Shadows of the Dying Sun

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Nom du groupe Insomnium
Nom de l'album Shadows of the Dying Sun
Type Album
Date de parution 28 Avril 2014
Labels Century Media
Enregistré à Korkeakoski
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album149

Tracklist

1.
 The Primeval Dark
 03:17
2.
 While We Sleep
 06:20
3.
 Revelation
 05:15
4.
 Black Heart Rebellion
 07:03
5.
 Lose to Night
 04:59
6.
 Collapsing Words
 04:38
7.
 The River
 07:57
8.
 Ephemeral
 04:01
9.
 The Promethean Song
 06:41
10.
 Shadows of the Dying Sun
 06:32

Durée totale : 56:43



Bonustracks (Limited Edition)
1.
 Out to the Sea
 05:15
2.
 The Emergence
 01:41
3.
 The Swarm
 02:52
4.
 The Descent
 03:11

Durée totale : 12:59


Chronique @ Sken

11 Avril 2014

Insomnium prouve sa capacité à livrer des albums d'une très grande qualité

Au fil des albums, Insomnium s'est peu à peu imposé comme l'une des figures de proue de la scène mélodeath finlandaise, qui peut s'enorgueillir de compter dans ses rangs Amorphis, Before The Dawn, MyGrain et tant d'autres formations talentueuses. Depuis son premier disque "In the Halls of Awaiting" où l'on percevait encore quelques influences des glorieux ainés (old Amorphis, Sentenced période "North From Here"), le groupe a su faire évoluer son death mélo vers des contrées plus atmosphériques et sensibles, intégrant également le chant clair, gagnant sa propre personnalité sans se trahir.

Pour son déjà sixième album, Insomnium poursuit son partenariat avec Century Media, ce qui lui permet de bénéficier d'une distribution adéquate et du plein soutien d'un label influent (réalisant par exemple le single "Ephemeral"). L'artwork de ce "Shadows of the Dying Sun" s'inscrit quant à lui dans l'exacte prolongement des précédents puisqu'il reprend d'une part les oiseaux noirs de la pochette de "One for Sorrow", d'autre part les tons grisâtres de "Across the Dark". Doit-on y voir un signe de continuité ?

Un élément de réponse plus que conséquent est déjà apporté par "The Primeval Dark", véritable morceau même s'il fait ici plus office d'intro. On y retrouve tout ce à quoi nous a habitué Insomnium : ces guitares cristallines, un rythme de batterie lourd, les growls charbonneux de Niilo (doublés de passages parlés) et une mélodie belle à en pleurer. Non, les finlandais n'ont pas changé leur fusil d'épaule et excellent toujours dans l'art de distiller des émotions. Ce son de guitare reconnaissable entre mille (qui donne son identité au groupe) couplé à l'art de trouver des mélodies poignantes qui prennent véritablement aux tripes ("While We Sleep","Revelation") sont toujours la marque de fabrique d'Insomnium.

Ce sixième opus est varié, il le faut pour un disque qui s'étale comme à l'accoutumée sur près d'une heure. Le quatuor prend le soin d'alterner entre des titres particulièrement accrocheurs, aux refrains fédérateurs (le single "Ephemeral" mais aussi "While We Sleep" ou l'exceptionnelle "Lose To Night") et d'autres beaucoup plus complexes, à l'image de "Black Heart Rebellion" ou "The River", offrant à l'auditeur un panel d'émotions diverses dans une approche presque progressive. Le chant clair, éternel sujet de discorde dans le death mélodique, tient ici sa juste place : il n'est pas prépondérant mais sert admirablement les compositions, le superbe timbre de Ville accentuant ce côté planant et atmosphérique qui fait la particularité du groupe.

