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Liste des groupes Néo Metal Korn Korn
CD, date de parution : 11 Octobre 1994 - Epic Records
Produit par : Robinson Ross, Enregistré à : Indigo Ranch Studios
Style: Néo Metal

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Blind 04:19
2. Ball Tongue 04:29
3. Need to 04:01
4. Clown 03:37
5. Divine 02:51
6. Faget 05:49
7. Shoot and Ladders 05:22
8. Predictable 04:32
9. Fake 04:50
10. Lies 03:20
11. Helmet in the Bush 04:02
12. Daddy 14:05
13. Michael & Geri 03:22
Total playing time 1:05:51

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262 avis 5 17/20
Chronique
17 / 20
    ArchEvil, Dimanche 12 Avril 2009 parlez-en à vos amis  
Les années 90 furent une nouvelle ère d'innovation en terme de metal.
MaChine head instaurait une nouvelle vague du thrash metal, Ministry signait l'apogée du metal indus, la seconde vague du black metal était en ébullition, le concept symphonique y trouvait intégration, le death mélodique se concrétisait au point de se forger une propre identité tandis que le fusion taillait sa place dans le milieu.

Mais cette période est surtout réputée pour avoir propulsé un genre de metal tout nouveau tout chaud qui, au fil des années, sera principal responsable de l'éclosion d'une horde de nouveaux fans à travers le monde. Le neo metal. Une frange de cet art conspuée par la quasi-totalité des puristes du genre mais aussi par un grand nombre de metalheads soit attachés à ses standards, soit outrés de voir cette nouvelle mode voler la vedettes aux grandes figures de cette époque. Et quand on voit le résultat, on les comprends.
Car très vite devenu un metal de masse vidé de la substance originelle, ce nouveau était prédestiné à devenir une musique facile à la durée de vie dérisoire, au succès commercial aussi imposant que son absence de créativité et sa traîtrise envers l'esprit de la musique qui convulsait le milieu. Pas assez hétéroclite, jamais sinon trop peu aventureux, poncé et verni à triple couche après les nombreux passages de monsieur propre, un air goguenard de rébellion juvénile aromatisé au parfum bon marché, et quand ça s'énerve, c'est pour nous dresser les cheveux à l'aide d'une prestation clichesque et bas de gamme qui va de toute façon se transformer en un pot de gomina suintant l'eau de rose naïve et hypocrite ( le cas de Slipknot).
Le metal et la variétoche pourrave ne font pas bon ménage, c'est un fait et c'est normal. Quand on démarre une galette, qu'elle soit une oeuvre de Carcass ou un Maiden des 80', ce n'est pas pour se taper de la chansonnette sous air de puissance artificielle. Non, on veut de riff, on veut de l'énergie, on s'attend à ce que le metal pue dans un rayon de cent kilomètre. Pourtant en jetant un coup d'oeil aux alentours de la scène, ce n'est pas la variété qui manque; hormis les emblèmes Heavy, Thrash, Death, Doom ou Black, des artistes comme Faith No More, Rage Against the MaChine ou Carnival In Coal ont réussi à garder ce puissant esprit dans leur musique tout en proposant un metal aux influences externes marquantes, bien qu'ils ne furent pas toujours appréciés de tous.

Alors pourquoi s'intéresser à cette tendance me demanderez vous... Et bien, pour vous donner la réponse, remontons la ligne du temps, vers les débuts de cet évènement. Nos regards s'arrêteront sur deux entités atypiques pour l'époque : Deftones et Korn. Car puisqu'il faut bien commencer quelque part, ces deux groupes sont les principaux responsables de ce qui infligera par la suite l'eczéma, les cheveux blancs et un registre d'insultes poétiques à nos metalheads bien aimés. C'est davantage le cas du second qui nous intéresse, car il fut, grâce la sortie de son premier album éponyme, la véritable catapulte du microbe neo metal qu'il incarnera lui même dans les années à venir.

Korn, c'est avant tout quatres ados originaires de Bakersfield en Californie. On ne présente plus ces gars là, devenus les icônes d'une jeunesse stéréotypée par excellence. Lors de la sortie du premier via Epic Record en 94, la plupart des vétérans du metal, dont une poignée étant déjà en pleine résistance depuis l'explosion d'entitées comme MaChine Head et leur thrash new wave, ont dû afficher ce petit rictus plein de cynisme «  Allez, encore une bande de rigolos ». Arrivent alors à leurs oreilles ces guitares sous-accordées et grasses, un groove pesant et paresseux, une basse puissante jouée par un Fieldy friand de slapping lourd et cinglant. Et si même l'introduction du célébrissime Blind aurait pu chatouiller leurs oreilles, certains auront déjà refermé la boîte maudissant une scène metal en pleine auto-parodie. D'autres imiteront ce geste dès l'apparition du chant de J.Davis qui dans ses déclamations de jeune garçon colérique leur aura donné la sensation d'une naïveté et d'un sentiment de révolte adolescente ( ce qui est le cas ) à l'apparence enfantine. Il faudra encore faire une croix sur ceux qui feront la grimace en entendant ces riffs simplistes, ces passages aux phrasés saccadés proches du hip hop et ces structures rythmique presque exclusivement mid-tempos synonymes de mollesse pour un groupe tentant de libérer une énergie expansive.

