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Angel Of Retribution

Judas Priest discographie



logo Judas Priest

JUDAS PRIEST - ANGEL OF RETRIBUTION (CD)

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01 Mars 2005 - Columbia Records
Judas Priest : Angel Of Retribution, chronique, tracklist, mp3, paroles
Tracklist

CD

1. Judas Rising
2. Deal With the Devil
3. Revolution
4. Worth Fighting for
5. Demonizer
6. Wheels of Fire
7. Angel
8. Hellrider
9. Eulogy
10. Lochness

DVD - Live in Barcelona & Valencia, Spain, June 2004

1. Breaking the Law
2. Metal Gods
3. A Touch of Evil
4. Hell Bent for Leather
5. The Hellion/Electric Eye
6. Diamonds and Rust
7. Living After Midnight

+ Reunited (Documentaire)

les paroles
Note
16/20
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Mp3


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Chronique

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Eternalis, le Jeudi 23 Avril 2009
note : 12/20
Une tonne de promotion, des nouvelles absolument partout : le Metal God est de retour chez le prêtre du métal en 2004, et un nouvel album est en préparation.
Entendez-vous, quinze après le fabuleux et mythique "Painkiller", un nouvel opus va sortir avec Rob Halford au micro.
Début de l’année 2005, les chroniques tombent ; et furent extatiques. Le grand Judas Priest était de retour, et de quelle manière. Un album de maestria, emplie de maitrise et de la griffe acérée des maitres du heavy.
Alors, "Angel Of Retribution" culte ?

"Judas Rising" ouvre le bal et d’entrée, la production peu flatteuse vient salir nos oreilles qui s’attendaient à voir descendre des nuages les anges de la musicalité. Un son étouffé, avec énormément de reverb, manquant singulièrement de patate et d’un esprit heavy que "Demolition" lui, au moins, comportait (nous nous passerons des débats sur le départ plus ou moins tumultueux de ce pauvre Tim Owens !).
Musicalement, nous naviguons bien plus du côté d’un "Night Crawler" que d’un "Painkiller" ou d’un "Ram it Down" (les morceaux). Entendez par cette description que le ton est très mid tempo, rien n’est mal fait mais rien de bien consistant ne se pose entre nos oreilles.
Une rapidité toute relative fait son entrée sur "Deal With The Devil" mais c’est avec une certaine consternation que je vois déballé un Priest sans saveur, d’une évidence absolue et sans aucune magie. Les riffs se suivent et se ressemblent, sans une once d’originalité ou de créativité, d’une platitude extrême tandis que Rob nous pond un refrain que l’on croirait sortie des 80’, mais sans son charme. Tout est simple, automatique, préfabriqué, même le solo semble fonctionné avec le frein à main, usant d’une mélodie qui ne durcit jamais le ton.

C’est ça la reformation ? Alors oui, c’est Rob au micro mais quel intérêt pour chanter des titres aussi peu riches ? Aussi traditionnel mais sans cette fraicheur qui les transformeraient en hymne.
Il fait également mal d’entendre un Halford sur "Revolution", bien plus proche de Axl Rose que du MetalGod que l’on connaissait (écouter "Chinese Democracy", et vous comprendrez à quel point les timbres de voix sont similaires, et ce n’est pas Axl qui imite Rob !), sur un rythme quasi ternaire basique au possible. Un riff qui tourne en boucle, une batterie limite blues sur ce titre, une mélodie inexistante…mais c’est quoi ce bordel, où est Judas Priest ??? Où est l’album qui fut tant encensé par des critiques euphoriques et sans une once de discernement ?

Déjà, le tempo très ou trop souvent mid nui à un groupe n’arrivant que très rarement (mis à part sur "Painkiller", "Turbo" et "Ram it Down") à réellement composer de géniaux morceaux lents, et on pleure pour entendre décocher un réel riff typique de la paire Tipton / Downing.
Pourtant, le lent "Worth Fighting for" remonte largement la côte d’un album qui descendait en flèche, avec simplicité mais une âme, malgré cette curieuse et désagréable impression que Rob ne chante maintenant plus que comme un chanteur ordinaire, sans être plus extraordinaire que les autres du genre (l’âge ? possible…).

Et c’est bien là le problème. Ce "Angel Of Retribution", affublé d’une pochette toujours aussi laide (c’est devenu une habitude) représentant un ridicule ange mécanique et purificateur, pêche par une tradition de tous les instants. Là où Iron Maiden parvient aujourd’hui à nous captiver en allant toujours plus loin dans la recherche mélodique de ses morceaux (et on peux dire un grand merci à Steve Harris et Adrian Smith pour ça), Judas Priest ne nous sert qu’une soupe facile, tournant parfois au grotesque.

Car même sur un rythme rapide ("Demonizer", "Wheels Of Fire", "Hellrider"), il n’arrive pas à convaincre comme il le devrait. Tout est trop propre, aucune folie, aucune prise de risque, à croire que les gars ont composé des morceaux de seconde zone, ont collé Rob derrière le micro et ont cru à la recette miracle. Commerciale elle le sera, artistique beaucoup moins.
Bon, on pourra toujours se rabattre sur quelques solos très bien interprétés, certains vocaux typiques (l’intro de Judas Rising), mais rien pour nous faire grimper aux rideaux, loin de là (alors que l’acoustique "Angel" nous sortirais presque paradoxalement de notre léthargie, grâce à l’interprétation extraordinaire d’Halford !).

