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Nostradamus

Judas Priest discographie



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JUDAS PRIEST - NOSTRADAMUS (CD)

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16 Juin 2008 - Epic Records / Columbia Records
Judas Priest : Nostradamus, chronique, tracklist, mp3, paroles
Tracklist

DISC 1

1. Dawn of Creation
2. Prophecy
3. Awakening
4. Revelations
5. The Four Horsemen
6. War
7. Sands of Time
8. Pestilence and Plague
9. Death
10. Peace
11. Conquest
12. Lost Love
13. Persecution

DISC 2

1. Solitude
2. Exiled
3. Alone
4. Shadows in the Flame
5. Visions
6. Hope
7. New Beginnings
8. Calm Before the Storm
9. Nostradamus
10. Future of Mankind

les paroles
Note
17/20
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Mp3


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Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
MetalAngel, le Vendredi 13 Juin 2008
note : 19/20
Après un retour triomphal en 2005 avec un album plutôt pas mal, mais, auquel il manquait cette fougue présente 15 ans auparavant sur le bulldozer 'Painkiller', Judas Priest nous revient avec une véritable surprise, qui a pris la forme d'un double-disque conceptuel sur la vie du célèbre voyant français Michel de Nostre-Dame, alias Nostradamus. Et quel album!!! Les britanniques nous ont concocté là plus qu'un monument du metal. Il s'agit en fait de tout l'histoire du metal regroupée sur deux rondelles, rien que ça! Cela fait vraiment plaisir de voir que des musiciens ont encore cette volonté de donner à leurs fans tout le meilleur d'eux-mêmes, ce que même Maiden n'arrive plus à faire, malheureusement, depuis 'Somewhere In Time', nous proposant des albums qui sentent un peu le réchauffé ('Dance Of Death'). Ici, point de riffs maintes fois entendus, tout n'est que nouveauté.

L'élément le plus plaisant, et qui est certainement le plus déterminant dans cette glorieuse réussite, est sans aucun doute le côté orchestral, dont le visage grandiloquent amène l'auditeur à s'enivrer d'une oeuvre quasi-cinématographique, facette que l'on ne connaissait pas au quintet. Toute une palette d'ambiances est ainsi mise en l'honneur, afin de nourrir les morceaux d'une pincée de dramatisme, de les habiller d'un voile de mystère, comme ce dont nous abreuvait Nostradamus dans ces versets. Une autre part importante du succès de 'Nostradamus' réside dans cette succession d'interludes courts et de titres forts, dynamiques et épiques, prenant ainsi l'auditeur aux tripes et ne le lâchant qu'une fois les deux cds digérés.

Particulièrement exigeant sur le fond comme sur la forme, surtout après une semi-déception incarnée par 'Angel Of Retribution', je fus particulièrement inquiet lorsque j'ai posé une oreille très attentive sur cet album, à la recherche des moindres défauts...vaine fût ma recherche, aucune fausse note n'y figurant. Tout est quasiment parfait! A part peut-être le fait que la voix ne soit pas toujours mise en avant, comme pour mieux donner cette impression qu'une voix d'outre-tombe surgit du néant cosmique. Mais, cela appartient à la mise en scène de cet album génialissime.

Le ton de l'album est à peine donné avec "Dawn Of Creation", que déjà JP nous assome avec la puissance de "Prophecy". Cette première mise en bouche nous prépare pour la suite, qui possède un royal pedigree, ceci avec quelques-uns des meilleurs titres du très vaste répertoire du Priest, tels que "Revelation", "War" (qui est le premier single issu du double-album et qui est un titre aux trois-quarts instrumental), l'épique "Death", la tendresse incarnée avec "Love", l'énervée "Persecution", l'intro "Solitude", "Exiled" dont la ressemblance rythmique avec le générique de Terminator 2 est frappante, "Alone" qui revoit Rob Halford renouer avec les notes célestes sur-aigües qui l'ont rendues célèbre, une petite note d'espoir avec "Hope", l'hymne "New Beginnings" pour qu'aucun morceau à la "United" ne manque pour appuyer un poil plus sur le côté solennel de cet hommage à l'un des plus grands prophètes de son époque, le gros morceau éponyme "Nostradamus" et son intro orchestrale, proche d'un "Hellrider" et le morceau de clôture "Future Of Mankind" qui narre du long de ses 8 minutes et des poussières l'avenir incertain de l'Humanité...

