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Chronique
 | note : 15/20 | On croyait Kataklysm définitivement hors du coup après le décevant Victims Of This Fallen World, on se trompait lourdement.
Fini les délires mélodico-hardcore de l’opus précédent, les québécois enregistrent le retour du terrible batteur Max Duhamel et vont laisser exploser leur colère et leur vengeance, pas se résigner sur leur triste sort la tête entre les mains comme ils l’avaient fait précédemment, suivant l’exemple de leur horrible pochette.
The Prophecy (Stigmata Of The Immaculate)(2000) est doté d’une pochette blasphématoire à souhait, et même si la qualité du dessin est discutable on y retrouve le fameux sigle du groupe annonceur d’un mysticisme et d’une brutalité retrouvée.
En effet, les guitares mélodiques initiées sur Victims… sont toujours de la partie mais au milieu du jeu de batterie dévastateur de Max, des Riffs percutants et de haute-volée de Jean-François, de l’écrasante Bass de Stephane Barbe et des hurlements d’un Maurizio ayant trouvé ses marques, l’effet produit est radicalement différent.
De nouveau chez Nuclear Blast après une escapade chez Hypnotic Records, plus que d’un come-back on peut carrément parler de Renaissance, c’est d’ailleurs le titre d’un morceau ici…
Dés l’intro inquiétante à souhait, qui n’est autre que la narration qui débute le superbe film Dark City, l’ambiance a radicalement changé, les sujets terre à terre laissent place à des histoires de démons, de guerres ou de destructeurs de mondes.
1999:6661:2000 dépote sévère partant d’entrée sur un blast, marquant avec force le retour des québécois parmi les formations qui comptent avec un morceau étonnement intense et presque occulte.
Leur Death à la fois mélodique et brutal réussi le tour de force de réunir deux critères a priori opposés, Astral Empire illustre parfaitement la chose avec des riffs à la At The Gates / Dark Tranquillity soutenus par une batterie des plus furieuse ou encore Machiavellian alternant riffs du même type et d’autres typiquement old-school.
Quelques morceaux s’extraient même au dessus de la mêlée comme la superbe instrumentale Renaissance, le puissant Manifestation ou le très rythmé Stormland, faisant de cet album une pièce essentielle et à la personnalité bien marquée.
2000 est une année faste pour le Death québécois puisque Cryptopsy sort également cette année là And Then You’ll Beg dans un registre bien différent. Kataklysm a en tout cas trouvé son style et va désormais enchaîner les albums de façon quasi métronomique tous les 1 an et demi / 2 ans.
La machine est relancée tabernacle !
BG
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Jeudi 02 Octobre 2008 |

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