Puis il reste les irréductibles déterminés à écouter le disque jusqu'à la fin. Car après s'être habitués aux éléments précités, quelque chose se produit. Quelque chose de tellement étrange qu'ils en lèveront les yeux vers les enceintes tentant de mieux percer cette aura mystérieuse et troublante qui semble s'épaissir au fur et à mesure de la lecture.
En se remettant dans le contexte de l'époque, leur première constatation aurait été la suivante : La musique de Korn ne ressemble à rien de ce qu'ils auraient pu écouter auparavant. Elle n'a rien de heavy, encore moins de thrash, pas une once de punk et située à des années lumières d'un certain grunge. Et étrangement, le disque prend soudain une cohérence inattendue. Dès à présent, leurs oreilles sont en alerte et ils ré-analysent les éléments qui composent l'objet. Et c'est alors que tout prend une clarté limpide.
Ces riffs que nous qualifions de simplistes laissent maintenant couler leur sang grisâtre et visqueux. Car ce grain gras et bourru des guitares se basant sur une seule harmonique dissonante et encastrée dans son opacité forme une moelle impressionnante, un monolithe compact et morose souvent anti-mélodique. Si la construction de leurs partie est dépourvue de tout solo, elle laisse la place à de nombreux assemblages bruitistes, comme de glauques interventions dans des aigus poussifs ou encore des slides dérangeant, voire carrément inquiétants, dessinant un portrait déChirant de l'auteur.
Cette basse nerveuse prend une place rythmique non négligeable, épaulant ce groove obsédant exercé par Dave Silveria.
Et J.Davis devient alors le pilier de la formation, capable de passer par toutes les intonations vocales, des hurlements désespérés aux phrases murmurées intimistes, d'un chant tantôt posé et suppliant, tantôt clamé avec force et fureur.
Sans que l'on puisse comprendre sur le moment le comment et le pourquoi, l'album devient un véritable exutoire pour un petit groupe au besoin viscéral de cracher ce qu'il a dans les tripes. Les titres le prouvent d'eux mêmes ; ceux qui sont devenus de véritables tubes aujourd'hui tel Ball Tongue et les énervements spasmodiques de Davis sur ces six cordes grincantes, Clown sur lequel son chant rauque et excédé enivre un refrain émotionnellement captivant, bon exemple de l'efficacité de ces grattes vrombissantes, Shoot and Ladders, reprise de la chanson enfantine « Mary had a Little Lamb » introduite à la cornemuse, une démarche quasi-sChizophrène qui sous-entend une page non tournée sur une enfance douloureuse, Fake qui, comme Korn saura encore le faire plus tard, agit comme une complainte bordée d'un courroux qui semble incontrôlable, Need to où la maîtrise semble s'échapper des mains des protagonistes tant le besoin de vomir se fait ressentir ou le fameux Daddy, pièce à l'anecdote étrange selon laquelle le chanteur aurait craqué en studio. Et lors de ces larmes, même si l'on pourrait douter de la crédibilité du personnage, ces sanglots semblent tellement authentiques qu'il est difficile de ne point le prendre au sérieux. Cela s'explique notamment par la teneur en rage du morceau en question, qui finit par se transformer en un règlement de compte par J.Davis envers un père irresponsable et pervers, ses cris se perdant petit à petit dans le vortex de l'émotion retenue trop longtemps. Ce dernier titre reste une expérience effrayante.

