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Ram It Down

Judas Priest discographie



logo Judas Priest

JUDAS PRIEST - RAM IT DOWN (CD)

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1988 - Columbia Records
Judas Priest : Ram It Down, chronique, tracklist, mp3, paroles Tracklist

1. Ram It Down
2. Heavy Metal
3. Love Zone
4. Come And Get It
5. Hard As Iron
6. Blood Red Skies
7. I'm A Rocker
8. Johnny B. Goode (Chuck Berry cover)
9. Love You To Death
10. Monsters Of Rock
11. Night Comes Down (Live bonus track on remastered album)
12. Bloodstone (Live bonus track on remastered album)

les paroles
Note
15/20
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Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
note : 14/20
Episode XII : Remettre les choses au clair.

Après un Turbo qui montrait un Judas Priest désireux de s’éloigner un peu de leur Heavy Metal traditionnel, suivi d’un Priest… Live poussif à la set-list négligeant la majeure partie des classiques, les anglais ont décidé de reprendre les choses en main en revenant à quelque chose de plus épuré et direct. En effet comme le prouve la pochette, la bande du chauve le plus connu derrière Fabien Barthez a décidé de taper du poing sur la table (ou plutôt la planète) et de montrer qu’ils ne baisseraient pas pavillon si facilement face au Thrash Metal de Megadeth, Slayer ou Metallica.

Enregistré au Puk Studios au Danemark et masterisé à Londres, Ram It Down (1988) est doté d’un son moderne et puissant, donnant sa place et une clarté appréciable à tous les instruments.

On comprend dès les premières secondes de Ram It Down que le côté Glam de Turbo ne sera pas au rendez-vous ici, ce premier titre nous ramène dans la tradition de Screaming For Vengeance / Defender Of The Faith en attaquant par un titre rapide. En effet jamais Judas Priest n’avait sonné aussi agressif jusque là et sur ce morceau d’un frénésie rare qui commence par un cri effrayant de Rob Halford, les musiciens enflamment nos oreilles avec des riffs implacables, le chant est également plus percutant qu’auparavant et monte dans les aiguës encore plus souvent qu’à l’accoutumé avec cerise sur le bateau (…), un solo à la fois d’une force mélodique, d’une intensité et d’une rapidité rarement égalé de Glen Tipton.

Ce disque démarre donc sous les meilleurs hospices mais hélas la suite n’est pas toujours aussi irréprochable, ainsi Heavy Metal (avec un titre pareil on est quand même en droit d’attendre une tuerie) est un honnête morceau mais en dessous de ce que laissait présager un titre aussi aguicheur : un petit solo, deux riffs sympathiques, un break qui tue et un refrain évident : « Heavy Metal !… » et le tour est joué. Le problème c’est que les morceaux suivants, loin d’être mauvais se contentent de suivre le même schéma bien rôdé avec quelques riffs bons riffs de circonstance et les soli adéquats sans vraiment parvenir à transcender. Come And Get It notamment, malgré une rythmique de départ imparable, est presque aussi niaise musicalement qu’au niveau de ses paroles.

Heureusement on retrouve le Priest qui va de l’avant sur Hard As Iron, sans doute le morceau ayant le plus de points communs avec ceux de l’album suivant, le surpuissant Painkiller : paroles guerrières, double grosse caisse en abondance, soli dévastateurs et riffs aiguisés comme des rasoirs. KK Downing et ses acolytes n’en oublient pas pour autant qu’ils sont avant tout des créateurs ayant en partie façonné le Heavy Metal, le curieux mais grandiose Blood Red Skies de 8 minutes, narrant la féroce résistance d’un guerrier du futur se sachant condamné le prouve : Rob démarre ici a capella ce qui semble d’abord être un slow avant que la musique ne s’emballe soudain sur simultanément des guitares tranchantes et des sonorités electro. L’ambiance y est épique et triste, grâce à la prestation fabuleuse d’Halford qui fait passer dans sa voix toute la palette des émotions.

Ensuite c’est toujours la même histoire l’intensité redescend d’un cran, I’m a Rocker sonnant un peu comme un Leather Rebel fatigué avant d’enchaîner sur la bonne surprise, une rafraîchissante reprise de Johnny B. Goode invitant à headbanger avec le jeune country boy surdoué… On se demande s’il n’aurait pas été préférable de finir l’album sur ce titre car Love You To Death et ses plans caricaturaux ainsi que Monsters Of Rock, qui est dans l’esprit une grossière copie de la fin de Defender Of The Faith ne laissent pas vraiment un souvenir impérissable de la fin du disque.

