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| CD paru en1985 - EG Records |

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1. Night Time 2. Darkness Before Dawn 3. Love Like Blood 4. Kings and Queens 5. Tabazan 6. Multitudes 7. Europe 8. Eighties
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| Mini-Chronique |
 14 / 20 |
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Voilà donc l'album qui a révélé Killing Joke au grand public grâce au tube "Love like Blood".
Après un excellent Fire Dances qui restait indéniablement d'essence post-punk, Night Time voit le groupe s'engouffrer dans une musique plus pop, nettement plus accessible, et franchement nettement moins intéressante.
Non pas que cet album soit foncièrement mauvais, mais on ne reconnaît plus là le Killing Joke des débuts. Moins rageur, moins contestataire, plus aseptisé, plus grand public, plus commercial dira-t-on. Cela n'enlève rien à la qualité évidente de certains titres comme "Love like Blood", ou "Eighties" (le titre le plus Killing Jokien de l'album). Mais la guitare est bien trop effacée (tiens, où est-elle au fait ?) et la batterie reste mollassonne en comparaison des œuvres précédentes. Elle est si molle qu’on croirait presque se retrouver face à une pauvre boîte à rythmes branchée sur du 110 volts
C’est un cHangement qui est complet, par rapport, par exemple, aux rythmiques tribales et endiablées que l'on pouvait retrouver sur Fire Dances. Que dire, aussi, des titres qui nous sont proposés ici ? Le titre éponyme qui ouvre l'album n'est pas franchement mémorable, disons-le clairement c'est plutôt plat, "Kings and Queens" nous endort tellement il manque de relief, "Multitudes" nous réveille un peu grâce à sa sympathique ligne de basse bien mise en avant (comme sur le reste de l’album, ce qui est un plus), le reste est à l'avenant, plutôt sympathique mais pas réellement transcendant.
Trop calme, trop lisse, cet album est clairement fait pour un public différent. C'est l'album d'un titre, ce n'est rien d'autre que l'album de "Love like Blood". Cela suffit pour en faire un des mieux vendus, mais sinon, retranchez "Love like Blood" et regardez sincèrement ce qu'il en reste. Ben juste un "Eighties" un peu plus pêchu, plus énergique, où Jaz se permet même de pousser un petit cri (si si écoutez bien). Voilà ce qui reste de la rage de Killing Joke, quelques petits cris. De rage ? Même pas…
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