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| 2005 - SPV |

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1. March of Mephisto 05:29
2. When the Lights Are Down 03:41
3. The Haunting (Somewhere in Time) 05:48
4. Soul Society 04:17
5. Interlude I: Dei Gratia 00:57
6. Abandoned 04:07
7. This Pain 03:59
8. Moonlight 05:10
9. Interlude II: Un Assassinio Molto Silenzioso 00:40
10. The Black Halo 03:43
11. Nothing Ever Dies 04:45
12. Memento Mori 08:54
13. Interlude III: Midnight - Twelve Tolls for a New Day 01:21
14. Serenade 04:32 |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Kamelot fait partis de ces groupes qui sont partis de pas grand chose pour arriver à beaucoup. Tout au long de leur discographie, on les a vu évoluer. Après un très bon "Fourth Legacy" et un splendide "Karma", le groupe nous à balancé un "Epica" qui nous a permis de confirmer que le phénomène Kamelot prend de plus en plus d'ampleur.
Aujourd'hui vient l'heure de "The Black Halo", et autant dire que cet album s'annonce comme l'un des plus crucials pour le groupe Américain. D'entrée la barre est placée très haute: mini intro incrustée dans le 1er morceau et le ton est donné. D'abord un gros choc, car à défaut d'être du Kamelot, le groupe innove totalement, explorant des riffs encore inconnus dans leur univers. Ca peut faire peur au début, mais on s'y fait très vite; et Dieu que c'est bon! L'apparition de grunts avec la présence de Shagrath (Dimmu Borgir) renforce le côté orginal de cette 1ère chanson qui s'avérera se poursuivre tout au long du cd.
Le côté progessif prend fortement le dessus, et même s'il n'est pas question de concept album, les titres s'enchainent à une vitesse hallucinante et on prend son pied durant les 14 morceaux de cette merveille. Seuls les quelques interludes et "Abandoned", seule ballade de tout l'album, nous permettra de souffler un peu. Il est incroyable de constater à quel point leur musique à murie depuis leurs débuts et le fait de vouloir de faire quelque chose de différent rend cet album encore plus attrayant. C'est à présent au tour de Jens Johansson (Stratovarius) et à Simone Simons (Epica) de faire une apparition rapide et d'épauler le chant toujours plus envoûtant de Roy Khan. Comme si la puissance et l'efficacité de The Black Halo n'avait pas encore fait assez d'effet à travers les sublimes "The Black Halo" et "The Haunting (Somewhere In Time)", Kamelot nous pond un "Memento Mori" colossal de 9 minutes qui est le plus long morceau que le groupe ait écrit.
Bref, vous l'aurez compris, avec ce nouvel opus kamelot se devait d'assurer et ils ont pris beaucoup de risques en modifiant partiellement leur musique, et c'est une réussite totale. Mais attention, que les fans des débuts ne prennent pas peur, ils n'ont pas pour autant changé de style et sont fidèles à eux même, comprendre du heavy comme on l'aime.
En conclusion, nous tenons là une pure merveille du haut de ses 14 titres, qui raviera les anciens fans et en conquiera de nouveaux. Epica était pour Kamelot l'album de la révélation, et il est fort à parier que TBH sera celui de la consécration.
4 commentaires |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Développer sa musique, affiné son art, c’est ainsi qu’aura murie la musique et le concept de Kamelot, notamment depuis l’intégration de Roy Khan, ayant véritablement catapulté le groupe vers les plus hautes sphères du metal mélodique et symphonique.
"Karma" avait laissé entrapercevoir un potentiel incroyable, et "Epica" en 2002 avait confirmé un mouvement : Kamelot était bien différent de la masse insondable des groupes à tendances symphoniques. En évitant intelligemment la surenchère orchestrale, et en explorant des contrées romantiques (dans le sens littéraire du terme), les américains et son emblématique vocaliste norvégien délivrait un métal puissant mais d’une tendresse inouïe, provoquant les sentiments les plus fins, touchant le cœur au plus profond de son être par des mélodies très travaillées et une utilisation de l’orchestre très originale et active, et non contemplative comme ça peut-être le cas chez Rhapsody of Fire où les symphonies évoquent plus des paysages que des émotions.
Suite conceptuelle d’"Epica", traitant du mythe de Faust, mais ici sous sa figure diabolique, "The Black Halo" représente aujourd’hui le summum de la carrière speed du groupe, une maturité musicale complètement acquise et une indépendance désormais évidente.
