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| Novembre 1994 - Nuclear Blast / Relapse Records |

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1. Demonic incarnate 2. Emaciated holy figure 3. Iconoclasm of catholicism 4. Essence ablaze 5. Nocturnal dominium 6. The ibex moon 7. Blissful bloodshower 8. Abolishment of immaculate serenity |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Fort d’un premier album déjà culte sur la scène death underground avec l’atemporel Onward to golgotha, Incantation remet le couvert en août 1993, pour la mise en boîte de Mortal Throne of Nazarene. L’enregistrement ne convient toutefois pas au label Relapse, qui impose de nouvelles sessions d’enregistrement en mars 1994, débouchant sur la sortie tardive de l’album en fin de cette même année, toutefois impeccablement mis en valeur par les illustrations de Miran Kim et Wes Benscoter (Hypocrisy, Sinister).
Dès les premiers accords du titre d’ouverture Demonic Incarnate, Incantation balance son death caverneux et chaotique, dominé par les blast-beats de Jim Roe, les rythmiques suffocantes du tandem John McEntee / Craig Pillard, et le guttural incompréhensible de Craig. Puis, le tempo se ralentit brusquement, cédant la place à un death doom suintant, qui répand aussitôt ses atmosphères funèbres, renforcées par les paroles blasphématoires de Craig, d’une iconicité anti chrétienne particulièrement marquée.
D'un hermétisme à toute forme de mélodie, Mortal Throne of Nazarene poursuit ainsi l'alternance entre ses blasts et ses rythmes pachydermiques, assénant au passage quelques riffs bien trempés, à l’image des rafales assassines d'Iconoclasm Of Catholicism & Ibex Moon, avant de trouver son apogée sur Immaculate Serenity, son titre final de huit minutes, au death lent et terriblement lugubre.
Malgré des riffs moins directs & percutants que ceux de son premier album, Incantation impose en revanche un death gagnant en technique et en épaisseur, dégageant dès lors des ambiances parmi les plus sordides & malsaines de sa discographie. D'une essence purement diabolique, Mortal Throne of Nazarene confirme ainsi la place du groupe parmi les maîtres incontestés du style, aux côtés du dieu Immolation. Pourtant, visiblement insatisfait et manifestement en froid avec son label, le leader John McEntee insiste sur la sortie d’Upon The Throne Of Apocalypse quelques mois plus tard, une réplique au mixage plus rugueux et aux titres en ordre inversé, semant dès lors une certaine confusion auprès de son public, désorienté entre deux versions quasiment identiques.
Fabien.
3 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 18 / 20 |
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Faisant suite à "Onward to golgotha", ce 2ème méfait enfonce les 3 clous de la croix du Christ avec une facilité déconcertante ! Ce groupe est à l'instar d'IMMOLATION, l'un des très rares combos à savoir insérer dans sa musique une ambiance lourde, chargée de noirceur, de malfaisance et de visions apocalyptiques. Tout est mis en œuvre pour instaurer une atmosphère oppressante et sombre. Et ce n'est pas le chant abyssal et cadavérique de Craig Pillard, les riffs torturés et remplis d'harmoniques dissonantes de John McEntee, les plans massifs et répétitifs proches du doom, les accélérations soudaines et chaotiques des compositions que sont "Essence ablaze", "Abolishment of immaculate serenity", "The ibex moon", "Nocturnal dominium", "Emaciated holy figure" et "Demonic incarnate" qui me contrediront ! De plus, la production renforce tous ces éléments grâce à un son de basse bien présente et des guitares un poil cradingues.
Un album énorme et un groupe unique. Pour tous ceux et celles qui aiment la noirceur musicale. A posséder !
A noter que cet album existe sous une autre version ayant pour titre "Upon The Throne Of Apocalypse", un son plus grave, une pochette différente et l'ordre des compos inversées.
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