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| Live paru le 21 Juin 1987 - Columbia Records / CBS Records / Sony Music |

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Re-Issue in 2001 by Sony Music with 3 bonustracks.
1. Out in the Cold
2. Heading Out to the Highway
3. Metal Gods
4. Breaking the Law
5. Love Bites
6. Some Heads Are Gonna Roll
7. The Sentinel
8. Private Property
9. Rock You All Around the World
10. Electric Eye
11. Turbo Lover
12. Freewheel Burning
13. Parental Guidance
14. Living After Midnight
15. You've Got Another Thing Comin'
Bonustracks (re-Issue 2001)
16. Screaming for Vengeance
17. Rock Hard, Ride Free
18. Hell Bent for Leather
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Priest Live est à Judas Priest ce que Live After Death est à Iron Maiden dans les années 80.
Priest Live est un témoignage ardent de la grande tournée du Turbo world tour de 1986. Mais à la différence de Maiden, Le Priest n'avait peut-être pas choisi le meilleur moment pour nous sortir son enregistrement public.
Tout d'abord, parce que Turbo n'était pas un album exceptionnel qui pouvait faire l'unanimité auprès des fans. Ceux-ci y voyaient au contraire une demi trahison tant cet album était clairement orienté vers l'auditorat américain, donc plus commercial, avec des synthés très présents et des compositions aux sonorités hard fm plus accessibles aux oreilles non-métalliques et aux radios.
Ensuite, parce que la stratégie du Priest pour conquérir le marché américain n'était pas des plus judicieuses en ces temps où le Thrash Metal triomphait outre-atlantique avec les Master Of Puppets et autres Among The Living.
Judas Priest en a tiré la leçon, lui qui, un an plus tard est revenu à des intentions plus belliqueuses avec Ram It Down. Et, par la suite, avec le terrible Painkiller.
Donc, Priest Live en a souffert. D'autant plus qu'il arrivait un peu comme les carabiniers d'Offenbach, c'est à dire bien après les lives respectifs de confrères de renommée à savoir Iron Maiden et Scorpions ( ce dernier était même l'un des plus gros vendeurs de disques de la planète à cette époque ).
Pourtant ce Priest Live n'est pas dénué d'intérêt, loin de là. Avec un peu de recul, on constate qu'il a même plutôt bien vieilli, avec un meilleur son que les deux autres lives suscités : plus moderne, plus puissant. La production est claire et pousse les guitares de Tipton et Downing en avant. La formidable voix de Rob Halford est bien rendue aussi. Le terrible chanteur nous gratifie même de quelques cris perçants bien placés dont il a le secret, qui vous donnent la chair de poule et que personne d'autre n'est en mesure de délivrer sur scène à part lui. Bref, la qualité est au rendez-vous.
Ceci dit, je soupçonne le producteur Tom Allom d'avoir inséré ça et là quelques effets ou "overdubs" pour rendre le produit plus percutant. C'est un sentiment personnel qui s'est imposé après de nombreuses écoutes. A ce titre, le Live After Death de Maiden a l'air de sonner plus vrai. Mais bon. Cela n'a qu'une importance toute relative.
Les tueries de ce Priest Live sont selon moi : Breaking the Law, The Sentinel et Freewheel Burning. En effet, il se dégage de ces morceaux-là une énergie époustouflante, décapante, renversante. A écouter avec le volume sur 10.
J'accorde également une mention spéciale à Love Bites, Turbo Lover et You've Got Another Thing Comin'. Trois titres où le Priest dévoile toutes les facettes de son talent: des riffs accrocheurs, une voix très haut perchée, des solos qui vous filent le tournis et j'en passe...
Par contre, des morceaux comme Electric Eye ou Living After Midnight, pourtant excellents, me paraissent ici un peu trop poussifs et semblent déchargés de l'atmosphère brûlante qu'ils avaient sur leurs versions studio respectives. Dommage.
En résumé, un album live très propre ( trop ? ), qui ne s'écarte que très rarement des compositions studio. Exécuté bien sûr par des virtuoses hors pair ( mais ça, tout le monde le sait ) et qui peut très bien servir de best of aux néophytes voulant se procurer un aperçu honnête de la carrière du grand prêtre entre 1978 et 1986.
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