Le tout meilleur côtoie donc ici des choses plus dispensables, quelques chansons ont été un peu bâclé faisant baisser la valeur générale de Ram It Down pourtant bâti sur des bases intéressantes.
Les ennuis vont alors commencer pour les cinq de Birmingham (à part Dave Holland qui n’était pas dans le groupe à l’époque des chansons incriminés, mais il aura malheureusement lui aussi son lot de problèmes avec la justice dans le futur) avec leur fameux procès : ce sera un mal pour un bien car toute la frustration et la colère accumulées donneront une rage sans précédent aux musiciens sur leur réalisation suivante.
To be continued…

BG

3 commentaires Lundi 07 Juillet 2008


Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
note : 15/20
On retrouve en cette année 88 le groupe qui continue son évolution musicale, après avoir fait un “pause” en sortant un Live des plus attrayant en Cd et cassette (à l’époque, maintenant en DVD) !!!

Cet album ne casse pas le rythme du groupe qui a pris l’habitude de faire des choses nouvelles tout en gardant dans son jeu des éléments qui ont fait sa gloire. On retrouve donc ici un gros son, assez électrique à la manière d’un Defenders Of the Faith, avec quelques claviers et des effets électroniques du son comme sur Turbo, mais en quantité moindre. En effet même si Turbo est un album à part entière dans la discographie du groupe de part son côté très « claviers » oserais-je dire. Ce nouvel opus, ici, marque le retour à un heavy metal de qualité, avec toujours une grosse présence des guitares, de la basse et d’un chant, ici, très aigue comme pour l’intro de la première chanson (éponyme) avec un cri strident très puissant. La nouveauté se porte sur les parties de batterie qui sont plus présentes en ce qui concerne la double grosse caisse. Une plus grande rapidité dans les riffs et donc des rythmes de la batterie sont aussi à mettre en avant, car c’est un point qui met en valeur la musique mais aussi le talent encore reconnaissable des membres du groupe.

Quelques parties plus techniques à la batterie sont aussi à entendre, notamment sur Love Zone. Nouvelle particularité qui saute, non pas aux yeux mais aux oreilles, sont les gros solos effectués ainsi que des parties avec les deux guitares très mélodiques. En effet ceci joue dans la qualité du cd car, même si le groupe montre encore une fois son talent et sa créativité, il n’en demeure pas moins que cet album n’est pas parfait, et il y a quelques parties encore à améliorer : la double grosse caisse qui semble n’être pas assez agressive par rapports aux riffs accrocheurs et puissants balancé par la paire Tipton/Downing !!!

Les morceaux sont tout aussi explosifs les uns que les autres, avec des touches différentes. Chacun à sa particularité : une voie plus aigue, des solos plus nombreux, des parties mélodiques plus longues, ou même des éléments électroniques plus présents, comme sur Come and Get It. On peut entendre de nouveaux des petits solis entre les riffs et les couplets, comme en a pris l’habitude le groupe, et qui se retrouveront aussi dans les albums à venir.
On trouve également des morceaux plus, disons inhabituels, comme Blood Red Skies, où il y a une alternance avec des guitares acoustiques et électriques, des parties mélodiques plus présentes, une intro avec le son du vent est aussi à noter. Cette musique fait comme une pause dans le cd, pour digérer les précédents morceaux, et même si elle fait plus de 6 minutes, on a déjà entendu un morceau similaire : Beyond The Realm Of Death, même si ce n’est pas le même son. Il y a également, Johnny B. Goode qui est très surprenante avec une intro en solos et un riff qui s’enchaine et qui est très entrainant. Cette musique sonne plus Rock en fait, par rapport au reste de l’album, tout comme Love You To Death. On à l’impression que cette chanson aurait très bien pu faire partie du précédent album : Turbo !!!

En conclusion ce nouvel opus à l’actif du groupe à semble-t-il était une surprise à l’époque, et encore maintenant l’a était pour moi !!! Mais ce qui est à retenir c’est que le groupe ne déroge pas à sa règle, qui depuis des années, est d’être très créatif et toujours évoluer dans la musique !!! On retrouve un gros son des guitares, très puissantes, des parties de batteries plus présentes et techniques, un chant très aigue tout le long de l’album. Des éléments assez électroniques rajoutés ça et là, des chansons font qu’il colle parfaitement au précédents, comme sur les morceaux Blood Red Skies, Monsters Of Rock ou bien Love Zone. Les grosses parties mélodiques après les longs solos sont sublimes et les mélodies se retiennent assez facilement je dois dire. Cependant, on se lasse quand même au bout des 5 – 6 premières chansons, la deuxième partie a un aspect plus Rock semble être déjà vu mais n’en demeure pas moins bonne !!! Les maladresses des parties de double grosses caisses trop saccadées sont un réel problème quand même !

En bref, bon album, mais pour les fans du groupe et les nostalgiques des années 80 !!!

1 commentaire Dimanche 01 Juin 2008


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