Nostradamus

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Nom du groupe Judas Priest
Nom de l'album Nostradamus
Type Album
Date de parution 16 Juin 2008
Style MusicalHeavy Speed
Membres possèdant cet album455

Tracklist

DISC 1
1. Dawn of Creation 02:31
2. Prophecy 05:26
3. Awakening 00:52
4. Revelations 07:05
5. The Four Horsemen 01:35
6. War 05:04
7. Sands of Time 02:36
8. Pestilence and Plague 05:08
9. Death 07:33
10. Peace 02:21
11. Conquest 04:42
12. Lost Love 04:28
13. Persecution 06:34
DISC 2
1. Solitude 01:22
2. Exiled 06:32
3. Alone 07:50
4. Shadows in the Flame 01:10
5. Visions 05:24
6. Hope 02:09
7. New Beginnings 04:56
8. Calm Before the Storm 02:05
9. Nostradamus 06:43
10. Future of Mankind 08:29
Total playing time 1:42:46

Chronique @ BEERGRINDER

18 Juin 2008
Episode XVII : Une ambition intacte.

Tout comme Georges Lucas j’ai décidé de ne pas faire les choses dans l’ordre, cet épisode XXVII sort donc avant l’épisode XXII (question de budget et d’effets spéciaux trop importants vous connaissez le refrain) avec le secret espoir de détrôner Titanic, avouez que Céline Dion versus Rob Halford ça a de la gueule non ? Allez, n’oubliez pas vos pop-corn, pensez au 7up et installez vous le film va commencer.

L’album précédent marquait le retour du chanteur Robert Halford dans le groupe, réunissant de nouveau le terrible line-up de l’album Painkiller : Travis / Downing / Tipton / Hill / Halford. D’ailleurs les chansons de Angel of Retribution représentaient un patchwork des différentes époques musicales de Judas Priest.
Après un album qui avait surtout pour objectifs (largement réussis) de remettre Rob Halford au centre des préoccupations et montrer que les anglais avaient encore en eux la flamme du Heavy Metal, Glen Tipton et ses amis se sont attaqués à un travail beaucoup plus ambitieux avec Nostradamus (2008), ce double album comme son nom l’indique, est un concept sur la vie du célèbre français Michel de Nostredame (avant qu’il ne fasse latiniser son nom).

La pochette très soignée et étrange, tranche avec l’ange destructeur présent sur l’avant dernier opus, elle représente à merveille tout l’aspect mystique voire cosmique du personnage et de ses préVisions. Une chose me chiffonne pourtant, et ce avant même d’écouter ce nouvel opus tant attendu : le traditionnel logo de Judas Priest avec le fameux metallian a disparu. Par le passé cela a signifié pour certains groupes le désir de s’éloigner de leur musique d’origine, ce serait quand même le comble que le Priest s’éloigne d’un style qu’il a contribué à créer…

Voyons ensemble vers quelles contrées les Metal Gods ont ils décidé de cheminer sur cette nouvelle galette.
Après une intro d’album triste, Prophecy nous balance un riff carré et couillu soutenu par le chant caractéristique d’Halford et quelques claviers (omniprésents tout au long du disque) accompagnent les instruments traditionnels ;
Le Priest nous emmène tout doucement vers leur nouveau style et sur Revelations le synthé se fait plus symphonique malgré une plage libre permettant aux guitares de se lâcher dans des soli majestueux de la paire Tipton / Downing, cette fois l’album est bien lancé. Retraçant les étapes de la vie de Nostradamus, un titre épique et travaillé comme War ferait presque penser à du Therion, même si un peu lassant à cause de son rythme identique du début jusqu’à la fin. Après un nouvel interlude triste (Sands Of time) sur lequel Halford transmet toute l’émotion de sa voix, Pestilence & Plague est l’une des meilleures pièces de l’album alliant l’énergie des guitares, la percussion de la basse et le talent du célèbre chanteur, aussi à l’aise dans les refrains en italien : un titre proche de One Shot At Glory dans sa structure.

On sent un travail de composition et d’arrangement assez considérable mais tout ça manque tout de même de rythme : Death balance le premier véritable riff Heavy au bout de 6 minutes. La plupart des titres sont des demi-balades dont certaines réussies (Conquest) mais d’autres sonnant niaises, c’est un peu le cas sur la triste et ennuyeuse Lost Love, narrant la perte pour le personnage clef de sa femme et ses enfants. Persecution malgré un son de synthé moyen, clôt tout de même le premier disque sur une note plus énergique où l’on entend enfin les guitares à leur juste niveau, le minimum syndical pour la paire Tipton / Downing, l’une des meilleures du Heavy Metal.

