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| CD paru en2002 - Metal Blade Records |

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1. Intro/Spare this Life 2. The Storm 3. A Mansion in Sorrow 4. Miriam 5. Little One 6. Slippery Stairs 7. The Crypt 8. Broken Glass 9. More than Pain 10. The Wheelchair 11. Spirits 12. Mommy 13. Sorry Dear/Outro
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Suite de Abigail 1 (et oui c'est logique...), ce nouvel album du maître et aussi sa plus grande réussite, et il est agréable de trouver enfin un vieux groupe qui à réussi à faire évoluer sa musique, en prenant les risques que ça comporte et ne pas se reposer sur ces lauriers.
Après une intro ambiante très sombre, digne d'un album de black (ou d'un film d'horreur), le rythme s'accélère et les premiers riffs commencent : très entraînants, hyper accrocheurs et surtout bien speed.
La voie du king variant des aigus au graves. Hélas trop souvent les vocaux sont hyper aigus, ce qui a force fini par être fatiguant, mais c'est vraiment le seul hic de l'album. Le reste étant une succession de trouvailles instrumentales qui créent à l'aide de la variété des voies, une ambiance digne d'un film d'horreur.
Et c'est justement cette richesse à tout niveau qui fait de cette album un chef d’œuvre.
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Cela faisait deux ans que le King préparait en secret le plus grand désir des fans : remettre le couvert au manoir La Fey pour le retour d'Abigail. Il a d'abord fallu trouver un line-up capable de maîtriser les folles idées du duo de compositeurs Diamond / LaRocque ; Hal Patino, le bassiste qui officiait sur "Them", "Conspiracy" et "The Eye" remplace le turbulent (et peu apprécié) David Harbour, le jeune Matt Thompson (qui selon le King, possède des qualités semblables à celles de Mikkey Dee) prend place derrière les fûts, et le guitariste du Mercyful Fate reformé, Mike Wead, seconde désormais LaRocque.
Ensuite, le maître de cérémonie s'est attaché à ne pas servir une musique réchauffée du légendaire album "Abigail" ; celle-ci est plus agressive, plus actuelle, mais reste fidèle à l'esprit du concept : compositions torturées, vocaux théâtraux multipliant les rôles et les bonds de tonalités, ambiances sombres... On remarque quelques liens avec le premier volet, comme certains plans de batterie, phrasés de guitare ou lignes vocales. Si le morceau d'ouverture, The Storm, tombe un peu dans le déjà-entendu, la suite surprend beaucoup plus. Il est clair que le chant si singulier du King se bonifie avec le temps (il prend maintenant, outre la dualité suraigu / rauque, une multitude de nuances, dont une nouvelle voix basse-baryton) et sert le déroulement travaillé de cette suite dans un dédale de structures biscornues : l'asymétrique et jouissive Mansion In Sorrow, Miriam aux lignes de chant intrigantes, Little One à l'intro flippante, Slippery Stairs au break décalé et fulgurant, les riffs vicieux et torturés de The Crypt, les refrains accrocheurs de The Wheelchair et surtout de l'excellent Spirits... Les interventions solistiques des deux maîtres six-cordistes regorgent comme d'habitude de punch, d'à propos et de virtuosité (Slippery Stairs, Mansion In Sorrow, The Wheelchair, Broken Glass...), tout en complétant parfaitement une section rythmique des plus performantes. Cet éclatant retour au premier plan du Danois, qui ne saurait être terni par les petites imperfections de l'album, à savoir deux ou trois riffs trop basiques (Little One) et une ou deux répétitions (Miriam), se clôt par l'atmosphérique Mommy, aux faux airs du Finally Free de Dream Theater, version Contes de la Crypte. Et la cerise sur le caveau : l'histoire est des plus réussies. Que demande le peuple?
C'est indiscutable, le croque-mitaine revient avec sous le bras un de ses tous meilleurs albums, qui reprend toutes les qualités d'"Abigail", tout en attestant d'une maturité artistique étonnante. A genoux, mécréants!
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