Maiden England

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Nom du groupe Iron Maiden (UK-1)
Nom de l'album Maiden England
Type Video
Date de parution 08 Novembre 1989
Produit par Martin Birch
Style MusicalNWOBHM
Membres possèdant cet album149

Tracklist

Re-Issue in 1994 by EMI Records as a Digipack Release with the VHS and a live CD.
Re-Issue in 2013 by EMI Records as a double DVD
Recorded live at the Birmingham NEC, Birmingham, England, 27-28/11/1988
VHS
1. Moonchild
2. The Evil That Men Do
3. The Prisoner
4. Still Life
5. Die with Your Boots on
6. Infinite Dreams
7. Killers
8. Can I Play with Madness ?
9. Heaven Can Wait
10. Wasted Years
11. The Clairvoyant
12. Seventh Son of a Seventh Son
13. The Number of the Beast
14. Hallowed Be Thy Name
15. Iron Maiden
DISC 1 (Digipack Release)
1. Moonchild
2. The Evil That Men Do
3. The Prisoner
4. Still Life
5. Die with Your Boots on
6. Infinite Dreams
7. Killers
8. Heaven Can Wait
9. Wasted Years
10. The Clairvoyant
11. Seventh Son of a Seventh Son
12. The Number of the Beast
13. Iron Maiden
DVD 1 TRACKLIST - RE-ISSUE 2013
1. Moonchild
2. The Evil That Men Do
3. The Prisoner
4. Still Life
5. Die with Your Boots on
6. Infinite Dreams
7. Killers
8. Can I Play with Madness ?
9. Heaven Can Wait
10. Wasted Years
11. The Clairvoyant
12. Seventh Son of a Seventh Son
13. The Number of the Beast
14. Hallowed Be Thy Name
15. Iron Maiden
16. Run to the Hills
17. Running Free
18. Sanctuary
DVD 2 - RE-ISSUE 2013
1. The History of Iron Maiden Part 3 - 1986-1988
2. 12 Wasted Years
3. Promo Videos
a/ Wasted Years
b/ Stranger in a Strange Land
c/ Can I Play with Madness
d/ The Evil That Men Do
e/ The Clairvoyant

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Iron Maiden (UK-1)


Chronique @ Eternalis

16 Avril 2013

le contenu est tellement exhaustif qu’on ne peut qu’adhérer à ce genre de sorties

Faire du neuf avec du vieux. Une comptine qui, pour des fans, sied mieux à quiconque qu’à Iron Maiden qui, ces dernières années, a proposé autant de nouveaux albums que de rééditions de ces plus glorieux faits d’armes.
Si, depuis la reformation du combo en 1999, le groupe a proposé quatre nouveaux albums studios et des dvd Live complètement neufs (à savoir "Rock in Rio", "Death on the Road" et "En Vivo", voir "Flight 666" qui reprend le "Live After Death"), il a également sorti un certain lot de rééditions en dvd, à travers la saga biographique "The History of Maiden".

Le premier volet fut sur "The Early Days", qui montrait pour la première fois en dvd le Live de Dormund (1983) sur la tournée de "Piece of Mind
", ainsi que celui du Marquee avec Paul Di’Anno au chant. La seconde partie fut présenté sur la réédition du mythique "Live After Death", remasterisé pour l’occasion, et arrive aujourd’hui l’heure de la troisième partie, mettant fin à l’âge d’or des britanniques en même temps que le départ d’Adrian Smith en 1989.
Et quoi de mieux que de remettre au gout du jour le monstrueux "Maiden England" de Birmingham pour se faire ?

Après un "The Final Frontier" fortement contesté ainsi que "En Vivo" de ce fait partiellement anecdotique (bien qu’excellent et très complet), Maiden revient une fois de plus aux sources mais avec, une fois n’est pas coutume, un produit remplie à ras la gueule au contenu on ne peut plus fameux. Dans un premier temps, le concert en soi a subi un lifting lui permettant de posséder une production absolument énorme, en 5.1, qui offre une densité et une puissance monumentale aux morceaux (Kevin Shirley a réalisé un boulot d’orfèvre pour l’occasion).
Enregistré sur la fin de la tournée de "Seventh Son of a Seventh Son", "Maiden England" voit un groupe littéralement au sommet de sa forme et de son talent, ayant passé un cap encore supplémentaire en comparaison du "Live After Death". Tout y parait plus professionnel, plus carré et en même temps, c’est une véritable furie sonore qui s’abat sur le public lors de ce show.

