Ruination

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Nom du groupe Job For A Cowboy
Nom de l'album Ruination
Type Album
Date de parution 07 Juillet 2009
Produit par Jason Suecof
Enregistré à Audio Hammer Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album183

Tracklist

DISC 1
1. Unfurling a Darkened Gospel 03:43
2. Summon the Hounds 03:51
3. Constitutional Masturbation 03:35
4. Regurgitated Disinformation 04:46
5. March to Global Enslavement 06:05
6. Butchering the Enlightened 03:30
7. Lords of Chaos 03:36
8. Psychological Immorality 03:08
9. To Detonate and Exterminate 03:22
10. Ruination 04:55
Bonustrack (iTunes Edition)
11. The Matter of Splatter (Exhumed Cover) 03:43
Bonustracks (Vinyl Edition)
11. The Matter of Splatter (Exhumed Cover) 03:43
12. Embedded (Live) 03:32
13. Altered from Catechization (Live) 03:54
14. Entombment of a Machine (Live) 04:27
15. Unfurling a Darkened Gospel (Live) 03:51
16. Regurgitated Disinformation (Live) 04:56
DISC 2 (DIGIPAK EDITION)
1. Catharsis for the Buried 00:59
2. Entombment of a Machine 04:11
3. Relinquished 04:56
4. Knee Deep 04:34
5. The Rising Tide 04:49
6. Suspended by the Throat 04:17
7. Entities 04:10
Total playing time 40:31

Chronique @ jojodh

27 Juillet 2009
Après le plutôt controversé Genesis qui a marqué le virage à 90° qui a fait glisser Job For A Cowboy du deathcore basique (mais ô combien efficace avec une vraie touche death) à un pur death metal à la sonorité assez moderne... JFAC nous livre avec ce Ruination un album qui ne fait que confirmer la direction prise par le groupe, qu'on aime ou pas, les fans de la première heure seront peut-être un peu déçus par le fossé creusé depuis l'excellent Doom, tandis que d'autres apprécieront cet album  qui sonne plus death que jamais.

La voix est plus aiguë et criarde même si heureusement les growls sont toujours présents, les riffs totalement déconstruits soutenus par un batteur exceptionnel, impressionnant de précision et de rapidité, qui y est pour beaucoup dans l'atmosphère chaotique visiblement voulue afin de donner au titre tout son sens...

Les guitares ne sont pas en reste puisque le son est très différent des précédents opus, moins saturé, une basse moins présente, il sonne plus "death", simplement... Exit définitivement les petits breaks / mini solo basse à la All Shall Perish... maintenant il s'agit de provoquer le chaos..

Ça commence fort avec "Unfurling a Darkened Gospel", un tempo à faire flipper un métronome soutenu par des blasts de batterie entrecoupés avec des passages plus lents joués en accords bien déconstruits, et on a l'impression que tout l'album est construit sur le même modèle...

Et c'est là la principale erreur sur cet album je pense, aucun répit, les morceaux s'enchaînent et se ressemblent, si bien que les différents titres n'ont pas de personnalité par rapport à ceux de Genesis, et encore plus de Doom ; sur le précédent album (Genesis, je le rappelle) deux titres acoustiques d'ambiance avaient très judicieusement été glissés afin de pouvoir reprendre son souffle et donner une certaine cohésion à l'album, effet particulièrement efficace avec l'intro avant l'excellent "The Divine Falsehood"... mais sur Ruination, rien... Seul "March to Global Enslavement" semble démarrer plus lentement pour au final accélérer et retrouver le rythme très élevé de l'album... Seul "Regurgitate Disinformation" sort (relativement) du lot et on a même l'impression en entendant l'intro que le groupe s'est réconcilié avec ses racines deathcore.

Il faut attendre le dernier morceau pour enfin pouvoir arrêter de tourner sa tête plus vite que son lave-linge, le titre qui porte le nom de cet album aux textes engagés et plus terre-à-terre que par le passé commence par un larsen digne des plus grands noms du HxC et démarre ensuite lentement sur une ambiance dark produite par des accords qui sonnent limite black metal. Un bon titre mais beaucoup moins bien réussi que "The Divine Falsehood"...

Par contre, et là, nouveauté intéressante, on a droit à de vrais solos sur ce nouvel opus ! Signe que le groupe arrive à une certaine maturité et que malgré tout, les JFAC sont d'excellents instrumentistes !

Globalement, je trouve cet album moins bien réussi que Genesis (pour comparer à l'autre album death), très bon techniquement (en témoignent les solos), mais qui manque cruellement de cohésion et de personnalité, mais cet effet est voulu quelque part par l'ambiance vraiment chaotique et déconstruite de l'ensemble... C'est un album comme un autre de death qui a perdu la touche originelle de JFAC...