Tous ces titres, sans citer les ponts plus ou moins courts, sont de vraies tueries. Le seul bémol que l'on peut, cependant, noter est l'absence de titres rapides, le groupe ayant, apparemment, préféré se concentrer cette fois-ci sur des titres épiques et mid-tempo, afin de bien développer en profondeur la tragédie humaine derrière les prophéties du Visionnaire, un peu comme l'a fait Stratovarius sur la chanson "Visions", qui figure sur l'album du même nom...On peut, néanmoins, se demander si ce n'est pas leur âge qui les a un peu poussé dans cette voie. Dommage! L'album aurait clairement gagné en qualité, bien que nous ayons avec 'Nostradamus', le meilleur crû Judas Priest depuis bien longtemps.

Mais, ce millésime est un pur bonheur qu'il est impératif de savourer une fois dans sa vie, afin d'en découvrir toute l'amplitude et ses arômes animals et d'en déguster toute l'exubérance et la richesse. Un pur joyau de heavy metal que je ne saurais que trop vous conseiller, si vous êtes amateurs d'oeuvres d'art contemporaines. Le Metal God et sa tribu sont enfin revenus sur le Mont Olympe après des années d'errance dans les sombres marais de Lerne...



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Chronique

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BEERGRINDER, le Mercredi 18 Juin 2008
note : 13/20
Episode XVII : Une ambition intacte.

Tout comme Georges Lucas j’ai décidé de ne pas faire les choses dans l’ordre, cet épisode XXVII sort donc avant l’épisode XXII (question de budget et d’effets spéciaux trop importants vous connaissez le refrain) avec le secret espoir de détrôner Titanic, avouez que Céline Dion versus Rob Halford ça a de la gueule non ? Allez, n’oubliez pas vos pop-corn, pensez au 7up et installez vous le film va commencer.

L’album précédent marquait le retour du chanteur Robert Halford dans le groupe, réunissant de nouveau le terrible line-up de l’album Painkiller : Travis / Downing / Tipton / Hill / Halford. D’ailleurs les chansons de Angel Of Retribution représentaient un patchwork des différentes époques musicales de Judas Priest.
Après un album qui avait surtout pour objectifs (largement réussis) de remettre Rob Halford au centre des préoccupations et montrer que les anglais avaient encore en eux la flamme du Heavy Metal, Glen Tipton et ses amis se sont attaqués à un travail beaucoup plus ambitieux avec Nostradamus (2008), ce double album comme son nom l’indique, est un concept sur la vie du célèbre français Michel de Nostredame (avant qu’il ne fasse latiniser son nom).

La pochette très soignée et étrange, tranche avec l’ange destructeur présent sur l’avant dernier opus, elle représente à merveille tout l’aspect mystique voire cosmique du personnage et de ses prévisions. Une chose me chiffonne pourtant, et ce avant même d’écouter ce nouvel opus tant attendu : le traditionnel logo de Judas Priest avec le fameux metallian a disparu. Par le passé cela a signifié pour certains groupes le désir de s’éloigner de leur musique d’origine, ce serait quand même le comble que le Priest s’éloigne d’un style qu’il a contribué à créer…