Le deuxième disque débute sous les mêmes hospices avec un interlude précédent le morceau Exiled. Le tempo lent commence sérieusement à lasser, on aurait aimer que la vie de Nostradamus soit parsemée de sprints ou de courses de chars car cela aurait accéléré un peu l’histoire (peut-être un concept sur Alain Prost pour le prochain opus). Même combat sur Alone qui est en plus exagérément longue (8:00) malgré un passage en guitare acoustique bien foutu et une fin plus intense, sur Shadows In The Flames on frôle même le U2… Comme le premier, le disque II reste désespérément bloqué sur des tempos lents, ainsi Visions et New Beginnings n’apportent pas grand chose de plus au schmilblick avec leurs intros soporifiques.

Enfin sur la chanson titre Nostradamus le vrai Judas Priest refait surface et Scott Travis, qui avait du s’endormir, accélère le mouvement avec un peu de double grosse caisse sur ce qui sera sans aucun doute l’un des singles de l’album. Future Of Mankind est l’un des rares à contenir quelques riffs crus à la Screaming for Vengeance qu’aucun clavier ne vient perturber, voilà une fin d’album judicieuse avec une note plus rentre-dedans, même si là encore 8 minutes et des brouettes n’étaient pas nécessaires.

Vous allez me dire alors, pourquoi mettre 14 / 20 s’il n’aime pas cet album ? Non je ne le déteste pas mais je dois préciser deux choses : la première c’est qu’à mon sens il s’adresse davantage aux fans de Metal progressif voire de Rock progressif qu’aux inconditionnels de Heavy Metal, cet opus n’est donc pas mauvais, mais en partie inadapté aux fans de vieux Heavy des familles dont je suis. La seconde chose est que Nostradamus est intéressant mais Judas Priest aurait pu élaguer un peu et sortir un album plus court à la place de ce double à la flopée d’interludes à l’intérêt discutable et des titres redondants et parfois trop longs.

On notera qu’au niveau packaging 3 versions différentes sont disponibles : le double CD tout simple (ce fut suffisant pour votre serviteur), le double Digibook vraiment soigné, et la version coffret 3 vinyles + 2 CD absolument luxueuse (il en va de même pour son prix).

Maintenant que vous êtes avertis comme diraient Laspalès et Chevalier : « C’est vous qui voyez ! ».
To Be Continued…(enfin j’espères)
BG

42 Commentaires

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BEERGRINDER - 17 Avril 2012: Au départ je tenais surtout à chroniquer l'intégralité de la période Halford, chose faite en 2008 je crois.

Et puis à la sortie de Nostradamus j'ai voulu continuer ma série que j'avais arrêté à Painkiller, il n'est pas impossible que je chronique un jour la période Ripper Owens.
Venenum - 08 Janvier 2013: Très bonne chronique !!

Je suis d'accord pour dire qu'un condensé aurait amené plus de force à tout ça.

Cependant, j'ai été totalement bluffé par ce concept-album et l'ambiance dégagée. J'ai accroché de suite, c'est pour moi un très bon album. Après, il est concevable que les fans de la première heure soit déroutés même si Angel of Retribution lancait des signes annonciateurs de ce qui allait arriver.
samolice - 07 Juillet 2013: Merci pour la chronique.

A l'écoute, j'ai un peu le sentiment d'entendre une BO de film.

Il faut reconnaitre au groupe le "courage" d'avoir proposé un tel (double) disque. Hélas, je ne rentre pas dedans. Avec le temps peut être...

Cyrus - 25 Septembre 2017:

Bah, pour une fois que la chanson éponyme est une tuerie qui synthétise plein de trucs du groupe, qui plaît aux trves comme aux progressifs....

Judas ? c'est juste de vieilles ganaches bloqués sur des gimmicks éculés depuis 30 ans....Ou pas.

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Chronique @ MetalAngel

13 Juin 2008
Après un retour triomphal en 2005 avec un album plutôt pas mal, mais, auquel il manquait cette fougue présente 15 ans auparavant sur le bulldozer 'Painkiller', Judas Priest nous revient avec une véritable surprise, qui a pris la forme d'un double-disque conceptuel sur la vie du célèbre voyant français Michel de Nostre-Dame, alias Nostradamus. Et quel album!!! Les britanniques nous ont concocté là plus qu'un monument du metal. Il s'agit en fait de tout l'histoire du metal regroupée sur deux rondelles, rien que ça! Cela fait vraiment plaisir de voir que des musiciens ont encore cette volonté de donner à leurs fans tout le meilleur d'eux-mêmes, ce que même Maiden n'arrive plus à faire, malheureusement, depuis 'Somewhere In Time', nous proposant des albums qui sentent un peu le réchauffé ('Dance Of Death'). Ici, point de riffs maintes fois entendus, tout n'est que nouveauté.

