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NWOBHM Iron Maiden (UK-1) Dance of Death
CD paru le 08 Septembre 2003 - EMI Records
Iron Maiden (UK-1) : Dance of Death, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 15/20
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Tracklist
1. Wildest Dreams
2. Rainmaker
3. No More Lies
4. Montsegur
5. Dance of Death
6. Gates of Tomorrow
7. New Frontier
8. Paschendale
9. Face in the Sand
10. Age of Innocence
11. Journeyman

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NEUF
Chronique
16 / 20
    MetalAngel, le Dimanche 24 Avril 2005 parlez-en à vos amis  
Iron Maiden revient en 2003 avec un treizième album plutôt convenu, mais, qui peut surprendre par un côté trés progressif et en apportant quelques surprises de taille! 'Brave New World' (2000) était un album qui a relancé Maiden dans le peloton de tête des formations métal, grâce à un facette moderne, à laquelle Maiden ne nous avait pas habitué depuis '7th Son'. 'Dance of Death' est, quant à lui, un opus classique du genre, néanmoins, il apporte certaines innovations au style de la Vierge de Fer.
L'album débute par "Wildest Dreams, un morceau plutôt rock'n'roll dans l'âme, mais, reconnaissable grâce au jeu souple du trio Gers/Murray/Smith. "Rainmaker" est surprenant : quasiment bluesy, le morceau a une structure assez inhabituelle pour Harris et sa bande : couplet/pont/refrain/pont/refrain/refrain..."No More Lies" est le premier morceau classique maidenien de l'album : une mélodie celtisante et pas novatrice. Quatriéme chanson de l'album, "Montségur" nous raconte l'histoire de la fameuse bataille de Montségur, opposant Cathares et Templiers aux forces de l'Eglise et du Roi de France. Une touche médiévale donne à ce titre une pincée d'innovation au heavy des anglais. Autre classique, "Dance of Death" qui rappelle "Fear of the Dark", dans son INTro guitaristique et "The Clansman" dans sa longueur et son squelette. Suivent "Gates Of Tomorrow", première véritable surprise, dans son INTro à la AC/DC, et "New Frontier", titre co-écrit (une première sur un album de Maiden) par Nicko McBrain, le batteur du groupe. Autre nouveauté, le progressif "Paschendale" : apportant une touche d'émotivité, cette chanson traite d'une des plus meurtrières batailles de la 1ére guerre mondiale, la bataille d'Ypres (alias bataille de Paschendale), qui a fait plus de 300.000 morts des deux côtés (allemand et britannique). Entièrement créé par Adrian Smith et Steve Harris, ce morceau de bravoure représente Maiden dans toute sa splendeur, dans sa magnificence. "Face In The Sand" INTroduit l'utilisation de la double pédale de grosse caisse et, encore une fois, la structure couplet/pont/refrain n'est pas respectée. "Age Of Innocence" : que dire de ce titre si ce n'est que Maiden se permet une échappée vers la pop par un refrain hyper mélodique, ce qui contraste avec des couplets hyper agressifs. Une agréable, voire seule véritable, surprise de l'album, "Journeyman" INTroduit une nouvelle ére dans la carrière du gang de l'East End.Londonien...En effet, ce morceau, qui clot l'album en beauté, est entièrement semi-acoustique. Une bizarrerie comme seule Iron Maiden sait en faire. Ce morceau est LA perle de Maiden. Magnifique.
Pour résumer, 'Dance of Death' est un album-tournant pour les british, un album qui peut plaire à tout le monde, la preuve en est la 3éme place dans les charts albums généralistes français et de trés bonnes places partout en Europe (n°1 en République Tchèque, Suéde et Italie), tout en déconcertant une certaine partie des die-hard fans. Mais, si l'on y prête une oreille attentive, 'DoD' peut vous emporter et vous procurer une immense jouissance, que seuls les groupes heavy traditionnels peuvent vous apporter. UP THE IRONS!!!