Restera la bonne surprise de ce très long morceau intitulé "Lochness", traçant un sillon dans le paysage conventionnel de l’album vers une dimension plus lointaine, plus psychédélique et intéressante, nous offrant un voyage magnifique dans les tréfonds de ce que peuvent nous offrir les britanniques.
Un riff tordu et lourd, presque malsain, voir glauque, se débat dans un océan brumeux et nous plonge en quelques instants dans un autre monde. L’atmosphère nous happe, nous hypnotise, Rob, avec parcimonie et mesure, nous raconte une histoire angoissante et noire.
Un refrain impérial, lent mais incroyablement prenant et beau, solennel, se pose sur une rythmique de plomb, avec quelques incartades de Rob ébouriffantes et résonnant dans les profondeurs du lac comme une terreur sans visage.
Quelques arpèges répétitifs (dans le bon sens du terme) splendides pénètrent notre chair pour un final en apothéose émotionnelle qui nous ferait presque oublier la cruelle désillusion que nous venons de vivre avant ce quart d’heure magique.

Mais il n’en sera rien, "Angel Of Retribution" est dans l’ensemble très inconsistant, manquant singulièrement de reprise lorsqu’il faut passer la seconde, le régime moteur semble avoir un sérieux coup de vieux. Restera le plaisir de les voir à nouveau réunis, et d’attendre un "Nostradameus" certes meilleur mais encore très mid tempo, et malheureusement trop long et ambitieux.


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Chronique

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MetalAngel, le Jeudi 12 Mai 2005
note : 15/20
Aprés une période de vache maigre, dûe au départ inattendu de son charismatique leader Robert Halford, et la sortie de deux albums studio critiqués, mais, néanmoins, trés bons, et un album live puissant enregistré à Londre, avec au chant le jeune Tim "Ripper" Owens, également trés critiqué par les médias et les fans, Judas Priest a poussé un soupir de soulagement, lorsqu'en 2003, sur décision commune des membres du combo britannique, Robbie annonce son retour en son sein. Mi 2004, Glenn Tipton annonce qu'ils enregistrent un album, l'album de la réunion, finalement sorti en mars 2005, aprés maintes dates repoussées, et tant attendu par les fans et les journalistes. C'est avec une certaine excitation que j'ai fait l'acquisition de 'Angel Of Retribution', mais, la mixture, qui devait être digeste et savoureuse, ne l'est pas vraiment. En effet, Rob ne pousse plus sa voix dans les registres les plus aigus (dommage!) comme sur 'Painkiller' et les compos, bien qu'entrainantes et agréables à écouter, n'atteignent pas des sommets. Que dire sur cet album typiquement Judas Priestien? Il se scinde en trois parties, plus ou moins égales : il y a d'un part les morceaux forts, métal et des hits en puissance ("Judas Rising", "Deal With The Devil", "Demonizer" et "Hellrider"), des mid-tempos assez rasoirs et pas originaux ("Revolution", "Worth Fighting for") et des ballades bien vues ou loupées ("Angel" et "Eulogy"). La vraie bonne surprise nous vient de "Loch Ness", un titre épique de 15 minutes, trés 70's dans l'âme et la structure. Une chanson qui n'aurait pas dépareillée sur un album du Purple ou de Jethro Tull...
En définitive, un album dont l'écoute fait passer agréablement le temps, mais, pas un chef d'oeuvre inoubliable, 'Painkiller' étant ce que le Priest a fait de mieux jusqu'à aujourd'hui. 'Angel...' est un album uniquement fait pour les fans de Rob & cie. Tobias Sammet disait que l'album d'Edguy serait meilleur que celui de Judas Priest, et il n'avait pas tort...

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Mini-chronique

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Stench, le Mardi 21 Avril 2009
Quel métalleux digne de ce nom n’a pas poussé un énorme “enfin!” quand il a tenu entre ses mains l’album qui marque le retour de Rob « métal god » Halford au sein de Judas Priest ? C’est un rêve qui devient réalité, et il fallait que ce cd soit à la hauteur de l’espérance que des milliers de fans de par le monde lui portaient. Ca paraît évident, le groupe s’est visiblement fait plaisir en sortant un album qui lui plaisait, sans écouter les attentes d’une grosse part du public. En effet, pour éviter bien des déceptions, il faut préciser que le groupe a eu la sagesse, contre toute attente, de ne pas nous pondre un « Painkiller 2 ». Ce disque est un condensé de ce que Judas a fait de mieux pendant sa longue carrière. « Deal with the devil » a la patate d’un bon vieux morceau de « British Steel », « Judas rising » est direct et n’aurait pas fait pale figure sur « Painkiller », « Wheels of fire » sent bon les années 80, mais le tout est mis au goût du jour, en particulier grâce à une production en béton armé. Souvent mélodique (l’excellent « Worth Fighting for » et son break final de toute beauté par exemple), tout le temps heavy métal jusqu’à l’os, Judas s’est permis quelques innovations qui peuvent surprendre, comme cet étonnant « Lochness » qui approche les quatorze minutes, ou le très puissant « Demonizer » qui pourrait être tiré d’un album d’Halford, ou encore les chœurs de « Worth Fighting for »… Comme il fallait s’y attendre, Rob transcende ce disque en y posant des parties vocales tout simplement exceptionnelles, entre puissance et émotion. Un excellent disque, un très bon retour, même si deux titres vraiment nazes sont à jeter vite à la trappe (« Revolution » et son refrain Mansonnien et la balade pourrave « Angel »…). Dommage, j’aurais bien attendu deux mois de plus, si ça avait permis au groupe de nous pondre dix titres de la même trempe. Un très grand Judas malgré tout, un futur classique dans la discographie du groupe, qui marque le retour des duels de grattes qui ont fait la réputation du combo…

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