| |
![]() |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
article vu 8031 fois
Les connaisseurs s'apercevront que le style a bien évolué depuis Pure Holocaust et autre Diabolical Fullmoon Mysticism, mais malgré des riffs sonnant beaucoup moins true personne ne se permettra de contester l'appellation Black Metal du groupe... Les riffs sont arrivés a une grande maturité suite aux expériences de At the Heart of Winter et Damned in Black. L'album m'en parait d'ailleurs plus convaincant ! Entrons sans tambour ni trompette dans une déferlante de riffs puissants et des proférations glorifiantes de Abbath envers les ténèbres et la Norvège ! C'est One By One ! Le morceau le plus puissant et martial de l'album soutenu du début jusqu'à la fin par batterie et guitare ! Les riffs sont rapides et lourds, la rythmique est rapide et soutenue avec passablement d'entrée en action du double pédalier ! Sons of Northern Darkness, la chanson donnant son titre album décrit parfaitement par son titre l'esprit du groupe ; Ténèbres glacés du royaume (immaginaire ?) de Blashyrkh ! Cette fois ci on se calme un peu histoire de reprendre son souffle après One By One... c'est une batterie plus reposée mais qui ne perd pas de puissance qui commence, puis un riff plus fluide. On se calme quelque peu pour repartir dans un esprit épique mais sombre sur le refrain entamé par Abbath "Fly throughout the sky... Sons of Northern Darkness" au ton de vaincoeur guerrier quelque peu nostalgique de la fin de la guerre... cette guerre qui va tout de suite repartir pour s'éteindre qu'à quelques secondes de la fin du morceau. Suivent Tyrants et Demonium composés dans un esprit très sombre et mystique... Peu de choses à dire sinon qu'on prend un plaisir malsain à les écouter. Within The Dark Mind repars dans un esprit plus militariste mais toujours aussi sombre avec un riff un peu plus soutenu que dans les deux morceaux précédents. In My Kingdom Cold, comme son nom l'indique ne fait pas dans soleil tropical... Ce sont des riffs malsains et une batterie excitée et entrecoupée de rythmes tout aussi rapides mais plus creux... Et lorsque "In my kingdom cold... At the mountains of madness" et entonné durant le refrain on aurait presque, que dis-je presque on a envie d'y être!!! Après une petite intro ; un vent glacial accompagné de petits accords tout aussi froids au clavier, on repart dans la puissance de One By One avec Antarctica. C'est le second morceau le plus puissant de l'album. Une déferlante, une tempête ? Aucun mot pour en exprimer la puissance phénoménale du morceau qui ne se "relache" (relache est une hyperbole dans ce cas là) ce n'est que pour repartir en puissance ! Une piste que je ne me lasse d'écouter ! Terminons avec le morceau phare : Beyond The North Wawes ! Un véritable hymne national à la gloire des grands Vikings ayants courageusement parcouru les mers et protégé la Norvège ! L'intro de ce morceau est composée de bruissements de vagues et d'une sorte de petite lyre ou un instrument dans le gener... Puis on repart dans un riff nous faisant coller le poing contre le coeur avec un sentiment de fierté ! Les paroles sont tout simplement magnifiques et je conseils d'ailleurs aux amateurs aguéris de les consulter. Un album excellent et peu comparable à ce que faisait Immortal en ses débuts, la grandeur de cette album est d'ailleurs accentuée par le fait d'une évolution réussie du groupe avec lequel aucun faux pas n'a été fait contrairement à certains groupes ayant atteint le sommet de leur gloire... Malgré tout et bien que celà ne m'ait jamais dérangé grand nombre évoqueront la voix de "crapaud" d'Abbath mais ce n'est vraiment pas grand chose !
Depuis 1999, Abbath a repris la guitare et le contrôle du navire, en compagnie d'un batteur stable au pseudo de Horgh ( chose qui faisait défaut au groupe jusque là ) depuis Blizzard Beasts, et bourlinguait à travers les eaux du heavy et du thrash black sur At the Heart of Winter, initiative louable dans l'optique où il fallait bien se renouveler. Cet album est encore considéré par certains comme le chef d'oeuvre du groupe. Il fallait reconnaître l'excellence de ses compositions et sa nouvelle dimension, peut être un peu cheap et tirée en longueur par moments, mais réelle et terriblement puissante. Le groupe se maintenait sur son piédestal grâce à un thrash metal puissant au contours parfois proches du black sur Damned in Black, leur musique gagnait en accessibilité. Déjà vidé de sa substance sulfureuse propre au black metal depuis At the Heart of Winter, on pouvais dès lors se poser des questions sur leur avenir. 2002, la sortie de Sons of Northern Darkness. Annoncé comme étant le testament d'un groupe sur le point de splitter, la nouvelle fit certainement frémir la plupart des fans de la dernière heure. Dès lors, un gros changement saute aux yeux. Le groupe qui était resté fidèle à Osmose Production depuis ses débuts signe son dernier album chez Nuclear Blast... Ouch...Vous savez, ce label devenu une entreprise de masse comptant énormément sur de gros vendeurs tels In Flames, Edguy ou Dimmu Borgir... D'accord, Immortal, ce n'est plus trop du black et, oui, c'est devenu un metal plutôt accessible capable de faire des chiffres. Mais tout de même, à en entendre les opinions de Abbath encore farouchement opposées à ce type de démarche, ce constat laissait entrevoir une traitrise énorme et imprévue. Et une fois la