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Liste des groupes Death Mélodique In Flames A Sense of Purpose
CD, date de parution : 04 Avril 2008 - Nuclear Blast / Icarus Music

NOTE SOM : 13/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
Also avalaible in limited edition with DVD (making of)
1. The Mirror's Truth
2. Disconnected
3. Sleepless Again
4. Alias
5. I'm the Highway
6. Delight and Angers
7. Move Through Me
8. The Chosen Pessimist
9. Sober and Irrelevant
10. Condemned
11. Drenched in Fear
12. March to the Shore
Bonustracks (Japanese Release)
13. Eraser
14. Tilt
15. Abnegation

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254 avis 8 16/20
Chronique
    pfmartin25, Vendredi 21 Mars 2008 parlez-en à vos amis  
Il est vrai qu'être sensible d'entrée au son d'un groupe ne facilite pas la production d'un avis objectif sur un nouvel opus. Mais sait-on jamais, peut-être que mon avis ne confirmera pas la règle?

Avec Come Clarity, la bande à Jesper nous avait quitté avec un opus aussi controversé que Reroute to Remain et Soundtrack to Your Escape en leur temps respectif : les pro Lunar Strain & Clayman ne se retrouvent plus dans le style actuel, et le tournant progressif qu'In Flames a opéré depuis 2002 a laissé sur la touche les fans de la première heure. Soit. Mais le public a changé, et ceux qui sont partis laissent place à ceux qui accrochent au niveau style exprimé par In Flames.

Dans cette optique, A Sens Of Purpose est un album qui plaira à ceux qui se retrouvent dans ce nouveau courant : une empreinte Death Metal, avec de bonnes rythmiques thrash/death bien présentes et des harmonies/mélodies posées et bien mises en avant, et des notes Metalcore comparables à celles présentes chez Disarmonia Mundi. Tout cela agencé de façon à conserver un côté entraînant et enjoué dans le jeu musical qui n'est pas pour me déplaire.

Le chant d'Anders Friden colle finalement assez bien avec les compos du groupe, qui ont été apparemment réenregistrées pour (au moins) Abnegation suite à toutes les critiques parues sur la Toile. Ce chant clair marque pour moi la différence qui existe entre le chant clair déployé par Soilwork et le chant grave à la Trivium/Dark Tranquility, et Anders l'a bien compris en piochant dans tous ces styles qui peuvent coexister dans le Death Metal.

Pour la partie guitare, et n'étant pas guitariste, je dirais simplement que le côté mélodique est toujours mis en avant, comme sur les précédents albums depuis Reroute to Remain. La batterie est toujours de la partie, et est vraiment bien enregistrée, ou en tout cas très bien mixée, car on l'entend toujours de la même manière sans être recouverte par d'autres instruments/fréquences. C'est peut-être quelque chose d'assez répandu aujourd'hui, mais il est de bon aloi à mon avis d'en faire mention.
La présence du sample est aujourd'hui assumée, et plutôt bien menée sans être omniprésente.

