Chargement ...
Vous allez être redirigé
|
| LP paru le 02 Fevrier 1981 - EMI Records / Electrola / Pathe Marconi |

 |
Vous devez être membre pour déposer une note
Re-Issue in 1998 by EMI with bonustrack
ORIGINAL TRACKLIST
1. The Ides of March
2. Wrathchild
3. Murders in the Rue Morgue
4. Another Life
5. Innocent Exile
6. Genghis Khan
7. Killers
8. Prodigal Son
9. Purgatory
10. Drifter
TRACKLIST 1998
1. The Ides of March
2. Wrathchild
3. Murders in the Rue Morgue
4. Another Life
5. Innocent Exile
6. Genghis Khan
7. Killers
8. Prodigal Son
9. Purgatory
10. Twilight Zone
11. Drifter |
|
|
|
| Chronique |
 18 / 20 |
|
Deuxième galette pour le combo du East End de Londres. Déjà, première remarque à l'écoute de ce disque : la production. En effet, le producteur Martin Birch (Deep Purple, entre autres) vient donner un sacré coup de main au jeune groupe (rappelez-vous la production du 1er album... assez crade il faut avouer). Le son y est clair et puissant, même limpide pourrait-on dire. Encore plus punk que son prédécesseur (on sent Paul très en forme). A noter que Dennis Stratton est remplacé par Adrian Smith (pote d'enfance de Murray) donnant ainsi l'une des paires les plus légendaires du Heavy Metal (si l'on considère la paire Tipton/Downing de Judas Priest comme la plus fameuse.)
Un véritable cataclysme secoue le monde du Heavy Metal lors de sa sortie. L'entame de ce disque avec une Ides of March puissante, met tout le monde d'accord : L’âge de la maturité est arrivé pour 12012. Bien que le 1er opus soit fort réussi (assez rare pour une 1ère sortie), Killers ravage tout sur son passage, et bien que toutes les trax ne soient pas de factures égales ou bien antérieures à Killers (certaines ont déjà été rodées au fameux pub du East End le Ruskin Arms, comme Innocent Exile ou Wrathchild par exemple), nous avons là des titres bigrement réussis. De Wrathchild à Killers en passant par Murder in the Rue Morgue, nous avons là tous les ingrédients qui feront la réputation de Maiden : joutes acérées de guitares entre Murray et Smith, compos alambiquées "made in" Mr Harris, ou encore ce tempo enlevé, si caractéristique de Maiden.
Autre poINT, c'est aussi le dernier album de Paul Di'anno avec la Vierge (ce dernier abusant de l'alcool et de toutes sortes de produits illicites). Ce qui laissera la place à un jeune nouveau, Bruce Dickinson, lequel officiait avec Samson (rival direct de Maiden à l'époque), qui permettra au jeune quINTet d'entrevoir de nouvelles perspectives à l'aube de l'ALBUM de Maiden : The Number of the Beast, une galette INTemporelle... elle aussi...
7 commentaires |
|
| Chronique |
 14 / 20 |
|
Deuxième album pour Maiden, 'Killers' est globalement plus rentre-dedans et plus punk que son prédécesseur. En effet, Murders in the Rue Morgue est toujours le frontman de cette formation britannique, qui mélange l'énergie du hard rock avec la hargne du punk dans une musique très attrayante et plutôt mélodique, même si le titre d'ouverture, "Wrathchild", démontre la véritable INTention de Steve Harris & co. 'Iron Maiden était un excellent album, ce qui est rare pour un premier opus, mais, 'Killers' enfonce véritablement le clou et pose les bases du son Maiden, puisqu'entre les deux albums, un changement radical a eu lieu : Martin Birch devient le nouveau producteur du jeune quINTet. Tout de suite, le son se fait plus lourd, plus direct et va immédiatement établir de façon définitive le groupe sur la scène anglaise aux côtés des Judas Priest et Saxon. De plus, l'arrivée d'Adrian Smith est un soulagement pour Dave Murray puisque Dennis Stratton, loin d'être un mauvais guitariste, n'en reste pas moins un gratteux plus influencé par le blues-rock que par le hard, ce qui se ressentait sur 'Iron Maiden'. Adrian Smith n'a signé aucun des titres de 'Killers', mais, son style, reconnaissable entre mille, apporte beaucoup au heavy metal de la Vierge de Fer, notamment ces harmonies caractéristiques et des refrains imparables qui apparaîtront dès le troisième méfait, 'The Number of the Beast', sur "The Prisoner" ou "Charlotte The Harlot" qu'il co-signera avec Harris. En lui-même, l'album 'Killers' n'apporte pas grand chose et les compositions ne sont pas transcendantes, exceptées "Wrathchild", "Murders in the Rue Morgue", "Another Life", "Killers" ou les deux instrumentaux, "Genghis Khan" et "Ides Of March", emplies de puissance et de magnifiques chorus de guitares, prenant la forme de duels inspirés entre Murray et Smith, CLive Burr menant toujours la rythmique à un tempo assez enlevé. Notons que les chansons de cet album ont toutes été écrites longtemps avant l'enregistrement du premier album, d'où cette impression d'écouter des morceaux quelque peu "vINTage". Mais, le plaisir d'écouter 'Killers' est grand et nous nous retrouvons, aussitôt le cd mis dans la platine de notre chaîne hi-fi, propulsés à l'âge d'or du heavy metal, le début des années 80. Néanmoins, même si cela n'est déjà pas si mal, le départ forcé de Di'Anno en 1981, suite à ses excès en tous genres, sera énormément propice pour Iron Maiden, qui retrouvera la force des débuts et une nouvelle voix, une grande voix, en la personne de Bruce Dickinson, alors chanteur de Samson, grand concurrent du groupe de Steve Harris. Ce qui sera le départ d'une décennie grandiose pour nos londoniens préférés, initiée par le fabuleux 'The Number of the Beast'.
0 commentaire |
|
| Chronique |
 14 / 20 |
|
Killers est pour moi l'album de la transition. Transition entre le premier disque, aux allures metal, mais gardant des aspects hard et punk, vers The Number of the Beast, l'album Heavy Metal par excellence (avec majuscules siouplait), qui classera Iron Maiden parmi les plus grands du metal.
Une transition, et des traces du premier éponyme encore bien visible. Des titres plus hard rock que heavy, et toujours ces touches punk. "Murders in the Rue Morgue" en est un exemple. Titre foncièrement hard, qui me rappelle "Charlotte The Harlot" par ses rythmes syncopées et son refrain enjoué. "Twilight Zone", soutenu avec un refrain où Paul Di'Anno chante plus aigu que jamais. "Another Life" est toujours dans la même veine, rythmé, mais vraiment pas très original. La production, plus travaillée et moins « garage » (la touche Martin Birch) reste néanmoins très claire et vive, et les guitares sonnent comme sur le premier disque, plus brutes que heavy. On entend bien tous les instruments, la basse d'Harris est plus présente que jamais, en soutien de la batterie de CLive Burr, un peu plus en retrait, j’aurais aimé vraiment qu’elle soit en avant sur "Genghis Khan" ou "Innocent Exile" et qu’elle nous tabasse à fond.
Enfin, Paul Di'Anno est fidèle à lui-même, son chant est très rock, le gaillard se donne à fond. Ses excès en tout genre auront raison de lui, et son remplacement m’apparaît comme nécessaire, car sa voix colle moins bien à des vrais morceaux heavy. On a donc 10 compos ("The Ides Of March" est une INTro), mais pas toutes égales et réussies, au contraire du premier album. Ainsi, "Prodigal Son" ne m'accroche jamais, à part le solo. Comme "Another Life", "Drifter" est un heavy rock pas très originale. Heureusement, on a "Purgatory", morceau enlevé, qui ne s'arrête jamais, avec ses guitares d'enfer et son refrain accrocheur. Ces morceaux ne présentent pas la lourdeur du heavy metal. Ils se rapprochent plus d'un hard rock mélangé avec une immédiateté punk.
Mais déjà des titres plus heavy sont présents. Le plus célèbre, "Wrathchild", souvent joué en concert, est court mais efficace, bien rentre-dedans, avec plusieurs solos chaotiques. Dans le même style que "Iron Maiden" (la chanson) : court, pas très varié, mais tellement efficace, qui deviendra des hymnes de concert. La chanson titre est très réussi ; elle commence par un petite INTro entraînante, et le morceau explose ensuite. Encore une excellente prestation de Paul Di'Anno. On trouve aussi un instrumental, "Genghis Khan", au break martial et au solo final très réussi. La rythmique y est très lourde et technique ici. "Innocent Exile" est une de mes préférées, avec son break mélodique et sa fin bien heavy.
