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| 19 Janvier 2009 - SPV |

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DISC
1. Hordes of Chaos (A Necrologue for the Elite) 5.04 2. Warcurse 4.10 3. Escalation 3.24 4. Amok Run 4.12 5. Destroy What Destroys You 3.13 6. Radical Resistance 3.43 7. Absolute Misanthropy 3.37 8. To the Afterborn 4.53 9. Corpses of Liberty 0.55 10. Demon Prince 5.16
DVD (Deluxe Edition)
1. Awakening of the Gods (live at the Summer Breeze Open Air, Germany, 2006) 2. Coma of Souls (live at the Summer Breeze Open Air, Germany, 2006) - Hordes of Chaos (Video-clip) - The Making of "Hordes Of Chaos"
Total playing time 38.27 |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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On dirait bien le retour au premier plan des grosses cylindrées, dont fait partie Kreator!! L'un des vieux de la vieille du Thrash Metal, et du Metal tout court d’ailleurs! Je parle de retour car en effet beaucoup d’anciens groupes vont nous fournir de nouveaux opus (si ce n’est pas déjà fait) comme Kreator, Cannibal Corpse, AC/DC … pour ne citer qu’eux !!
Mais revenons à nos moutons avec Hordes of Chaos. La bande à Mille revient encore déterminée à massacrer tout sur son passage, le titre est assez évocateur, les textes des chansons tournent autour de ce thème d’actualité qu’est la violence urbaine, la guerre etc.
On entre dans le vif du sujet sans passer par quatre chemins, comme d’habitude. On découvre de suite un jeu de guitare qui n'a pas changé, bien synchronisé et envoyant la sauce. Les parties mélodiques sont quand même beaucoup plus présentes, et c’est là l’évolution certaine de cet album. On savait que le groupe avait un accent porté sur la mélodie, mais ici il est encore plus audible, ce qui n’est pas déplaisant. Cela ne veut pas dire non plus que le groupe a laissé tomber le côté brutal de son jeu. Ce n’est pas la peine de s’affoler, je vous rassure. En fait, lors des refrains, on s’aperçoit que les guitares sont tournées vers la mélodie rapidement, comme sur « Escalation » par exemple, et avec beaucoup d’efficacité, le jeu est plus fluide que sur Enemy of God c’est certain, mais il reste aussi attaché, lors des riffs construits et principaux des morceaux encore un peu saccadés, ce qui est une des pièces maîtresses du jeu du groupe. La batterie est, quand à elle, bien en place, avec toujours ce jeu old-school un peu saccadé, beaucoup de simple grosse caisse, des roulements calculés ; bref, pas trop de fausses notes, même si, quand même, on se rend compte que le jeu pourrait être plus construit avec plus de roulements, de double grosse caisse. Pourquoi dis-je cela? Car outre le fait que les guitares et le chant de Mille gardent leur panache et leur rage, la batterie semble plus modérée. Les morceaux sont bien construits et ne tournent pas en rond, on retrouve des éléments majeurs du groupe comme des changements de rythmes et de riffs toujours très bien appliqués lors des morceaux. Il y a aussi pas mal d’effets autour du chant, qui se fait écho comme sur "Warcurse" avec ce refrain qui donne envie de hurler en même temps que Mille, ou superposé et qui est le bienvenu. Mille est encore en forme et n’a rien perdu de son chant si caractéristique, les parties criardes sont bien maîtrisées et parfaitement exécutées, même s’il semble que par moments on a envie de le voir un peu plus pousser et se donner, ce qui rejoint le (petit) point négatif de la batterie.
En fait voilà l'un des principaux défauts de cet album : par moments cela manque de punch, de rentre-dedans, et cela se ressent assez. Et c’est ça qui joue dans la balance au final. Mais outre ce fâcheux élément, l’album est très agréable à l’écoute, et on y revient très facilement car les mélodies et les riffs sont très accrocheurs. On se prend très vite au jeu et on retient vite les mélodies. D’autres effets sont à noter comme l’intro de « To the After Burn », atypique, avec une montée en puissance : guitare, batterie, chant. Ou encore lors de « Amok Run » et son intro acoustique qui surprend, assez agréablement, cela permet une sorte de pause si l'on peut dire, pour reprendre de plus belle.
Cet album est une réussite dans son ensemble, Kreator a su nous proposer quelque chose d’évolutif sans trop toucher à ses caractéristiques et son jeu, même si cela manque par moments d’agressivité, il faut le dire. Je pense que certains morceaux de cet album feront fureur lors des concerts, avec beaucoup de refrains que le public pourra reprendre en chœur. Pour les fans du groupe comme pour ceux qui veulent le découvrir.
