Across the Dark

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Nom du groupe Insomnium
Nom de l'album Across the Dark
Type Album
Date de parution 09 Septembre 2009
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album201

Tracklist

1. Equivalence 03:18
2. Down with the Sun 04:23
3. Where the Last Wave Broke 05:03
4. The Harrowing Years 06:39
5. Against the Stream 06:11
6. Lay of the Autumn 09:08
7. Into the Woods 05:08
8. Weighed Down with Sorrow 05:51
Bonustracks (Limited Edition)
9. The New Beginning
10. Into the Evernight
Total playing time 45:41

Chronique @ mattpriest

19 Août 2009
Il aura fallu trois années pour que le groupe refasse surface avec ce nouvel opus. C’est plus long que précédemment où le groupe faisait des sorties espacées de deux ans ! Serait-ce là le début de la reconnaissance pour le groupe ? Et bien le groupe a bien pris le temps de promouvoir «  Above the Weeping World », leur précédent opus, qui mit vraiment le groupe dans la lignée des Amorphis et autres COB !

On remarque par ailleurs que l’artwork a changé, toujours deux voir trois couleurs, mais on y aperçoit un personnage, chose inhabituelle sur les autres pochettes de l’album. En tout cas la pochette annonce sûrement un changement, une évolution, réussie comme la pochette ? Alors, tout commence comme d’habitude, avec une intro très mélancolique, mélodique, des paroles murmurées, chuchotées, pour ensuite une montée en puissance des guitares et enfin se lancer sur le premier morceau « Down with the Sun », qui commence fort avec des guitares très présentes et, une guitare mélodique puissante comme le groupe a su le faire sur les précédents opus, mais qui ici est beaucoup plus présente !

On entend bien que le groupe garde ses talents avec plus de guitares, une batterie très puissante, un jeu de cymbale toujours au top, et un chant très Death, même si je trouve que la puissance semble toujours un peu moindre dans le chant, il n’en est pas moins très efficace avec la musique par-dessus. Quelques moments de douceur, avec ces mélodies acoustiques, mélancoliques et ce chant chuchoté très efficaces en fin de chansons. Les riffs sont efficaces, même si avec une première écoute ils semblent déjà vus, par la suite on entend bien que c’est vraiment nouveau et très ordonné. On arrive à l’évolution majeure de l’album avec le morceau «  Where the Last Wave Broke », où l’on peut entendre un riff rapide, tranchant, avec une partie mélodique à souhait. Une batterie jouant beaucoup plus sur les cymbales, et un chant ... différent lors qu’arrive le refrain !!!  En effet, arrivé au refrain, la mélodie des guitares est plus présente, et le chant se divise en deux : un chant rauque comme d’habitude, et un chant clair, porté et mélodique. Alors là c’est un choc quand même, et je ne m’attendais vraiment pas à cela ! C’est difficile au début de ne pas penser à une tendance commerciale, à la manière des groupes de Harcore à la mode ! Mais finalement, et après plusieurs écoutes, ce ne semble pas être le cas, étant donné que le chant clair est bien utilisé et en parfaite harmonie en même temps que le chant rauque Death du refrain. Ce changement va en énerver plus d’un, et en réjouir plus d’un également ! Mais sachez que ce n’est ni un bien, ni un mal, c’est une évolution musicale, reste à l’apprécier.Avec ce chant clair, on pourrait presque penser que le groupe se rapproche d’une certaine orientation Amorphisienne !!!Les ambiances très mélancoliques se retrouvent, et restent efficaces, avec les riffs porteurs des musiques, ainsi que les leads mélodiques toujours bien construits ! En fait, il y un morceau qui pourrait décrire l’album à lui seul, où tout ce que le groupe sait faire y est : « Lay of the Autumn », morceau de 9 minutes, très intense, mélodique avec beaucoup de changements de rythmes, de mélodies. Mais ce morceau ne se suffit pas à lui seul, et ne suffit pas à l’album !Finalement le gros changement, concernant ce chant clair, pas si puissant que ça, mais qui a le mérite de reposer quand même, de disons transformer l’ambiance pour la faire plus légère.En conclusion, c’est un album qui poussera sûrement le groupe vers de nouveaux horizons. Les fans de la première heure, tel que moi, aurons du mal au début à apprécier le chant clair, mais ça ira après plusieurs écoutes. Les mélodies et riffs se laissent toujours aussi facilement écouter, et se retiennent tout aussi bien qu’auparavant.

On plonge facilement dans l’univers du groupe.