Cet album voit aussi l'INTégration d'Adrian Smith, et tout de suite l'alchimie avec son camarade d'enfance Dave Murray est totale, les parties de twin guitars vont être la marque de fabrique du groupe. Cependant, il ne peut pas encore poser sa marque dans les compos de la vierge de fer. Quant à la pochette, elle est superbe, bien saignante et détaillée, et très marquante pour l'époque. A noter comme toujours le beau livret de l’édition remaster, avec paroles, photos et dessins agréables à feuilleter.
Au final, "Killers" est un album proche du premier essai (pour cause, nombre de titres ont été écrit avant la parution d'Iron Maiden, mais faute de place, ils n'ont pu être gardés). Toujours hard à touches punk, il contient tout de même des prémices du heavy metal qui explosera sur le prochain album. Quelques compos me touchent moins, par manque d'originalité, mais certaines au-dessus du lot qui font de ce disque un bon moment à écouter. 14/20, un poil moins bon que le premier, mais nécessaire pour comprendre l'évolution du groupe.
4 commentaires |
|
| Chronique |
 15 / 20 |
|
HARRIS, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN !
Deuxième opus des britanniques, Killers (pochette d'anthologie) est sans doute un ton en-dessous du précédent. Moins cohérent, plus fourre-tout, il n'en demeure pas moins très INTéressant.
Détail par le menu :
2 instrumentaux pour ce disque. On commence avec "The Ides Of March". Une INTro galopante et foncièrement martiale (cavalerie rythmique si chère à Harris), avec ta-ga-da et do-ré-mi à foison. Une excellente entrée en matière. On retrouve un autre instrumental, un peu plus tard : "Genghis Khan"... Envolée conquérante (normal) avec la grande cavalerie du guerrier moghol en deuxième partie. Épique et jouissif. Ces 2 titres sont bien sur basés sur les lectures éminemment culturelles de Steve Harris. Suivront Alexandre, La bataille d'Angleterre, la charge de la cavalerie légère...
Pour faire bref, on retrouve deux sommets sur cette galette, le premier, c'est l'inoxydable "Wratchild" : une bombe, teigneuse à souhait, taillée à la hache (comme Eddie sur la pochette) avec soli à l'arrache et un Di Anno au sommet de son art. Un classique rageur et enlevé qui n'a pas pris une ride en 30 ans. Imbattable.
Puis "Sanctuary" avec sa montée furibarde, soli de feu et un Di Anno de rêve. 3 morceaux en un pour un titre beaucoup trop mésestimé ! Excellentissime.
N.B : plutôt que de nous saôuler avec cette vieille ritournelle rock moisi de "Sanctuary" en Live, pourquoi "DICKIE" ne tente pas cette perle sur scène ?
3 excellents titres pour la suite de la visite guidée : "Murders in the Rue Morgue" et son INTro mélancolique et sa speederie classieuse, refrain entêtant et soli cristallins... ou comment rajeunir sans ambages ce bon vieux Edgar Allan Poe.
Avec "Innocent Exile", on attaque la basse avec les dents, Di Anno est une fois de plus impeccable. Excellent changement de tempos. À redécouvrir. Une vraie fraîcheur !
Puis un ton en dessous, "Killers" : malgré son INTro génial, le morceau est à peine moins convaincant par la suite. Un brin longuet.
Pour conclure, une triplette de titres plus secondaires avec pour débuter "Another life" et son roulement de batterie en INTro... Di anno envoie la sauce pour un morceau sympa mais sans grande consistance. Break de belle facture à signaler pour un morceau gentiment cliché !
Attention ! La petite surprise du chef c'est "Prodigal Son" : véritable première expérience "King Crimsonienne" de Harris, les morceaux sonne furieusement rock ballade 70's...prémices quelque peu anecdotique des "progressives songs" (albums Somewhere in Time et Seventh son) à venir.
Léger bémol au final avec "Drifter", un heavy-rock un rien bateau mais bien enlevé. Joli break ralenti et gigue guitaristique marrante pour un final en beauté.
Placé sur un exécrable "No prayer for dying", ce serait quand même le chef d'œuvre de l'album !!! Et de loin !
Pour conclure ce tour d'horizon, une question se pose à la réécoute de l'album... et si Di Anno (à l'époque déchiqueté 24 heures sur 24) était resté au chant, comment aurait évolué le groupe ?
L'histoire en décidera autrement et Maiden s'apprête désormais à conquérir le monde avec un métal plus typé et une diva charismatique au timbre caractéristique des 80's. Son âge d'or... avant la calamiteuse descente aux enfers du début des 90's...
0 commentaire |
|
|