Voyons ensemble vers quelles contrées les Metal Gods ont ils décidé de cheminer sur cette nouvelle galette.
Après une intro d’album triste, Prophecy nous balance un riff carré et couillu soutenu par le chant caractéristique d’Halford et quelques claviers (omniprésents tout au long du disque) accompagnent les instruments traditionnels ;
Le Priest nous emmène tout doucement vers leur nouveau style et sur Revelations le synthé se fait plus symphonique malgré une plage libre permettant aux guitares de se lâcher dans des soli majestueux de la paire Tipton / Downing, cette fois l’album est bien lancé. Retraçant les étapes de la vie de Nostradamus, un titre épique et travaillé comme War ferait presque penser à du Therion, même si un peu lassant à cause de son rythme identique du début jusqu’à la fin. Après un nouvel interlude triste (Sands Of time) sur lequel Halford transmet toute l’émotion de sa voix, Pestilence & Plague est l’une des meilleures pièces de l’album alliant l’énergie des guitares, la percussion de la basse et le talent du célèbre chanteur, aussi à l’aise dans les refrains en italien : un titre proche de One Shot At Glory dans sa structure.

On sent un travail de composition et d’arrangement assez considérable mais tout ça manque tout de même de rythme : Death balance le premier véritable riff Heavy au bout de 6 minutes. La plupart des titres sont des demi-balades dont certaines réussies (Conquest) mais d’autres sonnant niaises, c’est un peu le cas sur la triste et ennuyeuse Lost Love, narrant la perte pour le personnage clef de sa femme et ses enfants. Persecution malgré un son de synthé moyen, clôt tout de même le premier disque sur une note plus énergique où l’on entend enfin les guitares à leur juste niveau, le minimum syndical pour la paire Tipton / Downing, l’une des meilleures du Heavy Metal.

Le deuxième disque débute sous les mêmes hospices avec un interlude précédent le morceau Exiled. Le tempo lent commence sérieusement à lasser, on aurait aimer que la vie de Nostradamus soit parsemée de sprints ou de courses de chars car cela aurait accéléré un peu l’histoire (peut-être un concept sur Alain Prost pour le prochain opus). Même combat sur Alone qui est en plus exagérément longue (8:00) malgré un passage en guitare acoustique bien foutu et une fin plus intense, sur Shadows In The Flames on frôle même le U2… Comme le premier, le disque II reste désespérément bloqué sur des tempos lents, ainsi Visions et New Beginnings n’apportent pas grand chose de plus au schmilblick avec leurs intros soporifiques.

Enfin sur la chanson titre Nostradamus le vrai Judas Priest refait surface et Scott Travis, qui avait du s’endormir, accélère le mouvement avec un peu de double grosse caisse sur ce qui sera sans aucun doute l’un des singles de l’album. Future Of Mankind est l’un des rares à contenir quelques riffs crus à la Screaming for Vengeance qu’aucun clavier ne vient perturber, voilà une fin d’album judicieuse avec une note plus rentre-dedans, même si là encore 8 minutes et des brouettes n’étaient pas nécessaires.

Vous allez me dire alors, pourquoi mettre 14 / 20 s’il n’aime pas cet album ? Non je ne le déteste pas mais je dois préciser deux choses : la première c’est qu’à mon sens il s’adresse davantage aux fans de Metal progressif voire de Rock progressif qu’aux inconditionnels de Heavy Metal, cet opus n’est donc pas mauvais, mais en partie inadapté aux fans de vieux Heavy des familles dont je suis. La seconde chose est que Nostradamus est intéressant mais Judas Priest aurait pu élaguer un peu et sortir un album plus court à la place de ce double à la flopée d’interludes à l’intérêt discutable et des titres redondants et parfois trop longs.

On notera qu’au niveau packaging 3 versions différentes sont disponibles : le double CD tout simple (ce fut suffisant pour votre serviteur), le double Digibook vraiment soigné, et la version coffret 3 vinyles + 2 CD absolument luxueuse (il en va de même pour son prix).

Maintenant que vous êtes avertis comme diraient Laspalès et Chevalier : « C’est vous qui voyez ! ».
To Be Continued…(enfin j’espères)
BG


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Chronique

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Darklau, le Vendredi 20 Mars 2009
note : 16/20
Bien que n'étant pas un fan du Priest de la première heure, je clame haut et fort que ce groupe a encore des choses à dire...

