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| CD paru le 17 Octobre 2008 - Brutal Bands |
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1. Continuum 00.28
2. Emissary 04.51
3. Depravity 03.45
4. Inherited 01.40
5. Infantiphagia 03.59
6. Harvest 03.02
7. Exsanguinate 04.16
8. Ascendant 03.46
9. Anathema 05.08 |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Scott Ellingboe guitariste de son état, a mis sur pied son propre label pour sortir le premier disque de son groupe. C’est donc logiquement que la seconde offrande de Incinerate, le bien nommé Atomize (2009) sort également sur Brutal Bands (Abysmal Torment, Devourment,…). Doté d’une cover conventionnelle mais efficace de Tony Koehl, tout laisse à penser que Incinerate est un groupe lambda de brutal Death US, pays où se répandent de plus en plus ce genre de formations interchangeables. Si le premier disque du combo Dissecting The Angels était effectivement de cet acabit, il en va tout autrement du redoutable Atomize.
Le Death assez poussif et inoffensif des débuts s’est transformé en mitrailleuse lourde canardant avec une efficacité et une précision implacable. Au fil des années (Dissecting The Angels date tout de même de 2002) les membres de Incinerate ont acquis une maîtrise technique de haute volée qu’ils parviennent à insuffler avec cohérence et mesure à leur brutal Death. Il faut dire qu’un autre atout s’est glissé dans le jeux de nos américains : un atout suédois du nom de Erlend Caspersen l’un des bassistes les plus demandés ces 3 dernières années (Deeds Of Flesh, Bloodred Throne, Decrepit Birth,…) : son jeu aussi aérien qu’impactant transparaît dès l’instrumentale en prélude. La suite est tout simplement un enchaînement de 8 tueries rappelant tour à tour Decrepit Birth, Origin ou Hour Of Penance. Darren Cesca (ex Goratory) délivre à la pelle des plans de batterie destructeurs et millimétrés, à l’instar d’un Inherited sonnant comme un Suffocation sous EPO ou d’un Infantiphagia ébouriffant de vitesse, de classe et d’énergie. Un bon dosage puissance / rugosité / clarté de la production de Dave Otero améliore encore l’impacte de Atomize.
Scott Ellingboe qui a composé toute la musique et les paroles (sauf l’incroyable partition basse de Caspersen) fait montre à la guitare d’une insolente technique et d’une inspiration indéniable : le titre Depravity propose notamment une pléiade de riffs tous plus dévastateurs les uns les autres. Exsanguinate et ses schémas simultanément complexes, véloces et décapants ont l’effet d’un véritable bulldozer. Le chant de Jesse Watson (bien suppléé par les backing de Scott) est classique mais le bonhomme a un sacré coffre, à ce sujet le chanteur de Devourment Mike Majewski vient poser quelques lignes pas compliquées à repérer (le cochon qu’on égorge) sur Anathema. Enfin la sympathique reprise de Infecting de Crypts de vous savez qui constitue une agréable finition à ce terrible opus.
Le Death simultanément brutal et technique pratiqué par Incinerate n’est vraiment pas sans rappeler celui des italiens de Hour Of Penance, ceux qui ont aimé Pageantry for Martyrs et The Vile Conception apprécieront sans problème cet album qui en est une version légèrement plus technique. Atomize représente le haut du panier du Death Metal de la fin des années 2000 : brutal moderne et technique mais n’oubliant pas ses racines.
BG
10 commentaires |
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