L'élément le plus plaisant, et qui est certainement le plus déterminant dans cette glorieuse réussite, est sans aucun doute le côté orchestral, dont le visage grandiloquent amène l'auditeur à s'enivrer d'une oeuvre quasi-cinématographique, facette que l'on ne connaissait pas au quintet. Toute une palette d'ambiances est ainsi mise en l'honneur, afin de nourrir les morceaux d'une pincée de dramatisme, de les habiller d'un voile de mystère, comme ce dont nous abreuvait Nostradamus dans ces versets. Une autre part importante du succès de 'Nostradamus' réside dans cette succession d'interludes courts et de titres forts, dynamiques et épiques, prenant ainsi l'auditeur aux tripes et ne le lâchant qu'une fois les deux cds digérés.

Particulièrement exigeant sur le fond comme sur la forme, surtout après une semi-déception incarnée par 'Angel of Retribution', je fus particulièrement inquiet lorsque j'ai posé une oreille très attentive sur cet album, à la recherche des moindres défauts...vaine fût ma recherche, aucune fausse note n'y figurant. Tout est quasiment parfait! A part peut-être le fait que la voix ne soit pas toujours mise en avant, comme pour mieux donner cette impression qu'une voix d'outre-tombe surgit du néant cosmique. Mais, cela appartient à la mise en scène de cet album génialissime.

Le ton de l'album est à peine donné avec "Dawn Of Creation", que déjà JP nous assome avec la puissance de "Prophecy". Cette première mise en bouche nous prépare pour la suite, qui possède un royal pedigree, ceci avec quelques-uns des meilleurs titres du très vaste répertoire du Priest, tels que "Revelation", "War" (qui est le premier single issu du double-album et qui est un titre aux trois-quarts instrumental), l'épique "Death", la tendresse incarnée avec "Love", l'énervée "Persecution", l'intro "Solitude", "Exiled" dont la ressemblance rythmique avec le générique de Terminator 2 est frappante, "Alone" qui revoit Rob Halford renouer avec les notes célestes sur-aigües qui l'ont rendues célèbre, une petite note d'espoir avec "Hope", l'hymne "New Beginnings" pour qu'aucun morceau à la "United" ne manque pour appuyer un poil plus sur le côté solennel de cet hommage à l'un des plus grands prophètes de son époque, le gros morceau éponyme "Nostradamus" et son intro orchestrale, proche d'un "Hellrider" et le morceau de clôture "Future Of Mankind" qui narre du long de ses 8 minutes et des poussières l'avenir incertain de l'Humanité...

Tous ces titres, sans citer les ponts plus ou moins courts, sont de vraies tueries. Le seul bémol que l'on peut, cependant, noter est l'absence de titres rapides, le groupe ayant, apparemment, préféré se concentrer cette fois-ci sur des titres épiques et mid-tempo, afin de bien développer en profondeur la tragédie humaine derrière les prophéties du Visionnaire, un peu comme l'a fait Stratovarius sur la chanson "Visions", qui figure sur l'album du même nom...On peut, néanmoins, se demander si ce n'est pas leur âge qui les a un peu poussé dans cette voie. Dommage! L'album aurait clairement gagné en qualité, bien que nous ayons avec 'Nostradamus', le meilleur crû Judas Priest depuis bien longtemps.

Mais, ce millésime est un pur bonheur qu'il est impératif de savourer une fois dans sa vie, afin d'en découvrir toute l'amplitude et ses arômes animals et d'en déguster toute l'exubérance et la richesse. Un pur joyau de heavy metal que je ne saurais que trop vous conseiller, si vous êtes amateurs d'oeuvres d'art contemporaines. Le Metal God et sa tribu sont enfin revenus sur le Mont Olympe après des années d'errance dans les sombres marais de Lerne...


