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Take A Look In The Mirror

Korn discographie



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KORN - TAKE A LOOK IN THE MIRROR (CD)

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24 Novembre 2003 - Epic Records / Immortal Records (USA)
Korn : Take A Look In The Mirror, chronique, tracklist, mp3, paroles Tracklist

1. Right Now
2. Break Some Off
3. Counting On Me
4. Here It Comes Again
5. Deep Inside
6. Did My Time
7. Everything I've Known
8. Play Me (Feat. Nas)
9. Alive
10. Let's Do This Now
11. I'm done
12. Y'all Want a Single
13. When Will This End (Goes into Hidden Track "One" (Live) (Metallica Cover))

les paroles
Note
15/20
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Mp3

Korn : Take A Look In The Mirror - mp3 video-clip Did My Time
Korn : Take A Look In The Mirror - mp3 video-clip Deep Inside

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Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
note : 8/20
Aujourd'hui, le thème de notre leçon sera "La panne d'inspiration, ou comment faire croire à vos fans que vous avez encore quelque chose à dire quand vous préfèreriez prendre votre retraite".

En cette année 2003, Korn a accompli à peu près tout ce dont un groupe de métal peut rêver. Le groupe a touché un public exigeant avec ses deux premiers albums, a atteint le sommet des ventes avec "Follow The Leader", a montré sa face sombre et mélodique avec le splendide "Issues", et a même exploré des contrées inattendues avec l'expérimental (et abouti) "Untouchables". Comme pour tout groupe parvenu au faîte de sa gloire, la question du trou d'air se pose: que faire lorsqu'on a tout fait? De quoi rêver, que désirer lorsqu'on a presque tout? Et surtout, que proposer de nouveau à son public lorsqu'on a exploré toutes les facettes de sa musique?

A ces interrogations, Korn répond de la façon la plus désagréable qui soit. Non, aucun membre n'a les épaules d'un Steve Harris, capable de réinventer Iron Maiden après plus de vingt ans de carrière; en fait, Korn n'est même pas capable de suivre le chemin qu'avait emprunté Metallica avec "Load", c'est-à-dire de se remettre en question à défaut de proposer un album transcendant. Alors que les fans et les critiques attendent le chef-d'oeuvre qu'aurait pu annoncer "Untouchables", les musiciens de Korn sortent "Take A Look In The Mirror",un disque à la fois passéiste et indigne de ce glorieux passé. Au moins le groupe a-t-il le mérite de la franchise; tout dans la présentation de cet album, du titre au livret en passant par l'impression du cd, annonce la couleur: "Take..." est placé sous le signe du retour aux racines, de l'abus des formules qui ont fait le succès phénoménal des cinq de Bakersfield.

Le morceau d'ouverture, le puissant "Right Now", fait illusion grâce à ses grognements très typés death-métal, surprenants chez les parrains du néo. Malheureusement, ce sera la seule surprise de cette galette. Le reste n'est qu'un assemblage bancal de morceaux faciles ("Let's Do This Now", "Deep Inside", "Alive", "I'm Done"), voire carrément insupportables lorsque Korn donne dans le clin d'oeil appuyé à son passé ("Play Me" avec le rappeur Nas, grotesque ersatz d'Ice Cube qui lorgne vers "Children Of The Korn" sans jamais arriver à la cheville de ce morceau). Et quand déboule "Y'All Want A Single", c'est carrément la nausée qui s'empare de l'auditeur: débile, musicalement risible et thématiquement grotesque avec son pseudo-message de rebellion à deux francs, on tient peut-être ici le pire titre jamais enregistré par le groupe.
En fait, ce disque sent l'opération bouche-trou à plein nez. Le seul titre qui retient l'attention est le très bon "Did My Time", sorti quelques temps plus tôt sur la B.O. de "Tomb Raider. La ficelle qui consiste à attirer le chaland avec un morceau bien ficelé, paru depuis quelques semaines, afin de lui refourguer quarante minutes de remplissage est un peu grosse, et carrément inacceptable de la part d'un groupe qui se vantait dix ans plus tôt de la proximité qu'il entretenait avec ses fans. On se retrouve donc avec un disque reposant sur des recettes éculées, certes efficaces ("Counting On Me" et "Everything I've Known" fonctionnent bien) mais à des années-lumières des espoirs qu'avait fait naître "Untouchables". Korn se repose sur ses acquis sans jamais chercher l'originalité, et l'absence totale de prise de risque et d'innovation finit par lasser même le fan le plus dévoué.