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3 commentaires
Chronique
8 / 20
    cacaman, le Lundi 07 Aout 2006 parlez-en à vos amis  
Disons-le tout net, les années 90 s'apparentent à une traversée du désert pour bon nombre de groupes établis lors des eighties. Iron Maiden n'a pas échappé à ce phénomène. On a beau faire partie des musiciens les plus influents du style "heavy metal", foirer à ce poINT une décennie ne laisse pas indemne.
En effet, 4 opus studio allant de la pure régression musicale ("No Prayer for the Dying") à l'auto-parodie jenfoutiste ("Virtual XI") en passant par des expérimentations soporifiques ("X Factor"), le tout allié à un recrutement à faire pâlir le cirque des horreurs (une danseuse à barbe et à moignons, puis un orang-outang porté sur la bibine) ont fait entrer Iron Maiden dans le musée des gloires d'antan. La Vierge était devenue un des exemples-types que l'on cite pour persuader un groupe de raccrocher en pleine bourre avant qu'il ne se ratatine et ne perde la majeure partie de son aura.
Mais en 1999, l'éviction du bonobo ténor et le retour au bercail de la paire Dickinson / Smith, associés à la sortie, l'année suivante, d'un fort honorable et relativement original "Brave New World" firent douter les mauvaises langues. Maiden semblait alors sur une pente ascendante, avec le jackpot financier attendu (et calculé, faut pas se leurrer). C'était sans compter sur l'apparition de ce nouvel étron : "Dance of Death".
Fiez-vous à votre flair! La simple vue de cet album, agrémenté d'une illustration à rendre jaloux un môme de 6 ans après sa première activité sur PaINT, doit déclencher chez vous un instinct de survie. Malheureusement, les nostalgiques que sont les fans de Maiden, véritables portes-monnaies sur pattes selon le management du groupe, ne résisteront pas à l'idée de ramasser une fois de plus la savonnette sous la douche. Une fois de trop.

L'album se divise clairement en trois : une première partie constituée de 3 morceaux ultra-prévisibles, une seconde de 4 morceaux catastrophiques et une troisième de 4 autres titres dont l'ensemble ressemble déjà plus à ce que l'on était en droit d'espérer du groupe.

Passons rapidement sur Wildest Dreams, Rainmaker et No More Lies, qui alignent clichés heavy à qui mieux-mieux, refrains répétitifs à souhait, martelés sans cesse comme autant d'hymnes à la médiocrité (mention spéciale à No More Lies, à la limite de l'autisme), soli en mode pilotage automatique et twin guitars n'existant plus par convention que par INTérêt. Ne soyons pas de mauvaise foi, il y a quelques passages à retenir de ces 3 morceaux, à savoir la transition de Wildest Dreams (de 2'13" à 2'16") et la première section de twin guitars de No More Lies (de 3'49" à 4'10"), ce qui donne à peine une demi-minute INTéressante sur le premier quart d'heure. Les plus optimistes d'entre nous pensent alors avoir entendu le pire ; désolé, il ne s'agissait que d'un hors d'œuvre.

Le titre suivant, Montségur, est inspiré par la répression sanglante des Cathares au XIIIème siècle. Iron Maiden ne fait pas les choses à moitié puisque musicalement, c'est un vrai massacre. INTro décalquée sur le riff de Losfer Words, lignes de chant insipides où Dickinson peine à monter et manque de s'étouffer pendant un refrain casse-bonbons (un peu comme quand le coca cola remonte la tuyauterie et ressort par les naseaux), mélodies guillerettes et naïves, parfaitement en accord avec le thème abordé (sic) et soli transparents. Un vrai festival de nullité.
Pour continuer, on découvre le premier morceau dépassant les 8 minutes ; serait-il présage d'un travail structurel plus poussé et, qui sait, d'un rachat partiel des déconvenues passées? Que nenni! On avait touché le fond sur la plage 4, mais qu'à cela ne tienne, on creuse encore. Le title-track est l'une des compos les plus infâmes de groupe, toutes époques confondues.
Après une longue INTro chiante comme la mort, pendant laquelle Dickie nous raconte une histoire sensée nous glacer les os, notre attente est récompensée, s'il on peut dire, par une bonne vieille bourrée où l'on se tient par les coudes, en quinconce, avec un bon coup dans le nez et une galette-saucisse entre les dents, tout en reluquant les jupons de la Marion qui présente sa croupe telle une jument en chaleur. La mélodie de violon a beau être doublée à la guitare électrique, rien n'y fait, le tout n'est qu'une pitrerie consternante. Soli sans INTérêt et twin guitars laborieuses n'y changent évidemment rien.
S'ensuivent 2 compos qui resteront dans les annales du remplissage d'albums. Du rien, du rien et encore du rien. Même les bondieuseries de McBrain, auteur de sa première participation musicale au sein du groupe, passent inaperçues dans cette mer d'anecdotique.

