1. Creation's Scourge
2. Kings of Killing
3. Apocalyptic Victory
4. Aborticide (in the Crypts of Holiness)
5. March of the Black Hordes
6. Vengeances Revelation
7. Rites of Defamation
8. Meaning of Terror
9. Rises From Black les paroles
Trois ans après un Black Force Domain prometteur, entièrement enregistré au Brésil avec les moyens du bord, Krisiun s’embarque cette fois en Allemagne, pour rejoindre Simon Fuhrmann aux Musiclab Studios, bénéficiant dès lors d’une production beaucoup plus professionnelle. Les trois frères ressortent ainsi avec l’incroyable Apocalyptic Revelation, commercialisé par l’écurie GUN Records (sous licence Dynamo) en octobre 1998.
En trois années, le death satanique de Krisiun s’est considérablement bonifié. Les rythmiques de Max & Alex sont désormais d’une précision époustouflante, décuplant la puissance de feu de la formation, et servant de véritable moteur aux rafales de riffs assassins de Moyses, et au chant guttural d’Alex, d’une fureur et d’une pureté exemplaires. D’entrée, le groupe brésilien fait en effet tout péter, assénant des Kings Of Killing ou autres Apocalyptic Victory, d’une brutalité particulièrement significative.
Krisiun balance ainsi ses blast beats infernaux, puis enchaîne brillamment sur des rythmes d’une lourdeur écrasante, renforcés par un double pédalage millimétré, terrain propice à une cascade de riffs encore plus techniques et meurtriers, avant d’éclater sous le tonnerre des soli furieux d’Alex. Depuis l’instrumental March Of The BlackHorde, jusqu’au terrible VengeanceRevelation, le groupe ne laisse décidément aucun répit, dévastant allégrement tout sur son passage.
Parfaitement mis en valeur par une production aussi rugueuse qu’incisive, Apocalyptic Revelation hisse directement Krisiun parmi les nouveaux fers de lance de la scène death métal. En cette année 1998, aux côtés de Nile, Angel Corpse & MorbidAngel, et de leur redoutable Amongst The Catacomb, Exterminate & Formulas, le trio brésilien largue en effet non seulement l’un de ses missiles les plus marquants, mais affiche en plus une violence dévastatrice et une technique imparable, permettant la résurgence tant attendu du death métal qui, après une longue période léthargique, retrouve enfin son souffle et ses lettres de noblesse. Terrassant !