45 Commentaires

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cultosaurus - 29 Décembre 2008: Si vous avez "évolué" depuis les années 90, ça mérite 19/20. Si vous y êtes resté scotché avec votre vieux perf et vos badges, c'est un album chiant...
Allez les vieux "hardos", réécoutez le cet album sans a priori cette fois (ceci dit, vous avez le droit de na pas l'aimer!).
Topher - 25 Novembre 2009: C'est peut-être un des albums qui m'a le plus impressionné, j'veux dire dans le sens que depuis tout ce temps, Judas Priest invente encore et encore des riffs et des mélodies géniales et surtout bien à elles, en tout cas moi aucune d'entre elles ne me dévie sur un titre déjà existant (sauf le titre Nostradamus et Painkiller dans le couplet). J'aime beaucoup la "nouvelle" voix de Rob Halford, l'âge lui a donné un certain charme.
Seul regret un ou deux titres plus rapides dans le cd 2 m'auraient plût.

Selon moi Judas Priest a toujours eu une bluffante capacité à se moderniser (pas forcément réussi sur chaque album mais tout de même) tout en gardant le même esprit, assez sombre et heavy metal.
Horreurgasme - 03 Janvier 2013: ''Après un retour triomphal en 2005 avec un album plutôt pas mal''...
C'est moi ou la citation se contredit d'elle-même?
 
Javagore - 07 Mars 2016: Je découvre cet album actuellement. La production "son totalement à plat, dynamique en berne, toujours à fond" gâche ce disque. Le mur du son a tué cet enregistrement. Côté compositions j'ai au contraire une sensation d'une très grande réussite. Bien plus profond que Breaking the law et consort.
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Commentaire @ Darklau

20 Mars 2009

Bien que n'étant pas un fan du Priest de la première heure, je clame haut et fort que ce groupe a encore des choses à dire... Le grand prêtre n'était pourtant pas mort. On aurait pu les enterrer après Angel of Retribution, cherchant désespérément un remplaçant digne de ce nom pour leur succéder, sondant avec énervement le (très) large panel de jeunes groupes aux dents longues mais gâtées qui nous sortent des daubes métalliques en veux-tu en voilà. Vanité et perte de temps. Les grands savent se remettre en question quand il faut et n'ont pas peur de décevoir une partie de leurs fans en sortant quelque chose d'inhabituel. La continuité est un mythe. Rien n'est permanent. Pas même le fait d'être au sommet et d'y rester tel un dieu de l'olympe. Un mythe, je vous dis. Personne ne reste pareil à ce qu’il a été. Et le groupe de Robert Halford le sait. Il faut avoir une sacrée paire de couilles pour sortir un album comme Nostradamus quand on s'appelle Judas Priest et qu'on a plus rien à prouver depuis longtemps. Bien sur, cet album n'est pas parfait mais il a au moins le mérite d'exister dans une discographie Priestienne qui, il faut bien l’avouer, n'avait plus atteint un tel sommet depuis Painkiller. Rendez-vous compte, un double concept monté comme un opéra rock aux accents progressifs teintés de Pink Floyd et de Genesis, le tout mis en musique métal de façon magistrale, avec des ambiances contenues et des passages atmosphériques au piano et au clavier. Mais aussi des guitares changeantes, parfois lourdes, parfois en complète apesanteur sans pour autant délaisser les riffs incisifs (Persecution). Et puis cette voix, omniprésente, entêtée et entêtante, frôlant les sommets lyriques (cette intro du titre Nostradamus avec cette voix de ténor ! ou le chorus italien de Pestilence and Plague !). Tout simplement grand. Tout simplement beau.

Je voudrais les remercier. Leur dire combien ils sont importants malgré le nombre de ventes très limité que ce nouvel album a engendré et engendrera certainement. En somme, des génies incompris comme Nostradamus en son temps. Certains rabat-joies pourraient rétorquer que le Priest a ici perdu sa fougue, qu’il est mou du genou et qu’il ferait bien de nous resservir une bonne grosse sou-soupe heavy speed, histoire de se refaire une santé (commerciale ?) et plaire à la base du fan club. Non, non, non. Absolument pas ! une machine à botter le cul ne doit pas forcément vous en délivrer une centaine dans le fondement à la minute au rythme d’une mitrailleuse. Quelques bons gros coups de savates bien placés vous tanneront plus sûrement l’arrière train de manière durable. Oui, Nostradamus est un album qui laissera des traces. Et puis, on ne peut pas faire du prog pied au plancher. Il faut accepter alors de freiner un peu ses ardeurs pour retrouver une musique plus profonde et plus évocatoire. C'est ce que Judas Priest nous propose ici, avec beaucoup d'ambition certes, mais aussi avec énormément de feeling et de foi. Et puis, vous en connaissez beaucoup, vous, des groupes actuels qui ont cette ambition ?
L'ambition de proposer à leur public plus d'une heure trente de musique en ayant pris soin de travailler les titres jusqu'à tomber les genoux par terre. Si ce n’est pas du respect ! Et tenter, au risque de se faire tirer à vue, la remise en question périlleuse après une carrière exemplaire.