20 Commentaires

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Nekusei - 06 Septembre 2009: J'aime pas le chant clair dans le Death Mélodique et Insomnium était un groupe ou je m'était plus d'un espoirs le voyant comme un prochain Dark Tranquillity ou un In Flames old mais avec ce changement je n'y croit plus tout ce qui m'avez séduit dans ATWW je ne l'est retrouvent plus, dommage.
Slayer75 - 04 Juin 2010: Quelle découverte! Je ne connaissais que de leur précédent album 'Above the weeping world', que je trouvais déjà bien mais il lui manquait un petit quelquechose... Across the dark est accrocheur du début à la fin, des mélodies mélancoliques, des arrangements bienvenus... Un excellent album!!!
metalattack - 11 Juin 2010: C'est en découvrant cette album que je suis devenu "fan" de ce groupe, la voix clair est parfaitement maitrisé dans chaque morceaux se complétant avec une mélodie puissante et pleine de finesse en même temps. Ajouter à cela la voix death, tout cela donne un ensemble très réussit.
Les précedents albums sont tout autant réussi.
Insomnium fait du insomnium... oui et c'est tant mieux !
Loselee - 22 Mai 2011: Très bon album ou, comme dis plus haut il manquait une chanson plus "puissante" chose réparé avec Weather The Storm parue plus tard :)
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Commentaire @ Naiwan

12 Octobre 2010
La chronique suivante sera un peu longue, car je me plonge dans la description de l'album Track par track. Pour faciliter l'accès, je noterai les chansons, et à chaque mini-déscription appartiendra son paragraphe. Accrochez-vous!!!

Insomnium... Nom d'un groupe qui a sans doute le plus marqué ma découverte du monde du Metal ces quatre dernières années de par cette propension à faire de la musique. Mais que dis-je, à ce stade, ce n'est plus vraiment de la musique, c'est de la magie mélodique, un envoutement à chaque écoute.

"Across the Dark", tout en étant le quatrième album du combo Finlandais, est en réalité une première, de par les nouveaux éléments qui le compose comme par exemple la pochette du disque, qui pour la première fois représente une figure humaine, mais dans cette ambiance mélancolique propre au groupe, sous la pluie, au milieu d'une étendue d'eau. Mais ce n'est pas tout...

1. Le début, c'est en réalité une continuité. Là ou "Above the Weeping World" et "Since the Day it All Came Down" commençaient tout deux sur un instrumental, "Equivalence" ouvre la porte sur une suite d'accords mélodieux et tristes à la guitare, qui se mêlant au fur et à mesure aux autres instruments, prennent de l'ampleur jusqu'à arriver à un apogée, qui servira de transition: Une chanson. Une chanson en guise d'introduction qui se poursuit sur "Down With The Sun" grâce à un effet de fondu enchainé.

2. C'est à ce moment précis qu'on retrouve VRAIMENT Insomnium: les mélodies sont toujours aussi présente, la batterie toujours aussi frappante, les riffs lourds mais aérés, et les grawls de Niilo restent toujours posés pour narrer les paroles. A noter que les claviers se font un peu plus présent pour soutenir la composition. Une jolie pièce que cette chanson. Et dont le clip n'est pas moche du tout, par ailleurs.

3. Cependant, alors qu'on savoure encore le second morceau, et le dernier murmure du bassiste, se profile la chanson qui annonce au monde qu'Insomnium n'est plus tout à fait idem; aux premières minutes, il n'y a point de souci, on les reconnaît, c'est leur patte. Mais quelle ne fut pas ma surprise d'entendre, mêlée aux Grunts du Frontman, une jolie voix claire masculine. C'est frais, ce n'est pas dérangeant, ça rajoute un plus. J'adhère. Les puristes pourraient avoir du mal au début, mais après plusieurs écoute, ça devient que du plaisir.

4. Les pincements au coeur et les frissons le long de l'échine, pour ceux qui ont appris à associer ces sensations avec la musique du quartet, sont toujours au rendez-vous, tout au long de l'album. "The Harrowing Years" qui est à mon sens le titre le plus Doom de l'album ne déroge pas à la règle, et le rythme ternaire proposé avec la voix claire, qui nous devient plus familière, de Jules Näveri (Profane Omen), donne quand même bien envie de dodeliner du briquet, en se tenant les uns les autres par les épaules, tant on sent une sorte d'influence marine venue habiter le morceau.

5. "Against The Stream", c'est un peu la piste la plus rapide qu'ait composé et joué le groupe jusqu'à présent. Un bon prétexte pour s'élancer dans la fosse et pogoter en headbangant comme un fou. Juste le temps d'une petite pause doomique au refrain, qui au final, fait de ce morceau un pont entre la force du metal et les émotions de la mélodie (comme ça au moins, on ne pourra plus dire que le Metal, c'est du bruit!!!). Cette chanson est dotée d'un interlude acoustique, qui laisse place à une outro aussi épique et prenante que celle de "Last Statement" sur l'album précédent, finissant sur quelques notes de piano qui feront verser des larmes aux plus émotifs d'entre nous.