11 commentaires |
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| Mini-Chronique |
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Attention, ceux qui s’attendent à ce que Kreator monte d’un cran, suite à “Violent Revolution” (l’album du grand retour) ou “Enemy of God”, vont être quelque peu déçus. Ici, on prend les mêmes ingrédients et on recommence car, c’est bien connu, comme dit le dicton : c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes. Ça commence presque comme un disque de rock mais, très vite, on entre dans le vif du sujet, la cavalerie teutonne se met en branle et ça fait mal ! Au programme : déluge de guitares épileptiques et batterie galopante. Mais, comme cela a toujours été le cas chez Kreator depuis les années 80, la mélodie est toujours présente à travers le travail qualitatif des deux guitaristes Mille et Sami. On peut, par exemple, s’en rendre compte sur “Amok Run” (où Mille s’essaye au chant !) ou l’instrumental (salvateur) “Corpses Of Liberty”. Soutenus par une production impeccable, les intros ou les breaks sont donc toujours très travaillés (”Hordes of Chaos”, “Destroy What Destroys You”, “Radical Resistance”, au chorus d’une rare efficacité, “Absolute Misanthropy”, “Demon Prince”) et on pense, par moments, à Slayer (”Warcurse”, “Escalation”). En effet, à l’instar des californiens, les Allemands ont cette capacité à véhiculer, musicalement parlant, une bonne dose de brutalité, le tout accompagné de passages relativement techniques. Dommage que la voix de Mille Petrozza montre quelques limitations, donnant, au final, l’impression d’une certaine linéarité un peu gênante au bout de dix morceaux. “Hordes of Chaos”, “Escalation”, “Destroy What Destroys You” sont, à mon avis, à écouter en priorité.
Dead Zone
Kreator “Hordes of Chaos” (SPV/Wagram)
Sortie le 19 janvier 2009
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| Mini-Chronique |
 18 / 20 |
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Depuis la sortie de Hordes of Chaos, je dois avouer qu'il tourne en boucle dans mes platines... et pour cause, à l'heure où d'autres géants du thrash ne sont plus que l'ombre d'eux même, Kreator réalise un album époustouflant, digne d'Endless Pain.
Les titres sont plus agressifs les uns que les autres, le jeu est bien plus fluide que sur Enemy of God par exemple, moins saccadé, le rythme est soutenu à tel point qu'on est scotché à tous les morceaux. Des titres tels que Warcruse ou Amok run peuvent être cités en référence, Jürgen Reil est déchainé, précis, remarquable techniquement...
Le groupe a gagné en puissance, la production est de très bonne qualité, le son est puissant. Le chant est plus agressif... à certains moments, je pense à Slayer... cet album serait a comparer avec Violent Révolution en plus agressif et doté de meilleurs arrangements.
Cet album est une perle à posséder absolument !! Kreator
joue comme à ses début, pour le meilleur...
c'est un géant du thrash qui le prouve encore une fois.
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| Mini-Chronique |
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12ème album studio pour kreator en 25 ans de carrière, voilà qui force le respect. Ceux qui recherchent de la nouveauté sur ce nouvel album des thrasheurs allemands peuvent passer cette chronique car ils vont perdre leur temps. Fini l'expérimentation des années 90, le kreator des années 2000 offrent ce qu'attendent leurs fans : du Thrash haineux et agressif. "Hordes of Chaos" s'inscrit ainsi dans le prolongement de ces 2 prédécesseurs, "Violent Revolution" 2001 et "Enemy of God" 2005, c'est à dire leur Thrash originel des années 80 avec le son lourd et moderne d'un "Cause For Conflict" 1995. Une fois que l'on a dit cela, on aurait donc tout dit. Non, car l'essentiel est de savoir si ce nouvel opus est aussi bon que ses prédécesseurs.
Je serais tenté de répondre non. N'oublions pas que l'album précédent date de 2005 (donc, d'il y a 4 ans), on pourrait donc exiger un album aussi bon qu'"Enemy of God". Et de plus, "Hordes of Chaos" est beaucoup plus court, moins de 40 minutes, avec 9 morceaux et un petit instrumental. L'album est, de plus, moins mélodique et semble un peu plus pauvre musicalement. Voici donc les points négatifs qui me font dire que "Hordes of Chaos" est inférieur à "Enemy of God" et "Violent Revolution".
Cependant, ces objections sont atténuées par une plus grande agressivité et par le fait que ce vieux renard du Thrash qu'est petrozza sait plus que jamais nous pondre des refrains accrocheurs et efficaces. Cela sauve des titres comme "amok run" et "destroy what destroys you" d'une certaine monotonie. Parmi les meilleurs morceaux de l'album, citons "Hordes of Chaos", "warcurse", "escalation", "radical resistance" (qui traite des émeutes urbaines en France de 2005) et "to the afterborn", le plus mélodique celui ci. Kreator puisera certainement parmi ces torpilles Thrash en live qui déclencheront pogos et slams en tout genres.
Pour conclure, malgré quelques petites réserves, cet album reste d'excellente qualité, et est indispensable pour tous les fans du leader du thrash metal en Europe.
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