Et là, le verdict est clair : Korn jouit d'un atout inébranlable que trop peu, voire aucune des formations de neo metal ne posséderont dans l'avenir : Sa spontanéité et sa sincérité. Oui ! Sincérité, tu as bien lu. Korn transpire une colère, une incompréhension certes juvénile mais obsédante et poignante. Korn est la représentation musicale d'un monde fait de corruption et d'une fièvre de se vaincre, les ressentiments de l'enfant en face d'une société stigmatisé et du pouvoir qui ne le comprend pas. En lui même, Korn est bien plus que le premier disque de néo-metal. Il est une mise au point, un échappatoire musical généré par ce mouvement d'ensemble déterminé à poser cartes sur table sans fioritures. Et il finit par posséder les qualités que le metal le plus intègre incarne depuis toujours : Dérangeant, furieux et débordant d'énergie par l'efficacité de ses plans avec en prime sa face austère enlisée dans une tristesse sans frontières. Il n'est pas étonnant que le groupe succombe à la simplicité et aux tentations du marketing musical au vu de la certaine facilité d'accès qu'il arbore, toutefois encore très loin du savon numérique regrettablement présent sur leurs dernières sorties. Pourtant, le groupe sortira deux ans plus tard un Life Is Peachy aussi original que convaincant et, après sa perte de vitesse sur le très vendu Follow the Leader, il sortira en 99 le terrible Issues, dernière marque d'intégrité et d'inspiration de ce précurseur d'un art qui continue à creuser sa fosse dans le sol du médiocre. Un pseudo-art qui fit naître moult passions déchaînées, encore aujourd'hui la cause de cet hermétisme au néo metal nourri par les metalheads purs et durs et que je nourris moi même. Et par lien de cause à effet, ce disque fut jugé par beaucoup comme une crasse sur le paysage du metal, l'attitude naïve et puérile de cette nouvelle vague de fans jouant beaucoup... qu'ils aillent se faire foutre, tout comme ceux qui jugeraient ce disque en fonction de son impact sur cette scène de merde, confinés au sein de leurs misérables préjugés. Car objectivement, il fallait que ce disque voit le jour. Et pour ce faire, il fallait des artistes inspirés. Et à ce moment, ce fut le cas, incontestablement.

Avec ce disque, Korn a innové. Korn a créé et a repoussé certaines barrières. Korn en voulait et est allé loin, très loin. Korn mérite autant de respect que les standards du genre. Ce groupe fut très grand et leur éponyme est culte, quoi qu'on en dise.

17/20. La note est osée, c'est vrai. Mais rare sont les groupes contemporains qui redessinent l'art à leur sauce, sans se soucier des principes établis, et qui parviennent à force de détermination, guidés par leur besoin de hurler à plein poumons, à créer une oeuvre aussi authentique et profonde. Il fallait le faire. Et Korn l'a fait. Que justice soit rendue !




27 Commentaires
Chronique
17 / 20
    MercuryShadow, Mardi 03 Octobre 2006 parlez-en à vos amis  
S'il existe un disque fondateur mais haï par toute une frange des métalleux, c'est bien celui-ci. Il est en effet aisé de détester cet album, car il a ouvert la voie à la déferlante néo-métal de la fin de la décennie 90. Rendons cependant à César ce qui lui appartient,et concentrons-nous sur les strictes qualités musicales d'un album dont les géniteurs ignoraient sûrement que, plus de dix ans après l'avoir composé, il seraient tenus pour responsables de la naissance de dizaines de groupes dénués de tout talent et qui se contentèrent de s'engouffrer dans la brèche que de vrais artistes avaient ouverte pour eux.
J'entends déjà tous les ayatollahs ricaner: « Qualités musicales? Laissez-moi rire, il est de notoriété publique que les musiciens de Korn jouent sur trois accords! » Loin de moi l'idée de nier cela, mais, comme Nirvana cinq ans plus tôt, le groupe de Bakersfield démontre que la technique est parfois secondaire lorsque la musique est à ce point habitée.

Dès le riff d'ouverture, simplissime il est vrai, du morceau-culte "Blind", et le célèbre "Are you ready?" qui ouvre les hostilités, nous sommes submergés par le malaise profond qui suinte par tous les pores de ce disque. La rythmique est étrange, syncopée, difficile à suivre, et trouve son écho dans un son de basse d'une lourdeur poisseuse, tellement grave qu'il est presque impossible de discerner une quelconque ligne mélodique. Sur cette base unique viennent se greffer deux guitares assassines, tellement sous-accordées qu'elles enveloppent totalement l'auditeur et résonnent au fond des tripes de ce dernier. Puis vient l'élément ultime, sans lequel la musique de Korn ne seraient sans doute pas grand-chose: la voix extraordinaire de Jonathan Davis. Tour à tour murmures pleins d'une folie malsaine ("Ball Tongue"), gémissements ("Daddy"), mélodies inquiétantes et décalées ("Shoots and Ladders", "Clown"), et hurlements grognés ("Blind", "Faget", "Helmet In The Bush"), la voix du très perturbé chanteur n'a pas d'équivalent au monde, si ce n'est Mike Patton.
Tout ce que l'adolescence peut engendrer de mal-être est ici passé au crible: la marginalisation, la violence du rapport à l'autre, la sexualité problématique, le rejet du monde qui nous entoure, rien ne nous est épargné. Cette immersion dans le malaise atteint son point culminant sur l'effroyable "Daddy", morceau de quatorze minutes où Jon Davis relate - revit serait plus exact – le viol dont il a été victime lorsqu'il était enfant. Rarement la musique aura touché à ce point du doigt l'horreur, l'indicible, et écouter ce titre dans son ensemble reste une expérience désagréable, voire traumatisante.

