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Liste des groupes Heavy Speed Judas Priest British Steel
LP paru enAvril 1980 - Epic Records / Columbia Records / CBS Records
Judas Priest : British Steel, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
Re-Issue in 2001 by Sony

1. Breaking the Law
2. Rapid Fire
3. Metal Gods
4. Grinder
5. United
6. Living After Midnight
7. You Don't Have to Be Old to Be Wise
8. The Rage
9. Steeler

BONUSTRACKS (Re-Issue 2001):
10. Red, White & Blue
11. Grinder (Live)

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NEUF
Chronique
17 / 20
    BEERGRINDER, le Mercredi 07 Mai 2008 parlez-en à vos amis  
Episode VII : La consécration.

Après leur enregistrement live Unleashed in the East (On pourrait presque dire Unleashed In the Studio mais on ne va pas revenir là-dessus) qui clôturait la première partie de leur carrière et les années 70, Judas Priest se devait de confirmer l’engouement suscité par leur productions précédentes et de répondre aux espoirs placés en eux ; avec British Steel ils vont allé bien au delà. Tout album marquant se doit de posséder une pochette unique et celui-ci ne fait pas exception à la règle avec cette main tenant une lame de rasoir géante sur lequel est imprimé le logo du quintette et le nom de l’album.

Les Binks a laissé sa place derrière la batterie à Dave Holland (emprisonné depuis 2004 pour tentative de viol sur une jeune fille de 17 ans à qui il était sensé donné des cours de batterie) mais ce n’était pas encore la mode des batteurs athlétiques et techniques, ce changement ne va donc pas bouleverser outre mesure la direction musicale du groupe, (il en ira tout autrement avec l’arrivée de Scott Travis en 1990). Le style des anglais est désormais bien défini et les chemises à fleurs et autres pantalons pattes Death (ok elle était facile) à la Creedence CR, troqués depuis longtemps pour du cuir et des clous (Rob impose son style le coquin).

Cependant ce British Steel est plus simple et direct et les morceaux sont plus courts, ce qui fut certainement pour beaucoup dans l’immense succès du disque à l’époque.
Quoi qu’il en soit British Steel ouvre sur le premier mega-hit du Priest : Breaking the Law (repris plus tard par plusieurs groupes de Death Metal dont Unleashed) titre simple, court et efficace, mais qui à l’image de l’album a une capacité phénoménale à s’imprimer dans la tête. Qui en effet n’a jamais fredonné quelques paroles de cette chanson et surtout son refrain, un poil neuneu et pourtant si jouissif ? Et qui n’a jamais vu ce magnifique clip kitch à souhait dans lequel la bande à Tipton dévalise des disques d’or dans une banque avec leurs guitares en guise de flingues ? Cette vidéo fut d’ailleurs prémonitoire en ce qui concerne le disque d’or, mais obtenu par British Steel en toute légalité.
Rapid Fire (non, pas de Brandon Lee en guest) comme son nom l’indique est le morceau le plus speed de l’album ou la talentueuse paire Downing / Tipton peut enfin s’exprimer a travers quelques petit soli millimétrés, une chanson taillée pour la scène qui vise à supplanter le classique Exciter lors des shows.

Ces deux titres sont incontestablement les piliers de l’album mais réduire l’intérêt de British Steel à seulement deux chansons serait lui faire offense. Living After Midnight, ses riffs catchy et ses chœurs ainsi que son côté carpe diem sex, drugs & rock’n’roll contribuent aussi à la réussite de du disque. On ne peut non plus passer sous silence les hymnes que sont Grinder (non, ni Georges ni moi) et son riff de départ imparable et Metal Gods (Epargnez moi vos allusions douteuses du style : Rob Halford le god du metal SVP) titre allant comme un gant à nos chers représentants du Heavy-Metal.
Même des morceaux plus confidentiels comme United arrivent à insuffler ce vent de liberté et de révolte au travers d’un refrain sonnant comme un hymne à notre style musical préféré. Les titres s’enchaînent ainsi intelligemment jusqu’au neuvième et dernier Steeler qui clôt l’affaire en beauté avec des rythmiques agressives et un solo qui préfigure déjà des plus rapides que l’ont trouvera sur Screaming for Vengeance (82) et Defender Of The Faith (84).

Cependant mon gros coup de cœur va à l’avant dernier morceau, The Rage : sûrement le titre le plus intense et émotionnel de l’album : après l’intro de Bass de Ian Hill, l’atmosphère y est oppressante et les guitares sortent des notes mélancoliques et furieuses à la fois, avec Rob usant de tous ses registres vocaux The Rage devient comme tant d’autres un hymne du Priest.

Voici donc avec quelle matière Judas Priest s’est classé 4ième dans les charts britanniques, ce n’est donc nullement usurpé. Mais, car il y a toujours un mais, en simplifiant son répertoire et au delà de l’aura et de la légende qui entoure British Steel on a le droit de faire un petit bilan musical quitte à énerver les puristes (dont je suis pourtant). En allant droit au but Judas Priest donne un peu dans la facilité au niveau des compositions et a laissé échapper une part de son héritage musical : ou sont en effet les ballades majestueuses comme Beyond The Realm Of Death ou Before the Dawn ?
C’est le seul bémol ici et on ne va tout de même pas leur faire le reproche d’avoir conquis un large public en mettant de côté les chansons les plus douces, ce serait un comble !
Nous dirons donc :
19 / 20 pour la légende
15 / 20 pour la musique
D’ou le 17/20 final.