Dans l'ordre de l'album, on retrouve The Mirror's Truth en première piste, avec des riffs résolument très Death Metal, une partie batterie assez rapide et surtout un chant clair saturé du début à la fin. On retrouve ses marques d'entrée de jeu en somme ; pour ma part j'ai fait assez vite le lien avec Reroute to Remain.
Vient ensuite Disconnected, dans le même esprit mais avec un chant plus clair sur le refrain et des mélodies plus "standards" et qui font plaisir aux oreilles. Les passages guitare + batterie uniquement sont puissants, et sont bien situés sur la piste.
Mais c'est avec Sleepless Again qu'on se sent chez soit, et ça seuls les accros comprendront. Le chant clair du refrain est un peu déroutant à la première écoute, car il arrive au milieu d'un chant relativement grave. Le sample qui l'accompagne est bien dosé, et s'accorde sur le ton général et pas en suivant la voix (ce que je déteste).
Une vrai claque vous attend avec Alias : l'intro est monumentale de puissance, et son ton est repris dans toute la piste. Le son est plus lourd, moins rapide, le chant est beaucoup plus clair et moins saturé ; Anders nous donne à ce moment toute l'ampleur de sa voix. Le passage acoustique est bien placé, et colle bien avec l'ambiance créée par Alias.
Le groupe continue sur sa lancée avec I'm The Highway, plus rapide et où la batterie est le plus mise en avant. Son intro, dans le même gabarit que celle d'Alias, est reprise telle quelle dans les refrains. Cette piste ressemble un peu à Pacing Deaths Trail dans Come Clarity à mon avis.
Delight and Angers est plus classique. On retrouve des acoustiques et des mélodies déjà croisées sur Soundtrack to Your Escape essentiellement.
Anders a souvent exprimé le bon feeling qu'il avait avec les productions de Korn, et Move Through Me en est la preuve. Son chant, sans être aussi mélancolique que Jonathan Davis, donne une note un "néo" en gardant ses standards de chant clair sur les refrains. J'ai personellement fait un rapporchement avec Static-X sur cette piste, groupe que je n'ai pourtant pas l'habitude d'écouter.
Avec plus de 8 minutes, The Chosen Pessimist coupe littéralement l'album en deux (7 pistes avant, 7 pistes après). On trouve sur cette piste un ton très mélancolique, avec un chant surprenant car jamais exprimé par Anders jusqu'alors : un chant qu'on pourrait qualifier de plainte, clair et mélodique. Les gros riffs de guitare qui coupent ces instants un peu tristes et qui expriment une certaine douleur dans les poussées de voix d'Anders sont bien agencés, et la fin du morceau qui les rappelle donne toute la puissance et entraîne l'auditeur sur la seconde partie de l'album.
Sober And Irrelevant est plus brutal, assez classique, mais très Death Metal, avec un sample très bien placé et des guitares qui le suivent de près sur le refrain. On retrouve ici ses marques par rapport à Reroute to Remain, tout nous y replonge de la voix aux riffs.
On se remet dans le son lourd avec Condemned, qui fait tomber les riffs comme des enclumes et qui sont suivis de passages clairs avec les guitares. Le chant est beaucoup plus mélodique et ample que sur les 2 dernières pistes, et le sample suit bien l'ambiance déterminée par les guitares.
Drenched In Fear fait clairement de l'œil à Come Clarity, mais c'est assez difficile à expliquer. L'ambiance est là en somme. Le chant est assez haut dans le refrain, avec un chorus qui le suit, et marque les temps brutalement sur le premier couplet.
March To The Shore est de la même trempe, avec un gros passage mélodique bien mené.
Eraser est à mon sens une des meilleures piste de l'album. Tout est très carré, la voix est clair et saturée, les guitares sont rapides. Je pense que ce sera celle qui sera le mieux interprétée en live, et permettra un jeu de scène certainement renversant.
Tilt nous remet dans l'ambiance déterminée par Alias, mais reste assez proche d'Eraser.
La tant décriée Abnegation conclu cet album avec des voix qui ont été réenregistrées par rapport à la version qui a été diffusée sur le Myspace du groupe. Le refrain a été complètement remanié, et les voix sont plus puissantes. La première écoute sera très surprenante pour ceux qui ont entendu la première version, mais au final je pense que la nouvelle version affirme plus l'identité d'In Flames sur cet album.

En somme, pour moi cet album est une réussite. Tout est cohérent, explore de nouvelles choses avec des intros très percutentes et puise dans tout ce qu'a pu réalisé le groupe jusqu'à maintenant. Les gens qui ont jugé In Flames sur Abnegation première du nom devraient écouter le single et l'album pour se faire une idée plus précise de ce qu'est devenu In Flames. Certes, les premiers fans ne seront pas comblés, et ce n'est pas le but de cet album. In Flames a changé, et s'adresse aujourd'hui à un public plus large sans être dénué d'identité. Les membres font preuve d'un haut niveau musical dans chacune de leur spécialité, et c'est finalement tout ce qui compte, que l'on aime ou pas, isn't it?

J'espère vous avoir donné l'envie d'en savoir plus sur A Sens Of Purpose, et j'attends vos réactions avec impatience!


IF RULES!




29 Commentaires
Chronique
18 / 20
    Little_Scarab, Mardi 22 Avril 2008 parlez-en à vos amis  
Et voila, les Suédois enflammés signent leur retour 2 ans après l'album "Come Clarity", album qui semblait renouer avec les débuts du groupes, une fusion entre le vieux et le nouveau In Flames en somme.

Alors, après l'excellent "Come Clarity", qui pour ma part est l'un des meilleurs albums d'In Flames, que penser de cette nouvelle galette ?