Le grand prêtre n'était pourtant pas mort. On aurait pu les enterrer après Angel Of Retribution, cherchant désespérément un remplaçant digne de ce nom pour leur succéder, sondant avec énervement le (très) large panel de jeunes groupes aux dents longues mais gâtées qui nous sortent des daubes métalliques en veux-tu en voilà.
Vanité et perte de temps.

Les grands savent se remettre en question quand il faut et n'ont pas peur de décevoir une partie de leurs fans en sortant quelque chose d'inhabituel.
La continuité est un mythe. Rien n'est permanent. Pas même le fait d'être au sommet et d'y rester tel un dieu de l'olympe.
Un mythe, je vous dis. Personne ne reste pareil à ce qu’il a été. Et le groupe de Robert Halford le sait.

Il faut avoir une sacrée paire de couilles pour sortir un album comme Nostradamus quand on s'appelle Judas Priest et qu'on a plus rien à prouver depuis longtemps.
Bien sur, cet album n'est pas parfait mais il a au moins le mérite d'exister dans une discographie Priestienne qui, il faut bien l’avouer, n'avait plus atteint un tel sommet depuis Painkiller.

Rendez-vous compte, un double concept monté comme un opéra rock aux accents progressifs teintés de Pink Floyd et de Genesis, le tout mis en musique métal de façon magistrale, avec des ambiances contenues et des passages atmosphériques au piano et au clavier. Mais aussi des guitares changeantes, parfois lourdes, parfois en complète apesanteur sans pour autant délaisser les riffs incisifs (Persecution). Et puis cette voix, omniprésente, entêtée et entêtante, frôlant les sommets lyriques (cette intro du titre Nostradamus avec cette voix de ténor ! ou le chorus italien de Pestilence and Plague !). Tout simplement grand. Tout simplement beau.

Je voudrais les remercier. Leur dire combien ils sont importants malgré le nombre de ventes très limité que ce nouvel album a engendré et engendrera certainement. En somme, des génies incompris comme Nostradamus en son temps.

Certains rabat-joies pourraient rétorquer que le Priest a ici perdu sa fougue, qu’il est mou du genou et qu’il ferait bien de nous resservir une bonne grosse sou-soupe heavy speed, histoire de se refaire une santé (commerciale ?) et plaire à la base du fan club.
Non, non, non. Absolument pas !
Une machine à botter le cul ne doit pas forcément vous en délivrer une centaine dans le fondement à la minute au rythme d’une mitrailleuse. Quelques bons gros coups de savates bien placés vous tanneront plus sûrement l’arrière train de manière durable. Oui, Nostradamus est un album qui laissera des traces.

Et puis, on ne peut pas faire du prog pied au plancher.
Il faut accepter alors de freiner un peu ses ardeurs pour retrouver une musique plus profonde et plus évocatoire.
C'est ce que Judas Priest nous propose ici, avec beaucoup d'ambition certes, mais aussi avec énormément de feeling et de foi.
Et puis, vous en connaissez beaucoup, vous, des groupes actuels qui ont cette ambition ?
L'ambition de proposer à leur public plus d'une heure trente de musique en ayant pris soin de travailler les titres jusqu'à tomber les genoux par terre. Si ce n’est pas du respect !
Et tenter, au risque de se faire tirer à vue, la remise en question périlleuse après une carrière exemplaire.

Moi, j’en ai le frisson.


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Mini-chronique

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coroner, le Dimanche 13 Juillet 2008
note : 10/20
1. La voix de "Metal God" est poussive à souhait, avec des petites intonnations pour faire "interprétation - artiste", mais hyper-irritantes au final
2. Tous les clichés du hard sont là, de la ballade prépubère au refrain scandé par tout le groupe (on les voit presque prendre la pose)
3. On dirait que les riffs ont été piqués dans les fonds de tiroirs à Tommy Iomi
4. L'ambiance générale à la Walt Disney, merci les violons-synthés. A quand Slayer sur Casio ?
Il y a 20 ans, ça aurait été un album excellent, mais quand on a entendu Screaming for Vengance ou Painkiller, les pépés font de la peine. Franchement, à quoi ça sert de se reformer pour faire ça ???

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