"Take A Look In The Mirror" est sans doute le contrepoint de toute la carrière de ses géniteurs. En 1994, cinq musiciens ont pris tout le monde de court en inventant un style qui allait connaître par la suite un succès aussi fulgurant en termes de ventes que de durée; alors qu'une génération de jeunes un peu paumés s'engouffraient dans la brêche, Korn était toujours parvenu à avoir une longueur d'avance sur ses suiveurs, à être là où on ne l'attendait pas. Cet album, au contraire, sonne comme un aveu d'échec, d'absence totale d'inspiration camouflée sous des morceaux qui deviennent putassiers à force de rechercher l'efficacité facile. Quand on a tant aimé un groupe, ça fend le coeur de le voir tomber si bas...

0 commentaire Lundi 26 Mars 2007


Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
note : 17/20
Voici le nouvel album du cultissime Korn peut après un untouchable sublime,
et je peut vous dire qu'il est mieux que ce dernier.
On reconnaît tout de suite la musique de Korn de part le son typique mais
aussi de part la voix de Jonathan Davis.
Musicalement, les riffs sont puissants et très incisifs et mélodiques et la
batterie joue très bien.
La voix alterne hurlement et partie mélodique et apporte à la musique une
dimension qui fait de Korn ce qu'il est aujourd'hui.
Bref nous avons là un nouvel album de Korn incisif et sublime qui plaira aux
fans.

4 commentaires Jeudi 25 Mars 2004


Commentaire

note : 13/20
 
Dès les premières secondes de "Right Now", on sent que l'on va se prendre une immense claque. La basse gronde, les grattes aussi, la batterie nous entraîne, la voix se fait malsaine et puissante, Jonnathan sort le gros jeu ! Le passe du "shut up or fuck you up" rappelle un peu le break de "Freak On Leach", sauf que Jonathan ne fait pas de skat (gargouillement nottament sur "Twist", dont lui seul à le secret).

Vous avez aimé "Right Now" ? Ce n'était qu'un échauffement, "Break Some Off" revient à la charge avec une intro surpuissante et un couplet mélodique, mais le refrain plonge dans une abysse puissante pour toucher un fois de plus le fond au couplet. Les guitares sont incisives au possible et la basse rend tout son soufle pendant le break "Fuck I Can Smell This". La chanson se termine en apothéose pour nous renvoyer sur la suivante.

"Counting On Me" est plutôt douce après les deux morceaux précédants. La voix rappelle "Issues" et les années d'or, avant le malheureux âge sombre de "Untouchable" (album que j'adore). "Couting On Me" apparait comme un chanson pur jus Korn : basse puissante, refrain grosse voix avec parallèlement une petite voix mélodique. Le morceau se termine tout doucement.

"Here It Comes Again" commence groovy pour arriver progressivement au riff principal. Cette chanson est semblable à la précédante (dommage), sauf le break plus puissant à sa reprise.

"Deep Inside" envoie la sauce dès le debut, rappelant franchement l'album éponyme, embrayant sur un refrain typique et un couplet, heureusement, un peu plus violent que les deux précédants. Le break ressemble pourtant en plus lent à celui de "Here It Comes Again". Cette chanson est assez courte.

Tout cela nous ammenne presque à la moitié du disque avec "Did My Time", B.O. de Lara Croft (?!). L'intro est assez longue, comme un "Blind" saturé ; le refrain avance déja le style qu'ils vont exploiter dans 2 ans sur "See You On The Other Side".