Et bien, tout d'abord, certains crieront au scandale comme d'habitude ou en tout cas comme c'est le cas depuis le fameux "Reroute to Remain" qui avait plus ou moins annoncé un changement d'orientation de la part du groupe.

Personnellement, je suis fan absolu du groupe et ce quelque soit l'album. In Flames évolue, innove et expérimente, que demander de plus ? Et bien, de la bonne musique qui balance et c'est à mon avis ce qu'on trouve sur cet album, enjoy !

J'avoue avoir été un peu sceptique après l'écoute du premier titre, "The Mirror's Truth", lors de la sortie de l'EP : un très bon titre, mais qui manquait un peu d'un petit quelque chose... Un titre un peu trop carré à mon avis mais très plaisant tout de même, il en devient même très bon à force d'écoute. Pour parler un peu de cet EP, j'avais largement préféré l'excellent "Eraser" ou le très très bon "Abnegation" qui sont d'ailleurs présents sur certaines versions de l'album.

Passé le premier titre, les doutes s'envolent et In Flames nous sert une floppée de baffes non-stop servies par une production surpuissante. Les refrains accrocheurs sont de la partie, comme d'habitude chez In Flames, et pour la majorité en voix plus ou moin claire. En parlant de la voix de Môssieur Anders Friden, on peut dire que les progrès sont légion : une voix ecorchée toujours aussi particulière mais surtout une voix claire maîtrisée à la perfection et même quand le monsieur crache ses tripes, il arrive à nous toucher et à retranscrire parfaitement tout un panel d'émotions. C'est à mon avis ce qui fait la force de ce chanteur, Anders nous place même quelques growls très typés death, impressionnants, dommage que cette facette de son énorme talent ne soit pas plus exploitée.

Côté instrumental, c'est du tout bon, des riffs très accrocheurs et extrêmement bien trouvés et comme d'habitude, quelques jolis solos simples mais efficaces ainsi que des passages instrumentaux monstrueusement beaux ("Sleeples Again", "Condemned" pour ne citer que ceux-là). On pourra aussi s'attarder sur le morceau "The Chosen Pessimist" qui risque de beaucoup faire parler et là, c'est une affaire de goût : on est face à un titre complètement décalé par rapport à ce qu'a pu faire In Flames tout au long de sa carrière ; un titre très atmosphérique qui contraste énormément avec le reste de l'album mais qui, je trouve, nous fait passer de très agréables minutes (plus de 8 tout de même !). On pourra aussi parler de la batterie, comme d'habitude absolument monstrueuse, un son d'une rare puissance sur certains passages. Bref, du tout bon de ce coté-là.

Pour conclure, "A Sense of Purpose" est un excellent album, je dirais même l'un des meilleurs d'In Flames. Jusqu'ici In Flames ne m'a jamais déçu et ça ne commencera pas avec cet album. Mentions spéciales à "Move Through Me", "Condemned", "Alias" et "March To The Shore" qui sont mes titres préférés de la galette. Toutefois, et pour être honnête, tous les titres sont excellents.

Bon, moi, je retourne me faire les oreilles =)




5 Commentaires
Chronique
13 / 20
    blackpsychoz, Samedi 14 Juin 2008 parlez-en à vos amis  
Il était temps que je m’attable à chroniquer ce "A Sense of Purpose", une quinzaine de jours ont passé depuis sa sortie. Inutile que je m’attarde à présenter In Flames, sa désormais grande renommée l’ayant fait depuis déjà quelque temps. Mais si on revient tout de même un peu sur le passé du groupe, on peut tout de même (re)souligner qu’In Flames a posé les bases du death metal mélodique made in Sweden. Mais il y a 6 ans de cela, les Suédois s’en sont quelque peu éloignés en proposant avec "Reroute to Remain" un metal plus moderne. Et à cause de cette évolution, In Flames a perdu bon nombre de leurs fans de la première heure, effrayés par la contemporanéité de cette nouvelle vision musicale du coup définie comme néo death metal mélodique.
Malgré cette malheureuse fuite d’adeptes, In Flames n’en a pas démordu pour continuer vers sa nouvelle ligne de conduite musicale. Car si on a tendance à dire que néo rime avec commerce, le combo a atteint un nouveau public, d’une densité bien supérieure à l’époque des "The Jester Race" et autre "Whoracle". Il est vrai qu’il en faut peu pour alimenter une polémique, mais il est surtout dur de s’en défaire. Le tout est de se faire son propre avis sur le sujet et défendre son point de vue ; le groupe lui je pense n’a aucun mal à vivre cette nouvelle prise de position.