Peu de disques auront aussi bien retranscrit un malaise, de façon aussi viscérale; et ce premier album éponyme reste, à ce titre, une réussite incontestable. Au-delà des modes, au-delà des controverses et des critiques, au-delà du ressenti à l'égard de ce que la scène néo-métal a produit de déchets inommables, il reste ce joyau sombre et moite, opressant à souhait, qui appartient désormais à l'histoire du métal. N'en déplaise aux ayatollahs.




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17 / 20
    smiley, Samedi 27 Septembre 2008 parlez-en à vos amis  
Un trés grand album, intemporel et qui marque une date dans l'histoire du métal. Cet album dégage une force rare, une partie de l’âme des musiciens de Korn se trouve dans cet album. Jonathan  Davis a probablement atteint le point de non-retour en terme d'implication personnelle dans la chanson Daddy. Réussir à s'impliquer émotionnellement à ce point est tout simplement prodigieux. Tout a pratiquement déjà été dit sur cet abum ; je vous invite d'ailleurs à aller voir la chronique d'archEvil qui est la plus complète et la plus réussie à ce jour. Cependant 15 ans après, il faut reconnaitre que cet album est un chef d’œuvre, car il n'appartient en réalité à aucun style propre, et n'a que pour volonté d'exister par lui-même. C'est là sa principale force : sa sincérité, la volonté d'innover et de créer, sans vouloir copier un modèle déjà existant. C'est ce qui fait que cet album reste la référence, alors que tant de groupes n'ont livré des pales copies sans âme. Korn restera la référence, c'est une certitude. Peu d'albums peuvent se targuer de traverser les ages aussi bien. Pour finir,je tiens à dire que la meilleure manière de vivre cet album, c'est de faire abstraction de tout ce que l'on peut avoir comme préjugés sur Korn. Il faut prendre cet album pour ce qu'il est : un miracle.




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    belial1979, Samedi 07 Fevrier 2009 parlez-en à vos amis  
Album publié le 7 juillet 1994, produit par Ross Robinson.

1994. Une bombe de fraicheur musicale remplie de paroles dégoulinantes de sincérité malsaine vient de s’abattre dans les bacs : Korn. La pochette et le livret annoncent déjà la couleur, les thèmes abordés seront l’enfance, le sexe, les femmes, les interdits, l’impur, le sordide et cette incessante dualité entre l’enfance et l’état adulte.
L’album débute par l’introduction menaçante d’un « Blind » (à l’époque anodin, qui deviendra plus tard un véritable hymne) débutant par les cymbales de David vite suivies par la basse de Fieldy, puis Munky et Head. Alors seulement la minute écoulée, Johnathan Davis rentre dans le vif du sujet avec un « are you ready » qui en dit long : la machine Korn est lancée. L’album regorge des souffrances que Johnathan a vécues. La première évoquée est son accoutumance aux drogues dures. Dans « Blind », il explique comment il use des drogues afin de fuir le monde dans lequel il vit, puis aborde les effets physiques de celles-ci dans « Helmet in the Bush ».

Il apparait clairement que Johnathan n’a pas beaucoup connu le bonheur en amour, toutes les femmes représentées dans le livret étant des mannequins posant en petite tenue pour la une de magasines pour adultes, les yeux cachés par les mots « liar », « whore » et « bitch » (menteuse, pute, salope). Ses expériences amoureuses vaines sont évoquées à travers les titres « Need to », « Divine », ou encore « Predictable », dans lesquels il explique comment il a été trahi quand il s’est engagé avec quelqu’un et comment il n’arrive plus à faire confiance aux femmes par la suite, craignant trop qu’elles ne lui brisent le cœur.

D’autre part, ce sont les gens en général et pas seulement les femmes qu’il montre du doigt dans « Clown », « Fake » et « Lies », ne supportant pas les personnes « doubles » qui se font passer pour des individus qu’ils ne sont pas.

L’enfance douloureuse est bien sûr l’une des composantes majeures de Korn, avec la fillette menacée sur la pochette et les poupées sans orbites du livret, autant d’éléments malsain qui rendent l’album encore plus introspectif. Dans « Faget », il évoque comment il a été « traité » d’homosexuel toute sa vie. Alors que les paroles de « Shoots and Ladders » sont uniquement composées de comptine pour enfants cachant naïvement d’horribles faits comme la peste ; « Daddy » évoque le sujet tabou de la pédophilie, Johnathan ayant été victime d’attouchements sexuels par l’un de ses proches. Tombant en sanglots à la fin de l’enregistrement du titre, l’album s’achève sur les sanglots d’un Johnathan apeuré, enfermé à tout jamais dans ces angoisses de petit garçon. Angoisses et traumatismes qui le poursuivront toujours, mais dans lesquels beaucoup d’auditeurs se reconnaîtront.




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