A travers un rythme souvent effréné, les symphonies se font plus vives que par le passé, et moins sombres que ce qu’elles seront à l’avenir, elles portent vers le haut des compositions touchés par la grâce et la beauté, empreintes d’un lyrisme de toute beauté.
Soutenus par une batterie souvent implacable de Casey Grillo, les riffs de Thomas Youngblood navigue entre l’assassin ("This Pain", "The Black Halo", "March of Mephisto") et le très rapide ("Nothind Ever Dies" évoquant Stratovarius dans son entame), comme c’est particulièrement le cas sur l’hymne "When The Lights Are Down", représentant manifeste d’un album aussi mélodique que rapide, effleurant parfois chimériquement quelques espaces plus extrêmes et inhabituels.
"March of Mephisto" ouvre pourtant le disque en osant inviter le démoniaque Shagrath de Dimmu Borgir, dans une approche symphonique relativement proche de ce que firent les norvégiens à la sortie de "Death Cult Armageddon". Énigmatique et songeur, le chant de Roy, magnifique, se pose sur une symphonie prenant la forme d’une croisade, avant que ne vienne noircir les vocaux d’un Shagrath passé au vocodeur (comme dans "Puritania" par exemple). Une approche ambitieuse et cinématographique se dégage du pont au piano et du solo de claviers très spatial, nous faisant voyager au gré des notes.
Ensuite, tout en gardant une très forte intégrité et personnalité, "The Black Halo" explore différent univers, tout en restant très cohérent. D’une chanson très vocale comme "The Haunting (Somewhere in Time)", très dépouillée et laissant énormément de place au chant si particulier de Roy, emplie de passion et de romantisme, sortant du cœur, auquel viendra s’ajouter la grâce d’une Simone Simmons discrète mais néanmoins impériale, créant une fusion émotionnelle palpable entre les deux êtres. Il passera alors par un "This Pain" lourd et massif, musicalement paradoxal à la production de Sascha Paeth (Edguy, Rhapsody, Epica…) très fine et légère. Mêlant mélodie à un riff syncopée et redoutable, le chant de cygne de Roy se fait aérien, et semble planer au dessus d’une musique se faisant l’exacte réplique du défilement d’émotions conté dans le mythe de Faust, provocant une sensation d’incertitude et de constant changement, sans jamais savoir de quoi sera fait la piste suivante. Le solo hurlant du morceau parachèvera de lui contribuer une atmosphère torturée mais magique.
Presque comme une habitude chez lui, Khan dévoile des trésors d’inspiration dans l’élaboration des ses refrains, jamais niais et pourtant si beaux, si uniques et reconnaissables, à l’égal d’une recette secrète dont seul lui détient les fondements.
Le point d’orgue se situera sur le génial titre éponyme, possédant l’un des meilleurs riffs du groupe (incroyable, presque indéfinissable) et le formidable "Memento Mori", long morceau de presque neuf minutes auquel Kamelot ne nous habitue malheureusement que trop peu.
Très progressif dans sa structure, partant d’une ligne de piano mélancolique pour voir remplir le spectre sonore d’orchestrations classieuses et de mélodies de guitares aussi soignées que parfois too much (leurs premières interventions particulièrement, frisants le larmoyant inutiles). Puis tout s’accélère, les claviers déclament une atmosphère sombre et tendu, Casey martyrise ses futs avec bonheur.
"Memento Mori" développe une ambiance mystérieuse, très ambitieuse, Roy multipliant les lignes de chant superposées, une intelligence d’écriture et un sens de l’arrangement transformant ce titre en une véritable merveille. Simone et Shagrath partageront un échange furtif juste avant un solo étourdissant de maitrise, symbolisant l’union de trois vocalistes venant d’horizons si différents pour une osmose artistique presque parfaite.
On ne pourra qu’amputer à "The Black Halo" son trop grand nombre de morceaux, s’étirant parfois en longueur, notamment lorsque les titres ont une structure similaire (Kamelot ayant la facheuse tendance à abuser d’un couplet / refrain / solo typique et manquant de la prise de risque qui les classeraient définitivement parmi de grands musiciens avant-gardistes).
Mais tout ceci ne nous empêchera pas de profiter de l’un des groupes actuels les plus intéressants du genre, d’un groupe se remettant constamment en question et n’ayant jusqu’à maintenant jamais trahis des fans venant de tous les horizons. Une intégrité plus que louable par les temps qui courent…
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