Mais ne vous y méprenez pas, je ne suis pas en train de vous dire qu’In Flames a préparé un retour aux sources avec "A Sense of Purpose", on reste tout de même sur les plates bandes amorcées par "Reroute to Remain". Pour ma part j’ai justement découvert In Flames avec ce dernier qui a l’avantage de mettre une pêche de compétition et pourrait (si c’était le cas) me sortir d’une profonde dépression, tout comme "Come Clarity" d’ailleurs. Je ne me prive cependant pas à prendre plaisir en écoutant un petit "Clayman".
Mais dans le cas de "A Sense of Purpose", le plaisir n’est pas tout à fait le même. Ouvert par "The Mirror’s Truth", titre sur lequel les Suédois ont vraiment tout misé entre autre avec un vidéo-clip en guise de promo, une certaine perplexité m’anime déjà. Une impression qui me suit d’ailleurs pratiquement tout du long de l’écoute de cet album, même si elle aurait tendance à s’atténuer lorsqu’arrive "I’m The Highway" grâce à son riff entrainant.
Comment omettre de citer le quelque peu expérimental "The Chosen Pessimist", qui du haut de ses 8 minutes offre un moment de répit. On pourrait avoir tendance à dire que ce morceau a la particularité de casser le rythme énergique de l’album. Je dirais au contraire que cette OVNI musical crée un relief en plein cœur de cet album dégageant des morceaux particulièrement plats.

Vous l’aurez compris, pour moi la déception est de mise. J’attendais plus de la part d’un groupe comme In Flames, qui m’avait laissé une bien meilleure impression avec "Come Clarity". Même si l’apport de clavier est un peu plus important que sur les trois premières productions et qu’il rappelle parfois l’atmosphère des débuts des Suédois, ceci ne suffit pas à ce que "A Sense of Purpose" soit détonnant. Le plat est en définitive fade et manque d’épices pour relever le tout. Le chant d’Anders et ses refrains accrocheurs et facilement mémorisables auxquels on s’était habitués manquent ici de punch. Même si "A Sense of Purpose" fait figure de (légère ?) déception pour ma part, ce n’est pas un mauvais album pour autant. L’artwork vraiment spécial dont je cherche encore la signification (tout comme le vidéo-clip vraiment bizarre!) reflète une musique que je ressens comme tout aussi particulière. Oui en réalité je ne sais pas vraiment où In Flames veut en venir et je me demande même s'ls ne se sont pas emmêlés les pattes en voulant rouler un peu plus longtemps encore sur leur route de la modernité aimantée par une volonté commerciale. Ceci ne m’empêchera pas de rejeter une oreille dessus et de tout de même prendre un certain plaisir à l’écouter, mais j’attends la séance de rattrapage avec impatience.

Blackpsychoz

Extrait du webzine http://www.metalsickness.com




1 Commentaire
Chronique
16 / 20
    Scoss, Mardi 12 Mai 2009 parlez-en à vos amis  
S'il y a bien un groupe dont le cas divise les fans depuis quelques années, c'est bien In Flames. Fer de lance de la scène Death Metal mélodique dite "de Göteborg" aux côtés d'At The Gates et Dark Tranquility, le groupe a amorcé un virage au début des années 2000. En 2002, le fantastique Reroute to Remain voyait le groupe proposer un son nouveau, très moderne (Néo-Metal pour certains), plus pesant, le groupe utilisait des synthétiseurs pour la première fois et surtout abandonnait les duels de guitares à la Iron Maiden pour s'axer davantage sur les mélodies vocales. Les fans de la première heure ont très vite délaissé le groupe qui continue, depuis 2002, dans la voie amorcée par Reroute to Remain.

Alors comment aborder ce neuvième album des Suédois? Comme un néophyte qui ne jugera que de la musique ou alors comme un fan de la première heure qui part avec la tête pleine de préjugés? Un peu des deux me direz vous, et c'est exactement ce que nous allons faire ici.

L'album commence ici avec The Mirror's Truth, premier single de l'album, guitare étouffée en intro puis un gros riff appuyé par une double grosse caisse, tout cela fait très Thrash/Metalcore. Le chant apparaît puis laisse place à un mini solo mélodique et survolté comme pour montrer que le groupe n'a rien perdu de sa technique. Puis le titre reprend et enchaîne sur un refrain mélodique et catchy comme le groupe sait les faire. In Flames a vraiment "américanisé" sa manière de sonner pour s'assurer un plus large succès Outre-Atlantique.