Moi, j’en ai le frisson.

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Darklau - 23 Mars 2009: Je les ai vus dimanche à Bruxelles et je crois aussi que Rob n'a plus les mêmes capacités, et que c'est normal à son âge.

Ce que je veux dire dans ma chro c'est que le Priest sait qu'il n'a plus toutes les cartes en mains pour faire ce qu'il faisait il y a 20 ou 30 ans et que cela le pousse à prendre des risques pour explorer d'autres voies.
Il faut quand même du courage et du travail pour risquer de sortir un double concept là où un simple album de 50 minutes dans la continuité de Angel Of Retribution aurait suffi pour contenter les fans.

Je juge Nostradamus pour ce qu'il est et non ce qu'il doit être en comparaison avec d'autres albums.
Nostradamus est différent et possède assez de bons moments pour justifier ma note.
Darklau - 24 Mars 2009: J'ai corrigé ma chro au niveau du caractère légèrement répétitif du Priest depuis Painkiller.
Le mot répétitif n'était pas approprié, je le reconnais.
Cela dit, je suis convaincu que Judas Priest n'a plus tiré aussi haut depuis Painkiller.
mrbungle - 21 Juin 2009: C'est un bon album que nos papy nous livre là; il n'est pas dans "la lignée" de ce que Judas fait habituellement. C'est peux être ce qui déroute tant de monde (moi le premier) ???

D'un autre coté, peux on reprocher à un groupe aussi mythique d'évoluer & de tester de nouvelles choses à l'époque de la musique kleenex ??? (ce qui est à la mode aujourd'hui est démodé le lendemain)
ZazPanzer - 09 Janvier 2010: Très belle chronique, bravo !
Je suis partagé sur Nostradamus, que je trouve trop long bien qu'intéressant, mais qui me rassure sur une chose : l'esprit du Priest est toujours là. J'avais été en effet extrêmement déçu par Angel of Retribution, pour moi le pire album de leur carrière, qui singeait leurs disques précédents. Ici, à nouveau, le Priest retrouve son inspiration, sa faculté à surprendre ses auditeurs et à aller là où on ne l'attend pas. Alors nombreux sont ceux qui sont déçus parce qu'ils attendaient un disque plus violent. Moi, qui ne supporte pas Jugulator, je préfère un disque plus "mou" mais différent des précédents, plutôt qu'un copier-coller de leur discographie.
Quant à leurs prestations live, ça devait arriver un jour, l'âge et les excès ont rattrapé Robert...
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Commentaire @ iliketovomitvomit

02 Avril 2010
Dans la continuité d'"Angel...", Judas Priest signe un album inhabituel dans sa discographie, bien que le précédent opus ait reçu un accueil "tiédasse" auprès des fans. Qu'à cela ne tienne, ils ne font pas ça pour le fric, et c'est très bien comme ça !

Finis, donc, les riffs déchainés et les rythmiques "Speed", place aux ambiances orchestrales et aux tempos lents. Cela n'est pas pour déplaire, car les musicos assurent encore malgré l'âge. "Le travail, c'est la santé ! ", disait l'autre... Mais je m'égare. Il y a toutefois des hauts et des bas.

Bon, niveau ambiance, on s'y croirait : sombre, pesante... Les claviers ne font pas artifice à la World of Warcraft. Certains titres orchestraux sont même trèèès réussis, comme le terrifiant "War". Les solos, que je n'écoutais que d'une oreille auparavant, peuvent être qualifiés de virtuoses. Signalons aussi un artwork réussi, très riche mais pas kitsch.

En revanche, on se serait passé d'un soporifique 2ème disque où rien ne ressort vraiment du lot. De plus, Halford vieillit : eh oui, il assure de moins en moins dans les suraigus, où il ne s'aventure plus guère. On applaudit cependant sa performance dans "Death", glacial à souhait, où le chant est aussi distordu que les guitares. Passons également sur "Lost Love", exagéré sur les réverbs et effets de souffle.

Pour conclure, c'est un bon album, mais non exempt de défauts. Le nouveau chemin pris par Priest fait passer un vent de fraicheur, mais ne fera jamais, Ô grand jamais, oublier les classiques des débuts. Réécoutons dans ce cas "British Steel" et "Screaming for Vengeance"...

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