Dès "Moonchild", il est clair que Maiden, en plus d’être parfaitement en place, délivre une énergie hors du commun. Le tempo est considérablement accéléré (là où, avec le temps, il viendra logiquement à baisser le ton sur les morceaux plus speed), les soli complexifiés alors que le tourbillon musical apparait encore plus intense que sur album. Certes, c’est toujours le cas chez la vierge de fer mais il suffit de jeter un premier coup d’oreille à cette première composition pour être bluffé par la maitrise et l’agressivité que dégage le groupe. Adrian Smith avouera d’ailleurs qu’il s’agissait là d’un sujet de dissension pour lui, trouvant que jouer si vite étouffait la richesse de la musique, mais qu’il s’agissait avant tout d’une envie globale et qu’il n’avait pas son mot à dire sur la chose. "The Evil That Men Do" poursuit avec son refrain unique et si facilement chantant, avant que le précieux et rare "The Prisoner" ne retentisse. Encore plus introuvable en concert, le sublime "Still Life", de "Piece of Mind
", avec son ouverture acoustique magnifique et surtout une partie soliste de Dave Murray à couper le souffle (et qui, comme "The Trooper", n’est pas doté d’un véritable refrain). Beaucoup de compositions de SSOASS se succèdent fort logiquement, notamment l’ultime pièce éponyme, avec l’énorme Eddie shamanique, sur lequel Bruce Dickinson chante si vite qu’il en a parfois du mal à articuler. La sensation d’urgence, de spontanéité et de vie qui s’en dégage n’en est que plus forte, particulièrement accentuée par un Bruce extrêmement communicant et joueur (les blagues sur le Pays de Galles, les peluches qu’il jette dans le public, les drapeaux qu’il prend…).
On retiendra également un "Killers" excellemment chanté par Dickie ou encore un Wasted Years surpuissant, auxquels s’ajoutent les habituels "Run to the Hills", "Killers", "Hallowed Be Thy Name" ou encore le mythique "Iron Maiden".

Pour ceux possédant déjà la version casette du Live, le plus intéressant restera ce troisième épisode de "The Hystory of Maiden", exclusivement centré sur des interviews du groupe et de Rod Smallwood (et non pas sur de multiples intervenants comme sur les deux précédents). Le groupe explique avec honnêtement la difficulté de l’après-"World Slavery Tour", et la difficulté de certains membres à s’y remettre, notamment Bruce qui en ressorti incroyablement fatigué et las du heavy metal. Enormément d’informations sont donnés par Bruce et Steve (on retrouve ce qu’explique la biographie "L’Epopée des Killers" sur cette période), tandis qu’Adrian se fait plus discret, et explique lui aussi avec lucidité le contexte de l’époque. La pression des fans, les concerts et les tournées qui s’enchainaient sans réels temps morts, le fait de jouer les morceaux très vite, d’exploiter une dimension plus progressive qui ne convenait pas à tout le groupe, une fatigue latente…
Le guitariste termine d’ailleurs le documentaire sur un amer « Et tout ça n’était que le début. Un an plus tard, je n’étais plus dans le groupe ».
Pour contrebalancer de façon très instructive ce documentaire réalisé avec le poids du temps et le recul de l’expérience, le second dvd montre un second documentaire, d’époque celui-ci ("Twelve Wasted Years"), datant de 1986 juste après Somewhere in Time et présentant le groupe, des extraits de concerts de cette tournée ainsi que des interviews du groupe à l’époque. Evidemment, on se retrouve dans le feu de l’action, avec des réponses bien différentes, Iron Maiden étant à l’époque presque seul au monde à un tel statut et Steve Harris montrant son caractère de leader et de compositeur principal. On retrouve même une interview très cocasse de Derek Riggs (le créateur d’Eddie) sur les premières pochettes, notamment celle de "Sanctuary" où il tua Margaret Tatcher.

Bref, "Maiden England 88’" est certes « du neuf avec du vieux », mais Maiden prouve une fois de plus qu’ils bichonnent leurs fans et que le contenu est toujours tellement exhaustif qu’on ne peut qu’adhérer à ce genre de sorties comportant toujours son lot de pépites pour le fan ou le simple passionné d’histoires. On pourra regretter le packaging très convenu de l’ensemble (excusé par le prix plutôt faible du double dvd), plus flamboyant dans sa version vinyle que video ou cd simple. Cependant, l’artwork reste sublime et c’est avec un plaisir non dissimulé que ce concert repassera encore et encore pour se remémorer avec nostalgie comment Maiden se comportait lorsqu’ils étaient les rois du monde. Rien que ça.

