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Heavy Speed Judas Priest Screaming for Vengeance
LP, date de parution : 17 Juillet 1982 - Epic Records / Columbia Records / CBS Records

NOTE : 18/20
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Tracklist
Re-issue in 2001 by Columbia
1. The Hellion 00:42
2. Electric Eye 03:38
3. Riding on the Wind 03:10
4. Bloodstone 03:53
5. (Take These) Chains 03:07
6. Pain and Pleasure 04:15
7. Screaming for Vengeance 04:43
8. You've Got Another Thing Comin' 05:10
9. Fever 05:21
10. Devil's Child 04:51
Bonustracks (Re-Issue 2001)
11. Prisoner of Your Eyes 07:12
12. Devil's Child (Live) 05:02
Total playing time 38:50

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175 avis 3 18/20
Chronique
17 / 20
    BEERGRINDER, Vendredi 23 Mai 2008 parlez-en à vos amis  
Episode IX : Le Priest retrouvé.

Après la déception qu’avait constitué Point of Entry, certains pensaient le Priest sur la pente descendante et dépassé par les petits nouveaux comme Iron Maïden dont le Killers dépassait de loin leur mièvre dernier album. Il était donc impératif de redresser la barre rapidement et c’est certainement dans une optique revancharde que les musiciens retournent au Ibiza Sound Studio et cette fois ci pas d’incartade (voir l’épisode précédent) : les anglais enregistrent leur matériel avec le plus grand sérieux et s’en vont mixer le tout en Floride.

Déjà la pochette est bien plus attrayante et agressive que sur Point of Entry : elle représente un aigle métallique armé jusqu’au dents fondant sur sa proie, c’est à dire nous.
Car cette fois KK Downing et ses comparses n’ont pas commis deux fois la même erreur, ce Screaming for Vengeance (1982) étant infiniment supérieur à son prédécesseur. D’entrée le duo Electric Eye et son intro The Hellion frappent très fort avec son riff de départ culte, son solo, le chant robotique de Rob, le solo centrale mortel et son refrain imparable : sans doute le titre de Judas Priest le plus connu après le légendaire Painkiller, the Priest is back !

Riding On The Wind ne dément en rien notre enthousiasme et enchaîne avec un mid-tempo truffé de multiples soli et de breaks rythmés, le tout soutenu par un chant de Rob Halford encore plus agressif que sur la période British Steel (1980). Ceci dit les anglais combinent toujours aussi bien leur Heavy-Metal à des approches un peu plus Rock’n’Roll et Bloodstone en est le meilleur exemple ici, avec en bonus un solo (un de plus !) de virtuose en fin de morceau.

Bien sur comme sur tous les albums de Judas se trouve une chanson avec un riff simple et accrocheur, un titre un peu « niais », en l’occurrence (Take These) Chains et des chœurs à gogo pendant le refrain : le titre que l’ont sait qu’on trouvera ici en somme. Pain And Pleasure est une nouvelle escapade vers des contrées Heavy Rock bien couillu et le sans faute continu, d’autant que le titre suivant s’appelle Screaming for Vengeance (mais où va t-on bien pouvoir mettre tous les titres cultes de ce groupe ?) avec le cri diabolique de Rob au début illustrant à merveille le titre, le titre le plus rapide de l’album idéalement placé pour relancer la machine avant les derniers titres, et nom de dieu une fois de plus quel solo, quel pu**** de solo à faire avaler son médiator à James Hetfield !

Le single de l’album de l’album est You’ve Got Another Thing Comin’, simple et facile à retenir ce titre est construit sur le même modèle qu’un Breaking the Law, il hantera les radios américaines pendant de nombreuses semaines. Une tradition non respectée ici est celle de la balade, Fever s’en approche de part son début mais est trop enlevée pour être considérée comme tel.
Ce Sceaming For Vengeance est un sans-faute sur toute la ligne avec en guise de dessert Devil’s Child où Rob Halford pousse ses aiguës comme il sait si bien le faire.

Judas Priest a réussi à égaler British Steel, le surpassant même légèrement au niveau de l’intensité et ce Sreaming For Vengeance relance une carrière que l’on croyait compromise, montrant aux jeunots de l’époque qu’il fallait encore compter sur les vieux grognards. Pour combien de temps encore ? Nous verrons ça dans les proChains épisodes.
To be continued…

BG




24 Commentaires
Chronique
20 / 20
    judasblade, Dimanche 14 Octobre 2012 parlez-en à vos amis  
Et au 9ème jour « Les dieux» recréèrent un son.

Les métalleux a l’instar des footeux aiment les micros débats. Quel est le meilleur album d’Heavy Métal de tous les temps ? Qui est le meilleur chanteur de « Heavy Métal » ? Quelle est la meilleure paire de guitaristes de l’histoire ? Qui est le meilleur bassiste ? Hard Rock ou Heavy Métal ? Power ou Speed ? Quel est le plus grand Guitar Hero ? La liste est sans fin… et les empoignades et joutes verbales fréquentes.

