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| CD paru le 23 Mars 1998 - EMI Records |

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1. Futureal
2. The Angel and the Gambler
3. Lightning Strikes Twice
4. The Clansman
5. When Two Worlds Collide
6. The Educated Fool
7. Don't Look to the Eyes of a Stranger
8. Como Estais Amigos |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Virtual XI est comme chacun le sait l’album créant le plus de polémique parmi les fans de la vierge de fer. Cette chronique va sans doute alimenter une nouvelle fois cette vieille polémique. Cependant, mon avis n’est pas absolutiste, et doit juste permettre d’apporter un poINT de vue différent sur cet album.
En effet, je souhaite défendre cet album.
Pour résumer une énième fois le contexte, disons que nous sommes en 1998 à l’orée du vingt-et-unième siècle, que cette période a marqué le déclin musical de nombreux groupes des années 70 et 80, que l’album précédent de maiden, « the x factor » avait surpris beaucoup de fans et déçu une grande part, que le nouveau chanteur Blaze Bayley était contesté pour sa performance dans ce précédent opus. L’enjeu pour Maiden dans Virtual XI était donc double, à la fois se réconcilier avec son public, et amorcer un bon virage pour entrer dans le vingt-et-unième siècle.
Virtual XI fut largement critiqué. La première banderille fut envoyée sur la musique bien sur, jugée encore plus progressive, plus lente, moins courageuse, moins recherchée diront certains, que sur the X factor. Blaze Bayley était pour beaucoup le coupable désigné de ce semi-échec (ne parlons pas d’échec, car si cela aurait été le cas, maiden aurait pris fin), car sa voix ne permettait pas de composer des chansons aussi rythmées et inspirées que précédemment sous l’ère Dickinson.
La seconde critique INTervINT également sur l’image du groupe. Beaucoup voyaient désormais en maiden un groupe devenu commercial, car le style progressif adopté sur the X factor devait soit disant drainer plus de public. Certes, ce coté commercial je pense, n’est pas apparu dans la musique, mais plutôt dans les activités non-musicales du groupe, à savoir le MERCHANDISING. Toujours plus de produits signés Maiden dont hélàs le nullissime jeu-vidéo Ed Hunter, et surtout un concept d’album qui vient se calquer en 1998 sur cet évènement footballistique que fut la coupe du monde 1998. Songeons à la couverture de l’album, nous montrant des petits gugus sur un terrain jouant au foot, puis aux photos du groupe prises avec quelques joueurs d’époque de football, dont certains ont plutôt mal finis (Gascoigne). Bref passons sur le coté merchandising.
Venons-en à la musique. Ici, on ne patiente pas comme sur the X factor sur une longue INTro onirique et progressive, mais on est entrainée par un excellent Futureal, qui donne le ton dès les premières notes. Une mélodie rythmée, où la basse de Steve Harris est retrouvée, et on reconnait bien cette gamme jouée, propre à son jeu. Je trouve notamment que la ligne de chant se colle bien à l’instrumental, et celui-ci se retrouve agrémenté d’un solo faisant office de pont, très court, mais magnifique tout de même. Futureal est certes vite avalée, mais ce hors d’œuvre fut un chef-d’œuvre.
The Angel and the Gambler, en revanche nous replonge dans ce fameux rock plus conventionnel, plus progressif, déjà exploré sous the factor X. La chanson dure ici presque dix minutes, et ce temps est mis en œuvre pour enchainer différents rythmes. En revanche, si dans ce précédent album le ton se voulait plus sombre, ici, c’est dans un style plus joyeux, plus déclaratif, que les notes nous guident. Cette chanson est sympathique je trouve, car elle recèle de nombreuses parties INTéressantes, avec encore une fois quelques mélodies captivantes. Les détracteurs de l’album avaient à ce propos critiqué le clip afférent de ce morceau, le jugeant trop gentillet, trop naïf, trop commercial, bref pas dans la tempe de Maiden. Sur ce poINT je les rejoINTs un peu, car malgré le petit clin d’œil à la pochette du single STRANGE MAN IN A STRANGE LAND (quand Blaze déguisé en chasseur de primes entre dans un pub futuriste), les images de synthèse bâclées ne donnent aucune crédibilité à ce clip.
Mais, revenons-en à la musique et ne nous attardons pas sur ce détail graphique.
L’album se poursuit avec LIGHTNING STRIKES TWICE, qui m’a un peu laissé sur ma faim. Le rythme doux que l’on retrouve en INTroduction s’inscrit toujours dans le fameux style progressif – je l’affectionne, car si le rythme est certes lent, je trouve les mélodies magnifiques, c’est de la belle musique. Malgré cela, je trouve effectivement cette chanson un peu limite en la forme.
Venons-en à THE CLANSMAN, une longue chanson encore, où je veux souligner un grand travail, une grande inspiration de Steve Harris et de Yannick Gers au cours de cette longue mais pas INTerminable INTro, où les mélodies les plus délicates, les plus émotionnelles pleuvent à la suite. A noter un refrain certes plus que classique avec la répétition par Blaze de « freedom », mais qui possède une bonne charge émotionnelle. Agrémenté d’un pont naturellement entrainant lui-même saturé de solos jouissifs et une bonne conclusion, THE CLANSMAN ne laisse pas indifférent.
