sur Southern Storm avec un peu moins de maestria. The Great Execution va plus loin dans l’évolution, proposant encore plus de mid tempos dans leur Death Metal.
L’intro à la guitare acoustique est assez surprenante avant de retrouver rapidement le Krisiun que l’ont connaît : celui qui blast bien sûr ! The Will to Potency ne change donc pas les bonnes vieilles habitudes et les baguettes de Max se déchaînent assez vite, « Chassez le naturiste, il revient au bungalow » comme dit l’autre. Cependant les passages posés sont plus nombreux qu’à l’accoutumé, ce qui permet un travail intéressant de Moyses sur les soli, à cent lieux du déchaînement hystérique et de la martyrisation de vibrato de Black Force Domain et Apocalyptic Revelations.

Les morceaux s’allongent, la furie se canalise mais reste présente : le trio infernal continue sa mutation. Blood of Lions et son riffing Heavy entrecoupé des accélérations typiques de Max Kolesne illustre bien cette évolution.
Même si le trio a l’air en forme en cette fin d’automne 2011, on ne peut s’empêcher de les soupçonner de s’être façonnés ici quelques chansons sur mesure pour la scène, leur permettant de souffler un peu. Il est évident qu’il leur sera impossible de jouer à 200 à l’heure sur scène pendant encore 15 ans. Bien sûr les ayatollah prônant uniquement le Death débridé des trois premiers albums risquent d’être déçus. Pourtant le titre éponyme, sa montée en puissance initiale et le déchaînement qui suit auraient de quoi convaincre les plus septiques.

Soyons réalistes : la folie des vieilles réalisations ainsi que l’incroyable efficacité de Assassination ne sont plus de mise, Krisiun sait toujours composer du bon Death Metal, mais ne semble désormais plus être en mesure de sortir la tuerie de l’année. Heureusement, le talent instrumental, l’expérience et le feeling des brésiliens n’ont pas complètement déserté, on retrouve sur The Extremist, cette hargne et cette vitesse d’exécution qui ont fait la réputation du combo : le mid tempo central emmène très vite au headbanging obligatoire. Les déluges de blast-beat entrecoupés d’un riff et d’un soli rock’n’roll, il fallait y penser mais ça sonne diaboliquement bien.

On se demande quand même s’il était bien nécessaire de caser une heure de musique sur The Great Execution, bien sûr le Thrashy Extinção em Massa chanté dans leur langue natale ou le final Shadows of Betrayal avec ses guitares méchamment Heavy s’avèrent sympathiques à défaut de casser la baraque, mais ne valait-il pas mieux concentrer un peu l’inspiration et proposer une tuerie de 40 minutes épurée des passages superflus ? C’est vous qui voyez...
Krisiun a aussi pensé aux nostalgiques en proposant en bonus sur le digipack un réenregistrement du fameux titre Black Force Domain qui a subi un gros coup de lifting pour l’occasion.

On s’en doutait depuis Southern Storm, Krisiun confirme, le groupe est en vitesse de croisière, propose une musique de qualité, se renouvelle même de façon assez intelligente, mais avec une intensité inférieure à la grande époque. Même s’il souffre de la comparaison avec les classiques du trio, The Great Execution enterre encore la majorité des jeunes groupes concurrents et des vieux briscards ayant perdu la foi, suivez mon regard...

We march until the scorched earth, never to come back home
We follow the immortal storm, never to come back home

BG

20 Commentaires

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infestuus - 23 Décembre 2011: Il me gonfle ce disque , acheté pour la "collection" mais si le prochain est similaire elle s'arretera ici . Pas mauvais , on parle quand meme de krisiun mais dispensable surtout vu la déferlante de très bonnes sorties de cette année . Je lui ai mis 12 , mérite pas plus .
jeffff - 30 Janvier 2012: sévère note mais sans doute a comparer a la qualité des precedents Lp d'après ta chro. Je ne connais pas assez le groupe pour m'en faire une telle image. Mais j'ai bien aimé justement l'aspect lourd de certains passages et il faut reconnaitre que les morceaux sont excessivement longs
albundy57 - 07 Mai 2012: Avé Beergrinder, je suis ok avec ta note!
KRISIUN demeure un poids lourd dans le style et c'est indéniable.
Mais perso ce dernier méfait m'a plutôt gonflé dans l'ensemble de par ses longueurs pesantes...
Mais bon, loin d'être mauvais, ce skeud m'a juste un peu laissé sur ma faim comparé à l'intensité de leurs premières offrandes.
Metalder - 09 Mars 2013: eh ben! je trouve cette album vraiment bien foutu! mon préféré aprés Conqueror... Intense!!!
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Chronique @ karnivormetal

29 Janvier 2012

Un bon album, pas exceptionnel, loin de là !

Depuis leur formation en 1990 et leur premier split en 1992, suivi du premier album 3 ans plus tard, le bien nommé " Black Force Domain "(1995), les trois frangins Brésiliens de Krisiun ont parcouru pendant plus de 20 ans leur carrière sous le signe du death metal, et reviennent en 2011 avec une nouvelle offrande, leur huitième réalisations studio à ce jour, afin de nous violenter les esgourdes, toujours sous l'égide du label Century Media.