Retour historique très succinct :
Judas Priest est créé à la toute fin des années 60 par Kenneth Downing (guitare) et Ian Hill (basse). En 1973, Rob Halford rejoint le groupe au chant. En 1974, c’est Glenn Tipton (guitare) qui rejoint le groupe avant l’enregistrement de leur 1er album. Ces 4 membres seront les membres emblématiques du groupe. La place de batteur allant être la plus « mobile » durant la suite de leur histoire.

« Rocka Rolla »est leur premier LP .En 1974, il n’ pas marqué les esprits. Aujourd’hui il est difficile à écouter. Les compositions, la production, les arrangements, la couvrante confinent à la torture. C'est un vinyl en suppositoire.
L’album suivant, en 1976, « Sad Wings of Destiny » alterne certains passages faibles avec des morceaux de choix comme « The Ripper » et « Tyrant ». Certes, tout n’est pas parfait, mais on commence à entrevoir le futur Priest 1ere période. A noter, une pochette magnifique contrairement au 1er opus.
Pour Sin After Sin. en 1977, la qualité artistique décolle. Les premiers standards apparaissent : « Sinner », « Starbreaker » »Dissident Agressor »…La production est travaillée. CBS fera redécouvrir l’album en France, quelques années plus tard grâce à une opération « prix cassé ». Je vous rappelle qu’à l’époque les disques sont un produit de luxe, difficilement abordable.
En 1978, c’est la sortie de « Stained Glass ». Les classiques commencent à s’empiler : «Exciter», » « Better by You, Better Than Me », “Beyond the Realms of Death”. La montée en puissance est indéniable.
A la fin de cette année là sort « Killing Machine » Nouvelle progression avec des titres comme « Delivering the Goods »et surtout l’hymne «Hell Bent for Leather », encore joué de nos jours sur scène.

Outre les compositions calibrées et une énergie inouie, Judas Priest, surtout sur les 2 derniers albums, a commencé à créer un son, unique, qui allait inspirer bon nombre de groupes, comme »Iron Maiden » ou « « Motorhead » ont pu le faire par ailleurs plus tard…
Le live, qui sort en 1979, comme tout live qui se respecte, reprend les principaux morceaux (ok il en manque quelques uns). Il fera date. Live de référence comme ceux par exemple de U.F.O. ou de Scorpions. Judas Priest monte les prestations scéniques à leur paroxysme.
1980. Arrivée de Dave Holland aux futs. Retour au studio. Ou plutôt à la forge. L’acier Anglais vous connaissez ? Non et bien, le groupe va frapper fort. Très fort. Pendant de « The Number Of The Beast » ou « Blackout » Le groupe aussi devient une référence. Succès commercial pour une musique qui ne l’est pas. Un style, un choc, une force. Oui tout cela. Tous les titres sont fabuleux, ils seront tous copiés ou inspireront moult combos. L’histoire est plus que jamais en marche. Le groupe devient un pilier de la « New wave of British Heavy metal ». Qui dit monument dit aussi fin d’une époque.
Coup de mou en 1981 pour certains avec « Point of Entry ». L’album n’est pas mauvais. C’est plutôt un album de transition. Il démarre un vrai tournant du groupe, avec, en arrière plan, la conquête du marché américain. Toutefois, certains titres émergent comme « Heading Out to the Highway ». Il manque quelque chose mais quoi ? La réponse sera donnée au prochain opus.
Il manque la puissance. A l’époque Jacques Martin aurait pu le dire : Incroyable mais Vrai. Mais nous ne sommes pas vraiment avec des petites têtes blondes. Le groupe qui a une empreinte musicale recrée un son et quel son !

Screaming for Vengeance. 1982.
Les chroniques se doivent d’être objectives, de ne pas comporter de sentiments ou de faits personnels. Dommage, j’aurai voulu vous parler de ce qu’à ressenti un gamin de 14 ans en cette année 1982 qui met ce disque pour la première fois sur la platine de ses parents. Il s’en souvient encore 30 ans plus tard. J’aurai voulu…

Difficile aussi pour cet album, de ne pas en parler façon puzzle. Nous n’avons pas affaire à un bloc. Bon nombre d’album de référence en matière de Métal comportent des compositions homogènes. Là, non. Le point commun des 9 titres et la première chose qui frappe sur l’album sont la puissance et la qualité de la production. Les morceaux sont très différents des uns des autres même si un petit « regroupement » peut se faire.
L’intro de folie. « The Hellion » est le calme avant la tempête. Trop souvent des morceaux introductifs n’apportent rien au disque. Là le son des guitares préparent le déferlement de « Electric Eye ». L’album décolle, il vous renverse. La basse en soutien et évidemment Rob au chant, qui commence le récital. Premier soli de folie. Puis la réponse de la deuxième guitare. Ah ! Tipton/Downing s’en donnent à cœur joie. Le tempo est rapide, très rapide mais on va accélérer avec« Riding on the Wind » et son intro par un Tom Holland qui révèle un jeu à la batterie tout à fait éblouissant (et pourtant ce type…). Des duels de guitares sur tout le titre et un Rob qui tutoie les anges. Le bonheur. Le titre éponyme, rageur à souhait, en ouverture de la face B, complétera le tryptique des morceaux « pieds sur l’accélérateur » de l’album.