6. Arrive ma chanson préférée: "The Lay Of Autumn". Le titre le plus planant de l'album. Certes, les distorsions jouent beaucoup, les riffs sont toujours aussi pesant mais mélodique, mais il y a ce morceau où de nouveau on se laisse envouter par la voix de Näveri. Ce break nous ramène aux premières gloires du groupe comme "The Elder", avant de repartir sur ces structures qui ont fait sa personnalité, sans pour autant parler de recette, vu qu'on sent tout de même encore l'envie de présenter du neuf mixée à la volonté de plaire aux plus anciens des fans.

7."Into The Woods", malgré les premières secondes qui laissent à penser que ça sera une chanson plutôt rapide comme la cinquième piste, est en réalité la pièce la plus épique du CD. La mélancolie en jaillit à foison, et il n'est pas difficile de se sentir l'âme en fleur après l'écoute de ce morceau.

8. La dernière chanson du CD, "Weighted Down With Sorrow", est (et on le sent bien) la massive porte qui se refermera sur une écoute fantastique. Tout paraît plus imposant sur ce morceau: L'introduction symphonique, les mélodies qui mettent en tête des images de couchers de soleil sur des têtes baignées "d'au revoir", les interludes, qui laissent entendre que malgré tout, Insomnium n'est pas prêt de s'arrêter, où les lignes de basse, un peu taquine, nous ramènent sur cet espoir de les revoir vite, avant la reprise de cette déclaration, cette dernière nuit avant le grand départ, et ce ralentissement de la batterie à la fin, ce dernier coup de cymbales...

Bonus Tracks:
9. "The New Beginning": Pour ceux qui ont eu la chance d'avoir le CD en version digipack (comme moi), ou d'écouter sur youtube, on constate le net contraste entre l'album et les pistes bonus: là où on se sentait pris d'une convulsion de tristesse quant à la fin du disque, on a ici un retour en force, et ce rien que par le titre. C'est plus lourd. Plus puissant. Plus poignant aussi. Mais sans fioritures, sans aucune sensation de trop: c'est du Metal, mais mélancolique, à l'état brut. L'interlude acoustique est d'autant plus émouvant, que comme à son habitude, il finit sur un de ces final dont ce groupe à le secret. A ce moment là, j'en peux plus, je l'avoue, j'ai un orgasme auditif. Mais non, il fallait rajouter ce passage acoustique, avec cet effet si particulier de reverb, pour que j'en ai encore des fourmis dans les jambes... HAL-LU-CI-NANT.

10. "Into The Evernight": Ce n'est pas une chanson à proprement parler car la première partie est un morceau original, tandis que la seconde est une reprise "d'At The Gates Of Sleep" sur l'album précédent. Ce n'est franchement pas inintéressant, et on se surprend à se dire que la transition entre les deux parties est vraiment bien faîte, qu'on ne la sent pas arriver.

En finissant l'écoute de cet album, on comprend qu'Insomnium a su trouver l'univers qui lui est propre avec le son qui lui convient, et il serait déplacé de continuer à les présenter comme les nouveaux "In Flames" ou "Opeth".
Là où son prédécesseur s'affichait comme l'album de la maturité, "Across the Dark" frappe un nouveau coup en s'appuyant sur l'expérience. Les quelques nouveautés qui composent ce disque peuvent être mal perçues à la première écoute par les fans conservateurs de la première heure, mais dans l'ensemble, ce n'est que la continuité, et l'affirmation d'un règne sur le monde du Death Mélodique. Ce qu'on peut espérer à présent c'est que ce "jeune" groupe arrivera à concilier leur concept musical, avec une évolution qui ne les ferait pas stagner dans un genre qui semble avoir usé ses grandes lignes.


N.

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Naiwan - 12 Octobre 2010: C'est pas plus mal :).
Flop - 15 Octobre 2010: Je suis entièrement d’accord avec toi concernant cette magie mélodique qui sort de la musique de ce groupe ! Je l’ai découvert il y a peu de temps avec cet album et quelle découverte ! Je comprends ton émotion en l’écoutant ! Je vais me pencher sur le reste de leur discographie qui, visiblement, en vaut la peine. Merci beaucoup pour ce commentaire.
Naiwan - 16 Octobre 2010: Franchement, n'hésite pas à écouter toute la discographie
de ce groupe. Et si jamais tu veux en discuter, MP moi, j'connais suffisament ce groupe et j'adore en parler ;)
Flop - 17 Octobre 2010: Merci ! Je n'y manquerai pas. Et dire que j'ai loupé le groupe qui passait au Trabendo, je sens que l'occasion va se représenter dans longtemps =/
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