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Liste des groupes Black Metal Irdorath I Am Risen
Album, date de parution : 18 Octobre 2013 - Noisehead Records
Style: Black Metal

ajouter les paroles de l'album
NOTE SOM : 14/20
Toutes les notes : 18/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Intro
2. God Raped
3. Liar
4. Minions of Lust
5. Sale of Indulgence
6. Hammer and Nails
7. Undead Christ
8. No Human No War
9. Journey to Insanity
10. Mother of All Lies
11. Windgeist

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3 avis 1 18/20
Chronique
14 / 20
    Icare, Samedi 22 Fevrier 2014 parlez-en à vos amis  
Si vous en avez marre de consommer suédois, vous pouvez toujours vous rabattre sur ce I Am Risen…

L’Autriche n’est pas réputée pour être un pays extrêmement prolifique en matière de black, même si quelques formations cultes ont réussi à émerger de ce petit pays plus réputé pour ses champions de ski que pour ses metalheads (Summoning, Abigor, Dornenreich ou les tarés de Belphegor).
C’est donc dans un anonymat quasi-total que Irdorath, combo formé en 2005, nous sort son troisième album, I Am Risen qui, s’il ne révolutionnera absolument rien en matière de metal, satisfera probablement les amateurs de thrash death black énergique à la recherche de gros son.


I Am Risen s’ouvre sur une intro épique et guerrière tous tambours dehors, rappelant fortement Oath of Cirion dans le traitement mélodique et l’utilisation des claviers. Si cette minute semble être le prélude à un album de black sympho à la limite du kitsch, God Raped vient rapidement nous donner un énergique démenti, en s’ouvrant sur un blast bien lourd et enchaînant les riffs thrash sans faiblir. Titre black thrash très classique mais parfaitement exécuté, cette première véritable piste alterne les riffs dynamiques et les rythmes headbangants avec beaucoup de facilité, donnant parfaitement le ton : une musique simple et efficace avec un gros son, et qui s’appuie principalement sur les guitares, se fendant de temps en temps d’un petit solo de derrière les fagots. Liar suit, s’ouvrant sur des borborygmes infernaux et enchaînant sur un riff bien lourd à la coloration death metal pour un titre moins rapide mais d’une lourdeur jouissive qui va éprouver durement votre nuque. Une fois n’est pas coutume, l’intro n’est pas représentative du style pratiqué par Irdorath : il n’y aura aucune réminiscence de symphonique et aucun clavier ne raisonnera sur l’un des 10 titres suivant l’ouverture. Le reste sera du même tonneau, une musique à la fois agressive et mélodique, aux forts relents scandinaves, qui ne joue pas la carte de l’originalité mais qui fera passer un bon moment aux amateurs du genre.

La voix est bien dans le ton, assez grave et puissante, particulièrement articulée, Markus débitant ses sentences haineuses de manière tout à fait compréhensible. La batterie fait parfaitement le taf, avec un jeu varié et puissant, entre blasts, parties de double pédale et de double grosse caisse et mid tempi écrasants quand les riffs ralentissent. La basse est bien présente dans le mixage, ce qui est assez important pour être souligné, et claque délicieusement le long de ces 47 minutes metalliques, se payant quelques petits moments de bravoure en début de morceaux ou sur certains riffs plus lents et mélancoliques (Liar, la partie centrale de Undead Christ, No Human no War). Les bombes s’enchaînent, et la qualité de l’album se maintient tout du long, entre leads mélodiques, parties plu teintées black, riffs headbangants, breaks brise-nuque et accélérations meurtrières. Le mélange entre thrash, black et death mélodique est inextricable, pour des titres extrêmement efficaces et bien branlés qui fleurent bon la Suède (vous savez, cette vague de groupes des années 90 dont le pseudo commence par The !), et si I Am Risen ne surprendra pas, il restera un album efficace, mélodique et puissant, quelque part entre Destroyer 666 pour la vélocité, Hatebreed pour la lourdeur et le côté fédérateur parfois à la limite du hardcore (il n’y a qu’à écouter les choeurs d’Hammer and Nails ou Undead Christ),et n’importe quel groupe de death/thrash suédois pour le style pratiqué.


Notons tout de même Journey to Insanity qui se détache du reste, plus sombre, commençant par un riff lent et lancinant à la coloration malsaine et se poursuivant sur des grattes lourdes et entraînantes plombées par une double ultra rapide. La suite sera plus conventionnelle, tout en riffs et en puissance, et il est impossible de ne pas headbanger sur ces enchaînements certes peu orignaux mais bougrement efficaces. On peut aussi dire un mot sur Windgeist, qui clôt ces 47 minutes de sauvagerie dans la langue de Goethe alors que tous les autres titres sont chantés en anglais. Pour le reste, pas grand-chose à ajouter, on navigue en terrain connu, sans grande surprise, et Irdorath s’avère être une bonne machine à headbang, un bon distillateur de groove et une usine à riffs infatigable.
Si votre Volvo vient de vous lâcher, que votre livraison Ikea a une semaine de retard et que vous en avez marre de consommer suédois, vous pouvez toujours vous rabattre sur ce I Am Risen





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