Les morceaux mid-tempo ne sont pas plus faibles : Bloodstone (avec son intro superbe), « Take this Chains” et« Pain and Pleasure » (quel refrain) ainsi que « Fever »(davantage dans la ballade) finissent de vous hypnotiser par leurs mélodies, leurs parties de guitares, leurs refrains et par leurs inspirations.

" You've Got Another Thing Comin" est le hit de l’album. Accrocheur, bien construit, il mêle la puissance et la finesse qui vous grave le refrain dans la tête. Taillé pour les radios, il est encore beaucoup joué de nos jours.

L’album se termine en beauté sur « Devil’s Child », certes aux relents « AC/DCesque », mais aux riffs accrocheurs avec une rythmique implacable et un Rob au taquet. En 2001, la ballade « Prisoner of Your Eyes » sera ajoutée. Titre magnifique qui prouve que ballade ne rime pas avec guimauve et qui montre toute l’étendu du chant de Rob, mais avait-on besoin encore de preuves.

L’album suivant « Defenders of the Faith » sera dans la même veine (puissance, inspiration, production, riffs…). En mieux, pour certains. Mais il est handicapé par rapport à son prédécesseur car l’effet de surprise est en moins. La première claque est celle qui marque le plus.

Retour aux micros débats : je n’ai pas la réponse aux 3 premières questions posées au début de la chronique mais je connais un album qui en propose une…

Fred. Septembre 2012.




14 Commentaires
Chronique
    Darklau, Mardi 26 Fevrier 2008 parlez-en à vos amis  

1982, année bénie pour le heavy metal qui a vu sortir des forges infernales "The Number Of The Beast" d'Iron Maiden, "Restless And Wild" d'Accept, "The Eagle Has Landed" de Saxon, "Blackout" de Scorpions et... "Screaming for Vengeance". Autant d'albums de légende qui ont marqué leur époque et les esprits à tel point qu'il font partie intégrante de l'histoire du rock. L'attaque de "Hellion / Electric Eye", le premier morceau de choix de ce disque, est surprenante et illustre parfaitement ce qui se faisait de mieux au tout début des années 80 en matière de lourdeur et de vitesse. La paire Downing/Tipton nous balance un riff à décoller le papier des murs et la voix très métallique de Robert Halford vient assaisonner le tout d'une touche acide tout à fait bien sentie. Que dire du brûlot "Riding On The Wind", pièce magistrale rapide et bien rythmée où Halford nous sort un de ces meilleur tour de chant. Fantastique ! On se rend compte ici du chemin parcouru par le prêtre depuis le grand British Steel et le moyen Point of Entry. Le son s'est considérablement renforcé, la vitesse aussi. A cette époque, en 1982, la rivalité avec Maiden se fait sentir. Judas Priest hausse le ton, devient plus mordant encore et radicalise son approche du heavy metal. Riding on the Wind en est l'exemple le plus flagrant. Pouvait-on imaginer chanson plus dévastatrice que celle-là ? Elle porte presque l'album entier sur ses épaules d'acier. On y retrouve un Halford au sommet de son art, hurlant sa verve incomparable à nos oreilles. Pourtant, la tension retombe un peu avec "Bloodstone" qui fait figure de break avec son tempo moyen mais non dénué de puissance. "Chains" prends le relais avec son refrain plus abordable et très mélodique, prouvant que le Priest peut jouer facilement sur différentes gammes. Ce qui est aussi parfaitement illustré dans le titre suivant, "Pain And Pleasure", joué de façon tout aussi impeccable et dont le style s'apparente plus au hard-rock qu'au heavy metal.

Vient le tsunami de "Screaming for Vengeance", et là rien ne semble pouvoir rivaliser avec Judas Priest en matière de précipitation orageuse métallique. En résumé : complètement dévastateur ! Avec "You've Got Another Thing Comin'", nos oreilles reconnaissent d'emblée l'un des riffs qui a fait la légende du Priest. Nous sommes bien en présence d'un classique indétrônable souvent joué en concert pour le plus grand bonheur des fans. Ensuite, "Fever" nous entraine dans une atmosphère à la fois lourde et envoûtante. Le duel de guitares au coeur du morceau y est magique. L'album se termine sur une nouvelle touche de hard-rock sulfureux avec "Devil's Child", débouchant sur un solo court mais cataclysmique. Quand le silence revient, on garde pourtant un goût étrange d'inachèvement. Peut-être à cause de sa courte durée, l'album laisse une impression de "pas assez" qui nous pousse à reprendre la lecture du CD. Mais n'est-ce pas justement cela qui caractérise un chef-d'oeuvre ?




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