WHEN TWO WORLS COLLIDE, tout comme lightning strikes twice, est un morceau que je trouve très moyen, mais cette fois, je ferai dans la critique en disant que c’est insipide. Là oui j’admets que le style progressif trouve ici ses limites car la composition est un brouillon où on ne se reprend jamais à entonner les paroles ni la mélodie.
En revanche, je fus séduit par THE EDUCATED FOOL. Le faux rythme des couplets peut choquer, mais je trouve que c’est un gros effort fait par Blaze pour obtenir un rythme plus dynamique. Le refrain est émotionnellement séduisant, ce qui permet de poser cette question inévitable : Pourquoi la plupart des fans n’aiment-ils pas Blaze Bayley ?
Il est vrai que lors de concerts, beaucoup des vieilles chansons qui avaient fait la gloire de la vierge, telles que The Number of the Beast, The Trooper, two minutes to midnight ou encore Aces High, se retrouvaient massacrées, car le timbre de voix de Blaze ne convenait pas. De plus, beaucoup de concerts étaient écourtés en raisons d’allergies étranges de Blaze, et aussi de ses quelques problèmes liés à l’alcool. Dickinson n’avait sans doute jamais été aussi regretté.
Mais pourquoi haïr autant ce pauvre Blaze ? Lorsque Bruce Dickinson quitta le groupe pour se consacrer à sa carrière solo, les membres restant auraient très bien pu tout arrêter, et vivre dans l’oisiveté grâce à leurs rentes astronomiques assurées par les précédents albums et le merchandising qui restaient au beau fixe. Non, Maiden a voulu continuer, et forcément, comme il était difficile sinon impossible de retrouver un chanteur aux capacités vocales et scéniques égales ou supérieures à celles de Bruce, il était devenu évident que plus rien ne serait comme avant.Donc, l’ère non-dickinsonienne doit faire partie de l’histoire de Iron Maiden en tant que période de transition, que les vrais fans ne doivent pas regretter, car d’une part, elle nous a délivré quelques tubes et bons moments de musique, et d’autre part, sans elle, Maiden n’aurait pas rebondi (Brave New World aurait-il existé ?) et serait actuellement au placard du Heavy Metal.
Passé ce petit speech sur cette période trouble que fut celle avec Blaze Bayley au poste de chanteur,revenons sur l'album et la chanson DON’T LOOK TO THE EYES OF A STRANGER, qui est pas mal dans son développement mais qui pêche par sa lenteur, rien de choquant diront certains. Il convient de souligner quelques passages instrumentaux magnifiques.
Pour clôturer l’album, Iron Maiden expérimente dans un style très ralenti une chanson envoutante, COMO ESTAIS AMIGO avec quelques rythmes acoustiques, rattrapés par un son puissant après le premier refrain. Le tout se voulant chargé en émotion. Il faut avouer que c’est quand même réussi, et c’est peut-être dans ce genre de situation que le pestiféré Blaze trompe son monde. En effet, sa voix se moule parfaitement dans cette ballade atypique, de par sa puissance, et son ton à la fois déclaratif et triste (souffrant devrait-on dire).
Bref, une bonne fin.
La conclusion sera rapide. Virtual XI ne saurait être un des meilleurs albums de Maiden, mais il recèle quand même de détails INTéressants, certes parfois non évidents lors d’un premier écoute. Ainsi, tout comme the X factor, Virtual XI reste avant tout un album de Iron Maiden dans un style différent, mais dans un style sympathique. Ce n’est pas parce qu’un album est moins rapide qu’il est pour autant plus mauvais.
3 commentaires |
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| Chronique |
 12 / 20 |
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Deuxième album avec Blaze Bailey au chant, 'Virtual XI' est un album problématique. Tout d'abord, parce-que le son est mauvais : on a l'impression d'être revenu aux enregistrements des années 70/80. Ensuite, parce-que le groupe est revenu à des compositions basiques. L'album est, néanmoins, bon en lui-même, meilleur que 'The X Factor', qui était franchement ennuyeux, sans moments de bravoure, sans vivacité.
'Virtual XI' débute, donc, par "Futureal", un titre plutôt sympa et rapide. Deuxième chanson, "The Angel and the Gambler" est le titre le plus simple de toute la carrière de Steve Harris. Avec ses 9 minutes et des poussières, "The Angel..." est un morceau clairement fait pour être joué sur scéne, malgré sa longueur, et dont le refrain sera repris par les fans. Suivent "Lightning Strikes Twice" et "The Clansman", une paire efficace. Le premier titre présente une facette agressive de Maiden, déjà exhibée sur 'The Number of the Beast', 'Piece of Mind' et 'Powerslave'. "The Clansman" est LA perle de cet album : une INTro à la guitare acoustique, un refrain efficace, un hymne, tout simplement. Les titres qui suivent : "Two Worlds Collide", "The Educated Fool" et "Don't Look To The Eyes Of A Stranger", sont quant à eux, assez anecdotiques. Pas les meilleurs titres de Maiden, même si "Don't Look..." est progressif à souhait. Enfin, "Como Estais Amigo", la ballade de l'album, est une semi-réussite : une extrême musicalité, une mélodie simple et qu'on retient, un jeu de guitare sympathique, un refrain inhabituel pour Maiden...
'Virtual XI' n'est définitivement pas le meilleur album de la Vierge de Fer, mais, on ressent un certain plaisir à l'écouter. Un album pudique et calme, avant la tempête 'Brave New World'.
2 commentaires |
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