PORTAIL : SPIRIT OF METAL | SPIRIT OF ROCK
login :
Inscription   Pass perdu ?   
 
Liste: # A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
  
Liste par genre  
Liste des groupes Death Metal Job For A Cowboy Ruination
07 Juillet 2009 - Metal Blade Records
Job For A Cowboy : Ruination, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 14/20
Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Unfurling a Darkened Gospel
2. Summon the Hounds
3. Constitutional Masturbation
4. Regurgitated Disinformation
5. March to Global Enslavement
6. Butchering the Enlightened
7. Lords of Chaos
8. Psychological Immorality
9. To Detonate and Exterminate
10. Ruination

Bonustrack (iTunes Edition)
11. The Matter of Splatter

modifier l'album  imprimer cet article
possédé par 39 membres Album suivant
ajouter une chronique Album précédent
7,23 €
Chronique
14 / 20
    jojodh, le Lundi 27 Juillet 2009 parlez-en à vos amis  
Après le plutôt controversé Genesis qui a marqué le virage à 90° qui a fait glisser Job For A Cowboy du deathcore basique(mais ô combien efficace avec une vraie touche death) à un pur death métal à la sonorité assez moderne... JFAC nous livre avec ce "Ruination" un album qui ne fait que confirmer la direction prise par le groupe, qu'on aime ou pas, les fans de la première heure seront peut être un peu déçus par le fossé creusé depuis l'excellent Doom, tandis que d'autres apprécieront cet album  qui sonne plus death que jamais.

La voix est plus aiguë et criarde même si heureusement les growls sont toujours présents, les riffs totalement déconstruits soutenus par un batteur exceptionnel impressionnant de précision et de rapidité qui y est pour beaucoup dans  l'atmosphère chaotique qui a visiblement été voulue afin de donner au titre tout son sens...

Les guitares ne sont pas en reste puisque le son est très différent des précédents opus, moins saturé, une basse moins présente, il sonne plus "death"simplement...exit définitivement les petits breaks/mini solo basse à la All Shall Perish... maintenant il s'agit de provoquer le chaos..

Ca commence fort avec "Unfurling a Darkened Gospel", un tempo à faire flipper un métronome soutenu par des blasts de batterie entrecoupé avec des passages plus lents joués en accords bien déconstruits, et on a l'impression que tout l'album est construit sur le même modèle...


Et c'est là la principale erreur sur cet album je pense, aucun répit les morceaux s'enchainent et se ressemblent si bien que les différents titres n'ont pas de personnalité par rapport à ceux de Genesis et encore plus Doom, sur le précédent album (Genesis je le rappelle) deux titres acoustiques d'ambiance avaient très judicieusement été glissés afin de pouvoir reprendre son souffle et donner une certaine cohésion à l'album, effet particulièrement efficace avec l'intro avant l'excellent "The Divine Falsehood"... mais sur Ruination, rien... seul "March to Global Enslavement" semble démarrer plus lentement pour au final
accélérer et retrouver le rythme très élevé de l'album...seul Regurgitate Disinformation sort (relatif) du lot et on a même
l'impression en entendant l'intro que le groupe s'est réconcilié avec ses racines deathcore.


Il faut attendre le dernier morceau pour enfin pouvoir arrêter de tourner sa tête plus vite que son lave linge, le titre qui porte le nom de cet album aux textes engagés et plus terre a terre que par le passé commence par un larsen digne des plus grands noms du HxC et démarre ensuite lentement sur une ambiance dark produite par des accords qui sonnent limite black metal, un bon titre mais beaucoup moins bien réussi que "The Divine Falsehood"...

Par contre et là nouveauté intéressante! On a droit à des vrais solos sur ce nouvel opus! signe que le groupe arrive à une certaine maturité et que malgré tout les JFAC sont d'excellents instrumentistes!


Globalement je trouve cet album moins bien réussi que Genesis (pour comparer à l'autre album death) très bon techniquement (en témoignent les solos) mais qui manque cruellement de cohésion et de personnalité, mais cet effet est voulu quelque part par l'ambiance vraiment chaotique et déconstruite de l'ensemble... c'est un album comme un autre de death qui a perdu la
touche originelle de JFAC...

Je regrette quand même les gruik gruik's et autres breakdowns de Doom mais je reste un grand fan de JFAC, en espérant que l'arrivée du nouveau guitariste, un pur coreux qui nous vient de Despised Icons et qui remplacera Ravi réveillera la rage et la puissance de Doom !

Bookmark and Share


16 commentaires
Chronique
13 / 20
    Arachnid, le Vendredi 31 Juillet 2009 parlez-en à vos amis  
Job For A Cowboy ou le groupe hétéroclite. Après avoir surfé sur la vague deathcore avec leur très remarqué et très brutal EP Doom, ils ont ensuite surpris leur petit monde en proposant avec leur premier album Genesis un death metal des plus agressifs, une galette ineffable qui a su indéniablement se placer parmi les plus grands du milieu (pour ma part, j'ai adoré Genesis). Aujourd’hui, les JFAC remettent ça et nous servent un deuxième opus résolument différent, un virage aussi osé que déroutant.

2009 : fini le deathcore, fini le death metal classique, place au death technique grandiloquent à base de riffs ultra-rapides faramineux et de parties batterie absolument inhumaines. Le niveau a évolué de façon fulgurante, dévoilant la capacité des Américains à varier leurs influences et la maîtrise de leurs instruments.

Mais si le groupe montre un certain niveau tout bonnement excellent, il y perd en efficacité à mon goût. Ruination n’est pas un mauvais album car il déborde de technicité à défaut d’être original mais l’unique problème de cet album est sans nul doute le manque évident de cohésion. Les morceaux s’enchaînent mais rien ne s’en dégage, contrairement aux groupes similaires comme Decapitated, Origin ou encore Emeth. En étant honnête, seuls quelques titres m’ont plu, des titres comme "Unfurling A Darkened Gospel" et "Regurgitated Disinformation", des titres parfaitement structurés, aux sonorités écrasantes et au rythme effréné. Mais quelques bons morceaux ne suffisent pas à faire un album de la même trempe.

À l’inverse de son prédécesseur, tout est très répétitif, sans pause, empreint d’une certaine monotonie à l’écoute intégrale de l’album, rien ne sortant vraiment du lot. Je regrette les morceaux cultes du groupe comme "Embedded", "Martyrdom Unsealed" ou même "Entombment Of A Machine" qui savaient être à la fois diversifiés et rentre-dedans mais surtout reconnaissables entre tous. Ici, pas grand-chose de mémorable malgré un savoir-faire et une production des plus respectables. Des titres longs à l’écoute, un poil trop variés dans leurs structures, ce qui au final dénaturalise totalement la chanson en elle-même (j’entends par là le sympathique mais longuet "March To Global Enslavement"). Même chose pour le chant de Jonny Davy, ici moins prenant qu’à l’ordinaire et un peu trop criard, bien qu’étant quand même dynamique. Vous l’aurez compris : selon mon avis, cet album est vraiment paradoxal, faisant l’éloge de la technique mais regrettant la JFAC’s touch.

Bref, une déception pour mes oreilles qui s’attendaient à du Job For A Cowboy un temps soit peu meilleur voire même similaire mais en rien à ce changement radical de voie. Je vais simplement dire comme point final que Ruination est un bon album mais pas pour ce que Job For A Cowboy m’avait habitué…



Bookmark and Share


1 commentaire
Spirit of Metal Webzine © 2003-2009 ‘Think different, think metal.’ Contact - Plan du site - Liens