Il y a une bonne semaine, ayant commandé quelques cds chez mon disquaire, je décide de passer chez un ami boire un verre et parler musique. Le Scarecrow d'
Avantasia tournait en boucle, et on se disait que maître Lande avait apporté une sacrée performance sur cet album. Une heure plus tard, chez le disquaire en question, je fais un tour en rayon comme toujours et ô surprise, que vois-je? JORN :
Lonely Are the Brave. Voilà qui tombait à pic.
Première écoute, et première constatation :
Jorn est en forme! En effet, qu'entend-on après une puissante introduction à la batterie? Wooooh, Yeeeaaaahh! Quelle voix.
Lonely Are the Brave introduit parfaitement l'album éponyme : épique mais furieusement rock 'n' roll, d'ailleurs ce dernier mot est scandé à de nombreuses reprises. Le tout repose sur une production en béton bien que devenant classique dans ce style. D'ailleurs, pour ceux qui n'ont jamais écouté un album solo de
Jorn (dont je faisais encore partie il y a peu), de quel style parle-t-on? Eh bien nous nous trouvons entre un heavy bien lourd (Night City,
Promises) et un hard rock plus mouvementé (
Lonely Are the Brave,
Shadow People).
Vous comprendrez que, même si les compositions sont bien ficelées, l'intérêt de l'album repose bien sûr beaucoup sur le chant, et comme à son habitude
Jorn fournit un travail que l'on ne peut que respecter, il a une conviction qui fait plaisir à entendre. Cela n'empêche que les musiciens sont très doués, et qu'ils nous offrent quelques surprises (le riff de
Lonely Are the Brave, le solo de Man Of The Dark, un passage étonnant basse/batterie sur The Inner
Road), mais ils ne sont clairement pas là pour faire de l'esbroufe.
Notons aussi des refrains bien trouvés et interprétés magistralement par l'ami Lande :
Lonely Are the Brave, War Of The World,
Shadow People, et surtout
Promises, dans laquelle, lors du second refrain,
Jorn se permet un petit ''a capella'' franchement jouissif!
La qualité est donc au rendez-vous, mais on pourra tout de même, sans se dire déçu, regretter l'absence de quelques éléments :
Jorn ne peut que se montrer incisif, voire agressif, il n'y a aucune ballade sur ce cd, l'ensemble manque peut-être un peu d'émotions, pour compenser il aurait fallu quelques passages plus mélancoliques je pense. D'un autre côté, rien n'est vraiment speed non plus (je pense à la montée en puissance finale survitaminée de Lande sur la chanson "The Scarecrow" d'
Avantasia), et on pourrait avoir l'impression que les capacités vocales ne sont pas exploitées comme on s'y attendait au départ. C'est impressionnant, mais il manque un petit quelque chose qui nous ferait dire, ''Wahou,
Jorn s'est encore surpassé!''.
Un bon album donc, mais sans révolution aucune. Pour ma part, pas de regrets en ce qui concerne cet achat, à vous de voir...
16/20