Chargement ...
Vous allez être redirigé
|
| CD paru en2006 - No Colours Records |
ajouter les paroles de l'album
|
Vous devez être membre pour déposer une note
1. The Great Beast Trembled In Nightmare
2. Who Shall Stand Against Me
3. The Blue Mist
4. Under An Unearning Moon
5. The Sick Winds Stir The Cold Dawn
6. And Now The End
7. Lingering Doubt
8. Hallucinations In Deep Corruption
9. Every Wound Burned
10. An Empty Room A Forgotten Funeral
11. The Master's Voice
12. Sears Brought Into Question
13. The Forest Beneath The Sea |
|
|
|
| Chronique |
 15 / 20 |
|
Quand Imperial a annoncé le split de Krieg, j'ai un peu eu les boules. Pas que le groupe ait pondu que des chefs-d'œuvre, loin de là, mais tout simplement pour la raison suivante (officiellement, mais officieusement? Une histoire de fric et de label?): trop mainstream et dégouté de la tournure que cela a pris. Donc inacceptable pour un groupe de black. Mouais. Si Imperial avait été madame, j'aurais dit que c'est à cause de l'ovulation ou de la fin de cycle. Bah non, même pas possible de tenter une explication rationelle pour ce geste franchement un peu idiot... Pour les fans die-hard, deux-trois concerts sont tout de même prévus... aux States uniquement. Ca peut faire un peu cher le ticket pour voir 5 bimbins sur scène peinturlurés comme des épouvantails pour "Hallogouine".
Quoiqu'il en soit, pour son chant du cygne, Krieg a fait quelque chose de bien. Déjà pour la longueur de l'album en lui même: fini les étrons de 25/30 minutes à tout casser enregistrés à l'arraché et les splits à gogo qui n'offrent à chaque fois que les mêmes musiques, alors que le répertoire du groupe, foutrement bien fourni, doit sûrement receler d'une quantité inimaginable de rareties. Ici, place à l'heure passé de musique. Fini les morceaux tellement chaotiques qu'ils finissaient par tous se ressembler au bout d'un moment. Auf wierden sehen Khaos, guten Tag Struktur.
Et je dirais même que c'est l'atout, le point fort de cet album: Krieg le chaotique, le destructuré fait du ménage dans son bordel et fait place à l'ordre. Une progression remarquée déjà sur "The Black House". Autant dire que s'il y a des fans du terrible "Destruction Ritual", auntant qu'ils aillent se foutre un doigt dans l'œil sans plus attendre s'ils attendent ici un "Destruction Ritual bis". Là, c'est face à un album qui sait où il va qu'on a affaire, un album carré, dense et évitant clairement toute redondance. Et tant mieux.
Imperial pour cet ultime jet a mis les petits plats dans les grands: la recherche d'ambiance et d'atmosphère. Et pour se faire, le bonhomme n'est pas allé récupérer les premiers manchots de service pour enregistrer ce disque, Imperial ayant beaucoup de contact dans la scène black metal. Un mec de Nyktalgia, Werewolf de Satanic Warmaster, ou de ses compatriotes et souvent frères d'armes de Nachtmystium. Un entourage digne de ce nom.
Tout y passe: de la mélancolie, avec ce cri de détresse que fait "Under an uncaring moon", sublissime à souhait(et ma préférée), de la brutalité et de la débauche pure sur "Lingering doubt", un peu de 'post-black' avec "The sick winds stir the cold dawn", l'intrusion de clavier sur quelques passages et le magnifique sample de chant féminin d'opéra sur "Sears brought into question"... Une différence est nette avec tout le reste de la discographie, même avec le mini Patrick Bateman, pourtant sorti la même année. Le plus fort dans l'histoire, c'est que le son de guitare varie légèrement suivant l'ambiance. Un détail qui peut avoir son importance suivant la musique.
Un hommage au black metal pour son ultime disque? Je ne sais pas vraiment mais j'ai cette vague impression le principe y est, comme pour le "Black metal ist Krieg" de qui vous savez. Certains iront crier au génie et s'enflammeront en mettant un 20/20 à l'album. Non je ne mettrais pas tant. Mais pour un chant du signe du vétéran black de la scène US, qui a réussi à obtenir un succès d'estime vraiment mérité, un bon 15/20 fera l'affaire...
15/20 donc!
2 commentaires |
|
|