18 Commentaires

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nonox - 18 Avril 2013: A l'époque j'avais cassé ma tirelire pour me payer la version VHS + CD de ce live. Hasard, je l'ai remis sur mon baladeur et réécouté la semaine dernière :) Le DVD comporte quelques titres en plus par rapport à la version que je possède. De là à l'acheter, non ... quand même pas ^^
zabuza - 19 Avril 2013: Je vais sûrement le prendre ce dvd ,plutôt que de me racheter un magnétoscope...
Durango - 20 Avril 2013: @ Hellsheimer. Je pense que Maiden est plus un groupe que j'appellerais "Marketing" plus que "Commercial". Commercial sous-entend qu'il font de la musique commerciale, qu'ils orientent leurs musique de manière au public le plus large possible pour vendre un max et faire une soupe radio facile d'accès. Ce qui n'est pas le cas à mon sens.

Par contre, axé marketing, ça oui : Il suffit de voir les T-shirt, posters, objets dérivés, ré-édition...
Hellsheimer - 20 Avril 2013: C'est clair que de ce coté là, vaut mieux pas être un die-hard fan sinon le porte monnaie est cuit...
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Chronique @ JeromeM

31 Juillet 2013

Un très bon produit

Iron Maiden en 2013, c'est onze albums Live/best-of/coffret, neuf DVD et quatre albums studio depuis 2000. On le constate, sans entrainer le moindre signe de lassitude chez de nombreux fans. La bande à Eddie sait occuper l'espace temps. C'est même devenu le sport national de Rod Smallwood, le célèbre manager du groupe. L'organisation, l'écriture du calendrier sont démentielles, jusqu'à garnir les temps vides par la moindre petite information qui permettrait au groupe de rester un tant soit peu dans l'actualité. Une tournée chaque année, ici ou là, une sortie best-of, un "history part", un DVD, un livre, une série de vinyles "back catalogue" ou encore une annonce "au compte goutte" (presque perverse) des dates de tournée. Du jamais vu. À ce propos, cela fait bientôt six mois qu'Iron Maiden annonce des concerts, un à un, semaine après semaine, pour le Maiden England Tour 2013. De quoi rester bien au chaud dans l'actualité et entretenir l’ébullition chez les fans.

Bien entendu, chez les éternels détracteurs du groupe, l'esprit de capitalisation de l'entreprise Maiden semble presque palpable. Je me résigne souvent à ce constat, même en tant que fan inconditionnel d'un groupe, on ne peut pas dire "amen à tout". La Vierge de Fer, une grande entreprise. Oui. Comme dit plus haut, les sorties s'enchainent, plus ou moins utiles, des produits de collectionneur, des calendriers, des produits dérivés, des t-shirts à 30 euros...de quoi gâter les fans non ? C'est ce qu'on dira. On pense à nous, c'est bien.
Mais disons-le tout de même, la passion est toujours là, chez Maiden. Adrian Smith a récemment sorti un album avec un groupe annexe nommé Primal Rock Rebellion. Du Metal moderne, très différent. Sorti de ses propres sentiers battus, Adrian Smith prouve au passage que sa passion, son esprit de création et son envie, dans le domaine de la musique, restent intacts. Il en est de même pour Steve Harris qui vient de sortir, en septembre 2012 plus précisément, son tout premier album solo. On plutôt, en dehors d'Iron Maiden. Là aussi l'esprit y est. Du Hard Rock FM très 70', pas désagréable, complétement en marge des modes actuelles. Soyons clairs, je ne sais pas comment on peut développer ici un esprit mercantile. Cet album, British Lion, est une démarche des plus honnêtes et guidée par la seule passion de la musique. Une tournée des salles d'une capacité de 1000 et moins sera annoncée dans la foulée. Ça change des stades. Steve Harris entrera péniblement dans le top 50 des ventes européennes en première semaine. C'était prévu, même si c'est un résultat qui fait sans doute rêver n'importe quel artiste lambda. Nicko McBrain est également très actif, il tape sur sa batterie le plus souvent possible, donne même des petits concerts, des "jam sessions" entre potes, des démonstrations...Pour finir, Bruce Dickinson, qui cumule les activités "hors groupe", prépare lui aussi un (nouvel) album solo. Le dernier remonte à 2005.

