Bloodshed Across the Empyrean Altar Beyond the Celestial Zenith

Liste des groupes Black Metal Inquisition (USA) Bloodshed Across the Empyrean Altar Beyond the Celestial Zenith
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Band Name Inquisition (USA)
Album Name Bloodshed Across the Empyrean Altar Beyond the Celestial Zenith
Type Album
Date de parution 26 Août 2016
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album68

Tracklist

1. Intro - The Force Before Darkness 01:38
2. From Chaos They Came 04:39
3. Wings of Anu 04:40
4. Vortex from the Celestial Flying Throne of Storms 05:19
5. A Black Aeon Shall Cleanse 05:00
6. The Flames of Infinite Blackness Before Creation 04:39
7. Mystical Blood 03:39
8. Through the Divine Spirit of Satan a Glorious Universe is Known 05:44
9. Bloodshed Across the Empyrean Altar Beyond the Celestial Zenith 06:30
10. Power from the Center of the Cosmic Black Spiral 05:34
11. A Magnificent Crypt of Stars 04:33
12. The Invocation of the Absolute, the All, the Satan / Outro 02:38
13. Coda : Hymn to the Cosmic Zenith 01:59
Bonustrack (Digipack Edition)
14. Once Upon a Time (Typhon Cover) 4:13
Total playing time 1:00:45

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Inquisition (USA)


Chronique @ Icare

11 Septembre 2016

Certes moins habité que ses deux excellents prédécesseurs, un bon album d’un groupe qui n'a plus rien à prouver

Aujourd’hui, on ne présente plus Inquisition. Signé chez Season of Mist depuis le très bon Ominous Doctrines of the Perpetual Mystical Macrocosm, et bénéficiant dès lors d’une promo plus que conséquente, le duo jouit désormais d’une réputation confortable en matière de black metal sombre, dissonant et luciférien à l’aura unique. Après un Nefarious Dismal Orations sans concession qui montrait la facette la plus violente du groupe, Dagon et Incubus évoluent vers une musique plus atmosphérique en parfaite adéquation avec les thèmes cosmiques qu’ils développent au profit du satanisme plus terre-à-terre de leurs débuts.

Toujours épaulé par le label français, Inquisition sort à présent son septième album, après un Obscure Verses for the Multiverse qui était une excellente synthèse de la carrière du groupe et creusait brillamment le contraste entre passages enlevés et tranchants et parties plus atmosphériques.


L’intro nous présente un bourdonnement qui emplit un espace sonore vide, ainsi que quelques incantations déclamées d’une voix particulièrement grave et inhumaine et des percussions à la résonance sourde. Puis intervient From Chaos They Came, avec cette explosion de blasts métronomiques et lourds, ces guitares très graves au grain si unique, qui balancent ces mêmes riffs saccadés et diaboliques - si simples mais si efficaces ! - le croassement rauque et monocorde de Dagon, et cette alternance entre matraquage rythmique et mid tout en dissonances sournoises. Voilà un premier titre très efficace mais extrêmement classique pour le groupe, donnant un peu l’impression d’avoir un Inquisition en pilotage automatique.

Et c’est malheureusement l’impression qui va persister sur la première partie de l’album, avec des titres bien foutus et parfaitement exécutés, certes, finalement sans réel point faible, mais sonnant déjà entendus et n’apportant que peu d’innovations au son du duo infernal : d’une manière générale, ce nouvel album est plus lourd que les précédents, s’appuyant sur le jeu puissant et mécanique d’Incubus, et un riffing écrasant au feeling oriental que n‘aurait pas renié Melechesh, mais le tout sonne trop répétitif et linéaire, et la musique perd finalement en ambiance ce qu’elle gagne en pesanteur.
A l’écoute de titres comme Wing of Anu ou The Black Aeon Shall Cleanse, titre lent et mou du genou assez dispensable, le constat est sévère mais implacable: Inquisition fait du Inquisition, avec des morceaux manquant de moments vraiment forts, et un soupçon de créativité et d’âme en moins que sur les réalisations précédentes.
Il serait injuste de dire que les compositions sont mauvaises, seulement, à côté de Ominous Doctrines et Obscure Verses, Bloodshed Across the Empyrean Altar Beyond the Celestial Zenith fait pâle figure, sorte de retour à un Nefarous Dismal Orations - pour moi l’album le plus linéaire du combo - en moins inspiré. On sent que le groupe se contente de jouer mécaniquement une musique désormais calibrée sans chercher à creuser le sillon plus mélodique et atmosphérique développé sur les deux précédents opus, d’ailleurs, même la voix de Dagon sonne moins sinistre et lugubre qu’auparavant, ne véhiculant que peu d’émotions, comme si le chanteur était moins concerné par ce qu’il prêchait.