En tout cas une fois le sommet atteint le plus dur est d’y rester, surtout que la NWOBHM commence à bousculer au portillon avec Iron Maïden qui sort en cette même année son premier album éponyme. Rob Halford et ses comparses parviendront-il à se sublimer une fois de plus ? Vous le saurez lors de l’épisode VIII .
To be continued…

BG

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9 commentaires
Chronique
11 / 20
    Ebrithil, le Mardi 18 Aout 2009 parlez-en à vos amis  
Comme la note le prouve, je viens ici me poser en trublion, en rabat-joie, et Dieu que c'est bon.Révisons d'abord notre copie ...
Les Seventies, tout d'abord. Pour Judas Priest, années hard rock fort inspirées du rock progressif des Sixties, et sur la fin mâtinées d'un heavy naissant ...
Les Eighties ensuite ... années speed s'il en est (à l'exception du glam Turbo), Screaming for Vengeance et Defenders of the Faith à l'appui, elles marquent un changement radical . En effet, comparer Sad Wings of Destiny et Sin After Sin avec leur rock/heavy mélodique ou encore Killing Machine et son rock quasi-kitsch avec les 2 tueries précitées vous permettra de constater le virage à quasi-180° de Judas Priest.
Et puis, il y a British Steel. L'album charnière. Que certains citent comme album culte, comme "meilleur album du Priest", comme "monolithe du heavy metal" .
On se calme, on se calme, et pour cause ...
L'album s'ouvre sur Breaking the Law, titre simpliste au refrain simpliste, mais diablement efficace avec son riff "à scander" ... court, efficace, et pourtant quelque chose cloche. Ce qui cloche, c'est cette sobriété, justement : un titre direct, où Robert Halford surtout se montre d'une retenue presque dérangeante. Aucune montée dans les aigus, aucune accélération, le chant est monocorde du début à la fin.
Et c'est là le constat sur presque chaque titre de British Steel. Disparue, la folie d'un titre comme Exciter, l'émotion de Beyond the Realms of Death, le kitsch assumé de l'album Killing Machine, la recherche musicale d'un Victims of Changes ... tout ici est calibré, monocorde (oui, décidément, c'est l'adjectif), direct, efficace dans un sens mais dans un autre... particulièrement peu inspiré. Il suffit d'écouter le refrain affligeant de Metal Gods pour le comprendre. Pas que ce morceau soit intrinséquement mauvais : écoutez le Live in London et Owens le chanter avec ces montées dans les aigus sur la fin des couplets (voir vidéo jointe) pour comprendre que le gros problème du morceau est cette homogénité particulièrement dans le chant. Halford n'est pas à vrai dire mauvais...mais il est loin d'être bon et ne se lâche véritablement que sur You Don't Have to be Old to be Wise, seul titre au grain de folie réellement présent.
Alors oui, on peut sentir pointer les bases de ce qui formera la tuerie Screaming for Vengeance 2 ans plus tard (après un Point of Entry pire encore que British Steel) sur des titres plaisants comme Rapid Fire (mais encore une fois, ce titre au fort potentiel est gâché par un Halford qui semble se faire chier et en tout cas ne se gêne pas pour me faire chier moi ...), The Rage ou Steeler, où les musiciens se lâchent de façon convaincante ...mais cela n'est que dérapages contrôlés, rage sécuritaire et bien calibrée, juste faite pour remuer la tête sans se poser de questions . Et ce n'est pas le tube Living After Midnight, beaucoup plus rock grand-guignolesque et rappelant l'album Killing Machine, qui sauvera les meubles et me sauvera d'un ennui irrésistible ...
Après avoir sorti des albums inspirés comme Sin After Sin mélangeant énergie réelle et mélodies réussies et un album "patchwork" un peu bancal mais plaisant comme Killing Machine, voilà que Judas Priest connaît donc une baisse de régime/motivation qui nous vaut un album en demi-teinte, speed mais pas trop, mélodique mais pas trop, énervé mais surtout pas trop ... avec un Halford qui n'aura jamais livré une si mauvaise performance, à part peut-être sur Point of Entry . Ce que je dis ne plaira certes pas à tous, mais tant d'éloges envers cet album que je trouve plat au possible m'a poussé à écrire cette chronique piquante ...Heureusement, on ne sait par quel miracle, le Priest réussira à sortir de la torpeur et à nous pondre 2 chefs d'oeuvres en 1982 et 1984 . On a eu peur .

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5 commentaires

Mini-Chronique
15 / 20
    Eddy666, le Vendredi 10 Fevrier 2006 parlez-en à vos amis  
"British Steel", album éponime...pas vraiment sauf pour les inconditionnels du prêtre qui savoureront cette album à la touche old-school très agréable. Les fans de Priest apprecieront des morceaux comme Steeler ou Grinder et pour ceux qui ne connaissent pas ils préfereront United. Mais cette album est beaucoup moins bien que leur nouveau "Angel of Retribution".
album réservé aux fans exclusivement

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