Ces 7 premiers titres laissent l'auditeur groggy par une accumulation aussi concentrée d'excréments sonores. Mais soudain, alors que l'on dérive dans cet océan de merde, tel un oiseau mazouté pris au piège, on débarque inexplicablement dans un lagon paradisiaque. L'odeur pestilentielle a disparu, les renvois de galette-saucisse sont aux oubliettes, place à un vrai morceau de musique, place à Paschendale.
Dès les premières notes, la différence se fait sentir. Pas d'INTro à la mord-moi-le-nœud basse + guitare claire, pas de refrain migraineux, juste une mélodie envoûtante mise en valeur par un côté faussement asymétrique suivi d'explosions de guitares surpuissantes. Dickinson est impérial, se jouant des contretemps imposés par une rythmique imaginative, riche en cassures, et servant à merveille des airs entêtants et travaillés. Maiden développe ici un côté progressif d'excellente qualité qui n'est pas sans rappeler les expérimentations miraculeuses de la seconde moitié des années 80. Bref, une vraie compo qui rend le reste de l'album plus frustrant encore.
Les 3 derniers morceaux font pâle figure face à Paschendale, cependant ils se distinguent assez largement des bronzes fumants précités, étant honnêtes et comportant de bons moments, à défaut d'être transcendants. Seconde partie d'INTro réussie pour Face In The Sand, refrain abouti pour Age Of Innocence et essai acoustique sur Journeyman, pleine de bonnes INTentions mais accusant un chorus au moins aussi pète-couilles que ceux du début de l'album. La boucle est bouclée, en quelque sorte.

L'avis global de Dance of Death ne peut être positif, contrairement à celui de tous les canards qui sont restés dans un état d'esprit contemplatif, complaisant et consensuel. Un seul morceau digne de ce nom et quelques bribes de riffs chopés par-ci par-là ne peuvent sauver cet opus du naufrage. Paschendale, oasis perdu dans un vaste désert d'inspiration, sonne comme le chant du cygne d'un groupe plus occupé à peaufiner la face mercantile d'Eddie et pomper les innombrables fans de leurs derniers deniers. Un CD Live et un triple DVD "Death on the Road" sont désormais au menu, accréditant la thèse de l'enchaînement des best-of et des Lives comme derniers souffles d'un combo à l'hospice.
Iron Maiden est mort, vive Iron Maiden!


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24 commentaires
Chronique
14 / 20
    cunteater, le Vendredi 07 Juillet 2006 parlez-en à vos amis  
Le voilà sorti, ce deuxième album studio de la reformation !
Tout d'abord, l'aspect visuel : décidément, on ne peut pas dire que les pochettes soient toujours du meilleur goût, car après l'hideuse pochette de "Edward the Great", revoilà que Maiden renoue avec les pochettes moyennes de l'époque Blaze Bayley ("The X Factor" et "Virtual XI"). Dommage, car celle de "Brave New World" était superbe...

Passé cette mini déception, allons à l'essentiel : le contenu. Tout d'abord, la production : Kevin Shirley a beau être un grand nom dans ce domaine, sur cet album, et c'est surtout flagrant au début, on a l'impression d'avoir de la bouillie sonore entre les oreilles ! Embêtant pour un groupe à trois guitaristes...

Sinon, au niveau des titres eux-mêmes, peu ou pas de surprises, c'est du Maiden ! Le sublime, avec "No More Lies" (très certainement un futur classique en concert) et "Dance of Death (épique à souhait), côtoie le très moyen, notamment avec "Montségur", indigne de figurer ici...