Heureusement, la seconde moitié d’album nous montre un autre visage d’Inquisition, celui d’un grand groupe capable de proposer des titres directement identifiables tout en proposant une évolution musicale intéressante : le premier frisson vient de The Flames of Infinite Blackness Before Creation, avec ses guitares traînantes et dissonantes aux accents mystiques, son tempo lent et solennel, et un Dagon qui retrouve une certaine grandeur décadente dans ses déclamations. Cette mélodie lancinante, véritable leitmotiv hypnotique, revient nous hanter régulièrement, appuyé par le jeu de batterie métronomique et entêtant d’Incubus.
On distinguera également le très bon Through The Divine Spirit of Satan, avec ses parties de guitares conquérantes, impérieuses, épiques et mélodiques à la fois, ainsi qu'un superbe final acoustique tout en sensibilité, pour un titre qui réussit l’exploit d’être à la fois entraînant, dynamique, majestueux et empreint de la magie noire unique d’Inquisition. L’enchaînement n’en est que plus saisissant avec la plage éponyme, longue piste instrumentale de 6,31 minutes à l’ambiance vraiment réussie, au début très immortalien, mais qui rapidement reprend un riffing plus aéré, mêlant avec brio ces dissonances et ce mur de grattes si sombre et bourdonnant à des notes plus mystérieuses et célestes.


Que penser de ce Bloodshed Across the Empyrean Altar Beyond the Celestial Zenith finalement ? Certes moins habité que ses deux excellents prédécesseurs, il n’en reste pas moins un (très) bon album d’un groupe qui n’a désormais plus rien à prouver. Si certaines pistes semblent trahir un certain manque d’inspiration et une tendance à se répéter, Inquisition montre qu’il a encore quelques cartouches à tirer, ce qui en soi est déjà un petit exploit quand on pratique un style unique et immédiatement identifiable depuis déjà sept albums. Vous avez osé blasphémer en pensant que le duo maléfique était mort et enterré ? Vite, récitez trois Notre Père à l’envers devant une croix inversée avant que l’inquisition vienne pour vous. Certes un peu affaiblie en ces temps de mécroyance et d’hérétisme, elle peut encore faire mal, très mal.

5 Commentaires

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darkflo - 12 Septembre 2016: Merci pour la chronique, et c'est toujours un plaisir de les lire.
Amertume - 12 Septembre 2016: "un bon album d’un groupe qui n'a plus rien à prouver" . je suis d'accord (en dehors du "bon" ) par rapport au revers de la medaille de certes d'un groupe qui a fait ses preuves (même si à mon sens on a toujours a prouver ) mais par cet album, indique surtout les conséquences de cette position "privilégiée" . Et malheureusement j'ai trouvé mon pire ennemi lorsque j'écoute un opus, l'Ennui.... ( meme si c'st toujours bien executé )
asagoth11 - 13 Septembre 2016: Je connais ce groupe depuis seulement un ans et j'ai tout de suite eu le coup de foudre;tout les albums sont bons y compris ce dernier qui n'est pas très différent des autres et c'est tant mieux à mon avis! Bravo pour ta chronique honnête et précise.
bad4god - 20 Septembre 2016: l'originale car j'adore la chêvre qui dit "bêêêê oui..." comme s'il n'y a pas de message plus céleste lorsqu'une grosse envie vous sort de votre sommeil en pleine nuit
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