Les morceaux s'enchaînent et l'on constate qu'ils sont plus variés que l'on aurait pu l'imaginer. Riffs très modernes alternent avec des mélodies de guitares utilisées avec parcimonie mais très inspirées. L'une des nouveautés de cet album est l'utilisation de synthétiseurs pour apporter les mélodies et plus seulement pour instaurer un fond ou une ambiance sonore (Alias et son introduction avec des mélodies aux claviers). Le groupe incorpore même quelques breaks acoustiques du meilleur effet dans un ensemble pourtant moderne (Disconnected, Alias).

Mais le point culminant de cet album est sans conteste la ballade The Chosen Pessimist qui dépasse les 8 minutes. Le groupe a pris des risques et pourtant ce morceau est une réussite totale. Intro sur des arpèges en son clair, l'ambiance s'installe petit à petit. Le chant plaintif d'Anders ressemble à s'y méprendre à certaines parties de Thom Yorke de Radiohead. Le morceau s'emballe et laisse apparaître des ambiances plus furieuses mais également presque progressives pour un résultat riche en émotion.

Au final A Sense of Purpose n'est pas aussi mauvais que l'on aurait pu s'y attendre. Le groupe y montre toute sa maturité, sa capacité à composer de très bons morceaux accrocheurs, en incorporant un peu de tous les éléments qui ont fait sa marque de fabrique depuis le début de sa carrière. Alors oui, le groupe ne se cache pas, tout le monde sait qu'ils souhaitent cartonner aux States, les refrains sont calibrés et répétés jusqu'à l'épuisement. Mais si l'on vient bien fermer un peu les yeux sur ses ambitions et faire abstraction de certains clichés du passé, In Flames reste un groupe majeur!




4 Commentaires
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17 / 20
    axel666, Mardi 27 Mai 2008 parlez-en à vos amis  
"A Sense of Purpose" , 9eme album des suédois d'In Flames... Tout le monde sait que le style du groupe a quelque peu changé d'un "Colony" à un "Come Clarity" , deux albums complètement différents , et qui viennent pourtant de la même formation!

Autant le dire tout de suite, cet album ne sera pas un retour aux sources mais plutôt un opus dans la même lignée que "Come Clarity", ceux qui n'ont pas aimé ce dernier et qui n'arrivent pas à se faire à la nouvelle aire d'In Flames, passez votre chemin, les autres, vous pouvez y aller vous ne serez pas déçus!! Ce qui manque pour "A Sense of Purpose" , c'est peut-être une ballade à la "Come Clarity" mais bon, nous avons devant nous une douzaine de titres de très bonne facture ! Enfin peut-être pas 12...

Mais entrons tout doucement dans le vif du sujet, c'est à dire l'album en lui même et ses titres, qui sont au nombre de douze.

1er titre , "The Mirror's Truth": bon celle-la, quelqu'un qui s'intéresse un peu à In Flames la connait, on l'a entendue. Un titre efficace avec un riff old school qui nous plonge bien dans l'univers de ce nouvel album.

Passons à "Disconnected", un démarrage assez rapide, un très bon riff, le chant d'Anders très percutant, et Daniel s'éclate derrière ses futs. On retrouve toujours une mélodie bien présente. Un bon titre, mais qui ne figure pas parmi les meilleurs de l'album car il est assez prévisible, même s'il reste très correct.

Passons maintenant à, pour moi, un des meilleurs morceaux de cette neuvième réalisation, "Sleeplees Again": Voilà du grand In Flames! Au 10 premières secondes, tout le monde pense à une ballade du même style que "Come Clarity" mais non, vient un superbe riff comme In Flames sait les faire, puis un refrain hautement mélodique avec un Anders très en voix décidément! S'ensuit un très bon break avec un superbe solo, puis on revient au refrain (un des meilleurs de l'album en passant)et voilà, In Flames signe là un très très bon titre, j'ai hâte d'entendre ça en live!
Bon après une terrible claque, on passe au morceau suivant, "Alias" titre assez lent avec un très bon refrain. Cette chanson est surtout faite pour Anders, qui encore une fois montre ses efforts au niveau du chant. Le break est très bon puis reprise du refrain pour un final déchirant. Très bon morceau qui nécessite plusieurs écoutes pour être totalement assimilé.