galette dans le lecteur et la pochette toujours aussi dérisoire entre les mains, c'est certainement avec une forte appréhension que les auditeurs appuyèrent sur le bouton play... La chance que nous avons... Immortal aura tenu jusqu'au bout. Au lieu de nous proposer un disque édulcoré et racoleur, le groupe rajoute un pare choc à butoirs à son engin et nous rentre dedans à du 200km/h. Certains diront que les moyens techniques de Nuclear Blast y sont beaucoup... Ils peuvent dès lors ravaler leurs estimations en carton pâte. Oui, le son est déjà plus agressif que sur les deux précédents, combiné au mixage surpuissant, cela peut amener le goût d'une carrure artificielle. Mais malgré cette façade, on se rend compte de la débauche d'énergie déployée par les trois gars. Toujours bien thrash, avec ses influences heavy bien marquées, Immortal semble avoir abouti pour de bon le travail sur Damned in Black. Horgh n'a jamais été aussi performant, les riffs terrifiants s'enchaînent sans faiblesses, Abbath préserve sont timbre aussi cru que posé, le tout est un magnifique panzer bien huilé, aussi divertissant que techniquement au point. Il semble que le groupe s'est décidé à frapper très fort une dernière fois en libérant tout ce qu'il lui restait dans les tripes. Et Belzébuth sait ô combien de tonnes nos chevelus sont encore capable de bombarder. D'ailleurs, l'auditeur n'a pas à attendre la déflagration. Dès le début de One by One, le missile est tiré sur ce riff qui tue et les blasts considérables de ce satané Horgh, titre témoin de l'adresse du groupe pour manier le riff thrash par excellence. La voix impériale de Abbath nous soumet sans effort, le solo court mais intense et les monstrueuses speederies du titre éponyme ne calent pas ce crâne déjà étourdi par la première claque. Aucun ralentissement sinon ces titres plus mid-tempos, tels Tyrants ou Antartica, sur lesquels une guitare clean réverbérée vient ajouter un petit interlude atmosphérique sympathique. Tout l'inverse se produit sur Demonium et sa grêle de brutalité jouissive qui rappelle les tueries de Battle in the North, marque de puissance et d'inspiration brûlante du groupe. Beyond the North Waves clôture le disque sur son mid tempo une petite touche de nostalgie point dénuée de sa poigne de fer. On sent que le groupe a également voulu retourner un tantinet au sources de par cette agressivité bien plus développée et ses atmosphères nettement plus marquées que sur le précédent. Certains regretteront certainement les fresques envoûtantes de At the Heart of Winter qui auront fait le charme du groupe en 99 alors que d'autres resteront attachés aux années black on ne peut plus glorieuses du combo. Sons of Northern Darkness reste cependant un disque d'une puissance et d'une maîtrise à toute épreuve, et ne se montre pas pour autant aseptisé tant l'odeur du métal en fusion et le toucher du givre nordique atteignent leur cible : les tripes et cette fichue nuque qui commence à rougir. A titre personnel, ce disque est le meilleur Immortal seconde période. Tous les éléments y sont, rien n'est à jeter. Il s'inscrit alors comme la seconde apogée du groupe ; car même si il n'égale pas l'impact et la grandeur de Pure Holocaust, ces deux oeuvres ne sont nullement comparables schématiquement. A la suite de ce grand album, Immortal splitta. Abbath entama alors son projet annexe nommé I, groupe mêlant le heavy motorheadien et le thrash black de Sons of Northern Darkness. Plusieurs échos en provenance du groupe lui même prévoyaient une certaine reformation. Mais si c'est pour prendre le risque de nous sortir un disque insipide, je dis non. Un tel nom de devrait pas être souillé de la sorte. Laissez la légende perdurer, nom de dieu...
Un jeu de batterie à couper le souffle quand on comprends la difficulté de titres en titres, une guitare délicieuse alliée à une basse somptueuse, tout ceci, avec evidemment le talent de ces artistes à donner cet opus envoûtant ! Un album plus qu'exceptionel qui reste dans un registre black metal excellent !!
Ainsi ce Sons of Northern Darkness marque une fin, mais quelle fin !!! Tout d'abord, l'album commence avec le superbe « One By One », morceau dans le plus pur style du groupe, c'est à dire du Black Metal à tendance True. Le mariage entre la pochette et la musique est excellent, la musique froide et violente colle parfaitement avec les teintes noires et bleutées de la pochette qui s'ouvre en 4 parties sur lesquelles on peut voir Abbath, Iscariah et Horgh poser avec des armes de leur composition, un nuage de corbeaux passant au fond. Tout est fait pour régaler à la fois les yeux et les oreilles. A écouter tous les disques de Immortal, il est difficile de croire que (tellement la musique est complexe) ce sont 2 ou 3 musiciens seulement qui jouent. Ce disc est du Immortal pur et dur, le son et la rage du groupe n'ayants que très peu changés depuis leur début. Puis les titres s'enchaînent, l'avant dernier titre, « Antarctica » fait entendre le bruit du vent qui se change vite en tempête lorsque les musiciens entament leurs notes, et finalement tout se termine par un morceau où se mêlent (pour le début) la guitare sans effet de Abbath et le bruit d'une source, source qui sans cesse irrigue le coeur des fans et leur rappelle que le groupe fut l'un des tout grand nom de la scène Black internationale.
|
![]() ![]() | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||