Je regrette quand même les "gruik gruik" et autres breakdowns de Doom mais je reste un grand fan de JFAC, en espérant que l'arrivée du nouveau guitariste, un pur coreux qui nous vient de Despised Icons et qui remplacera Ravi réveillera la rage et la puissance de Doom !

18 Commentaires

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Horus_The_Great - 28 Juillet 2009: Pas un mauvais album, mais toutes les chansons se ressemblent! Mais bref, je suis néanmoins content de la tournune que Job ont pris. Tout pour me faire oublier leur pénible ''Doom''
Korkh - 28 Juillet 2009: Personnellement je n'aime pas les chant de cochon genre "gruik's gruik's" mais a part ça le son est bon
yozzy - 30 Juillet 2009: dire que la premiere fois que j'ai regardé le groupe sur ce site il etais classé 3 etoiles a avait 6 fans lol il a fait des progres(en terme de popularité) mais je trouve que doom est quand meme leur meilleure album et que leur death metal est tres moyen et monotone
DarkKrixx73 - 15 Juin 2012: Moi je viens d'acheter l'album avec le dernier Apocalyptica pour pas cher . Et franchement j'aime bien ! :O Sa rentre dedans , plus maitriser que Genesis , jy trouve meme quelques sonorités Black Dahlia Murder par moment ! Moi perso j'aime bcp :) Surtout pour son prix (10$) :P
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Commentaire @ Arachnid

31 Juillet 2009

Fans de la formation : ça passe ou ça casse.

Job For A Cowboy ou le groupe hétéroclite. Après avoir surfé sur la vague deathcore avec leur très remarqué et très brutal EP Doom, ils ont ensuite surpris leur petit monde en proposant avec leur premier album Genesis un death metal des plus agressifs, une galette ineffable qui a su indéniablement se placer parmi les plus grands du milieu. Un premier album hélas mitigé puisqu’entre le rejet des fans de la première heure et les moqueries des autres groupes de – je cite – VRAI death metal, le groupe se voit attribué le joli sobriquet de Blowjob For A Cowboy, ce qui n’a en rien empêché les Américains de rassasier plusieurs aficionados, nouveaux comme anciens. J’ai pour ma part adoré Genesis.

Aujourd’hui, les JFAC remettent ça et nous servent un deuxième opus résolument différent, un virage aussi osé que déroutant. 2009 : fini le deathcore, fini le death metal classique, place au death technique grandiloquent à base de riffs ultra-rapides faramineux et de parties batterie absolument inhumaines. Le niveau a évolué de façon fulgurante, dévoilant la capacité des Américains à varier leurs influences et la maîtrise de leurs instruments. Mais si le groupe montre un certain niveau tout bonnement excellent, il y perd, à mon goût, en efficacité.

Ruination n’est pas un mauvais album car, à défaut d’être original, il déborde de technicité, mais l’unique problème de cette galette est sans nul doute le manque évident de cohésion. Les morceaux s’enchaînent mais rien ne s’en dégage, contrairement aux groupes similaires comme Decapitated, Origin ou encore Emeth. En étant honnête, seuls quelques titres m’ont plu, des titres comme "Unfurling a Darkened Gospel" et "Regurgitated Disinformation", des titres parfaitement structurés, aux sonorités écrasantes et au rythme effréné. Mais quelques bons morceaux ne suffisent pas à faire un album de la même trempe.

À l’inverse de son prédécesseur, tout est très répétitif, sans pause, empreint d’une certaine monotonie à l’écoute intégrale de l’album, rien ne sortant vraiment du lot. Je regrette les morceaux cultes du groupe comme "Embedded", "Martyrdom Unsealed" ou même "Entombment of a Machine" qui savaient être à la fois diversifiés et rentre-dedans mais surtout reconnaissables entre tous. Ici, pas grand-chose de mémorable malgré un savoir-faire et une production des plus respectables, le CD ayant été enregistré chez par le grand Jason Suecof aux AudioHammer Studios de Floride (DevilDriver, August Burns Red, The Black Dahlia Murder). Rien à reprocher à ce niveau-là donc.

Ainsi, Ruination se compose de titres hélas plutôt longs à l’écoute, un poil trop variés dans leurs structures, ce qui au final dénaturalise totalement la chanson en elle-même (j’entends par là le sympathique mais longuet "March to Global Enslavement"). Même chose pour le chant de Jonny Davy, ici moins prenant qu’à l’ordinaire et un peu trop criard, bien qu’étant quand même dynamique. Vous l’aurez compris : selon mon avis, cet album est vraiment paradoxal, faisant l’éloge de la technique mais faisant regretter la JFAC’s touch. Le groupe change donc encore une fois de registre, déroute et, pour ma part, déçoit réellement.

Bref, une petite déception personnelle pour mes oreilles qui s’attendaient à du Job For A Cowboy un temps soit peu meilleur voire même similaire mais en rien à ce changement radical de voie. Je vais simplement dire comme point final que Ruination est un bon album mais pas pour ce que Job For A Cowboy m’avait habitué. Fans de la formation : ça passe ou ça casse. Nouveaux venus amoureux du death brutal, bourrin et technique : vous risquez fortement d’adhérer à ce nouveau son.