"Everything I Know" annonce une ambiance glauque, sombre, kornienne en fait, et le riff n'en pas moins lourd. Jonathan chante avec une voix déchirée, en moins d'une minute le refrain est embrayé. Notons une certaine évolution dans le break sur le chant de Jonathan qui, sûrement, aurait été incapable de chanter avec son coeur y mettant ses tripes il y a dix ans.

"Play Me", avec le rappeur Nas, s'annonce de suite plus groovy (on s'en serait douté). Le rappeur envoie la sauce et chante le refrain avec une platitude profonde. On a presque l'impression qu'il s'emmerde. Jonathan, qui ne fait que les coeurs sur les refrains, chante entièrement le break...

"Alive" est un titre d'une dizaine d'années, et ça s'entend. La basse est plus puissante que sur les autres titres. L'intro du refrain "Alive!" est un bougonnement de grosse voix, le refrain lui-même semble suspendu au dessus de ça. L'originalité vient du fait que le refrain se termine par sa propre intro. Sur le deuxième refrain, l'intro n'apparaît pas. Le son Korn prend bien place dans le refrain. On se remémore toutes ces chansons torturées qu'a écrites le groupe. Le break nous plonge finalement dans l'intro du refrain et son refrain suspendu. Le titre se termine par "Know I'm Alive!". Au moins, avec cette chanson lente et efficace, on en est sûr.

La cornemuse est de retour sur "Let's Do This Know". Après une petite intro donc (comme d'hab'), ils envoyent la sauce, le couplet est parsemé de grosses voix, le refrain chanté par Head et Jonnathan apparaît comme une jungle dansante et furieuse, embrayant sur un break mélodique avec un magnifique hurlement de consécration kornienne. À peine le temps de reprendre son souffle que le refrain revient à la charge avec une mélodique ressemblant à un solo, mais la chanson est coupée net.

"I'm Done" commence par une atmosphère feutrée à l'effet chorus, avec une batterie donnant la rythmique. Dès que la basse rentre c'est coup de feu pour rouler vers le couplet chanté et son refrain assez posé. Le deuxième refrain augmente un peu l'intensité du morceau. Le break est chanté à capella avec pour seul accompagnement la batterie et ses gros tomes, avec un passage un peu plus dur. Le dernier refrain est un croisement du couplet et du refrain en plus lourd.

"Y'all Want A single, Say Fuck That" suit. L'intro est groovy avec une voix d'outre tombe, quasiment perverse, puis "Y'all Want A Single" prend son ampleur avec un riff qui trotte dans la tête. Le couplet, à la limite du rappé, vaut dix fois mieux que "Play Me". Le refrain casse tout, il donne envie de jumper et de tout casser comme dans le clip. Le break, contrairement aux titres précédents, se place au dessus dans des tons aigus sans pour autant être entraîné vers des abysses. Le refrain revient à la charge une denière fois.

"When Will This End" annonce effectivemnt une fin. Le titre n'en est pas pour autant surprenant. Il rappelle "Did My Time" au refrain. Le break arrive sur une vague de violence où Jonathan hurle le titre de sa chanson à de nombreuses reprises. Le morceau se finit par un refrain et une espèce de fade-out comme si le disque ralentissait.

Apres 7 minutes d'attente, Korn envoie en hidden track une version écourtée, mais fidèle, de "One" des 4 Horsemen. La voix de Jonathan colle finalement. Fieldy se charge des "Hold my breath as I wish for death. Oh please God, wake me" avec une espèce de piano avant le solo d'Head. Cette chanson redonne une fraîcheur au disque de Korn.

Ce disque est fidèle à Korn et même un peu trop. Ils auraient dû essayer plus de contructions différentes, pas au point de "See You On The Other Side", mais peut-être bien qu'un "Untouchable" version éponyme aurait eu plus de succès... C'est un bon disque mais il n'est pas essentiel pour "comprendre" le mythe Korn.

13/20

Lundi 23 Octobre 2006


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