La musique coule toujours dans les veines des musiciens d'Iron Maiden que beaucoup imaginent en train de se la couler douce, aux Bahamas, dans un hamac, cocktail en main. Parle t-on de Dave Murray ? Mais qui ne le ferait pas, surtout après quarante ans de carrière ? À 55 ans bien sonnés doit-on encore avoir l'obligation d'hyper activité, de création, pour garder l'opinion publique de son côté ?

Alors donc, Maiden England 88', History part III :

Ce célèbre Live sorti initialement en VHS le 8 novembre 1989 fait donc l'objet d'une réedition DVD à la manière du Live After Death de 1985, devenu l'History part II en 2008. C'est aussi un nouveau bon prétexte pour repartir sur les routes, les deux tournées "nostalgie" précédentes ont plutôt rameuté : le Eddie Rips Up the World Tour de 2005 a atteint le million de spectateurs en 42 dates, le Somewhere Back In Time de 2008/2009 dépasse les deux millions en 90 dates. Balaise.

Comme pour chaque "History Part", la réédition d'un (voir de plusieurs) ancien(s) Live(s) est agrémenté d'un documentaire et d'une série de bonus. Ce Maiden England 88' version 2013 propose un reportage de 45 minutes, commenté par les membres du groupe, comme d'habitude, avec anecdotes et images d'archives. Bien trop court. Intéressant, mais bien trop court. Le nouveau système de montage est pour le moins déstabilisant, par rapport aux chapitres précédents, les membres du groupe apparaissent en "petites lucarnes" pendant la diffusion des images d'archives. Ça fait beaucoup à voir en même temps, si l'on rajoute les sous-titres.

Le deuxième bonus marquant est le 12 Wasted Years, documentaire anniversaire initialement publié en 1987, et qui fait ici son retour en force. Rien d'inédit là aussi, mais une initiative qui fera plaisir aux "anciens" et qui permettra aux plus jeunes d'en apprendre et d'en voir encore un peu plus sur l'Iron Maiden des années 70 et 80.

Je passe les 4-5 clips que l'on connait par cœur pour en arriver au vif du sujet : Le disque 1, le concert.

Concert filmé au NEC de Birmingham les 27 et 28 novembre 1988 pendant la tournée mondiale de promotion de l'album Seventh Son of a Seventh Son. Un carton plein, nous sommes encore dans l'âge d'or d'Iron Maiden. Ah...les 80's.

La prestation du groupe est énorme. Entre énergie et expérience, on tient ici le parfait compromis. On notera la présence des trois rappels, qui n'étaient pas conservés sur la vidéo d'origine, on ne sait pas vraiment pour quelle raison.

Le son a été entièrement retravaillé, notamment en vue de la sortie d'un CD d'accompagnement, il est clair et puissant. Rien à dire.

L'image n'est pas miraculeuse, c'est d'époque. Le management a eu le bon sens de ne pas sortir de blu-ray qui aurait été qu'une simple poudre aux yeux envers les fans. Il a pourtant été réclamé. Une vidéo blu-ray non filmée en caméras HD n'est franchement pas de meilleure qualité que celle d'un simple DVD, dans ce cas précis. Alors bon, inutile de tromper sur la marchandise, et c'est très bien ainsi. On retiendra également l'énorme scène, les décors inspirés de la pochette de Seventh Son of The Seventh Son, la glace, les icebergs. Trois Eddie's géants, une structure et un système d'éclairages impressionnants. Je pense qu'il était difficile de faire plus, à cette époque. Iron Maiden représente ici la grandiloquence très recherchée dans les années 80, aujourd'hui souvent considérée comme du kitch (et qui devient de nouveau très recherché au passage. La roue tourne et revient sur elle-même).

Un très bon produit "nostalgie" donc, globalement bien remastérisé. On regrettera surtout le manque d'image de la tournée de promotion de l'album Somewhere in Time (1986). Les 2-3 minutes d'images d'archives ne suffiront pas à combler le manque. LA grosse déception des fans. À cette époque, Rod Smallwood a clairement refusé de filmer cette tournée, certainement pour des raisons financières. On ne verra donc jamais de concert entier et pro du Somewhere on Tour 86-87. C'est une nouvelle fois confirmé dans ce History Part III. Inutile de réclamer.
La sortie du CD Live est anecdotique. Un simple objet de collectionneur qui ne fera pas long feu dans les charts.

Encore un R.I.P pour CLive Burr, au passage.

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