"I'm the Highway". Là on passe à du beaucoup plus rapide, très rapide même, avec un Svensson qui s'arrache derrière sa batterie, bien aidé par des guitares très présentes. Un refrain assez bizarre aux premières écoutes, mais finalement énorme si on prend le temps d'écouter ce titre plusieurs fois. Là encore, on sent qu'Anders a travaillé sa voix. Après le 2eme refrain, s'ensuit le break, très bon, bien lourd (dans le bon sens du terme) avec un chant très énervé de Mr.Friden, s'ensuit ensuite un passage seul à la guitare saturée, puis reprise du refrain pour un très bon final. Une chanson taillée pour le live.

Maintenant , "Delight and Angers": un riff bien heavy, le son de la batterie plus chaud qu'à l'accoutumée (la production de l'album est d'ailleurs très bonne), un très bon refrain. Mais tout de même, il y a un petit défaut sur cette chanson, peut-être trop classique, ou qui manque un petit peu de rapidité, ce qui fait qu'elle ne restera pas dans les meilleurs moments de l'album, même si le titre reste très correct en lui même.
Passons maintenant à "Move Through Me", une des très bonnes découvertes de ce nouvel album, et aussi faite pour le live. Un couplet qui se démarque des autres par son originalité, un très bon refrain dont le chant lance un véritable appel aux armes (This is a Call to Arms). Un break bien inspiré également, puis un très bon final pour un des grands moments de l'album.

Et maintenant "The Chosen Pessimist" qui est pour moi la déception de l'album. Titre atmosphérique, trop long, beaucoup trop long...il aurait duré 5 min, j'aurais apprécié cette coupure bienvenue, mais là non, c'est du remplissage. Je m'étais vraiment attendu à un titre bien péchu , donc c'est une petite déception pour moi. Le seul point fort est la dernière minute, un mur de son très bon, coupé sèchement à 8 minutes et des poussières, on ne sait pas trop pourquoi...

On passe maintenant à "Sober and Irrelevant", un morceau assez classique, je ne m'attarderais pas dessus, mais un morceau bienvenu pour se réveiller après une chanson soporifique telle que "The Chosen Pessimist", même si "Sober and Irrelevant" est assez dispensable elle aussi...

"Condemned" , 10eme titre de l'album , avec une très bonne intro qui nous annonce que du bon, s'ensuit un bon couplet suivit d'un des refrains les plus immédiats du disque, qui reste très bon tout de même. Il fallait un morceau d'une bonne trempe pour remettre tout sa en place, et "Condemned" est heureusement là.

Les 2 morceaux qui suivent sont 2 bombes qui concluent cet album en beauté.
Tout d'abord "Drenched in Fear". Un très bon travail des guitares, suivit d'une batterie dans un rythme "d'attente", assez pesant qui permet à Anders de s'exprimer, s'ensuit un refrain très bon, qu'il faudra écouter plusieurs fois si l'on veut en assimiler toutes les subtilités. Un break très bon, comme la plupart dans cet album, malgré le fait qu'il soit un peu trop court. Reprise du refrain plusieurs fois puis fin tonitruante, voilà, "Drenched in Fear" s'achève après environ 3 minutes 30. (A noter que toutes les chansons sont environ entre 3 minutes 30 et 4 minutes 30, sans compter "The Chosen Pessimist")
Départ en trombe pour "March to the Shore", chanson au couplet ravageur excellent, une guitare seule annonce un refrain d'une très bonne qualité. Les guitaristes nous livrent ici du très bon boulot. On aurait par contre aimé un break ainsi qu'un solo un peu plus long mais bon, on ne va pas bouder notre plaisir, In Flames nous livre ici une chanson excellente qui termine l'album sur une très bonne note.

Environ 48 minutes pour cet album, qui est excellent , mais il faut enlever 8 minutes de pur remplissage qu'est "The Chosen Pessimisst", ça nous laisse plus que 40 minutes pour apprécier ce superbe album, qu'il faudra néanmoins écouter plusieurs fois pour aimer pleinement. Malgré 1 ou 2 titres dispensables, In Flames nous signe ici une très bonne réalisation. Vivement la suite! Maintenant, il ne reste plus qu'à voir ce que ces titres donnent en live, mais ce sera superbe, je n'ai aucun doute la dessus!


P.S : ceci est une de mes premières chroniques, merci de votre attention !




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