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| 06 Septembre 1974 - Gull Records |

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Re-Issue in 2003 by Snapper Music
1. One for the Road
2. Rocka Rolla
3. Winter
4. Deep Freeze
5. Winter Retreat
6. Cheater
7. Never Satisfied
8. Run to the Mill
9. Dying to Meet You
10. Caviar and Meths
Bonustrack (2003 Re-Issue)
11. Diamonds and Rust
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| Chronique |
 11 / 20 |
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Episode I : La génèse.
Judas Priest est une légende, un groupe ayant marqué plusieurs générations de hardrockeurs et métalleux au même titre que Black Sabbath et quelques autres. Les anglais ont aussi démarré leur carrière musicale bien avant leurs compatriotes d’Iron Maiden malgré un succès commercial un peu moins important.
Alors certes, je n’étais pas encore né (même si ça ne s’est pas joué à grand chose) lors de la sortie de ce premier album Rocka Rolla (1974), mais écoutant le groupe depuis 17 années j’espère être digne de cette chronique.
Tout d’abord sachez que Rocka Rolla porte bien son nom et qu’il est plutôt rock’n’roll, et ceux qui s’attendent à trouver ici du heavy speed flamboyant à la Painkiller avec un gros son power et des soli supersoniques resteront sur leur faim.
Mais je rappelle que nous sommes en 1974 et que pour l’époque c’était un groupe plutôt brutal, à ce moment là le thrash et le death metal n’existait pas encore, les gars de Suffocation et Pestilence étant encore à la maternelle ou en train de prendre leur biberon.
Quoi qu’il en soit l’album démarre plutôt timidement avec One For The Road et Rocka Rolla qui à défaut d’être mauvais manque quand même singulièrement de punch. La suite est un peu plus enlevée et on appréciera certains bons morceaux de rock teinté de hard et de heavy.
Il faut patienter jusqu’à la piste 6 et le titre Cheater pour trouver les prémices de ce que deviendra la bande à Tipton and co : c’est à dire des riffs bien marqués et des soli brillants, agrémentés en plus sur ce morceau de passages d’harmonica du meilleur effet.
Never Satisfied est aussi dans cette veine et fait partie des temps forts de l’album.
On trouve aussi sur Rocka Rolla une longue balade de 8 minutes à la fin de laquelle Rob Halford esquisse quelques-uns de ces fameux cris aigus qui deviendront sa marque déposée.
Un premier essai mitigé au final, surtout quand on connaît la suite. Ca manque un peu de patate par rapport à ce que faisait Deep Purple ou Led Zeppelin à l’époque, comme sur Dying To Meet You, très psychédélique. Cependant les bases musicales de leur style sont sous-jacentes sur des titres un peu plus remuant, tel que Caviar And Meth., qui clôture l’album.
J'imagine que ce 11/20 ne satisfera personne, les "vieux de la vieille" l'ayant acheté à sa sortie (il doit pas y en avoir bezef ici en même temps) trouvant ça trop faible, et les fans hardcore de speed mélodique allemand pensant plutôt que ça vaut 6 au maximum. N'appartenant à aucune de ces deux catégories, je considère qu'il faut un juste milieu.
Bien sûr il n’y a ici aucun des classiques repris régulièrement sur scène par les anglais, mais les bases sont posées, et en les travaillant Judas Priest deviendra au fur et à mesure le très grand groupe que l’on connaît.
To be continued...
BG
4 commentaires |
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