L'album s'ouvre sur une mini intro à la guitare acoustique de Marcello Caminha. Après quelques secondes de douceur, le premier riff de " The Will To Potency" déboule, lourd et puissant, la machine est lancée, avec des alternances entre mid-tempo et accélérations. Le morceau suivant "Blood For Lions" aux riffs affutés et à la batterie bien rentre dedans, assurent un bon travail de destruction en règle, tout en sachant se faire écrasant par endroit!
D'ailleurs signalons que l'album n'est pas que matraquage sans relâche du début à la fin, mais alterne judicieusement ces passages plus lents, et accélérations fulgurantes dont ils ont le secret. Un peu à la manière de leur album Assassination (2006), pour nous offrir un disque un peu plus varié dans le fond et la forme.Comme le prouve le titre "Descending Abomination", commençant sur du mid tempo pendant près de deux minutes, suivi de breaks et d'accélérations particulièrement bien senties.

Bon on pourra néanmoins remarquer quelques longueurs durant l'album, il dure quand même plus de 60 minutes, certains passages sentant un peu le réchauffé, comme par exemple le morceau éponyme ressemblant à s'y méprendre au titre "United In Deception" de l'album Assassination, ce qui ne l'empêche pas d'être un excellent titre malgré tout.

D'ailleurs quoi qu'on en dise l'enchaînement "The Great Execution"/ "Descending Abomination"/ "The Extremist" constitue un des gros point fort de cette galette, quel enchainement terrible nous avons là! Krisiun a gardé toute sa puissance et son art de la destruction, et preuve en est pour la suite le violent "Rise And Confront" ou l'original "Extinçaò Em Massa" chanté en Portugais par Joào Gordo, qui hurle et growl avec une rage certaine, mais dommage que la fin du morceau traine un peu en longueur. Un titre qui aurait mérité d'être raccourci. L'album se terminera sur le morceau "Shadows Of Betrayal", ça pète bien, mais c'est plutôt moyen, voire même pas très utile comme titre, trop conventionnel peut-être.

Pour l'édition digipack il y a un titre bonus suplémentaire, enfin plutôt un remix d'un ancien titre du premier album ré-enregistré, "Black Force Domain", qui subit d'ailleurs un ravalement de façade plutôt bon.

Pourvu d'une superbe pochette dans les tons rouge sang de Toshihiro Egawa, et d'une prod en béton armé (autre point fort de cet album) de Andy Classen, l'album est masterisé au Stage On Studios, qui ne manquera pas de défoncer les murs et de vous décrocher la tronche en même temps.

Krisiun en 2011 revient donc avec un opus un peu plus varié, plus sympa à l'écoute dans son ensemble et malgré quelques longueurs, ils s'en sortent bien mieux qu'en 2008 et leur Southern Storm, qui était bien trop linéaire et affublé de compos moyennes et d'une reprise anecdotique de "Refuse/Resist" de leur compatriote de Sepultura. Bien entendu cet album ne rivalisera pas avec les deux grosses tueries du groupe que sont "Apocalyptic Revelation" (1998) et "Assassination" (2006), qui restent à ce jours les meilleurs réalisations du groupe, mais force est de reconnaître qu'un plaisir certain se dégage à l'écoute du disque, quoi que l'on en dise. Un bon album pas exceptionnel loin de là, vu le nombre de tueries sorties cette année, mais qui tient tout à fais la route!

22 Commentaires

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eclectic - 21 Juin 2012: Je me trouve un peu en désaccord avec ta kro (et cellez de BG), car jetrouve justement que c'est le meilleur Krisiun...Enfin, le groupe pose son jeu et prend le temps d'asséner ses riffs, et quel batteur ! J'ai toujours trouvé le Death de Krisiun très rapide et brutal mais souvent confus et prise de tête .L'album est un peu long j'en conviens, mais on retient bien les structures alors qu'avant, ça faisait un peu mal à la tête. 16 pour moi, malgré quelques titres dispensables.
eclectic - 21 Juin 2012: Je ne trouve pas qu'il y ait tant de moments de faiblesse . Peut-être "shadow of betrayal" qui s'éternise mais dans l'ensemble, j'adore vraiment cette grande éxécution . Toutefois, je vais re-écouter Assassination car il ne faut jamais rester sur une impression et se remettre en cause . Merci de ton ouverture .
albundy57 - 22 Juin 2012: Bon ben désolé les enfants, mais "Assassination" n'arrive pas dans mon top 3 de KRISIUN...
Et crois moi mon vieux babouin de Karni, c'est pas faute d'essayer!
Sur ce je vais aller me servir un piot rouge moi.. Santé!
 
napalm25 - 08 Septembre 2012: Pareil qu'albundy, apocalyptic et Conquerors sont mes préférés, assassination ne m'a pas emballé plus que ça.
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