Rocka Rolla

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Nom du groupe Judas Priest
Nom de l'album Rocka Rolla
Type Album
Date de parution 06 Septembre 1974
Labels Gull Records
Produit par Bain Rodger
Enregistré à Olympic Studios
Style MusicalHeavy Speed
Membres possèdant cet album357

Tracklist

Re-Issue in 1984 by RCA Corporation and 1993 by Repertoire Records
1. One for the Road 04:38
2. Rocka Rolla 03:06
3. Winter 01:41
4. Deep Freeze 01:20
5. Winter Retreat 03:27
6. Cheater 02:58
7. Never Satisfied 04:50
8. Run of the Mill 08:32
9. Dying to Meet You 06:18
10. Caviar and Meths 02:02
Bonustrack (Re-Issue 2003)
11. Diamonds and Rust (Joan Baez Cover) 03:13
Total playing time 42:11

Chronique @ BEERGRINDER

19 Janvier 2008
Episode I : La génèse.

Judas Priest est une légende, un groupe ayant marqué plusieurs générations de hardrockeurs et métalleux au même titre que Black Sabbath et quelques autres. Les anglais ont aussi démarré leur carrière musicale bien avant leurs compatriotes d’Iron Maiden malgré un succès commercial un peu moins important.

Alors certes, je n’étais pas encore né (même si ça ne s’est pas joué à grand chose) lors de la sortie de ce premier album Rocka Rolla (1974), mais écoutant le groupe depuis 17 années j’espère être digne de cette chronique.

Tout d’abord sachez que Rocka Rolla porte bien son nom et qu’il est plutôt rock’n’roll, et ceux qui s’attendent à trouver ici du heavy speed flamboyant à la Painkiller avec un gros son power et des soli supersoniques resteront sur leur faim.
Mais je rappelle que nous sommes en 1974 et que pour l’époque c’était un groupe plutôt brutal, à ce moment là le thrash et le death metal n’existait pas encore, les gars de Suffocation et Pestilence étant encore à la maternelle ou en train de prendre leur biberon.

Quoi qu’il en soit l’album démarre plutôt timidement avec One For The Road et Rocka Rolla qui à défaut d’être mauvais manque quand même singulièrement de punch. La suite est un peu plus enlevée et on appréciera certains bons morceaux de rock teinté de hard et de heavy.

Il faut patienter jusqu’à la piste 6 et le titre Cheater pour trouver les prémices de ce que deviendra la bande à Tipton and co : c’est à dire des riffs bien marqués et des soli brillants, agrémentés en plus sur ce morceau de passages d’harmonica du meilleur effet.
Never Satisfied est aussi dans cette veine et fait partie des temps forts de l’album.

On trouve aussi sur Rocka Rolla une longue balade de 8 minutes à la fin de laquelle Rob Halford esquisse quelques-uns de ces fameux cris aigus qui deviendront sa marque déposée.

Un premier essai mitigé au final, surtout quand on connaît la suite. Ca manque un peu de patate par rapport à ce que faisait Deep Purple ou Led Zeppelin à l’époque, comme sur Dying To Meet You, très psychédélique. Cependant les bases musicales de leur style sont sous-jacentes sur des titres un peu plus remuant, tel que Caviar And Meth., qui clôture l’album.

J'imagine que ce 11/20 ne satisfera personne, les "vieux de la vieille" l'ayant acheté à sa sortie (il doit pas y en avoir bezef ici en même temps) trouvant ça trop faible, et les fans hardcore de speed mélodique allemand pensant plutôt que ça vaut 6 au maximum. N'appartenant à aucune de ces deux catégories, je considère qu'il faut un juste milieu.

Bien sûr il n’y a ici aucun des classiques repris régulièrement sur scène par les anglais, mais les bases sont posées, et en les travaillant Judas Priest deviendra au fur et à mesure le très grand groupe que l’on connaît.
To be continued...

BG

14 Commentaires

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metalmarc - 11 Janvier 2013: très bonne cro; album à part dans la disco du priest mais pas si désagréable que ça, de bonnes idées et bonnes mélodies. Le morceau "run to the hill" vaut le détour.
darthangel - 20 Juin 2013: Note sévère. Ben oui c'est loin de british steel ou de painkiller. Noooon sans déc ! Cet album date pas de 74 des fois ? Ah ok ... bon merci. Autre époque autre son. On peut comparer cet album avec un Sabbath bloody Sabbath ou Sabotage (de black sabbath) ou encore avec Fly to the rainbow de Scorpions. Mais pas avec deux albums qui ont 20 ans d'écarts... C'est plus le même public, plus tout à fait le même groupe...



Bon, Je n'ai pas été déçu par cet album même si je ne le trouve pas parfait. C'est cette imperfection qui fait tout son charme. La première fois que je l'ai écouté j'ai fait le rapprochement avec le Lonesome Crow de Scorpions : du pure Kraut Rock.. Pour les insatisfaits de cet albums je pourrais leur dire que aussi bizarre que cela puisse paraître pour moi c'est plus du rock que du Hard... et que comme album de rock il en impose. Respect ! un petit 16 n'aurait pas été volé. Un album que les jeunes de moins de 40 ans peuvent pas connaître ni même supporter. PS : ce disquaire est un idiot à mon avis... je connais 4-5 personnes qui le prendraient dans leur collec'
BEERGRINDER - 24 Juin 2013: Un disquaire qui arrive à refourguer un truc invendable et resté 7 ans en stock, je trouve au contraire que c'est un génie !

Je n'ai pas besoin d'avoir 40, 50 ou 85 ans pour avoir une opinion sur un album (opinion fortement partagée par les metalheads de tous ages d'ailleurs). Ceci n'a rien à voir avec un manque de respect, il s'agit d'une analyse comparative : et à ce niveau là je suis désolé : que ce soit par rapport à ce qui sortait à l'époque où comparé aux autres albums du Priest, celui ci ne pèse pas lourd.

Je suis d'accord sur le fait que cet album est plus rock psyché que Hard'N'Heavy, c'est sans doute aussi pour ça qu'il ne plait pas beaucoup...
RockJensen - 12 Septembre 2016: Note un peu sévère, mais chro très intéressante.

Perso je l'aime beaucoup cet album et je prends toujours plaisir à l'écouter même après un Defenders Of The Faith ou un Screaming.

L'ayant découvert après le superbe SWOD(un de mes favoris), à son écoute RR est certainement moins mémorable que les suivant c'est certain.
L'identité musicale du groupe est encore a définir mais il y a déjà un petit quelque chose, un charme déjà bien présent, sans oublier la "Halford Voice". Je trouve la chanson éponyme vraiment sympa, Never Satisfied atteind le niveau au dessus sans oublier Run To The Mills absolument énorme. Alala cette montée de Rob sur le final lui donnant une belle intensité émotionnelle.

Cela reste un bon album du Priest de toute façon. Et il y a l'édition avec la chouette reprise DAR de Miss Baez pour rajouter un petit plus à celui-ci.
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