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Iron Maiden (UK-1) Seventh Son of a Seventh Son
CD paru le 11 Avril 1988 - EMI Records / Pathe Marconi
Iron Maiden (UK-1) : Seventh Son of a Seventh Son, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Intro/Moonchild
2. Infinite Dreams
3. Can I Play with Madness?
4. The Evil That Men Do
5. Seventh Son of a Seventh Son
6. The Prophecy
7. The Clairvoyant
8. Only the Good Die Young/Outro

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possédé par 648 membres Album suivant
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NEUF
Chronique
19 / 20
    Darklau, le Mercredi 18 Juin 2008 parlez-en à vos amis  
Seven Deadly Sins
Seven ways to win
Seven Holy Paths to hell
And your trip begins ...

Ainsi commence la narration d'un album qui est encore à l'heure actuelle l'œuvre de heavy progressif la plus aboutie et la plus influente du genre.
Iron Maiden fut d'ailleurs l'un des grands précurseurs du heavy metal progressif, ayant déjà développé sur de précédents albums des chansons longues aux structures complexes, directement inspirées des grands représentants du rock progressif traditionnel des années 70 tels que Genesis, Yes ou Jethro Tull.

Seventh Son of a Seventh Son est en réalité un concept album en partie inspiré d'un roman d'Orson Scott Card INTitulé "Les Chroniques D'Alvin Le Faiseur" et dont la première partie est "Le Septième Fils".
Cet album de Maiden raconte au fil de ses titres l'histoire d'un être doté de pouvoirs surnaturels qui avait notamment la faculté de prédire l'avenir et de guérir ses semblables, se révélant toutefois incapable de prévoir sa propre destinée. Septième fils d’une mère et d'un père qui lui-même était également un septième fils.

L'histoire se déroule comme suit ( d'après mon INTerprétation des chansons ):

Un démon s'adresse à la future mère du septième fils d'un septième fils et lui fait entrevoir l'horrible destinée de son rejeton, tout en lui démontrant que, quoiqu'elle fasse, elle ne pourra pas échapper à cette malédiction ( Moonchild ).
Le futur père, déjà marqué dès sa naissance par une malédiction, est assailli de cauchemars en rapport avec le mystère de sa propre condition de septième fils et des visions inquiétantes de l'avenir ( Infinite Dreams ).
Désirant tout simplement être débarrassé de ces visions diaboliques, il se rend chez un prophète qui malheureusement ne peut lui cacher la vérité sur l'inexorabilité de cette malédiction. Ce qui ne plait pas du tout au jeune homme ( Can I Play With Madness ).
Ivre de colère, le jeune homme viole la fille du prophète mais se repend aussitôt. Torturé par le remord et sachant qu'il sera poursuivi éternellement par cette faute, il meurt ( The Evil That Men Do ).
La fille va mettre au monde, ironie du sort, son septième enfant, fils issu de cette union.
Cet enfant sera l'élu, celui qui voit et qui guérit .
L'enfant grandira, sans cesse tiraillé entre le bien et le mal, voyant son pouvoir grandir au fil du temps ( Seventh Son of a Seventh Son ).
Ce fils maudit se sent alors investit d'une mission et essaie de sauver les gens d'un village dont il a prédit la destruction imminente. Mais personne ne prête attention à ses avertissements et le village est détruit. Les survivants rejettent la faute sur le malheureux qui sent déjà sa fin approcher ( The Prophecy ).
Son pouvoir est maINTenant devenu tel qu'il ne peut plus le contrôler. Il lit maINTenant dans l'âme de n'importe quelle personne comme dans un livre ouvert, son esprit étant submergé de visions insoutenables.
Sans doute trouvera-t-il son salut dans la mort avec l'espoir d'être réincarné pour enfin vivre une vie normale ( The Clairvoyant ).
Dégoûté, lassé d'être incompris et rejeté, abandonnant ses rêves à l'ignorance et à l'oubli, le jeune homme maudit n'a plus qu'à se livrer à cette mort en laissant derrière lui un monde livré depuis toujours à la peur de l'irrationnel ( only The Good Die Young ).

Ainsi s'achève l'histoire d'un être unique qui avait reçu un don sans égal, un pouvoir qui finalement le mena à sa propre perte.

Lyriquement et musicalement parfait, cet album est selon moi le dernier "tout grand" classique de Maiden.


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5 commentaires
Mini-Chronique
17 / 20
    AGrangeret, le Vendredi 06 Novembre 2009 parlez-en à vos amis  
SEPTIEME CIEL !

Replaçons cet album dans son contexte. Quoi qu'on puisse en penser (trop progressif, trop prétentieux), c'est évidemment le dernier enregistrement de la période d'or de Maiden. Comme souvent en pareil cas, arrivé au sommet, le groupe connaîtra par la suite un vrai coup d'arrêt.
Pour élargir le débat, sa sortie coïncide sans doute avec le relatif déclin d' un heavy metal 80's conquérant bientôt dévorer par le grunge naissant. Une page se tourne. Beaucoup des fans de la première heure s'arrêteront à cet opus. Pour celui qui aimait l'album, la sortie de No prayer sera une énorme déception . Pour celui qui ne l'aimait pas, il s'avouera fatigué par le virage trop « prog » pris par le groupe depuis « Somewhere in Time ». Beaucoup préféreront couper court. Une nouvelle génération de fans prendra place dans les années 90, s'ajoutant aux vieux irréductibles. « Seventh son » est donc un album jalon, ambitieux soit... mais doublé d'un vrai succès commercial (ce qui va rarement de paire). Pour rappel, le single «Can i play with madness» sera classé dans le top 50 français pendant plusieurs semaines.
C'est surtout un concept-album de très belle facture sachant que ce genre d'exercice est plus que périlleux.

Une ambiance prenante pour un album profond et pensé dans ses moindres détails. A l'image de la pochette cristalline de Riggs, le son du disque est d'une clarté et d'une limpidité parfaite. Ici, peu de temps faibles pour assurer les transitions entre les belles histoires que nous raconte "tonton Dickie" au coin du feu.

Bien sûr, certains regretteront la présence du (très efficace) single "Can i play with madness", au thème beaucoup trop sautillant par rapport à l'atmosphère très sombre qui se dégage de l'œuvre.
Ce qui gâche la cohérence du tout.
Mais que dire des fabuleuses twin guitars de "Moonchild", de l'intro de ""The Evil That Men Do" ou de la basse virvoltante de "Seventh son"...Excellentissime !
Je rajouterais qu' "Infinite Dreams" est un morceau, à mon goût assez mésestimé : Superbe tempos brisés, break génial avec cri primal à la clé, qui nous donne un final de toute beauté...

Pour résumer, "Seventh son" est l'un des rares albums concept presque intégralement réussi de l'histoire du métal et un sommet de la carrière de Maiden (avec le premier album, The Number of the Beast ou Powerslave).
Dommage que le dernier titre "Only the good die young"(plutôt bon, ma foi!) n'est pas eu l'ampleur musicale et la majesté d'un "Rime of the ancient mariner".

Aprés la somptueuse pochette de "Seventh son", lui succédera (2 ans plus tard) la plus pathétique jamais faite par ce cher Dereck Riggs, et avec l'emballage un album plus que moyen...ou l'art de passer des sommets au profondeurs !

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