Sinon, nous avons que du classique : un titre péchu en ouverture avec "Wildest Dreams", dans la veine de "Futureal", et surtout de "The Wicker Man". On suit avec un "Rainmaker" très "maidenesque", donc foncièrement pas mauvais, puis s'ensuivent "No More Lies", "Montségur" et "Dance of Death", dont on a parlé précédemment.

Puis, à partir de "Gates Of Tommorrow", c'est l'homogénéité. Les titres s'enchaînent sans surprise. Ce sont de bons titres, mais qui ne restent pas dans la tête, à part peut être "New Frontier". "Paschendale", "Face In The Sand" et "Age Of Innocence" sont dans la même veine que des titres comme "The Fallen Angel" pour situer...

Enfin, le titre de clôture, comme souvent assez mid-tempo et épique chez Maiden, se nomme "Journeyman", et est plutôt sympa à écouter.

Au final, un album qui ne dépareille pas trop dans la discographie du groupe, avec ses passages cultes, ses moments de faiblesse, mais qui, à mon avis, se situe un cran en-dessous de "Brave New World", plus dans l'esprit des premiers Maiden et plus "frais". De nouveaux titres à écouter en Live pour ce forger une idée plus précise de leur potentiel...

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Chronique
13 / 20
    AGrangeret, le Dimanche 01 Fevrier 2009 parlez-en à vos amis  
MERCI POUR LA POCHETTE...

Cet album , c’est d’abord une pochette calamiteuse (faire pire que X-factor et Virtual XI … c'est un premier challenge réussi !). J’avoue une petite faiblesse pour le magnifique masque de goret. Chapeau bas !
Oublions l'aspect visuel pour venir au fond du problème. Cet album a plutôt mauvaise presse. Maiden paie d'une part (pour ses fans les plus obtus) le fait d’avoir voulu tenter quelques escapades inhabituelles (gigues moyenâgeuse pour "Dance of Death" ou essai acoustique pour "Journeyman") et d'autre part (ce qui est plus problématique) de nous refiler encore du "tout venant" sans aucun INTérêt (les deux singles ou "gates of tomorrow).
Je rappellerais ici, que la période d'or de Maiden, (Powerslave ou Seventh Son), c'était de belles galettes de 8 titres...Pourquoi ce remplissage inutile pour nous pondre ces 11 titres (dont le tiers ne ferait même pas de bonnes B-sides)
Vous trouverez quand même sur "Dance of Death", un formidable morceau avec "Paschendale": Le grand moment de l’album : martial, enflammé, et étincelant (un rien ampoulé pour ses détracteurs). Une INTro de rêve pour un vrai choc !
On peut s'attarder aussi sur un "Face in the sand" sobre, sombre et inspiré.Dommage de conclure ce titre sur des "hohohoho(s)" inutiles et bêtement auto-parodiques. "Dance of Death" sort aussi des sentiers battus… Un crescendo tout en puissance contenue et qui demeure (malgré ses gigues médiévales un peu tocs) un bon titre, qui gagne singulièrement à être joué en Live. La surprise du chef restera "Journeyman": un morceau semi-acoustique tout en retenue. Pas d’une originalité folle dans l'histoire du rock, mais une première pour Maiden !

Donc, pour résumer notre affaire: un titre formidable , 3 très bons morceaux, et au moins 4 sans aucun INTérêt ("Wildest Dream", sans doute le pire des petits morceaux speedés placés traditionnellement en INTro d’album, ou encore "New Frontier", un petit cadeau offert au sympathique Mc Brain (sa première compo) pour service rendu à "la batterie").

Mais surtout...et c'est le grand poINT positif... à l'écoute de la fin de ce "Dance of Death", on sent venir progressivement (avec des morceaux comme "Face in the sand" et "Paschendale") l'ambiance particulière qui se dégagera du (bien meilleur) prochain album.
"Dance of Death serait donc un disque de transition (à l'instar d'un "Killers" ou d'un "Piece of Mind") annonciateur de jours meilleurs.


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