Par ailleurs, Insomnium n'est pas un groupe "mou" comme ses détracteurs se plaisent souvent à dire. En aucun cas les finlandais n'oublient leurs racines death mélo : depuis le riffing agressif et typiquement scandinave de "Revelation" soutenu par un double-pédalage musclé jusqu'aux blasts furieux de "Black Heart Rebellion" ou "The River", en passant par les riffs entraînants et rentre-dedans de "Collapsing Words", les gratteux envoient juste ce qu'il faut. Gratteux qui nous gratifient d'ailleurs de quelques soli magnifiques et particulièrement bien sentis ("While We Sleep","The Promethean Song"...).

Les thématiques abordées sont toujours noires et mélancoliques ("Black Heart Rebellion" ou le refrain de "Promethean Song" en donnent un bon aperçu) collant ainsi parfaitement à la musique du combo. Les pistes s'enchaînent dans une maîtrise complète jusqu'au morceau-titre final, véritable synthèse combinant puissance dévastatrice et chant clair hymnique sur son imparable refrain. "Shadows of the Dying Sun" ne marque pas de bouleversement dans la carrière d'Insomnium, il prouve seulement sa capacité à livrer des albums d'une très grande qualité, dans un style personnel qui sort immanquablement du lot. Pas si mal, me direz-vous.

16 Commentaires

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Kissofsteel - 16 Mai 2014: Insomnium n'est pas loin d'être mon groupe préféré en ce moment toutefois cet album est à mon sens le moins bon de leur discographie. Attention Pas mauvais mais il y a un je ne sais quoi qui manque. Ca reste bon mais pas aussi excellent que d'habitude.
Kvallning - 19 Mai 2014: Perso je ne suis pas entièrement d'accord avec ta chronique: certes on a droit à du Insomnium classique, mais certains détails sont quand même nouveaux. Je l'ai ressenti rien qu'avec The Primeval Dark, qui pour moi est différente des intros précédentes. Et il y a surtout un gros point que tu as omis de noter: le remplacement de Ville Vänni par Markus Vanhala. On sent que ce changement apporte des différences à Shadows of the dying sun. Je ne vais pas entrer dans les détails mais voilà. En tout cas, je suis d'accord avec Kissofsteel, l'album est bon, il n'a pas de gros défauts, mais il ne possède rien de transcendant (du moins à mon oreille).
Flandre - 18 Août 2015: Merci pour ta chronique et tes précieuses infos! Du renouveau assuré...toujours aussi mélodique et percutant. Un régal cet album.
Djal - 15 Octobre 2015: Cet album est tout simplement magnifique, digne des deux précédents que j'adore. Une vraie sensibilité artistique même si les albums se ressemblent un peu. Un très bon groupe. Il manque les claviers malheureusement en live ! (celui que j'ai vu)
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Chronique @ Hathore

09 Juillet 2014

Un soleil qui s'est laissé mourir trop facilement...

Après plusieurs albums et bons nombres d'années derrière lui, Insomnium semble infatigable. Le groupe a su se renouveler et nous livrer de nombreuses perles en gardant toutefois sa saveur si particulière. Voguant sur des touches progressives, amenant intelligemment le chant clair et maîtrisant son atmosphère si particulière Insomnium partage néanmoins.
Certains, critiquerons cet "Across the Dark" peut être pas assez sûr de lui, trop linéaire, en dessous de ce qu'Insomnium avait pu nous offrir. D'autres critiquerons le surplus de mélodies que le groupe propose depuis des années, trop édulcoré ? Trop de chant clair ? Trop en appui sur ses anciens albums ?

Alors qu'en est-il de ce "Shadows of the Dying Sun" ?

Le groupe sort tout d'abord un EP vers la fin de l'année 2013 nommé "Ephemeral". Son titre éponyme, puissant, tranchant est dans la continuité de l'esprit Insomnium. Le groupe réalise aussi un changement de guitariste suite au départ du précédent (Ville Vänni), par Markus Vanhala tout droit venu d'Omnium Gatherum. Insomnium n'augurait donc que du bon pour le prochain album.

