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| CD, date de parution : 1996 - Emanzipation Productions |

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1. Tranquil Seizure
2. Prophecy of the Dying Watcher
3. Serenadium
4. Spectral Scent
5. Mockery Retained to Obturate
6. Encysted and Dormant
7. Son of Cosmos
8. Retorn
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Mesdames et messieurs, voici encore une bande de brutes venue du Danemark. Ce pays est petit en effet, mais la scène Death y est très développée et hormis les incontournables que sont Illdisposed, Panzerchrist et Exmortem, d’autres formations donnent dans le brutal et c’est le cas d’Iniquity et de ce premier album Serenadium (1996).
Les danois nous présente ici une pochette colorée, mais qui a son charme avec ses carcasses humaines partiellement digérées par une sorte d’estomac extra-terrestre.
Et au niveau de la musique, Iniquity ne fait pas non plus dans la dentelle, Tranquil seizure assommant l’auditeur dès le début avec une lourdeur de diplodocus : des guitares accordées très bas et un son gras de chez gras.
Certes les grincheux trouveront qu’un effort aurait pu être fait au niveau du son et la dizaine de jours d’ enregistrement au Borsing Recording s’avère être un peu juste.
Peu importe c’est justement cette impression d’urgence et d’approximation qui donnent son caractère à Serenadium, un peu comme le fromage et les pourritures dans le bleu. Le chant de Brian Petrowsky est également colossale et accompagne magistralement les pavés que sont Serenadium ou Mockery Retained to obturate. On trouve aussi régulièrement sur Serenadium ces sonars accentuant comme si ça ne suffisait pas, l’effet d’urgence et de lourdeur (Son of cosmos).
Mais le bourrinage en règle n’est pas la seule chose qu’Iniquity sache faire, vous trouverez sur Spectral scent quelques parties techniques même si elles ne sont pas vraiment mises en valeur par la production, ainsi que quelques soli mélodique étonnants, ainsi qu’une pincée (faut pas déconner non plus) de clavier et un passage de piano.
La basse de Thomas Christensen est elle, vrombissante à souhait et appuie encore le côté 38 Tonnes des danois avec la batterie de Jesper Frost. Sa double pédale sonne d’ailleurs comme si les peaux étaient détendues au maximum. (un peu à la manière de Pungent Stench sur For god you soul…) Avant de conclure arrêtons nous un instant sur Encysted and dormant, qui est une réussite totale : un titre commençant lentement et allant crescendo dans la brutalité jusqu’à atteindre le chaos ( le fuc* lancé au milieu est irrésistible).
Alors certes on retrouve quelques similitudes avec Illdisposed : voix gutturale infra-basses et lourdeur omniprésente, mais les compos sont jouissives, bien grasses et feront le bonheur des amateurs de lourdeur intense.
BG
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