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Nile - 28 Octobre 2009: Je suis déçu, j'avais lu que c'était un excellent album mais là ça me refroidit un peu...
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Commentaire @ Loki_Gates

24 Mars 2010
Bonjour à tous,

Eh oui voici ma première chronique sur ce site et j'ai décidé de m'attaquer à un groupe qui est à coup sur une valeur montante du death metal.

Job For a Cowboy, un nom digne de tous bons groupes de Deathcore qui se respectent, et cela n'est pas un hasard puisque si l'on regarde le départ du groupe avec son premier album EP "Doom", le groupe est bien Deathcore.

Il semblerait pourtant que cette fois-ci les américains aient décidé de changer d'air et cela se pressentait déjà sur l'album "Genesis". Chose à remarquer, le groupe a une moyenne d'âge assez peu élevée mais une maturité certaine et cela est vraiment de bonne augure pour la suite de leur carrière.

Passons maintenant à l'album Ruination, le dernier en date du "quintet des campagnes...". 10 titres c'est court, mais c'est apparemment une moyenne souvent présente chez les groupes death. Remarque cela permet de bien plaire sans arriver à une overdose de son et de brutalité. Pour ma part, 40 minutes, ce n'est pas assez et on est tenté d'en redemander bien volontiers.

"Unfurling a Darkened Gospel": Pas le temps de prendre ses marques, ca démarre fort, très fort. Un son puissant, un blast impressionnant, des riffs qui se valent, chant bien comme je l'aime. Gros hic, sur cette piste j'ai l'impression d'écouter un "Morbid Angel Like" modernisé et ça, c'est vraiment dommage, car tout le son est bien ficelé et bien tenu et surtout pas à proscrire, il annonce une bonne suite.

"Summon the Hounds" : la formule ne change pas sa blast, c'est rapide, c'est puissant, brutal... Bref, le changement de route annoncé sur Genesis est bien présent.

"Constitutional Masturbation": Un titre bien digne d'un groupe de Porn Grind me direz vous à la Vulvathrone, oui.... mais non !!!. Toujours nos cowboys aux machines. Une intro assez étrange à mon oreille, mais bien sympa, la double pédale bien triggée comme il faut est au rendez vous en intro, avant de retomber sur ses pattes, un blast un riff bien deathcore, un chant bien posé des passages qui donnent envie de bouger la tête dans tous les sens...

"Lords of Chaos": Un titre qui fait penser à un groupe de Black Metal (Immortal, Behemoth...), là est tout le sens orginal de cet album. Les titres n'ont parfois rien avoir avec la structure des chansons, c'est comme casser un œuf et trouver du sang au lieu du jaune à l'intérieur...

"Ruination": La chanson titre, la "Title Track", comme le disent nos amis les américains pour clôturer cet album. Normalement, chez tout bons métalleux qui se respectent, à ce moment, on commence à ressentir les prémices d'un mal de cou futur, mais certain désormais. Les 5 dernières minutes sont la pour nous montrer que JFAC ne lache rien et qu'il faudra compter sur lui. Quand il n'y en a plus, il y en a encore, du blast, du riff, du gras, du brutal, tu prends le tout tu mélanges et tu apprécies sans problème l'ultime récital de ce groupe prometteur.

Pour le reste de l'album, rien ne change en grande partie; un non habitué à ce style aurait l'impression d'écouter la même chose pendant 10 titres, sans pouvoir capter la subtilité de chaque titre.

Bye Bye! see you later Cowboy !

L'album parfait n'existe pas. Celui-ci est loin d'être parfait, mais il n'est certainement pas à jeter à sa poubelle. Malheuresement, il suit une structure quasi-identique pendant les 40 minutes de cette galette et cela peut paraitre être du déjà vu, mais pourquoi changer une méthode qui fonctionne ? Bien sur, à la première écoute il peut être difficile d'apprécier ce groupe, comme bien d'autres bien entendu... Moi qui voulait me procurer "No Time To Bleed" de Suicide Silence, je me suis retrouvé avec ce joyau dans les mains avec le vendeur qui me disait que si j'aimais Suicide Silence, j'aurais pas de mal à aimer JFAC. En effet, JFAC est aujourd'hui dans mes albums préférés death moderne et après avoir vu quelques vidéos sur le net de concerts en live, j'ai eu l'occasion de voir que les fans n'avaient pas cracher sur ce jeune groupe qui a encore de belles années pour nous pondre encore quelque chose de bien. Le tout sera de savoir se renouveler sans servir du réchauffé comme le fond aujourd'hui certaines légendes.


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Coemgenus - 15 Janvier 2011: Moi pour ma part si, je l'ai jeté a la poubelle! ;)
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