Et pourtant à la première écoute de SOTDS, on reste mitigé. On a bien une petite part de nouveauté et de fraicheur que le groupe avait annoncé mais aussi une grosse part de "déjà entendu".

Là où les albums se démarquaient les uns des autres et où Insomnium proposait des mélodies distinctes, on a l'impression de retrouver les même sur "Shadows of the Dying Sun". Dans "Collapsing Words" par exemple on fera un rapprochement rapide avec des passages de "The New Beginning". Sans compter les structures similaires à d'autres titres, Insomnium n'innovera pas sur ce point. On regrettera par la même occasion un album moins technique, plus simple dans la forme, au final peu de passage à proprement progressif. De plus, le chant clair gagne en place. Insomnium adoucit encore sa musique et les mélodies qui n'en finissent pas sont encore bien présentes.

A partir de ce moment là j'ai du faire fuir tout ceux qui reprochaient déjà à Insomnium ces faiblesses, car oui, ce n'est pas SOTDS qui sera l'album du changement ou du retour au source pour le groupe.

Alors que dire de positif en partant d'un constat si peu rassurant ?

Tout d'abord, cette introduction qui, fidèle au groupe, se repose essentiellement sur la rythmique, chose peut commune chez Insomnium et qui est le bienvenue. Des touches de Black viennent s'ajouter à l'album sur "Black Heart Rebellion" et "The River" qui apportent un peu de fraicheur mais qui peine tout de même à s'imposer comme tel. Des riffs malheureusement trop simples alors que l'idée principale était bonne.

Dans le tas on retrouve quelques titres rassurant comme "While We Sleep" se finissant majestueusement par un solo criant de beauté. On pourra aussi évoqué l'intro de "Collapsing Words" qui donne tout de même sérieusement envie de secouer la tête. Précédée de "Lose To Night" le titre le plus doux présenté jusqu'à présent par le groupe, la ballade reste sympathique et s'intègre assez bien à l'album. L'énorme "Ephemeral" vient prêter main forte au tout et sera véritablement le dernier titre puissant de la galette.

L'album se conclu en effet par deux titres calmes qui ne se démarquent peut être pas assez par leur manque de contenu. Malgré l'ambiance oppressante du titre éponyme, on sent qu'il manque un petit quelque chose pour qu'il soit réellement mis en avant.

D'apparence attirant par sa somptueuse pochette et leur dernier EP, "Shadows of the Dying Sun" peine à réellement convaincre l'auditeur qui reprochait déjà au groupe les nombreux défauts que j'ai cité plus haut. Cependant l'album conviendra à ceux qui aime Insomnium pour leur ambiance ou bien pour tous ceux qui veulent s'initier à un Death Mélo simple et accessible.

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Hathore - 09 Juillet 2014: En fait, je ne mets pas de note car je pense que ça ne reflète pas forcément la valeur et la force d'un album. Y'a tellement de paramètres à prendre en compte pour attribuer une quelconque notation. Et puis y'a la subjectivité propre à l'art que tu retrouves dans la musique.

En plus, on s'attarde davantage sur le texte qu'en se donnant un avis pré-construit avec la note (ça fait davantage réfléchir et ça évite les reproches subjectifs dans les commentaires).

Contrairement à ce que je le laisse entendre dans ma conclusion j'ai personnellement apprécier l'album. Quand je fonde un avis argumenté je m'attarde sur les œuvres passées du groupe, les attentes de ceux qui adorent le groupe et au contraire ceux qui ne l'aime pas. Avec tout ça j'essaye d'être un maximum objectif.

Tu vois par exemple tu trouves qu'adoucir sa musique n'est pas un point faible et je suis entièrement d'accord avec toi. Simplement je suis sûr que ça déplaît à beaucoup d'autres. J'informe juste à titre préventif en m'adressant directement à eux.
Après honnêtement Insomnium fait parti de mes groupes préférés, et j'ai moi même aimé la globalité de cet album.

J'espère avoir répondu à ta question de la manière la plus claire qu'il soit :)
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